Trio en rut majeur

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  anatole, il y a 5 mois et 1 semaine.

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    anatole
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    (Ecrit en collaboration avec une amie étrangère…Merci à elle)

    La jeune fille était nue et attendait les coups.
    … Elle attendait dans la chambre, l’homme dont elle ne savait rien, mais qu’elle pouvait entendre bouger de l’autre côté de la porte. Elle avait accepté le défi : une première rencontre, pour une première fessée. Seule, nue, et les yeux bandés. Frissonnant légèrement malgré la chaleur de ce début d’automne, elle ajusta le bandeau noir sur ses yeux flous de myope.

    Le regard obturé par le bandeau de tissu qu’elle venait de déposer sur ses yeux, elle attrapa maladroitement la corde qu’elle avait déposée face à elle sur le lit, et dont il lui avait dit qu’il faudrait qu’elle entoure ses poignets.,
    Elle réussit en contorsionnant ses mains à les immobiliser partiellement, et se mit à genoux, nue, sur le bord du lit.
    Elle se demandait encore lucide pendant quelques minutes ce qu’elle faisait là…ainsi…dans cette non tenue…et quels évènements avaient pu s’engendrer pour en arriver là. Elle ressentait plus qu’elle n’entendait les rares mouvements de l’homme qui était là….se promenant derrière la porte qu’elle n’avait que claquée, toujours à sa demande, ce qui allait lui permettre de pénétrer bientôt dans la pièce. Pénétrer….Elle se laissa pénétrer par cette impression sourde mêlant envie, désir, angoisse, et, encore pour quelques secondes, refus de cette situation….C’était bon….inquiétant mais bon….
    Mais, bon, ce mot bon qui lui traversait la tête était il le mot juste…. ? Bon…alors, il lui restait encore quelques secondes pour se relever, arracher le bandeau de ses yeux, ouvrir violemment la porte et lui hurler… « Non casse toi, j’ai plus envie..»…
    Mais, hésitait elle encore ?
    De toute façon, il était trop tard…
    Elle sentit le souffle de l’air s’insinuant par l’entrebâillement de la porte qu’ « Il » venait d’ouvrir, caresser ses chevilles…..
    Elle avait accepté ce défi….qu’elle désirait tant relever depuis si longtemps, mais jusqu’à cet instant, seule dans son lit, les yeux fermés, la main entre les cuisses, rêvant que….
    Là ce n’était plus un rêve puisqu’elle entendait maintenant le souffle de l’homme qu’elle ne connaissait pas, et qui rôdait lentement à pas de loup autour du lit….Il observait son corps si nu, agenouillé, et offert.
    Plus par réflexe que par volonté ou geste de future auto-défense, les mains qu’elle avait difficilement liées s’étaient posées devant sa poitrine….comme si…un seul mot, un seul ordre de sa part, et, elle le savait bien, elle dévoilerait ses seins opulents à son regard, posant ses poignets sur le haut de son crâne.
    Puisqu’elle en était là, elle savait qu’elle n’avait plus d’autre choix que d’obéir….et aller au plus loin, au plus profond de son fantasme….mais qu’en était il des siens…de ses fantasmes à lui…à cet homme dont le souffle un peu rauque venait de se rapprocher de sa nuque….
    Un grand frisson parcourut son corps…attendant que les mains de l’autre se posent ….enfin…sur sa peau….
    Elle attendait….une douce caresse sur sa peau nue et fine…..éventuellement une première claque sans préambule sur ses fesses….puisque c’était le but de ce rendez vous….elle attendait….
    Ce fut une voix ferme qui lui intima un ordre….cette voix….bien différnte de celle qu’elle avait entendue par internet tout d’abord, puis au téléphone…
    Dans ces moments, la voix était mélodieuse, caressante, enjouée….Là, c’était un ordre, ferme, cru, définitif…sans appel…
    « -Lèves tes bras au dessus de la tête….et obéis….vite….. ».
    L’ordre claqua comme un coup de fouet. L’espace d’un souffle, elle hésita…encore….renoncer…fuir…se lever….partir en courant, même totalement nue dans le couloir de cet hôtel….demander de l’aide pour éviter le châtiment que ce tortionnaire allait lui infliger, plaider non coupable, ….un instant, un souffle, une seconde….oui, mais elle avait tellement désiré vivre réellement ça….
    Alors, la seconde passée, elle obtempéra, et leva les bras au dessus de sa tête, libérant ses seins, les offrant à la vue de cet inconnu….et resta ainsi, immobile, nue et offerte….jusqu’à ce qu’un ordre nouveau intervienne, toujours de la même voix cassante….cette fois….ayant accepté le premier, elle ne réfléchit même pas et fit ce qu’on lui demandait….elle glissa doucement ses genoux sur le couvre lit, ouvrant ses cuisses, et se retourna, face à l’homme qui le lui imposait.
    Elle attendit….un petit geste…une caresse…sur une cuisse….un sein….même là….juste là, sur ce que ses cuisses écartées révélaient à l’homme….un geste doux peut être….
    En retour, elle n’entendit que quelques crissements étranges….la corde dont elle avait entravé ses poignets se tendit et une autre l’entoura…elle sentit la torsion d’un noeud que l’on resserre, et violemment ses bras furent tendus vers le haut….comme si il avait….mais oui….il avait sûrement glissé une corde autour du plafonnier et il étirait ses membres supérieurs….
    La surprise plus que la douleur lui fit émettre un petit cri…
    De nouveau, la voix brutale lui intima l’ordre de se taire….et puis….un morceau de tissu entoura sa tête, s’infiltrant entre ses lèvres….un nœud bien serré sur le haut de sa nuque….et enfin….La voix redevenue calme…
    « -Voilà….maintenant, je t’ai immbolisée….et bâillonnée….je vais faire ce que je veux de toi…et prendre mon temps…..tu ne seras pas déçue….puisque c’est ce que tu souhaitais…. ».
    Comment pouvait il changer ainsi le ton de sa voix, passant de la presque fureur à la douceur la plus extrême, même si les derniers mots étaient emprunts d’une menace certaine….
    Elle bascula sa tête en arrière, offrant la pointe de ses seins qui se tendaient presque douloureusement à la vue de son futur tortionnaire….

    Elle entendit le frottement des cordes qu’il liait au sommier du lit, puis ne resista pas lorsqu’il les entoura autour de ses cuisses, pour les maintenir bien ouvertes.
    Maintenant que le jeu était lancé, même si elle ressentait une certaine inquiétude de se livrer ainsi nue et ligotée à un inconnu, elle ne pouvait réprimer la chaleur qui montait dans son ventre et les petits papillons qui virevoltaient un peu plus bas, et donc elle connaissait pertinemment l’origine.
    Et, elle se sentait fière finalement, de montrer son jeune et beau corps totalement dénudé.
    L’homme après l’avoir examinée visuellement sous tous les angles en tournoyant lentement autour du lit s’exprima de nouveau.
    « -Tu sais, en fait je suis très féministe…je suis pour l’égalité des sexes, et la parité totale….Alors, puisque tu es nue devant moi, je vais faire pareil….Et pendant que je me défais, je te laisse réfléchir un moment à ce que nous avons échangé depuis quelques semaines…. ».
    C’était bien joué de sa part. Elle avait fugacement repensé aux messages qu’ils s’étaient envoyés auparavant, mais juste une seconde de temps en temps depuis qu’elle était nue sur ce lit. Là, il lui laissait la liberté de se reconcentrer sur ces souvenirs. Tout ce qu’elle avait écrit, décrivant à sa demande de façon la plus précise et crue ses fantasmes cachés, la manière dont elle jouissait en se caressant sur ces idées perverses, à quel moment du scenario qu’elle construisait dans sa tête elle prenait son pied….
    Seul, le léger bruissement des vêtements qu’il ôtait et jetait au sol occupait le silence de la pièce, mêlé à leur respiration.
    Cette remémoration de ces délires écrits, voire chuchotés au téléphone majora son excitation plus que naissante. Elle n’en pouvait plus d’attendre qu’une main se pose enfin sur sa peau, délicatement ou violemment, ce n’était pas le problème, mais un premier contact physique.
    Le lit bougea un peu, lorsqu’il vint se mettre à genoux derrière elle, et ce premier contact physique qu’elle espérait, ce ne fut pas une main, mais un sexe raide et brûlant qui vint se frotter contre ses fesses. Elle se tendit dans les liens sous ce premier assaut…Allait il d’emblée s’enfoncer en elle, comme un viol sauvage, voire la sodomiser ? Ce n’était pas ce qui avait été prévu.
    « -Tu sens l’effet que tu me fais ma belle ? Tu sens comme je bande ? Tu te souviens du jour où tu m’a raconté que parfois, tu rêvais de ça….être prise violemment et sans égards en étant attachée…. »
    Oui, elle se souvenait très bien lui avoir raconté ça….
    « -Mais toi, ça te fait de l’effet aussi ? Fais moi voir ça…. ».
    Sans autre préparation, enfin, elle sentit pour la première fois les doigts de l’homme, mais non comme elle l’avait espéré, se promener sur sa peau…Ils s’enfouirent…finalement si facilement au fond de son sexe.
    « -Hum….oui, je vois que tu aimes cette préparation…..Je ne vais pas te violer…enfin pas tout de suite….je dois d’abord te punir, tu le sais bien….. !!! »
    La voix était redevenue presque méchante, machiavélique, glaçante. Elle frissonna lorsqu’il ôta ses doigts trempés de son vagin, les essuyant négligeamment sur le haut de sa cuisse.
    L’heure de la sanction avait sonné. Elle avait accpeté ce rendez vous pour une première punition….une fessée, éventuellement améliorée si besoin….là, elle était totalement à sa main ….son corps allait être aux prises avec le châtiment qu’il allait décider de lui octroyer.
    Elle entendit un claquement sec, et le lit trembla.
    « -Ca, c’est ma ceinture….que dirais tu de quelques coups de ceinture pour commencer ? Et où çà ? Sur le cul, les cuisses, les reins, tes seins ? Dis moi ce que tu préfères….ah oui, j’oubliais, je t’ai bâillonnée…dommage je vais décider moi-même de l’impact alors…. ».
    Elle commençait vraiment à frémir, sous cette menace proférée par une voix aux accents sadiques….Elle se cambra comme elle put en attente du premier coup. Et il ne vint pas…enfin pas tout de suite….
    Elle sentit juste le lit se pencher…de nouveau il était juste derrière elle, collant son ventre et son sexe toujours aussi dur contre le bas de ses reins. Elle sentit le souffle de sa respiration sur sa nuque alors qu’il lui chuchota à l’oreille :
    « -Chut ma douce, tu sais bien que je ne suis pas si méchant que ça…je vais juste de punir doucement…n’aies pas peur…. ».
    La voix était presque amoureuse, et elle ne savait plus que penser, sur quel pied danser….encore aurait il fallu qu’elle ne soit pas liée ainsi pour pouvoir danser….surtout lorsqu’elle sentit le lit se détendre après son départ et de nouveaux coups de ceinture s’abattre au sol, contre les murs, et sur le dessus de lit….

    Elle s’attendait à un violent coup de ceinture, asséné en travers de ses fesses, ou sur ses seins, ou, pourquoi pas, sadique comme elle venait de le suspecter, entre ses cuisses. Bref une douleur striante qui ravagerait l’endroit où il aurait frappé et qui lui arracherait un cri de douleur étouffé par son bâillon, et suivi d’une multitude d’autres….
    En fait elle fut presque déçue….La première frappe fut….une simple petite tape…posée doucement sur une de ses fesses, et suivie d’un petit mouvement délicat de caresse sur la peau qu’il venait de toucher. Instinctivement, elle pensa….on aurait dit un jeune étudiant devant fesser son enseignante qui le lui aurait demandé instamment alors qu’il ne connaissait rien à l’affaire, tentant d’obéir à la demande expresse de sa directrice de thèse….la vérité aurait dû être juste l’inverse…comme dans un de ses multiples fantasmes…La jeune étudiante punie par son pro…fesseur…en vue d’obtenir enfin une bonne note….Ce salaud de prof qui lui avait juste proposé sa bite sortie de son pantalon, dans son bureau, alors qu’elle venait demander des explications sur une note qu’elle avait jugée trop sévère…elle refusa, bien sûr, et bien entendu, sa note fut encore descendue lors du bulletin final….Lui eut il proposé de la fesser que peut être….
    Paf….enfin une vraie bonne claque…la fit revenir à ce qu’elle vivait vraiment en cet instant….oh, pas celle dont elle rêvait, où qu’elle avait déjà visionnée en reluquant de petites vidéos sur internet mais enfin…une vraie claque qui retentit quelques millièmes de seconde dans l’air, lui laissant entresentir une douce chaleur sur le bas des reins….Les mains de son assaillant étaient douces et chaudes, et il entreprit enfin de la fesser…gentiment…tranquillement….espaçant chaque claque de doux câlins sur la fesse qu’il venait de frapper, massant lentement, puis un peu plus profondément le globe charnu qu’il venait de châtier, presque comme pour s’en excuser…ou alors….connaissait il si parfaitement son devoir ? Manier ainsi la chair juste un peu meurtrie, lui octroyant une douce récompense immédiate pour s’être laissée frapper, afin que la claque suivante, un tout petit peu plus appuyée soit acceptée, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il puisse enfin se livrer à des actes bien plus violents ?
    Pour l’heure, son angoisse d’inquiétude s’était estompée de son cerveau, et elle ne faisait qu’apprécier le doux et chaud traitement qu’il infligeait depuis quelques minutes à son cul, se laissant dériver dans les affres de la chaleur montante en son ventre, et tournoyant comme elle pouvait dans les cordes, tentant sans y réfléchir vraiment de lui offrir plus facilement l’accès à l’autre fesse que celle qu’il venait de claquer….

    Ce n’était pas comme cela que cela devait se dérouler. Oh, évidemment, dans ses fantasmes, elle avait déjà imaginé toutes sortes de sévices, et certains bien plus sauvages que ceux auxquels elle venait de faire face à présent.
    L’onirisme et la réalité ont bien peu d’affinités, et lorsque le premier s’impose, la nuit, le jour, partout dans sa perfection lisse et terriblement attirante, la seconde laisse bien trop de place aux aspérités et aux inexactitudes.

    Lorsqu’il revint se placer contre son dos, plaquant de nouveau sa bite contre ses reins, juste en haut du sillon fessier, et qu’il claqua cette fois bien fermement son cul des deux mains, elle sut que la vraie punition ne faisait que débuter.
    Oh, certes, par instant, il laissa glisser un doigt entre ses petites lèvres, coulissant facilement dans cet antre gorgé de sève féminine, lui laissant prendre quelques onces de plaisir, mais s’arrêtant toujours juste avant qu’elle ne défaille dans la jouissance….
    Après une nouvelle salve de claques, cette fois retentissantes, toujours plaquant son sexe contre son dos, il s’empara de ses deux seins, jouant doucement avec ses mamelons….elle adorait cette caresse, dont elle ne se privait pas lorsqu’elle se masturbait, et qui la menait toujours aux portes du plaisir.
    Après le feu qui venait d’enflammer son cul ,elle se laissa aller à cette délicieuse caresse, sentant la verge tendue de son possible futur amant commencer à aller et venir entre ses cuisses, l’extrémité turgescente venant se frotter chaque seconde à la base de son clitoris….Elle préssentait l’arrivée du plaisir….Mais….
    Il se recula de quelques centimètres, évacuant sa bite de la chaleur de son entrecuisse, et tordit violemment les deux mamelons qu’il avait entre ses doigts….
    « -Oui, ce pourrait être la vraie punition…t’amener au bord de la jouissance et stopper net, pendant des heures et des heures….jusqu’à ce que tu n’en puisses plus..,que tu me supplies….que tu te tordes dans les cordes…mais voilà….j’ai d’autres projets….t’offrir le châtiment auquel tu ne rêvais même pas….. Je vais te surprendre maintenant….et je vais en jouir….»

    C’était la peur qui l’envahissait à présent. Plus cette peur agréable, ce frisson qui avait fait palpiter ses entrailles en virevoltes humides. Non, elle avait peur de ce qu’elle avait provoqué. Peut-on faire confiance aux inconnus ? Non, bien sûr que non! Que faisait-elle là, aveuglée, et liée dans cette chambre anonyme, avec un homme dont elle ne connaissait même pas la couleur des iris.
    Les larmes jaillirent de ses yeux, inondant le bandeau noir.
    Il allait la punir, maintenant, sadiquement, comme il venait de le lui dire… Elle en avait tellement eu envie… Pourquoi n’arrivait-elle plus à retrouver cette transe jubilatoire qui l’avait entraînée jusque là ? Elle aurait tant voulu rester en confiance.
    « -Ca ne va pas? »
    Le ton de sa voix semblait inquiet, subitement. Avait-il été trop loin? Que voulait-elle réellement ? La situation lui échappait un peu. Elle avait paru si décidée jusque là. Pourquoi fallait-il qu’elle se mette tout- à-coup à pleurnicher ?
    Il resta quelques instants indécis. Pourtant, dans tous les fantasmes qu’elle lui avait expliqués, elle semblait être capable d’aller beaucoup plus loin qu’une fessée certes sévère, mais….
    Et puis, un léger bruit les fit sursauter tous les deux; on frappait à la porte.
    « – Entre. » Dit l’homme, soulagé de la distraction.
    Ouf… Elle était là. Une jolie femme d’une petite cinquantaine d’années entra dans la pièce. Elle jaugea rapidement la scène d’un regard sévère.
    « – Ainsi, te voilà », dit-elle à l’égard de la jolie jeune femme attachée sur le lit.
    « – Tu es ravissante. Mais cela ne t’empêchera pas d’être punie. Tu le sais? »
    La voix était douce, ferme et bienveillante. Instantanément, les larmes de la captive se tarirent.

    Elle reconnut cette voix….douce, caressante….Etait il possible que ? Non….Impensable….Comment auraient ils pu tous les deux être en contact…et échaffauder ce scénario l’amenant jusqu’ici ? Pour la punir….mais de quoi….elle qui avait toujours été si gentille avec elle, si….
    Elle stoppa nette ses réflexions, sentant les mains de la femme la caresser…Oui, bien sûr, ces mains étaient bien différentes de celles qui avaient parcouru son corps précédemment…des mains de femme, expertes, sachant où et comment déposer les doigts pour faire réagir la peau d’une autre femme….
    Elle se cambra délicieusement dans les liens qui commençaient à l’ankyloser sérieusement, se laissant aller à ces palpations, douces, intenses, perverses, jouissives. Elle ressentait sa peau se tendre, ses muscles se détendre, au fil du trajet de l’épiderme des doigts féminins qui la fouillaient, sa respiration s’accélérait parfois lorsque les doigts se faisaient inquisiteurs, se ralentissait lorsqu’une pince digitale emprisonnait un peu plus cette zone si sensible, laissant la fine douleur se transformer en plaisir charnel….Cette femme était redoutable…..elle allait jouir, c’est sûr…elle était au bord de l’explosion, alors que cette diablesse n’avait même pas approché son clitoris ni son sexe….Mais….
    Les caresses stoppèrent net.

    La main si experte détacha le bâillon qui muselait ses gémissements.
    « – Pourquoi es-tu venue? »
    Oh! Cette voix… Le doute n’était pas permis. Elle se trémoussait dans ses liens, les pensées à la dérive.
    Une claque sèche sur son sein gauche lui arracha un cri.
    « – Pourquoi es-tu venue ? Réponds.
    – Pour… Pour être punie.. »
    Elle avait murmuré. La main féminine lui caressa doucement la joue pour l’encourager.
    « -Pour être punie. Sévèrement. »
    Sa voix reprenait un semblant d’assurance.
    Les deux mains de la femme se posèrent de part et d’autre de son visage. Elle sentit un front froid se poser contre le sien et une haleine plus tiède se mêler à la sienne… Cette odeur… Des souvenirs de stupre la prenaient tandis que son sexe se remettait à couler, d’un liquide parfumé, tel un thé sucré s’égouttant d’une madeleine trop longtemps gorgée.
    « – Tu vas être punie, ma jolie. Tu vas devoir être courageuse. »
    Derrière elle, l’homme fit claquer sa ceinture au sol.
    Face à elle, sa tortionnaire, son amour, son tourment, la femme l’embrassait en mouvements de lèvres empressés.
    Elle entendit le sifflement de la ceinture et son claquement avant de ressentir une vive brûlure en travers de ses fesses. Elle retint son cri, pas son gémissement.
    La bouche de son amante – c’était elle, ce ne pouvait être qu’elle- toujours collée à son épiderme moite l’encourageait tendrement :
    « – Sois forte. Cela ne fait que commencer… »
    Enfin, libéré par l’arrivée de la réelle Maîtresse du jeu, de ses inquiétudes et de ses doutes quant à ce qu’il pouvait se permettre de faire, l’homme s’en donna à cœur joie, cinglant à toute volée le cul de la jeune femme, la ceinture bien fermement ancrée dans la paume de sa main. Autant il s’était montré doux et précautionneux auparavant, attendant la venue de celle qui lui permettrait de se défouler, alternant quelques claques et quelques douceurs, autant là, son bras se fit méchant, et il apprécia les soubresauts de la jolie fille nue qu’il fouettait, entravée dans les liens.
    Seule, sa tête restait immobile, enserrée dans les mains de son amante qui continuait à lui dévorer les lèvres, lui murmurant par instants quelques encouragements….mais aussi lui détaillant les sanctions à venir….
    Elle lui parlait à voix basse, entrecoupant ses phrases de longs et profonds baisers lorsque la ceinture venait de strier encore davantage son cul, ses cuisses et ses reins, mais elle lui racontait….des mots qui avaient du mal à pénétrer jusqu’aux neurones de la pénitente…
    « -Tu n’aurais pas dû…..oui, je sais ça fait mal….je t’aime ma jolie salope, mais….ouiiii….j’aime qu’il te frappe ainsi….mon pauvre amour….pourquoi en es tu arrivée là…il suffisait que tu me le dises…..ouiiii….je sais mon amour….c’est dur…mais soit forte….à la hauteur de notre amour….que tu as trahi…..sale garce……me faire ça….allez te livrer à n’importe quel pervers….mon amour…je t’aime….mais tu as mérité ce qui t’arrive….et tu as de la chance que j’ai recruté cet ami….oui….oui…encore …qu’il te fouette encore et encore…j’aime te voir souffrir ainsi…..mais quand il aura fini cette petite correction, c’est moi qui vait te punir….et alors ..tu sauras…combien je t’aime….. ».
    Ivre de douleur sous les cinglées de la ceinture, éperdue d’amour et de haine vis à vis de celle qui l’avait fait tomber dans ce piège, elle ne tentait même pas de reprendre ses esprits…..juste son souffle….de temps en temps….les morsures qu’infligeaient les canines de son amante sur ses lèvres étaient aussi douloureuses que les coups de ceinture qu’elle recevait sur le cul…et ces mots qu’elle percevait par bribes étaient aussi douloureux….Comment avait elle pu se faire avoir à ce point, se fourvoyer dans cette embuscade qu’elle s’était tendue elle même….Elle payait et aller payer encore plus pour ces fantasmes inavouables, et surtout inavoués.

    Juste de temps en temps, une main de son amante abandonnait une joue, venant lui prodiguer une douce caresse sur un sein, mais qu’elle prenait immédiatement un méchant plaisir à tordre ensuite, remordant ses lèvres de plus belle…

    Alors que l’homme armait une nouvelle fois son bras pour fouetter encore le bas des reins de la punie, il reçu un ordre sec et sans appel.
    «-Stop !! Arrêtes…Maintenant ça suffit….Elle a assez reçu…. ! ».
    Il resta interdit une seconde, le bras autant en l’air que la bite….Lui qui commençait vraiment à jouir intellectuellement de pouvoir fouetter ainsi avec toute sa hargne cette jolie fille….Il avait encore plein d’idées en tête sur les endroits précis de ce corps qu’il voulait châtier. Son bras retomba mollement, la ceinture à la main, et il prit presque un air de chien battu lorsqu’elle poursuivit :
    « -Va te branler dans la salle de bain si tu en as envie…j’en ai assez de voir ta queue comme ça….et donne moi tes ciseaux avant, que je la détache…. ».
    Un instant, il se demanda s’il n’allait pas en effet se saisir de ses ciseaux, en pointer une lame acérée contre la carotide de celle qui le maintenait presque en laisse par ces ordres, l’obligeant à se mettre à nu elle aussi pour qu’il puisse la punir….deux d’un coup…il n’avait jamais eu l’occasion….mais….il obéit, tendant bêtement l’instrument tranchant dans la main de la Maîtresse du jeu, avant d’aller se cacher comme on lui avait dit derrière la porte de la salle de bain.

    La jeune femme ligotée et battue avait suivi cette conversation dans un brouillard épais, perdue dans ses sensations douloureuses, mais qu’elle avait tant de fois désiré ressentir. Son cul était en feu, et maintenant que la fouettée avait cessé, les ondes chaleureuses inondaient ses reins et ses cuisses, sans cependant s’infiltrer jusqu’à son sexe. Le brouillard était tel que cela faisait un bon moment qu’elle ne réfléchissait plus.
    Ces quelques instants de répit lui permirent de rassembler deux ou trois idées. Déjà, elle avait entendu qu’on allait arrêter de la fouetter, ensuite qu’elle serait délivrée de ces cordes qui sciaient depuis trop longtemps ses membres. Mais ne serait ce pas de nouveau un jeu pervers, et n’allait t’ on pas encore lui infliger des tourments terribles….Elle se sentait à bout de force….
    Un long et sensuel baiser profond libéra cette angoisse, et lorsque le claquement sec des lames des ciseaux coupant la corde qui entravait ses bras la libéra partiellement, elle s’abattit à plat ventre sur le lit. Ses cuisses étaient toujours ligotées, et elle ne sentait plus ses genoux. Déjà dans ses bras et jusqu’au bout de ses doigts, des colonies entières de fourmis montaient à l’assaut de ses nerfs, et la douleur était peut être encore plus intense que les coups de ceinture reçus auparavant.
    Deux mains douces se posèrent sur ses tempes, les massant délicatement alors qu’une langue chaude couvrait sa nuque de léchouilles.
    La douce et langoureuse caresse buccale cessa, et les mains quittèrent son visage, se posant doucement sur son cul.
    « -Putain, la vache….il ne t’a pas épargnée….Ma pauvre puce….tu as dû souffrir…. ! ».
    Elle aurait pu répondre…oui, non, encore, c’était terrible, j’ai mal, j’ai aimé, j’en veux encore….ou n’importe quoi d’autre….mais par sa bouche aux lèvres enflées par les morsures de son amante, seule sa respiration s’infiltrait, et elle tentait de la calmer….de reprendre ses esprits….Trop d’idées et de questions se bousculaient dans sa tête…aucune envie de les mettre en ordre….juste reprendre pied dans une douce quiétude. Retrouver un respiration ample, et se laisser aller aux caresses que ces mains douces prodiguaient à ses fesses meurtries.
    Ces si délicates mains abandonnèrent son cul, juste pour faire exploser les liens qui entravaient encore ces jambes à coups de ciseaux….
    « -Chut, ne dis rien, laisse moi faire…Voilà allonges toi doucement et complètement…je vais masser tes jambes…mets tes mains au dessus de ta tête et laisse toi aller, tu as besoin de réconfort…. ».
    Elle obéit. Ses bras reprenaient vie petit à petit, d’autant plus que les voraces fourmis venaient de les quitter pour coloniser ses pauvres jambes inertes , glacées et engourdies.
    Il fallut plusieurs minutes avant qu’elle ne ressente la pression des mains sur ses mollets, puis ses cuisses, puis….Oh non….enfin si….sous une poussée tendre, elle sentit ses cuisses se faire écarter, et un doigt qui avançait lentement, calmement, en de douces ondulations, vers son centre de gravité sexuel.
    Pendant ce temps, l’homme enfermé dans la salle de bain caressait tranquillement sa queue raide, agenouillé devant le trou de la serrure, observant cette longue scène. Il aurait préféré qu’elle continue à la punir, mais bon ce n’était pas tous les jours qu’il pouvait assister en direct à une orgie saphique entre deux gouines. Et puis, qui sait….Elle avait tellement l’air d’être sûre d’elle, dans leurs échanges précédents, lorsqu’il avait été question de punir cette petite garce….Peut être était elle juste en train de reprendre sa confiance, avant de la martyriser de nouveau. Sa main s’agita un peu plus vélocement sur sa bite lorsqu’il vit le visage de la patronne s’enfoncer entre les cuisses ouvertes de la jeune femme et qu’il entendit des geignements de plaisir….
    La fille qu’il venait de flageller si durement semblait presque détendue, allongée à plat ventre, les bras de part et d’autre de son visage qui restait partiellement masqué par le bandeau noir sur les yeux. Il n’en voyait guère plus, sa position de voyeur étant difficile à modifier, agenouillé devant le petit trou de la serrure. Il s’enhardit, et ouvrit le plus délicatement possible la porte de la salle de bain. De toutes façons, les deux femmes étaient trop occupées pour se soucier de lui. La porte entrebâillée, il se remit debout, avançant d’un pas pour jouir totalement du spectacle.
    Maintenant, il arrivait à distinguer le dos de la jeune femme allongée, le creux de sa colonne vertébrale qui menait jusqu’au bas des reins sur lequel s’étalaient les séquelles violacées de sa fouettée, et surtout son cul, rouge cramoisi et barré des larges striures laissées par ses coups de ceinture répétitifs. Il pensa qu’il avait bien travaillé….
    Mais le bas du corps de la jeune femme était masqué . Il apercevait la chevelure de celle qui avait manigancé tout ça, plaquée entre les cuisses et s’agitant doucement, sûrement sur la raie de son cul. Son corps encore totalement vêtu. Allait elle bientôt se déshabiller ?
    Il s’avança de quelques pas, se mettant sur la pointe des pieds pour voir mieux. Le visage enfoui entre les cuisses se mouvait calmement…Elle lui léchait le sexe et peut être même le trou du cul, et ses deux mains massaient doucement les fesses meurtries, les écartant pour laisser un passage plus profond à sa langue. Ses cheveux courts devaient frôler l’intérieur des cuisses dans une caresse voluptueuse. Les doigts de la fille se crispaient par instant, faisant crisser le dessus de lit, alors qu’elle laissait échapper un cri de plaisir un peu plus intense en soulevant le torse, dévoilant une partie de ses seins , et pliant ses cuisses légèrement et creusant les reins, offrant son intimité encore plus à la langue qui la léchait.
    Il avait toujours jalousé les rapports saphiques, trouvant que c’était un peu du gâchis, mais pour la première fois, il en observait un en réalité et non pas sur une vidéo porno. Il lui apparut alors évident que deux femmes pouvaient se donner un plaisir tellement plus profond, l’une connaissant forcément mieux le corps de l’autre, bien mieux qu’un homme ne pourrait le faire, allant se fourvoyer dans des endroits si intimes qu’ils restaient toujours mystérieux pour un mâle. Elles connaissaient leurs réactions réciproques forcément mieux que ce qu’il pouvait en savoir lui, les régions où l’on pouvait ou devait majorer les caresses, les instants où il fallait laisser la détente s’installer avant de reprendre pour aller encore plus haut.
    La fille qu’il avait fouettée ondulait maintenant sous les lappées plus véloces et intenses de son amante, se laissant gagner par ce qu’ il imaginait des ondes de plaisir de plus en plus profondes, et ses râles exprimaient bien sa jouissance à venir.
    Lui, nu et debout, spectateur attentif , continuait de se masturber intensément, tout en fixant de tous ses yeux la scéne érotique torride qu’elles lui offraient.
    La lécheuse abandonna une des fesses de la fille qu’elle était en train de faire jouir, arrêtant de la malaxer allégrement, et il vit qu’elle allongeait son bras sous son ventre, relevant de quelques centimètres sa jupe. Il pensa qu’elle allait enfouir sa main dans sa culotte pour se donner également du plaisir au moment de l’extase.
    Le plaisir les prit tous les trois presque au même moment.

    Il explosa de jouissance au moment même où les cris de la petite suppliciée atteignaient également leur intensité maximum, et qu’elle secouait la tête en tous sens, faisant onduler ses cheveux et agrippant le dessus de lit de ses mains recroquevillées, creusant ses reins pour s’offrir encore plus à ce plaisir torride. Lui inonda la moquette de la chambre à ses pieds d’une longue giclée de sperme, alors que l’autre femme se cambrait également sous la caresse profonde de sa main enfouie dans sa culotte. Leurs râles de plaisir se confondirent à défaut de leur corps.
    L’homme et la jeune femme mirent plusieurs minutes à reprendre leurs esprits.
    Il rejoignit ses deux complices dans la chambre et s’allongea près d’elles. Il sentait monter en lui une immense tendresse pour cette jeune inconsciente qui avait été capable d’une telle constance dans son jusqu’au-boutisme. Doucement, il entreprit de détacher le bandeau qu’elle avait toujours sur les yeux. Il vit ses yeux noisette pour la première fois. Elle cligna des paupières, surprise tant par la lumière de fin d’après-midi qui régnait dans la chambre que par le retour à la réalité. Il lui sourit :
    « -Bonjour…
    – … Bonjour.
    – Tu vas bien ? »
    Elle sourit :
    « -Oui. Et toi ?
    -Très bien».
    La jeune fille émergeait d’un rêve. Elle l’avait fait ! Elle s’était donnée à un inconnu. Elle avait sauté le grand pas. Touché du doigt le fantasme. Et elle avait survécu ! C’était grâce à elle… Son amante, son amour enfoui depuis quelques années déjà. Combien de temps ? Cinq ans, facilement… Et elle était là, derrière elle, allongée. Après tout ce temps, elle allait revoir sa jolie rousse. Elle se souvenait de sa peau claire, de ses yeux verts, de sa bouche charnue.
    « Merci » murmura-t-elle. Merci d’avoir été là, d’avoir pu me mettre en confiance face à l’inconnu. »
    Elle se retourna, et son sourire se figea dans une grimace d’étonnement.
    Sur le lit était allongée une autre inconnue, une femme blonde aux cheveux en bataille qui la regardait, hilare.

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