Répondre à : LOuVE de RufISQUE

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#59100
Biloba
Participant


@laurette :     Merci.

A propos de comprendre, je souhaite à chacun de vivre un Amour comme celui-ci, surtout de n’y rien comprendre : ne plus se reconnaître, donner et se donner, dans une prévenance mutuelle, inédite et naturelle. Nous entrons dans une grâce surhumaine, l’un près de l’autre, sans nous toucher, dans le silence qui parle si bien pour nous. Je viens de naître à ma conscience d’Homme, je pleure, Elle est si courageuse, a survécu à tous ces indicibles pour le quart desquels je serais mort depuis longtemps. Nogueye est désormais obèse, abimée, recousue, bousillée de partout, au dedans au dehors, toujours malvoyante, mais je n’ai jamais vu femme plus belle, ni plus désirable ; et c’est moi, l’enfant, branleur de base, qui a le privilège d’être l’élu de son cœur. Comme quoi : “les derniers seront les premiers”, il ne mentait pas, et c’est un présent merveilleux que je ne considère – eu égard à mon comportement exemPlaire – vraiment pas mériter.

Je viens de perdre mon travail, je suis à la rue. Fauché, brisé par la veulerie des hommes, de ma famille de chair. Abandonné de tous, deveNu chien errant. J’en profite pour remercier l’adorable compagne de mon père –  elle dont le métier est de dénoncer les pervers narcissiques voire d’écouter les gens qui souffrent, elle a qui j’ai rendu tant de services sans rien attendre en retour – qui a trouvé humain, (malgré le fait qu’elle possède sa propre maison) de tirer sur l’ambulance afin que celui-ci me vire de chez lui. J’ai sonné chez Nogueye après trois ans d’absence, sans contact aucun de part et d’autre. Je ne voulais mourir dans les bras de personne d’autre. Elle et moi avons fait traversée du désert chacun de notre côté, chacun sa merde trois ans durant. Je me suis assis, avons pris un café comme si, mais comme si n’est pas le bon terme (c’est commencement, de Verbe aimer), comme si nous ne nous étions jamais quittés. Elle a vécu la rue et ne veut pas que je la vive, malgré tout le mal que j’ai bien pu lui faire, j’en pleure tellement c’est beau. Nous ne savons pas ce que cela durera, nous ne savons ni pourquoi, ni comment, mais nous savons, malgré notre pauvreté, que nous sommes riches de ce quelque chose que nous sommes incapables de décrire. Nous sommes dans “la fin et le commencement”, dans un temps hors du temps, dans un inquantiFiable qui ne mourra pas, malgré notre mort certaine. Le disert a perdu ses mots, il doit tout réapprendre.  Je vous souhaite, du fond de mon cœur meurtri, de briller tous un jour de cela.

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