Paris, mardi.

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Ce sujet a 5 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Professeur Max, il y a 5 jours et 10 heures.

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  • #29774

    Amisa
    Participant

    Pais, mardi 9heures, elle l’attend avec fébrilité, deux mois qu’ils ne se sont pas vus, deux mois où elle a sans doute abusé de sa liberté à cause de cette si longue absence.
    Il sonne, enfin ! Une longue étreinte tendre dans une même respiration, corps serrés l’un contre l’autre. Chaleur, douceur et chuchotements.
    Monsieur ne lui fait aucun reproche. Il annonce seulement d’une voix posée :
    « Allons-y ! »
    Peu de mots, ils sont inutiles, et elle le sait.« Je pense que tu ferais bien de faire pipi avant … »
    Docilement, elle passe dans la petite salle de bain attenante à la chambre. Il n’est pas nécessaire qu’il lui rappelle la règle, elle ne ferme pas la porte. Quand elle est assise sur la cuvette, il suffit que Monsieur écarte l’index du majeur en la regardant pour qu’elle comprenne la consigne. Il ne se contentera pas de lui imposer de faire pipi devant ses yeux. Il veut voir. Voir vraiment. Il la veut sans pudeur, sans limite, sans interdit. Elle ne tergiverse pas, et elle écarte largement les cuisses. Alors que, les autres fois, elle a toujours eu du mal à parvenir à faire pipi sous ce regard égrillard, cette fois elle est si émue, si apeurée, si consentante d’avance à tout, que, presque immédiatement, elle sent la fontaine jaillir. Il lui semble que le bruit cristallin de l’urine emplit la pièce. En même temps, et malgré ce regard pervers qu’elle connaît si bien, il lui semble ressentir un soulagement. Au moins, pense-t-elle furtivement, elle n’aura pas à demander comme une gamine l’autorisation d’aller faire pipi au beau milieu de la séance, ni à prendre le risque de s’oublier piteusement sur les genoux de son Monsieur. Une fois que l’écoulement est terminé, avant d’oser se relever, elle demande :
    « …je peux …Monsieur ? »
    La voix, étonnamment calme, de Monsieur répond à la question qui est pourtant restée en suspens :
    « Tu peux t’essuyer »
    Cette fois, une vague de honte lui monte au visage. Elle comprend que chaque mot, chaque geste, sera marqué de la volonté de punition. Que non seulement il ne détournera pas le regard alors qu’elle épongera son intimité, mais qu’il veut qu’elle reçoive cette autorisation comme une première sanction. Oui, elle a fait pipi, sous ses yeux, comme un bébé, mais en plus, oui, sa chatte est mouillée d’urine, et il faut qu’elle la nettoie avant de se relever.
    Annonce.
    Monsieur s’est assis sur le lit. Un claquement de doigt lui fait savoir qu’il l’attend. Elle remonte sa culotte, se lève, et vient se placer debout devant lui, les yeux baissés, les mains dans le dos.
    « Tu sais pourquoi nous sommes ici ? »
    « Oui, Monsieur »
    « Je veux quand même te l’entendre dire »
    « Pour … pour que vous me punissiez, Monsieur »
    « Comment vas-tu être punie ? »
    « Par une fessée, Monsieur »

    La première fois qu’elle a été fessée par Monsieur, elle avait eu beaucoup de mal à prononcer ces mots. Cette fois, ils lui paraissent si naturels, si normaux presque, qu’elle les prononce comme une évidence. Monsieur acquiesce et esquisse même un sourire. Et, toujours d’une voix où ne perce pas la moindre colère, comme s’il fallait seulement qu’elle comprenne, qu’elle sache,, qu’elle anticipe, il expose :
    « Oh oui, je vais te coller une fessée. Une fessée comme tu n’en as encore jamais reçue. Une fessée magistrale. Tu sais que c’est nécessaire n’est-ce-pas ? »
    Oui, elle le sait. Nécessaire est bien le mot. Nécessaire pour lui, sûrement. N’a-t-il pas en effet toutes les raisons de la punir comme jamais encore elle ne l’a été ? Mais surtout nécessaire pour elle. Bien sûr qu’elle sait, depuis la seconde où elle a découvert son Monsieur derrière elle, qu’elle sera fessée plus sévèrement que jamais. Mais, paradoxalement, la pire chose que pourrait décider son Monsieur, serait de ne pas la fesser. Cette fessée magistrale, elle en a besoin. Physiquement comme mentalement. Elle le reconnaît :
    « Oui, Monsieur, je le sais »
    « Il n’est pas nécessaire que je t’explique les raisons de ta punition ? »
    « Oh … non, Monsieur »
    Là, il lui fait un cadeau magnifique. Autant, quand les précédentes fessées étaient motivées par des prétextes, des broutilles, leur exposé faisait partie de leur jeu, autant, ici qu’elle sait être punie pour un motif oh combien légitime, elle est reconnaissante à Monsieur de ne pas lui imposer de l’entendre. Elle mérite cette trempe, elle va la prendre, tout est dans l’ordre.
    En tenue !
    Pourtant, Monsieur ne fait pas ce geste si habituel chez lui de montrer ses cuisses pour qu’elle vienne s’y allonger. Il la laisse mariner, il laisse le silence s’installer. Puis  les ordres se succèdent, impérieux.:
    « Tu te tournes ! »
    « Tu te trousses »
    « Tu baisses ta culotte »
    Retournée
    Se retourner, pour qu’il voit son cul. Elle est presque rassurée. Il a envie de voir son derrière. Bien sûr qu’elle va le lui montrer ! Sans espoir que cela ne le convainque de renoncer à la fesser, bien au contraire. Mais ce besoin qu’il exprime de voir son cul la rassure.
    Elle s’exécute. Se retourne, lui tourne le dos, et surtout le cul ! En plus, maintenant, comme tout à l’heure dans la boutique, elle ne verra plus son Monsieur, et, comme une autruche qui se cache la tête dans le sable, elle osera plus …
    Troussée
    Se trousser.. Oh, ce verbe qu’il a employé ! Se « trousser » Pas « relever », ou « remonter », ou même « retrousser » sa jupe. Mais bel et bien se « trousser » Comme une fille des rues, comme une grue, comme une bonniche qu’on va punir. Quand on se trousse, ce ne peut que pour être fessée, ou pour être prise, sauvagement, à la hussarde. Être prise par derrière, sans partage, sans échange, par un homme presque anonyme qui va prendre son plaisir. Devenir femme, femelle, objet de plaisir égoïste.
    Elle relève sa jupe au-dessus de ses reins. Elle la coince de manière à l’empêcher de retomber, et, à la fois pour qu’elle reste mieux en place et aussi pour mieux exposer son postérieur, elle se penche légèrement en avant, faisant mieux saillir son cul rond. Voilà, elle est exhibée. Il ne reste qu’à déculotter.
    Culotte baissée
    Baisser sa culotte. Bien sûr. Mettre son cul à l’air. Se mettre cul nu. La lune exposée. Aucune hésitation, aucune illusion, aucune alternative. Pour recevoir la fessée, il faut évidemment un cul nu. D’habitude, elle est déculottée. Par Monsieur. C’est même, elle le sait, le moment le plus émouvant pour lui, comme pour elle. Sentir les doigts qui se glissent sous l’élastique de la petite culotte. La sentir descendre lentement pour dévoiler le Graal peu à peu, comme un soleil qui se lève sur l’océan, ou au contraire se la faire baisser d’un seul coup, comme on arrache un voile. Selon son humeur, Monsieur descend la culotte juste sous les fesses, comme pour encadre le derrière qu’il va frapper, ou il la fait glisser jusqu’aux genoux, ou jusqu’aux chevilles. Parfois, il la retire complètement, ou il lui impose de faire un pas pour « enjamber la culotte » qui restera au sol, comme la marque de sa décision. Mais le plus souvent, il exige que la culotte reste là où il l’a placée, avec interdiction, sous peine d’une nouvelle raclée, de la laisser tomber au sol. Ainsi, si elle doit se déplacer, pour le rejoindre là où il s’est installé, pour aller au coin, ou même pour aller faire pipi si une nouvelle envie la prend, elle devra le faire à petit pas, les jambes entravées par le slip. Et quand la fessée aura commencé, elle devra veiller à ce que ses mouvements ne la fassent pas tomber, sans quoi ses fesses en paieront le prix.
    En tous cas, elle est alors déculottée. Elle se fait déculotter. Elle se fait mettre la cul à l’air, à portée de main. C’est comme l’annonce symbolique de la décision de Monsieur, que pourtant elle connaissait à l’avance. « Je baisse ta culotte, je vais te fesser »
    Mais, aujourd’hui, Monsieur innove. Il lui intime l’ordre de la baisser elle-même. De SE déculotter. Comme s’il voulait que, par ce geste indécent, elle exprime son acceptation, mieux sa demande, d’être fessée. « Je mets mon cul à l’air, Monsieur, pour que vous le frappiez à votre convenance »
    Elle passe les mains dans son dos, saisit l’élastique de la taille, et fait descendre le slip sous ses fesses, à la jonction avec les cuisses. Mais un ordre claque :
    « Plus bas ! Aux genoux ! »
    Il n’a besoin ni d’expliquer cet ordre, ni de le répéter. Elle s’exécute et elle a compris. Quand le slip glisse le long de ses cuisses, celles-ci se couvrent de chair de poule. Elle sait qu’elles vont prendre leur part de la raclée. Que Monsieur va s’acharner non seulement sur son cul, lieu évident de la fessée, mais aussi sur ses cuisses, derrière et surtout peut-être à l’intérieur, là où la peau est plus fine, plus sensible. Pour que le slip tienne en place, il lui faut écarter les jambes, pour le tendre entre les genoux. Ainsi, elle le sait, elle « montre tout » Elle montre son abricot charnu, ses lèvres moites, et même son petit trou. Impudique, exhibée, montrée, exposée.
    Ça y est, elle est « en tenue » En tenue de fessée. En tenue de punition. Il ne lui reste qu’à se mettre « en position
    En position !
    Ce sont les mots qu’utilise presque systématiquement Monsieur pour lui indiquer que la fessée va commencer. Et qu’elle doit, tout simplement, prendre la position qu’il attend d’elle. Le plus souvent, s’allonger sur ses genoux, ou plus exactement sur ses cuisses, dans la position que les amateurs qualifient de « OTK », et qui est aussi la position traditionnelle des gamines fessées.
    Mais aujourd’hui, alors qu’elle s’approche de lui, il se lève et l’arrête d’un geste impératif de la main. Il pose le pied droit sur la table basse, lui fait signe d’approcher plus près, et, quand elle le fait, il la saisit brutalement par la nuque et la courbe par dessus sa jambe.
    Ainsi elle n’aura même pas le contact finalement rassurant de son ventre avec les genoux de Monsieur. Elle ne sera pas allongée, mais debout, penchée, le corps cassé. Elle sent que ses jambes flageolent, mais elle s’efforce de ne pas trembler. Pour assurer son équilibre, elle agrippe le bord de la table basse.
    La fessée va commencer, rien ne pourrait plus l’empêcher maintenant, elle le sait. Du reste, pas un instant elle ne l’a pensé, ni même espéré. Cette fessée qui va tomber, elle la mérite, elle l’attend, elle l’espère presque. Non qu’elle ait envie d’avoir mal, et elle sait qu’elle va avoir mal, très mal. Monsieur n’a jamais « fait semblant » de donner la fessée. Le « panpan cucu » n’est pas son genre. Pour lui, elle le sait, une fessée ça claque, ça rougit les fesses, ça fait mal. Mais peut-être l’attente, l’incertitude, est-elle encore plus insupportable que la douleur de la fessée elle-même. Alors, oui, aussi paradoxal que cela puisse paraître, elle a hâte qu’elle commence.
    Progression mathématique
    Le temps s’est arrêté. Le silence est presque palpable. Elle a le sentiment qu’on peut entendre son cœur battre. Et soudain, l’explosion ! La main de Monsieur vient de s’abattre à toute volée sur sa fesse gauche. Elle a l’impression d’avoir entendu le bruit mat et clair avant de ressentir vraiment l’impact de la main sur sa fesse. Il a frappé comme il le fait d’habitude, fort. La douleur est immédiate. Elle se propage comme une vague, elle s’étale comme une goutte de pluie d’orage sur un sol chaud. Visiblement, il a fait le choix de laisser le temps à la douleur d’ainsi s’étendre. Lors des fessées précédentes, il a ainsi alterné les séries de claques bien espacées les unes des autres et les séries en rafale. Mais ici, la main ne retombe pas. Elle en est presque frustrée. Une fessée d’une claque unique, ça ne ressemble à rien ! Et puis, c’est comme une fourmi de vingt-cinq mètres, ça n’existe pas ! Pourtant, les secondes s’égrènent, sans nouvel assaut. Moitié inconsciemment, moitié provocatrice, elle gigote un peu, et c’est seulement la pression de l’autre main de Monsieur au creux de ses reins qui lui rappelle qu’elle ne doit pas bouger. Tout juste Monsieur consent-il
    à murmurer, très bas :
    « Ne sois pas impatiente … la suite de la progression va venir »
    Elle n’a pas le temps – ni l’audace – de demander ce qu’il entend par là. La main droite frôle ses fesses, comme pour évaluer le terrain, et « vlan – vlan » une claque, toujours aussi vigoureuse sur chaque fesse. Sursaut, gémissement à peine ébauché, mouvement de ruade incontrôlé, mais elle reprend d’elle-même la position. Nouvelle pause. Étonnamment longue à ses yeux, si différente en tout cas de ce qu’elle a connu auparavant. Puis nouvel effleurement, et quatre claques qui se succèdent. La « progression » ! Bien sûr ! Elle comprend. Lors d’une séance antérieure, il avait décidé d’un jeu, d’un test de sa résistance. Il frappait une fois, elle annonçait le chiffre « 2 », deux fois, elle annonçait le chiffre « 4 », doublant chaque fois le nombre de claques que son cul recevrait. Elle avait tenue jusqu’à « 64 », puis avait renoncé à doubler. Il lui avait alors fallu refaire le parcours à rebours. Par la suite, par jeu, elle s’était amusée à compter qu’elle avait reçu ainsi cent quatre vingt dix claques. Elle comprend … qu’elle a compris, quand elle compte les huit claques suivantes. Mais elle comprend aussi qu’aujourd’hui, ce ne sera pas elle qui sera maître du jeu. Celui-ci continue. Seize, puis trente-deux, puis soixante-quatre, puis cent-vingt-huit, puis …mais elle a depuis longtemps cessé de compter. La succession implacable des séries a déjà porté son derrière à ébullition. A chaque « pause », et il les respecte entre chaque nouvelle série, elle cherche à reprendre son souffle, à reprendre pied. Elle essaie d’évaluer si la série a vraiment été plus longue que la précédente, ou si c’est seulement l’addition des volées successives qui les rend plus douloureuses. Elle ne sait plus.
    Fessées plurielles
    Elle ne reçoit pas une fessée carabinée. Elle reçoit « des » fessées, une succession de fessées, une avalanche de fessées. Et si, bien sûr, plus elles se prolongent, plus elles sont douloureuses, en même temps, chaque pause fait naître une sorte d’espoir. Ou au moins de questions. La main va-t-elle s’abattre à nouveau ? Ou bien Monsieur estimera-t-il qu’elle a été assez fessée pour aujourd’hui ? Il n’a pas annoncé, comme cela lui est parfois arrivé pour les coups de brosse ou de martinet, le nombre de claques qu’elle subirait. Chaque reprise est donc d’autant plus cruelle. Et aussi plus mordante, comme si la succession des coups aboutissait à une sorte d’anesthésie de la peau, alors que la reprise de l’averse de claques après la pause ravive au contraire la brûlure.
    Elle ne cherche pas consciemment à échapper à ce qu’elle sait inéluctable. Ni à attendrir Monsieur, ce qu’elle sait inutile. Mais le niveau de douleur l’amène, à son corps défendant, à gigoter de plus en plus. A agiter frénétiquement les jambes, dévoilant ainsi, mais elle n’en a cure, son entrejambe, sa raie fessière, son abricot et son petit trou. Le bras ferme de Monsieur la maintient, la relève quand ses jambes fléchissent. Jusqu’à ce qu’elles ne soient plus capables de la soutenir, et qu’elle tombe à genoux, prostrée, presque en position fœtale. Alors, sans même un mot de reproche, constatant simplement l’impossibilité pour elle de rester debout, il s’agenouille près d’elle, la reprend par la nuque, fermement, et l’amène à se repositionner au travers de ses cuisses. Et une nouvelle fessée reprend. Elle est dans l’incapacité de mesurer si c’est la suite mathématique qui se poursuit, ou si sa faiblesse a été sanctionnée par une fessée supplémentaire. Elle est au-delà de la raison. Cassée. Brisée. Le corps secoué de hoquets. Elle a crié quand les claques son devenues insupportables. Maintenant, elle pousse une sorte de mélopée continue, de plainte qui se poursuit même quand les rafales s’interrompent.
    Pleurs
    Ce n’est qu’après qu’elle se rendra compte que, pour la première fois, elle est en pleurs. Que son visage est couvert de larmes. Qu’elle est secouée de sanglot. Et qu’elle se souviendra d’une conversation avec Monsieur, avant qu’ils ne se rencontrent, lors de laquelle il lui avait expliqué que pleurer, vraiment, sous la fessée était une étape, presque une victoire, pour celle qui est fessée bien plus que pour celui qui la fesse. C’est, lui avait-il expliqué, la marque que la fessée est véritablement acceptée. Que les défenses de la vie normale ont cédé. Que la « chipie » est vraiment devenue « une femme fessée ». Du reste, elle ne cherche pas à retenir ses pleurs. Elle est bien au-delà de la fierté, de la compétition. Elle est même d’une certaine manière au-delà de la douleur. Elle a mal, bien sûr. Très mal aux fesses. Mais la douleur connaît aussi une sorte d’acmé. Et elle flotte dans un état quasi comateux. Elle souffre, oui, vraiment. Mais, en même temps, elle sent plus qu’elle ne sait, qu’elle a atteint un degré nouveau, état différent.
    Coin
    Quand Monsieur décide de cesser cette diabolique progression mathématique, il lui faudra, à elle, un long moment pour comprendre que la fessée est vraiment finie. Et Monsieur, aussi attentif et bienveillant qu’il est sévère et intraitable, lui laisse le temps de reprendre ses esprits. Quand elle parvient à se relever, toujours agenouillée, elle s’accroche à son cou comme à une bouée, pose sa tête au creux de son épaule, et sanglote librement. Il la serre contre lui, la berce doucement. La main de fer qui la prenait par la nuque est devenue caressante, apaisante. Il lui laisse le temps. Il laisse du temps au temps. Quand il la sent calmée, plus sereine, il murmure à son oreille :
    « Tu sais que c’était nécessaire, hein ? »
    Et, la voix encore un peu cassée par ses pleurs, elle répond, docilement mais sincèrement :
    « Oui, Monsieur, je le sais »
    Beau joueur, et au fond assez admiratif de la manière dont elle a reçu cette volée magistrale, il ajoute :
    « Je suis fier de toi, tu as été courageuse. »
    Elle ressent une bouffée de fierté. Son Monsieur la félicite, son Monsieur est content d’elle. Elle en frémit de bonheur. Mais elle n’a pas le temps de répondre avant qu’il ne poursuive :
    « Et je sais que tu vas l’être encore »
    L’affirmation ne la surprend pas vraiment. Quelle que soit la longueur et la sévérité de la raclée qu’elle vient de prendre, elle comprend bien que sa punition n’est pas terminée. Que Monsieur a d’autres idées derrière la tête. Elle s’y attend, sans pourtant pouvoir anticiper ce que sera la suite. Encore que la première étape était, elle, assez prévisible. Mais son Monsieur a l’élégance de ne pas la lui annoncer sous forme d’un ordre, comme quand il l’a fait se trousser et baisser son slip, mais sous la forme d’une affirmation :
    « Tu sais aussi où tu vas aller maintenant .. »
    Pourquoi faire semblant de ne pas comprendre ? Elle acquiesce :
    « Oui, Monsieur … »
    Comprenant à son silence qu’il tient à ce qu’elle le dise explicitement elle-même, elle poursuit, dans un souffle :
    « Je vais aller au coin … »
    Il n’a pas besoin de le lui confirmer. D’elle-même, en grimaçant un peu, elle se lève, remonte la slip qui est descendu à ses chevilles à hauteur de ses genoux, vérifie que sa jupe tient bien et ne risque pas de retomber, puis elle se dirige vers le mur qu’il lui indique d’un mouvement du doigt. Elle se tient droite, et, là encore sans qu’il ait eu besoin de le lui ordonner, elle met ses mains sur, ou plus exactement derrière sa tête. Et Monsieur peut se régaler de l’image de cette fille, encore un peu tremblante, nez au mur, les fesses rouge carmin. Malgré ses efforts, elle ne parvient cependant pas à s’empêcher de gigoter, de bouger les mains, d’agiter les coudes, de piétiner sur place.
    La sanction est, bien sûr, immédiate. Ses cuisses sont aussitôt cinglées par les lanières d’un martinet. Elle sursaute, sautille, criaille, mais ne proteste pas, et reprend docilement la position. Par trois fois, le martinet viendra ainsi la rappeler à l’ordre. Par trois fois elle reprendra la posture exigée. Et, encore une fois, elle en est presque à attendre qu’il décide de reprendre la séance, tant cette immobilité lui pèse.
    Reprise
    Combien de temps est-elle restée ainsi à attendre la décision de monsieur ? Elle serait bien incapable de le dire. Elle est, ils sont, hors du temps. Sauf qu’elle commence une nouvelle fois à piétiner, et finit par demander, d’une toute petite voix :
    « J’ai … je peux …aller…faire pipi, Monsieur, s’il vous plaît ? »
    Prévoyante, elle a pourtant pris garde à ne pas boire beaucoup depuis le matin, et elle a bien fait pipi avant la raclée. Mais il faut croire que l’expression « une fessée à faire pipi par terre » n’est pas sans fondement. La réponse de Monsieur est laconique :
    « Bien sûr, tu peux. En respectant les règles »
    Il n’a pas besoin d’en dire plus. Les jambes toujours entravées par le slip tendu, elle se dirige à petits pas vers la salle de bain. Bien sûr elle ne ferme pas la porte, et bien sûr Monsieur se poste face à elle. Il n’a même pas besoin de réitérer son mouvement des doigts pour qu’elle écarte délibérément les cuisses, lui laissant ainsi découvrir le ruissellement cristallin.

    Quand elle revient dans la chambre et se dirige une nouvelle fois vers le mur, prête à reprendre sa place. Il l’arrête d’un geste. Une nouvelle fois, il la prend dans ses bras, la serre contre son torse. Elle fond de bonheur, et de fierté en sentant, contre son ventre, la bosse qui s’est formée sous la pantalon de Monsieur. Celui-ci passe ses mains dans son dos, et il caresse précautionneusement, du bout des doigts, le derrière chaud. Le seul contact, même doux, des doigts avec ses fesses la fait tressaillir de douleur. C’est comme si son cul était un champ labouré. Il constate à voix basse :
    « Ton cul en a pris assez pour aujourd’hui »
    Il l’a fait alors pivoter sur elle-même et lance :
    « Maintenant, je te veux à poil. Tout de suite. »
    L’ordre est clair, le ton indique sans équivoque que la punition va reprendre. Elle s’exécute sans protester. En un tour de main, elle retire son slip, passe les mains dans son dos pour descendre la fermeture de sa jupe qui tombe à ses pieds, puis ôte son chemisier. Elle ramasse ses vêtements, va les déposer sur le canapé, puis revient à sa place, le dos tourné. Monsieur s’est déplacé, lui aussi. Il est allé farfouiller dans la mallette qu’il a déposée sur la petite table de la chambre.
    Elle n’a pas tourné la tête. Pas cherché à voir ce qu’il y prenait. Mais la réponse arrive tout de suite. Un bandeau noir lui obscurcit la vue. Et l’ordre tombe, irrémédiable :

    « En position de soumise ! »

    #29776

    Caline
    Participant

    Félicitations @amisa54 pour ces 3 récits remplis d’émotion , ils m’ont beaucoup touché

    #29778

    Amisa
    Participant

    Merci beaucoup … Paris, mercredi ….arrive bientôt @caline

    #29779

    Caline
    Participant

    Je suis impatiente de te lire à nouveau @amisa54 ,( je peux te tutoyer?)

    J’aime beaucoup ta façon de raconter , on ressent tes émotions à chaque mot .

    #29780

    Amisa
    Participant

    @caline ….quand c’est vécu ….écrire est facile !

    #29786

    Professeur Max
    Participant

    Lire ces lignes, les goûter, s’en délecter… Puis les relire à nouveau pour y chercher les nuances de saveurs qui avaient échappé à la première lecture . Et rester sans voix …

    http://professeurmax.canalblog.com/

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