L'étude de l'art est un jeu subtil (4)

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Coolflyer59, il y a 3 semaines et 6 jours.

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    Coolflyer59
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    Nous marchions dans la rue et, malgré mes sévères admonestations au sortir de la brasserie, sa nature de femme conquérante reprenait vitre le dessus. Elle marchait en se redressant, reins cambrés, mollet nerveux, buste triomphant, nuque droite et cheveux superbes, au point que tous les yeux se tournaient vers elle.

    “Vous reprenez votre allure immodeste de femme rebelle!” Lui grommelais-je A l’oreille.

    “Tout à fait, répondit elle, “d’ailleurs nous allons ici”, dit elle en s’engouffrant dans le porche d’un bel hôtel particulier de la vieille ville. Je n’avais pas eu le temps de réagir qu’elle montait d’un air décidé le monumental escalier de pierre, sa jupe ondulant devant mes yeux ; après quelques marches elle se retourna sans cesser d’avancer, un sourire aux lèvres et les yeux pétillants
    “Savez vous que je ne suis pas une femme facile à soumettre?” Me dit elle, défiante, ” et arrivant juste après sur le pallier elle saisit un trousseau de clef et ouvrit la grande porte double d’un somptueux appartement. “Chez moi” dit el en m’invitant à entrer. L’endroit était superbe. La lumière pénétrant par de grandes porte-fenêtre sur les arbres du boulevard éclairait un vaste salon aux teintes beiges et ocres, avec de grands canapés profonds, deux fauteuils en cuir et un piano à queue en loupe d’orme. Un parfum discret d’ambre et de musc invitait à la détente sensuelle.

    Je restais un moment stupéfait, tandis que mon hôtesse improvisée sortait un fume cigarette de son étuis et s’installait dans un des fauteuils en croisant ses jambes superbes gainées de soie ombrée.

    “Cadeau de mon amant officiel” me dit elle en balayant les lieux d’un large geste.

    Je restais silencieux, me dirigeais vers la cheminée où trônait une bouteille de Glen Morangie et deux verres. Je me versais une rasade puis me retournais vers elle et, après une gorgée avalée, la considérais de mon regard le plus glacial. Elle me défiait de ses yeux brulants, mais je sentais un frémissement de fragilité sur sa lèvre supérieure, et dans ses doigts le fume cigarette crânement brandi tremblait imperceptiblement.

    Je laissais s’écouler en la fixant deux longues minutes jusqu’à ce que ses paupières s’affolent et qu’elle baisse les yeux.

    “Votre Cinema de pin up entretenue ne m’impressionne guère, mademoiselle, dis je d’une voix posée et grave; et… Je ne me souviens pas vous avoir autorisé à fumer! Levez vous…. Immédiatement.”

    Je vis une lueur d’effroi traverser ses yeux. Après quelques secondes où elle fit mine de refuser, elle se leva devant son fauteuil, perchée sur ses hauts talons.
    “Écrasez cette cigarette…” Elle s’exécute mais son visage continuait à me résister, lèvres fermées. Je m’approchais d’elle et, en pure provocation, elle souffla lentement vers mon visage lâ dernière bouffée de sa cigarette.

    “Trés bien” dis je en souriant. Sans cesser de fixer mes yeux dans les siens, je défis lentement la boucle de mon ceinturon. On n’entendait plus dans le temps suspendu que le petit sifflement discret du cuir coulissant dans chaque passant de ma ceinture…
    Le leger tremblement la reprit, gagnant tout son corps. J’étais à moins d’un mètre d’elle, et je ressentais dans tout mon être l’émotion intense qui lâ saisissait, tandis que son sourire se figeait doucement…

    “Je vais devoir vous reprendre beaucoup plus fermement que je n’imaginais. Placez vos deux mains sur votre tête Ét retournez vous mademoiselle l’insolente.”
    Elle obéit à l’instant. Je M’ approchais de sa nuque et lui murmurais “reconnaissez vous que vous êtes particulièrement insolente?”
    “Oûi, Monsieur” me répondit elle d’une petite voix” ” parlez plus clairement, admettez vous que de telles provocations répétées méritent un châtiment?” “Sa voix étranglées me répondit “oui, Monsieur”;
    “Vous vous rendez compte que vous avez abusé de votre charme et de votre arrogance et qu’il faut vous remettre dans le droit chemin?”
    Je dus lui faire répéter la réponse deux fois de sa voix blanche, tant ses mots devenaient inaudibles.

    “Très bien mademoiselle. Puisque vous en êtes convenu avec sincérité, nous pouvons commencer cette première séance d’éducation …”

    (À suivre )

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