Répondre à : La Métaphysique du Sexe

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#74279
Sacha
Participant


Le verbiage utilisé rendait ce texte un peu suspect à mes yeux… ce que m’a confirmé la lecture de la fiche Wikipedia de l’auteur. Le propos peut être inspirant, mais il n’a rien de scientifique, en dépit des trop nombreux termes savants distribués.

Même si Evola est un auteur contestable à certains points de vue, j’ai quand même l’impression que le reproche de “non scientisme” est le moins sérieux qu’on peut lui faire. Les théories à prétention scientifique écrites à l’époque d’Evola ont, depuis, largement perdu leur crédibilité et le plan métaphysique sur lequel il situe sa réflexion dans cet ouvrage me paraît, au contraire, un gage de longévité.

D’ailleurs le verbiage que vous lui reprochez vient surtout des termes scientifiques de l’époque, non ?

S’agissant de votre interrogation sur le nombre de contenu relatif à la question, je me demande si ce n’est pas précisément le prisme psychanalytique et scientifique qui limite vos recherches : au contraire, les recherches tendant vers les notions d’archétypes (souvent qualifiées de “non scientifiques” parce que “non biologiques”) et les méthodes philosophiques sont probablement plus riches que les strictes recherches purement techniques.

“ N’hésitez pas à commenter et à me parvenir vos pensées et opinions ^^

C’est un texte que je trouve assez fascinant pour son postulat de départ, qui est celui de tout le livre dans mes souvenirs : la métaphysique du sexe est, pour Evola, la recherche d’une méthode, d’un savoir sur la dimension traditionnelle de la sexualité qu’il perçoit comme une façon d’unir deux individus dans leur essence profonde.

Evola a malgré tout cette tendance très scientifique (on lui reproche d’ailleurs souvent son “spiritualisme” mais pas assez la façon un peu bête qu’il a d’accepter les postulats scientifiques bidons de l’époque) de classer en pathologie des comportements qu’il déplore idéologiquement.

Il n’est pas “scientifique” dans la mesure où il s’attache à une connaissance qui n’obéit pas à des critères empiriques, objectifs mais à une approche essentielle et spirituelle de l’individu : je pense que quiconque a déjà vécu une profonde expérience sexuelle pourra être d’accord avec cette idée que s’il y a quelque chose de métaphysique, de sacré chez l’individu, la sexualité semble en être un des moyens d’accès.

J’aime bien son idée de condamner une utilisation masturbatoire de l’autre en lieu et place d’un véritable partage initiatique. Cette idée d’initiation, très chère à Evola, est également quelque chose que tout le monde ici peut partager, je pense : en entrant ici, on a l’impression de s’initier à un mystère, à quelque chose qu’on aurait pas découvert autrement.

En tout cas, merci d’avoir exhumé ce texte ! Mais dites nous, vous ce que vous en avez pensé ? 🙂

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