Répondre à : la délicate soirée d'une jeune fille au pair

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anatole
Participant


Aurélia qui ne buvait jamais d’alcool plissa les yeux et faillit s’étouffer en déglutissant cette première gorgée de vieux scotch titrant 43 degrés ! En haussant les épaules, elle fit l’effort d’avaler le liquide qu’elle sentit progresser tout le long de son œsophage puis inonder d’une chaleur intense son estomac, et se répandre petit à petit dans tout son ventre. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle se trouva transpercée par trois regards qui la fixaient intensément, ce qui intensifia nettement la rougeur qui était montée sur ses joues. Le silence de quelques secondes fut enfin coupé par des éclats de rire !
C’est son médecin qui fit la première remarque :
« -Ben alors poussinette (elle détestait à son âge qu’il continue à l’appeler ainsi ! Maintenant, elle était femme tout de même), il était temps que tu te mettes à picoler…aurais-je raté quelque chose dans ton éducation ? Allez un peu de courage, à la troisième gorgée, tu vas trouver ça très bon et tu vas te sentir légère comme tout ! ».
Ces mots déclenchèrent un rire franc chez les deux autres hommes qui la regardaient toujours aussi intensément.
A la seconde gorgée qu’elle ingurgita, elle dut bien s’avouer que ses idées commençaient à batifoler quelque peu. Mais une énorme question la taraudait depuis qu’elle avait franchi le seuil du salon. Que faisait ici ce libraire d’une soixantaine d’années qui l’avait trouvée dans une position peu flatteuse quelques heures plus tôt et l’en avait sérieusement tancée ? Etait-ce une vieille connaissance de ses patrons, ou un hasard de rencontre récente ? Ou bien s’était il fait inviter spécialement ce soir, et surtout, avait il informé Mister Jones de son activité lubrique au sein de sa boutique en plein après-midi ? Et encore plus étrange, il semblait très proche d’Anatole, son médecin chéri (ben oui, faut bien que je lui donne un prénom à celui là…au hasard, Anatole, allez savoir pourquoi!). Se connaissait il d’avant ? Auquel cas, serait elle tombée dans un traquenard ? L’alcool n’avait pas encore fait suffisamment d’effet pour qu’elle ose poser ces questions en réalité.
Pour se donner une contenance, elle posa délicatement le verre de cristal sur la table basse et s’empara d’un des canapés au concombre qu’elle avait soigneusement préparé dans l’après -midi, qu’elle engouffra en une bouchée. Elle se rendit compte en même temps que ce n’était guère convenable. S’étranglant à moitié avec le pain de mie moelleux , elle réussit à se lever et dit :
« -Désolée, je manque à tous mes devoirs….voilà ce que c’est que de me faire boire de l’alcool… ! ».
Elle se saisit du plateau et avança lentement tout autour de la table, présentant les canapés à chacun des convives.
Mister Jones répondit à ses excuses, avec son délicieux accent anglais.
« -Mais non, Mademoiselle Aurélia, ce soir vous êtes pardonnée de toutes vos….fautes…euh…comment dit on en français ? Manquements…oui…. manquements…c’est votre soirée, et je vous autorise à quelques…bévues….du moment que vous les avouez vous même… ».
Tout en tentant de ne pas se prendre les pieds dans le tapis, les mots qu’elle venait d’entendre pénétrèrent dans son cerveau, et elle rougit encore plus, pressentant le double sens de cette phrase, surtout lorsqu’elle présenta le plateau de canapés devant ce satané libraire. Leurs regards se croisèrent, et elle y vit les mêmes reflets un peu pervers que quelques heures plus tôt, lorsqu’elle s’était enfuie si vite de la librairie. Le regard du sexagénaire quitta les yeux d’ Aurélia reluquant les jambes et le bas des cuisses que la jupe qu’elle portait par obligation laissait apparaître, et il ne la quitta pas des yeux lorsqu’elle retourna s’assoir vers celui qui la connaissait si bien, ce brave Anatole, dont elle ne craignait rien. Elle sentit presque le poids de ce regard lubrique sur ses fesses et tira sur sa jupe en rejoignant cet endroit de sécurité.
Elle dut se ressaisir de son verre et trinquer de nouveau à leur demande.
« -Buvons, à la soirée d’Aurélia ! Et maintenant restez assise et dégustez avec nous ces merveilleux canapés que vous avez confectionnés pour nous. Nous nous servirons tout seul…Nos mains sont encore suffisamment alertes malgré notre âge avancé ! ».
Allons bon….encore une phrase à double sens ? Ou était ce l’alcool qui lui faisait imaginer des choses si peu convenables ?
Elle profita de ce moment de répit et se coula bien au fond du canapé de cuir, dégustant petit à petit le contenu de son verre, commençant à trouver ça plutôt agréable. La chaleur avait envahi son ventre et même un peu plus, faisant virevolter de drôles de papillons un peu plus bas. Elle se prit à soupirer d’aise lorsqu’elle sentit contre sa cuisse un peu dénudée le tissu du pantalon d’Anatole venir se frotter doucement contre sa peau.
La conversation des convives était classique et banale, centrée sur les beautés de cette île, et les joies des sports de mer. Elle se sentit rassurée et se dit que finalement, tout allait bien se passer dans cette agréable soirée entre amis.

Je me sentirais vieux le jour où mon sexe ne me servira plus qu'à pisser

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