Répondre à : Bella Potter : Retour à Spanklard

Accueil Forums Discussions générales Récits Bella Potter : Retour à Spanklard Répondre à : Bella Potter : Retour à Spanklard

#45866
Anonyme
Inactif


Comme promis, nous vous livrons le chapitre 4.

Chapitre 4 : Excursion cinglante

Tous les samedis, les pensionnaires qui avaient l’autorisation de leur maître pouvaient sortir dans la ville voisine. C’était l’occasion de décompresser et d’oublier un temps, les règles strictes que les jeunes femmes devaient respecter tout au long de la semaine.
Regroupées dans la Grande Salle, ces chanceuses attendaient patiemment Âmeus Dumbledore. Le brouhaha cessa dès qu’il apparut.
– Mesdemoiselles, cette année comme les précédentes, nous allons vous demander un comportement irréprochable. Nous savons que cela vous est parfois difficile et que vous avez besoin de vous détendre, après les efforts que vous avez à fournir ici. C’est pourquoi, chaque fin de semaine, vous pourrez le temps d’une journée sortir à Fesses-au-lard, la ville voisine. Vous y trouverez de sympathiques petites échoppes, deux ou trois tavernes et salons de thés…. Je laisse maintenant MinxGonagall vous donner les dernières recommandations. Je vous souhaite une excellente journée, mesdemoiselles, ainsi qu’un précieux répit à vos fessiers.
– Merci Âmeus. Bien. Tout d’abord, pour pouvoir bénéficier de cette sortie, il vous faudra me remettre l’autorisation signée par vos maîtres respectifs. Sans ce document, vous ne pourrez pas sortir du chateau.
A ces paroles, quelques visages parmi ceux des premières années se décomposèrent. Des maîtres sans doute trop stricts, pensa Bella, en les regardant avec compassion. Les pauvres… Heureusement qu’elle, elle avait reçu l’autorisation du sien….
– Ensuite, comme vous l’a dit le directeur, nous comprenons fort bien que vous ayez besoin de vous amuser. Cependant, nous vous demandons de ne pas créer d’ennuis, une fois là-bas. Vous représentez Spanklard. Il est hors de question que sa réputation soit mise à mal. Nous exigeons donc un comportement irréprochable. D’autres villes jouxtent Fesses-au-lard, des villes où la débauche est fréquente. C’est pourquoi, il vous est interdit de vous y rendre. Soyez raisonnables et n’abusez pas des douceurs que vous y trouverez. Nous ne voulons pas récupérer des femmes capricieuses et trop gâtées. Rien ne m’agace plus que de devoir passer la nuit à fesser d’insupportables gamines.
En prononcant ces paroles, Minxgonagall lança un regard perçant à quelques étudiantes des années supérieures, qui évitaient soigneusement de regarder cette dernière.
– Ah oui ! J’oubliais !, s’exclama-t-elle tout à coup, faisant sursauter les jeunes femmes. Je vous déconseille vivement de revenir avec des instruments de la boutique de farces et attrapes « Fessées Filantes », ceux qui se retournent contre leur utilisateur, et de tenter de les substituer aux instruments de vos professeurs. La dernière à l’avoir fait a eu des acouphènes pendant 5 jours à cause du sifflement de la badine, sans compter qu’elle a dormi sur le ventre pendant une semaine.
Ne pouvant se retenir, Bella pouffa de rire, en s’imaginant le Professeur Minxgonagall ou mieux encore, le Professeur Méchant Rogue, poursuivi par son fameux strap, courant partout pour échapper à ces coups, et…
– Miss Bella ! Si cela vous amuse tant, peut-être que quelques coups de badine et une privation de sortie vous amuseront davantage !
Un ricanement s’éleva du rang.
– Vous aussi, Misscil ? Un petit tour dans mon bureau ?
Les yeux du Professeur lançaient à présent des éclairs. A tous les coups, c’est elle qui a eu l’occasion d’expérimenter cette petite farce, se dit Bella, amusée. Quel manque d’humour… Mais inutile de risquer une nouvelle correction, et d’être privée de sortie… Surtout si cette peste en rajoute….
– Pardon Professeur…, répondirent en cœur les deux jeunes femmes, se lançant l’une à l’autre un regard noir.
– C’est mieux ! A présent, mettez-vous en rang. Une fois que j’aurais vérifié que vos autorisations sont en règle, et gare à celles qui auront tenté d’imiter la signature de leur Maître, vous pourrez vous rendre dans la cour. Le Professeur Alexgrid a déjà sellé les bancs-à-fesser volants, qui vous emmèneront à Fesses-au-lard. Pas plus de trois personnes par banc, et n’oubliez pas de bien attacher les sangles. Le dernier banc-à-fesser décollera à 10 heures. Si vous trainez, vous ne pourrez plus partir. Il ne vous reste que 15 minutes. Alors en rang. Vite !
– Elle est drôle, elle… Elle parle, elle parle, et c’est nous qui devons nous dépêcher, râla Misscil, à voix basse, quelque part derrière Bella. Si seulement Minxgonagall l’avait entendue…, se dit Bella.
– Encore une chose ! Les demoiselles qui auront tenté d’imiter la signature de leur Maître peuvent d’ores et déjà aller m’attendre devant mon bureau , jupe retroussée.. Si vous pensez que je n’y verrai rien et que vous tentez quand même malgré ma mise en garde de me présenter un document falsifié, vous recevrez trois corrections au lieu de deux. Une de vos Maîtres, qui auront été informés de votre supercherie, une du directeur de votre maison, et une de ma part pour avoir voulu me duper. Alors je vous conseille d’y renoncer dès maintenant et de vous épargner une correction supplémentaire.
Quelques jeunes femmes sortirent du rang et se dirigèrent l’air contrit, vers les escaliers, préfèrant ne pas risquer d’envenimer la situation pour leurs fesses.
Bella, Agna, Karima, et les autres les regardèrent s’éloigner, navrées pour leurs camarades. Une fois les futures condamnées sorties de la salle, la vérification des documents repris, ainsi que les discussions, témoignant de l’excitation des pensionnaires à l’idée de pouvoir enfin échapper une journée à ces professeurs trop pointilleux.
Le tour des trois amies arrivait bientôt. Au moment de sortir le précieux document de son sac, Bella devint blême. Mais où était donc ce satané papier ?
– Les filles….. je ne l’ai pas… je l’ai perdu, dit Bella, dépitée.
– Non… ?!, répondirent Agna et Karima d’une seule voix.
– Cherche bien, elle est forcément quelque part.
– Mais non. Je l’ai perdu. Je l’avais mise dans mon agenda, et là elle n’y est pas. J’ai fouillé tout mon sac pour voir si elle n’avait pas glissé, mais non il n’y a rien !
– Comment allons-nous faire, demanda Karima. MinxGonagall a été très claire. Sans cette autorisation pas de sortie »
– Ce n’est pas possible ! Je ne vais pas tenir dans cette fichue prison. Cela ne fait qu’une semaine que nous sommes là, et j’ai déjà été punie plus que de raison. J’en ai vraiment besoin de cette sortie. Mes fesses aussi. Non ! Hors de question que je reste bloquée ici !
– Mais Bella, tu as entendu MinxGonagall… Sans cette autorisation, tu ne passeras pas la porte… Et tu n’auras plus le temps de contacter ton Maître pour qu’il t’en fasse apparaître une nouvelle… Il n’y aura plus de bancs-à-fesser quand tu l’auras…
– Oui, Agna. J’ai très bien entendu, mais je ne vais pas abandonner aussi facilement. Si je ne peux pas m’envoler sur leurs satanés bancs, je m’y rendrai autrement. Bon, les filles, vous allez donner vos autorisations et on se retrouve à Fesses-au-lard. J’ai peut-être une idée…
– Non. On ne va quand même pas te laisser toute seule. On t’accompagne. N’est-ce pas Karima ?
– Les filles… c’est gentil, mais je ne veux pas que vous ayez davantage de problèmes. N’oubliez pas qu’à chaque fois que nous sommes punies ici, un message est envoyé à nos maîtres par paddle et qu’en plus des punitions qu’on reçoit ici,on recevra probablement le double de leur part… D’ailleurs je me demande comment ils arrivent à les informer aussi vite….
– En fait, répondit Agna, j’ai entendu une fille raconter, qu’en nous inscrivant ici, chaque Maître recevait un paddle en bois ensorcelé. Les professeurs en ont aussi, et lorsqu’ils écrivent dessus, les mots apparaissent instantanément sur ceux de nos Maîtres. Enfin…. Une sorte de messagerie instantanée, quoi…
– Raison de plus pour qu’on y aille séparément.
– Ne t’inquiète pas pour nous, Bella, nous sommes assez grandes pour prendre nos décisions toutes seules. Si nous sommes punies, ce sera de notre faute.
– Je suis d’accord avec Agna, pas question de te laisser seule. Bon, maintenant dis-nous… quel est ton plan pour aller à Fesses-au-lard ?
– Eh bien… si nous ne passons pas maintenant devant Minxgonagall, nous ne pouvons pas être aperçues à Fesses-au-lard. Ce serait trop risqué. Les copines de Misscil se feraient une joie de nous dénoncer. Par contre les villes voisines m’ont l’air bien plus marrantes, et au moins, aucun risque de croiser quelqu’un. Et si déjà, nous enfreignons les règles, autant ne pas le faire à moi-…
– Chut ! Attendez les filles… L’autre peste de Misscil essaie d’écouter. Quelle discrétion ! Je ne peux pas la voir, avec son petit air satisfait !, chuchota Karima.
– Ca va, les vilaines ? On peut savoir ce que vous complotez avec vos messes basses ?, les interpella Misscil.
Elle tenait dans sa main un parchemin froissé.
– Tu as perdu quelque chose, Bella ?, ajouta-t-elle en les dépassant.
– Occupes-toi donc de tes fesses !, répliqua Bella.
– Bella… Regarde le papier que tient Misscil… Ne crois-tu pas que c’est elle qui aurait pu te voler ton autorisation ?
– Aucune idée. Mais si c’est le cas, je peux t’assurer que je me vengerai. Je lui…
– Attention !C’est bientôt notre tour, dit Karima. Il faut vite qu’on trouve un prétexte pour expliquer pourquoi nous avons changé d’avis, sans que Minxgonagall ne pense qu’on a falsifié nos autorisations… Bella. Vite. Dis quelque chose…
– Quoi ? Mais …. Je ne sais pas quoi dire. Agna. Vas-y toi !, dit-elle en poussant son amie devant elle.
– Mais…
Elle n’eut pas le temps de protester.
– Vos autorisations mesdemoiselles ! lança MinxGonagall d’une voix sèche.
– Professeur… commença Agna d’une voix peu assurée. Nous…
– Vous les avez ou pas ?
– Nous voulions vous dire… Nous venons de nous rappeler…. Nous avons encore un travail à terminer…pour…
– Pour le Professeur Amaranteroy, dit Karima, venant en secours à son amie. Une dissertation sur les Détrousseurs.
– Oui. Et nous avons encore des recherches à faire à la bibliothèque, ajouta Bella.
– Voilà !, reprit Agna. Nous sommes venues vous prévenir que finalement, nous n’irions pas à Fesses-au-lard. Nous allons à la bibliothèque.
– Et vous venez seulement pour me dire ça ? Filez, Mesdemoiselles ! Avant que je ne vous corrige ici et maintenant pour m’avoir fait perdre mon temps.

Sans se faire prier davantage, Bella, Karima et Agna quittèrent la Grande Salle et allèrent en direction de la serre, qui se trouvait à la lisière de la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De-Fessée. C’était samedi, et elles savaient qu’il n’y aurait pas cours à cet endroit aujourd’hui. Les lieux seraient sans doute déserts. Elles pourraient y discuter de leur plan tranquillement. Elles passèrent devant la fontaine de la cour, et prirent le chemin qui descendait du château, vers l’est, en direction de la serre de Whimona Chourave et de la cabane d’Alexgrid, situées en contrebas, à la lisière de la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De-Fessée. Après une dizaine de minutes, elles arrivèrent devant la serre, majestueuse, toute de verre et de métal, couleur vert de gris. Chaque panneau était orné sur sa partie basse d’une fleur d’arnica en fer forgé, dans la même nuance que la structure. Au sommet du toit trônait un majestueux paon dans le même matériau. Au centre de la serre, on pouvait distinguer une fontaine, surmontée du même ornement. Elles le contournèrent et allèrent se cacher derrière l’énorme Saule Pleureur qui marquait l’entrée de la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De-Fessée, la limite à ne pas franchir. Les longues branches de cet arbre retombaient jusqu’au sol, dissimulant parfaitement les trois jeunes femmes de quiconque viendrait du château.
Fines et souples, on aurait presque dit des fouets, se dit Bella. Il suffirait de…
– Alors, c’est quoi ton plan ?, demanda Karima, tirant Bella de ses pensées.
Cette dernière regarda autour d’elle pour s’assurer que personne ne les avait suivies, avant d’exposer son idée :
– Il nous faudra un moyen de transport pour partir d’ici. Alors j’ai pensé que …
Bella n’eut pas le temps de finir sa phrase. Elle vit les visages d’Agna et de Karima devenir livide et sentit une main se poser sur son épaule. Lentement, elle se retourna et vit le professeur Alexgrid lui faire face.
– Mesdemoiselles, pouvez-vous me dire ce que vous faites dans la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De Fessée ? Son nom n’est-il pas assez clair ? Vous êtes inconscientes !
– Euh… Professeur, nous… euh, balbutia Karima. On n’a pas fait exprès, M’sieur… La limite de la forêt n’est pas très…
– Taisez-vous ! Vous n’avez aucune excuse. Suivez-moi dans la cabane, toutes les trois. Nous allons nous expliquer immédiatement !
– Alexgrid… Pardon. Professeur… C’est de ma faute…Si quelqu’un doit être puni, c’est moi. Agna et Karima n’ont fait que me suivre. Elles ne savaient pas où je comptais les emmener…
– Très bien. Agna et Karima, filez au château. Je ne veux plus vous voir. Bella, suivez-moi.
Agna et Karima, soulagées de ne pas être punies, mais inquiètes pour leur amie, espéraient qu’Alexgrid ne serait pas trop sévère. Ne voulant pas s’attirer plus d’ennuis, elles se dirigèrent vers le château après avoir adressé un regard de compatissant à leur amie.
Bella suivit Alexgrid jusqu’à la cabane, qui était éloignée de quelques mètres de la serre. Elle se situait au milieu d’une petite clairière, à l’orée de la forêt. Contrairement à ce que Bella s’était imaginée, la cabane était plutôt jolie. Elle était de forme octogonale, en pierre, avec un toit en chaume. Il y avait même un petit jardin joliment fleuri, avec en son centre, un vieux puits. A l’arrière, on distinguait un petit ruisseau qui s’enfoncait dans la forêt. Dans d’autres circonstances, Bella aurait apprécié l’endroit, mais la perspective de ce qui allait lui arriver dans ce lieu l’en empêchait. Elle suivit Alexgrid à l’intérieur. Cet homme avait vraiment bon goût, pensa-t-elle en regardant droit devant elle. Face à la porte d’entrée, au fond de la pièce, se trouvait une cheminée, éteinte en cette période. Juste en face, il y avait un sofa, qui semblait plutôt confortable. En regardant à droite, elle vit une table et deux chaises placées devant l’unique fenêtre de la cabane. Mais l’impression positive qu’elle en avait s’évanouit lorsqu’elle lança un regard de l’autre côté. Bella vit avec horreur un banc à fessées, ainsi qu’une croix de St-André, dotés tous deux de larges bandes de cuir pour immobiliser les plus récalcitrantes. Ils semblaient n’attendre qu’elle. Entre les deux, un grand coffre était entrouvert, laissant apercevoir divers instruments rangés en vrac. D’un crochet fixé aux poutres du plafond, des chaines et autres entraves retombaient librement. Cette vision d’horreur contrastait avec l’extérieur charmant de cet endroit. Mais on ne pouvait pas vivre ici… Il n’y avait même pas de lit… Et si Alexgrid ne vivait pas ici, alors…. Et cet endroit, tellement isolé du reste… Bella ne sentait plus ses jambes. Les battements affolés de son propre cœur l’assourdissaient. C’était une véritable salle de torture ! Cela ne pouvait être que ça. Personne ne pouvait entendre les cris et les supplications des punies… Mais qu’allait-il lui faire subir ici ? Elle eut un mouvement de recul, et heurta le professeur qui se trouvait juste derrière elle. Elle se retourna et le regarda, la peur dans le regard.
– Impressionnant, non ?, dit-il avec un grand sourire. Mais je vous rassure, ce n’est pas pour vous.
Bella ne put réprimer un soupir de soulagement, ce qui amusa beaucoup le professeur.
– Pas aujourd’hui en tout cas…, ajouta-t-il, d’un ton sérieux, mais une lueur taquine dans le regard.
Bella qui n’avait aucune envie de rire à cette plaisanterie, blêmit.
– Vous… Vous ne vivez pas ici… Quel est cet endroit ? Vous torturez vos étudiantes ?
– En effet, je n’habite pas ici, mais dans le château, comme les autres professeurs. Et non, nous ne torturons pas nos élèves. Nous les éduquons. Et avant que vous ne vous évanouissiez, cette cabane est surtout utilisée pour les fautes les plus graves, ou lorsque vos Maîtres sont convoqués ou décident de venir vous punir pour vos trop nombreuses bêtises. Vous n’ignorez pas qu’ils sont informés de tous vos faits et gestes. Eh bien lorsqu’ils viennent, ils retrouvent leurs protégées ici pour les corriger comme bon leur semble. C’est l’endroit idéal car il offre de l’intimité aux jeunes femmes, qui peuvent y être châtiées par leur Maître sans que les autres étudiantes ne l’apprennent. Les punies peuvent rester ici un moment après la punition, le temps de se ressaisir, ou d’être consolées après la correction….
Bella écoutait les explications du Professeur, les yeux écarquillés. Elle espérait ne jamais avoir à revenir ici…
– Et comme vous pouvez le voir, nous avons mis à disposition de vos Maîtres tout ce dont ils pourraient avoir besoin. Bien. Revenons à ce qui nous a amenés ici…
Il prit l’une des deux deux chaises et la plaça au milieu de la cabane, y prit place, puis, ordonna à Bella de venir devant lui. Debout, les yeux baissés, elle dut écouter le professeur la sermonner longuement. La Forêt-Interdite-Sous-Peine-De Fessée était très dangereuse…. Des créatures y rôdaient…. Ce n’était pas pour rien que les pensionnaires n’avaient pas le droit d’y pénétrer….Et cetera, et cetera….
Si c’était aussi dangereux, quelle idée de faire une école juste à côté, se dit Bella.
– Bella, tu comprendras donc que malgré toute la sympathie que j’ai pour toi, je ne peux pas laisser passer une telle bêtise.
Ces mots ramenèrent instantanément la jeune femme à la cuisante réalité.
– Je peux t’assurer que lorsque j’en aurais fini avec toi, tu auras du mal à t’asseoir. Je suis vraiment déçu de ton comportement.
– Monsieur… ?, commenca Bella, d’une voix timide.
– Je vous écoute…
– Est-ce que vous allez en parler au professeur MinxGonagall ?
– Bien entendu. Pourquoi ne le ferais-je pas, Miss Potter ?
– Eh bien….Elle fait un peu peur…. Elle est drôlement sévère… Et c’est certain que si elle l’apprenait, je serais punie une seconde fois… Vous savez, j’ai déjà été punie plusieurs fois cette semaine….
Bella, rouge de honte, lança un regard suppliant à Alexgrid. Il ne pouvait quand même pas lui faire ça… Il avait été si bienveillant avec elle, ce jour-là à DragonAlley, alors qu’elle était perdue…
– Ah, voyez-vous ça… Vous avez donc déjà été punie… Il serait peut-être temps de changer de comportement, dans ce cas. Le professeur MinxGonagall en sera informée dès notre retour.
Bella sentit les larmes lui monter aux yeux.
– Puisque vous semblez y être habituée, nous allons commencer directement. Retroussez votre jupe, baissez votre culotte et installez-vous en travers de mes genoux.
Bella espérait encore que la fessée ne serait pas trop sévère, surtout si Minxgonagall devait la corriger aussi… Ses fesses étaient encore sensible de la précédente. Elle obéit tout de même au professeur….
La fessée fut courte, mais intense. Alexgrid était un fesseur redoutable. Il frappait fort et les fesses de Bella devinrent vite aussi rouges qu’une tomate bien mûre. Bella, qui tentait pourtant de rester digne, ne put s’empêcher de gesticuler. Elle battait des jambes et sa main tentât à plusieurs reprises de protéger son fessier douloureux. Le professeur, impassible, attrapa les mains de Bella et bloqua ses jambes avec les siennes. Après ce qui lui parut être une éternité, il s’arrêta et la remit debout. Soulagée, Bella commenca à remonter sa culotte.
– Nous n’avons pas encore terminé, dit Alexgrid. Ramenez-moi le martinet qui est accroché au mur, près de la porte, celui avec le manche en bois rouge, et prenez appui sur la table. Vous recevrez 25 coups que vous compterez à voix haute.
Bella, les larmes aux yeux, les dents serrées, obéit et endura les 25 morsures du martinet.
Une fois la correction terminée, elle put se rhabiller et enfin quitter la cabane, avec la promesse d’une deuxième correction administrée par Minxgonagall. Elle courut vers le château et alla se cacher dans les toilettes, où elle pourrait enfin laisser ses larmes couler. Mais soudain, un rire retentit. C’était Nonorebelle, le fantôme qui hantait les toilettes de Spanklard. Cette dernière tournoya au-dessus de Bella en chantonnant :
– La vilaine Bella a les fesses rouges, la vilaine Bella a reçu la fessée…
Bella quitta les toilettes en claquant la porte et décida de retourner dans la salle commune. Agna et Karima devaient sûrement l’y attendre.
– Bella !, s’écria Karima en la voyant. Ma pauvre, ça a été ? Pas trop mal ?
– Karima, réfléchis….., dit Agna. Avec toutes les fessées qu’elle a reçu cette semaine, les fesses de Bella doivent être devenues insensibles.
Les trois amies éclatèrent de rire, ce qui fit beaucoup de bien à Bella après ce qu’elle avait enduré.
– Nous n’avons pas pu sortir, mais au moins nous avons bien ri.
– Ah, mais Karima… la journée n’est pas finie, et j’ai bien l’intention d’aller m’amuser.
– Mais Bella… tu as vu l’heure ? Il est trop tard.
– Ecoutez les filles, demain nous n’avons pas cours, alors attendons que tout le monde soit endormi et faisons le mur. Je ne veux pas avoir reçu cette correction pour rien. Surtout qu’Alexgrid va tout rapporter à Minxgonagall, et que je m’en prendrais sûrement une autre. Autant que ça en vaille la peine.
– Tu es folle ? Si on se fait prendre…
– Bella a raison. Allons nous amuser !, s’exclama Agna. Ils sont psychorigides ici. Des fessées on va s’en prendre pour tout et rien. Autant les rentabiliser. Mais comment allons nous faire pour nous rendre en ville ?
– Ne vous inquiétez pas, j’ai une idée….

PHP Code Snippets Powered By : XYZScripts.com