Répondre à : “Les boules !”

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#60012
Biloba
Participant


 

C’était une foi, il y a une trentaine d’années, comme ce sera demain ainsi que toujours : un décembre sur son 31.

Nous travaillions au Thé âtre, à l’ApérO municipal et nous venions de servir une opérette bien cul-cul, kitsch à fouet, pleine de jeux de mollets, paillette et Plume, flambée meringue. Comme j’aime.

Les choristes, les musiciens, les artistes, les figurants, les machinistes : tout ce beau monde se retrouve sur le trottoir à la sortie et “on va où ?” et “on fait quoi ?”, les croupes se forment, tout le monde se bise, le vent aussi.

Restent deux solitudes, un film en vrai, scénario qui s’écrie sous nos yeux, sur ce trottoir de 23 heures 23(?), une fois que tout le monde est parti vers 7 nouvelle année, qui pour Nadège et moi sera belle.

Nous avons parlé toute la nuit ; la verVeine à langue verte ne saoule pas vite, je, Confirme.

Nous avions en commun d’aimer Jésus. Ce Jésus que j’ai privé de désert cette nuit là pour n’avoir pas changé ma verveine en Chartreuse.

Les heurts, les jours, les semaines passent et se décOuvrent en amitié. C’est beau, c’est pur, c’est rébral, serré si proque, mais la réalité me revient. Et comme : “la lucidité se tient dans mon froc”, il n’y a rien à fer fOrj’ai : je bande ! Je bande dans le vide. Tout le plaisir est dans l’atTente : je vais coucher dans le Congélateur et me l’enduire d’azote afin d’enfin d’or mire.

Je fais plusieurs fois des promesses de fessées, Nadège me répond en souriant : “des proMesses, des proMesses…”, ainsi la messe édite.

C’est grâce à Toi, Nadège, c’est depuis Toi, mon ange, que je suis capable de proposer ma main, puis ma main sur mon cœur et d’en parler librement.

L’atTente nous consumait trop.

Jusqu’à ce jour où tu m’as offert ce billet de treize ors qui me mit lArme aux yeux, et mouillera les tiens. Tu avais écrit ce pasSage de la Bible : “je reprends et je châtie tous ceux que j’aime, aie donc du zèle et repends-toi”.

Pour pendus, nous étions rependus, mais retrouvions nos zèles pour voler à l’AMORt quelque sursis.

Cette cave en tuffeau, le feu de CHEMINée, les bougies dans le miroir de tes yeux. L’émotion, l’appréhension de la tendresse du feu. Je suis dans tes yeux, nous faisons déjà l’amour.

Tu viens sur mes genoux comme dans ce berceau que tu n’as jamais quitté, et la jupe à tes mains comme s’ouvre le rideau du théâtre. Tu sais les gestes, tu sais aimer, tu sais donner et si bien me recevoir. Ta culotte attend l’été avant de choir en automne. Nous n’en pouvons PLUs.

Je suis impitoyable et bref, et tu pleures bien avant que mes propres larmes salent ton incendie. Nous sommes sans cris, sans haine, sans tentative de fuite, dans le feu de notre éviDanse.

Je te console de baisers tout le Tours du visage, jusqu’à tes lèvres que nous joignons en sceau.

Tu sais. Tu sais tout mieux que moi, je ne suis que ton élÈve ; en secondes trop courtes, m’évanOUIs dans ta bouche. Tu sais.

Il y a les humains, et au-dessus des humains, entre la Terre et D’yeux, je sais désormais qu’il y a Nadège.

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 1 semaine par Biloba.
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