La journée avait si mal commencé

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Ce sujet a 5 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  arpege, il y a 2 jours et 17 heures.

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
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  • #24751

    arpege
    Participant

    Un petit récit que j’ai écrit il y a quelques années et que je remets ici avant d’avoir peut être, l’opportunité d’en écrire d’autres

    Mardi, 14h15. Je suis agacé et en retard….une journée de merde…une journée noire. Ce matin, les funérailles pitoyables et irréelles d’un ami d’enfance, et maintenant cette colère sourde qui s’empare de moi et qui semble ne plus vouloir me quitter. Sans parler de cette pluie fine insidieuse et sournoise qui me transperce jusqu’aux os.

    La lourde porte en chêne massif se referme derrière moi dans un bruit de tonnerre. Elle me coupe du même coup du monde réel. Je suis aux greffes. Je décline comme à l’accoutumée mon identité, pour la forme, et je présente mon badge personnel au gradé de service. Puis je réclame une clé de casier pour déposer mes effets personnels et un peu de cette rage qui bouillonne toujours en moi. Je pose alors mon sac sur le chariot à rayons X et je passe à mon tour sous le portique à détecteur de métaux. Comme d’habitude, “le bipper” du portique carillonne, mais cette fois je refuse de retirer la ceinture de mon jean. C’est sans doute le privilège de la routine ou de ma mauvaise humeur du moment. Je récupère au passage l’alarme portative et les clefs de la salle de cours puis je me dirige vers ce premier rempart à la liberté.

    Je viens donner des cours de physiques, depuis 3 ans déjà, moi qui le reste du temps enseigne les maths dans un lycée de banlieue. La première porte s’ouvre électroniquement, je m’avance vers la deuxième qui ne peut s’enclencher que lorsque la première est refermée. S’ensuivent alors toute une autre série de grilles et de portes qui grincent toutes de manière aussi inquiétante. Je pourrais reconnaître chacune d’elles à l’oreille, sans aucune difficulté. Me voila désormais au centre de ce microcosme méconnu et méprisé, de ce rebus de la société. On y croise aussi bien des meurtriers pervers et arrogants que des alcooliques notoires et perdus où bien de simples loosers. Comme à chaque fois, les odeurs agressent mes narines et le silence me fait mal aux oreilles…. décidément je ne m’y ferais jamais. A droite les condamnés, à gauche les prévenus. Je longe le dernier couloir quand je l’aperçois vers la mince fenêtre, appuyée contre le dernier sas.

    Elle a la quarantaine, peut être moins. Elle porte un tailleur sombre strict, et un chemisier blanc éburnéen. Ses cheveux, d’un noir de jais, ondulés d’une longueur incroyable tombent en cascade sur ses épaules. Aucun doute possible, sa posture et son port de tête altier ne peuvent trahir sa profession : elle est avocate. Son attaché case confirme ma première impression. Je la salue poliment. Elle me fait un signe de tête discret, puis c’est le silence. Cependant nos regards finissent par se croiser et s’attirent inexorablement comme des aimants. Dès lors, à cet instant précis, je sais de manière présomptueuse et arrogante que je vais baiser avec elle. Elle, semble soudain mal à l’aise, elle prétexte une excuse de circonstance et s’enfuit dans le dédale sombre des couloirs d’une démarche gracieuse et légère. J’en profite au passage pour tenter de reconnaître son parfum et pour admirer sa croupe judicieusement galbée, ses jambes fuselées… des jambes qui n’en finissent pas. Les détenus arrivent enfin, leur contact me fait du bien il me permet de me ressourcer, de relativiser et d’en finir avec cette journée et cette hypocrisie de façade.

    Vendredi 17h30 ma journée s’achève, le WE approche. Pourtant j’ai un besoin viscéral de caféine là, maintenant, tout de suite… un besoin de Junkie. Je m’installe au pub en face de mon Lycée et je commande un café. Je suis toujours dans mes pensées, les images défilent dans ma tête ignorant la pitié, comme dans un gigantesque Kaléidoscope. Le brouhaha de la salle me fait du bien et je commence à me détendre. Soudain, j’aperçois une silhouette à la caisse. Une femme règle sa consommation. Je la reconnais. Elle a troqué son tailleur sombre pour une tenue beaucoup plus décontractée, plus claire. Elle semble plus jeune et souriante aussi. Mais il faut faire vite… elle s’apprête à partir. Je m’avance vers elle et lui demande si elle me reconnait. Elle hésite quelques secondes puis me sourit. Je lui annonce alors tout simplement avec un sourire franc empreint d’envie que je souhaiterais la revoir.

    Elle s’étonne de mon audace, s’apprête à rétorquer une remarque cinglante puis se ravise. Elle prend alors le journal sur le bar de la caisse, me le tend et me demande d’y noter mon numéro. Elle enfourne le journal dans son sac à main s’en va sans rien…. sans un au revoir.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 semaine et 6 jours par  arpege.

    “Savoir ce que tout le monde sait, c'est ne rien savoir. Le savoir commence là où commence ce que le monde ignore.”

    Rémy de Gourmont

    #24783

    arpege
    Participant

    Place Denis Duss…, « l’Alam… » Lim… 21h.
    – Vous m’avez l’air bien songeuse, il vous manque déjà ?
    Elle me regarde lointaine et répond.
    – Pas exactement, il est plein de fausses promesses comme la plupart des hommes, il ne m’accorde que 5 minutes à la dérobée au détour d’une gare et puis repars vers son travail encore et toujours, j’ai plus vraiment envie de ça.
    – Pourquoi rester avec lui alors ?
    Elle ne répond pas mais me fixe, comme si elle s’était posée la question des milliers de fois.
    Je pourrais lui raconter sa vie. Fille à papa d’un riche industriel des années 60 petite besogneuse dans un Lim… sans indulgence, déçue par son travail déçue par les hommes, déçue par la vie… elle méritait mieux que ça mais semble s’être fait happée par la routine et la noirceur de la société.
    – Pourquoi m’avez-vous rappelé ?
    – Vous n’avez pas la tête d’un satyre, et je ne voulais pas rester seule ce soir.
    – Vous savez je peux être bien pire.
    Un silence…. Je reprends :
    – Vous savez qu’en général les femmes que je côtoie ne croisent jamais les jambes en ma présence ?
    – Pour quelle raison ? C’est mal ?
    – Pour me rester offerte et ainsi montrer envers moi leur soumission.
    Son regard s’éclaire, devient plus dur mais elle manifeste un intérêt soudain.
    – Vous êtes un « sadomaso »
    – Pas exactement plutôt un propriétaire j’aime que les femmes se donnent à moi. Vous semblez connaitre ce milieu ?
    – J’ai lu Histoire dO comme tout le monde mais je n’ai jamais compris pourquoi des femmes faisaient des choses si peu agréables et pourquoi elles s’humiliaient de la sorte.
    La conversation prend une tournure nouvelle, je présume à cet instant précis d’un futur des plus prometteurs.
    Elle s’excuse alors et part aux toilettes, quand elle revient elle semble plus détendue, plus épanouie. Elle s’assoie à nouveau près de moi et nous reprenons la discussion. Elle souhaite en savoir plus sur moi mais je ne suis pas disposé à la satisfaire.
    – Vous voyez, quand vous êtes venu la première fois vous croisiez les jambes et maintenant elles sont complètement décroisées.
    – Vous l’avez remarqué ?
    – Serais ce les prémices d’une relation complètement nouvelle ?
    Nouveau blanc… elle ne répond pas.
    – String ou culotte ?
    Elle me regarde ahurie mais réponds sans se démonter.
    – String
    – Je souhaite le voir… la maintenant…tout de suite
    – Mais vous êtes fou !!
    – Si vous refusez je m’en vais.
    Elle hésite, son cerveau semble réfléchir à toute vitesse, puis je la vois enfin se baisser se dandiner légèrement et remonter son tailleur vers ses hanches. Elle écarte légèrement les cuisses.
    – Voila c’est fait !
    – Je n’ai pas à me baisser pour le voir décalez vous.
    La encore elle hésite à nouveau puis se positionne entre deux tables du bistrot. Un couple au fond de la salle semble observer le manège sans comprendre ce qui se passe vraiment. Moi je peux à cet instant admirer le fin tissu de soie rouge.
    – Maintenant retirer le et donnez le moi !
    – Mais c’est impossible, pas ici pas mainte….
    – Un seul refus de votre part et vous n’entendrez plus jamais parler de moi… je vous laisse tranquille définitivement
    Elle s’exécute immédiatement. Je prends un malin plaisir à l’observer, à entendre le délicieux bruit de l’élastique qui coulisse le long de ses cuisses fuselées et à admirer sa démarche gracieuse et terriblement féminine. Elle me donne le morceau de tissu et s’apprête à redescendre son tailleur le long de ses jambes.
    -Non vous devez restez offerte, je veux voir la couronne des bas et la naissance des hanches.
    Ses fesses sont désormais nues sur le sky de la banquette et à chaque mouvement font un bruit délicieux qui peut trahir n’importe quand sa condition.
    – Maintenant écartez les cuisses que je juge de vos offrandes… je veux voir votre chatte.
    Elle obtempère immédiatement, sans négocier, vaincue, heureuse.
    Je peux admirer dès lors une chatte luisante bien entretenue et très prometteuse.
    Je roule son string en boule et le dépose dans un cendrier j’écrase ma cigarette dessus et réclame au serveur l’addition. Il prend le cendrier avec un sourire discret et s’en va vers son office.
    Elle est toujours assise près de moi, les cuisses largement écartées…elle semble avoir oublié son indécence.
    – Je ne sais pas pourquoi j’ai fait tout ça mais j’ai envie de vous revoir.
    A mon tour désormais de profiter de la situation.
    J’écris au dos de la note : « Hotel la Cha… Sai…Mar… vendredi 21h » et glisse le fin message entre ses seins.

    “Savoir ce que tout le monde sait, c'est ne rien savoir. Le savoir commence là où commence ce que le monde ignore.”

    Rémy de Gourmont

    #24849

    Marie
    Participant

    vivement la suite…..
    votre plume est addictive!

    #24851

    arpege
    Participant

    vivement la suite…..
    votre plume est addictive!

    Merci beaucoup pour vos encouragements. Ils me sont très précieux d’autant plus que j’avais l’angoisse que ce genre de récit soit inadapté ou déplacé sur ce genre de site.

    “Savoir ce que tout le monde sait, c'est ne rien savoir. Le savoir commence là où commence ce que le monde ignore.”

    Rémy de Gourmont

    #25052

    iioko
    Participant

    Adapté ou pas je ne sais pas mais j’ai hâte de lire la suite… C’est au minimum emoustillant 😉

    #25233

    arpege
    Participant

    Mardi 19h30.
    Téléphone… une voie douce, claire, soumise, ne souhaitant pas me déranger, demande si elle peut me parler. J’acquiesce. Elle me pose beaucoup de questions, pourtant je ne donne aucune réponse. Elle parle de son trouble de la semaine passée, ne comprend pas comment elle a pu faire tout cela. Elle voudrait me revoir avant la date prévue. Aucune réponse, juste un « Hotel la Chapelle Saint Martin vendredi 21h ».
    Vendredi 21h Téléphone. Elle me dit qu’elle est en face de l’hôtel, j’y suis, je la vois. Elle porte le même long manteau que la semaine précédente, des talons plus hauts mais moins fins. Un grand sac rouge. Des cheveux en liberté d’une longueur démesurée. Je lui propose alors d’aller dans la même brasserie que la dernière fois. Elle semble déçue elle aurait préféré monter à l’hôtel immédiatement. Je lui demande comment elle est habillée sous son manteau. Elle m’informe d’un ensemble tailleur couleur amande, en vichy, d’un chemisier blanc, d’une culotte blanche, des bas couleurs chair, et de l’absence de soutien gorge.
    Je lui demande d’aller à la brasserie, de s’y préparer comme je le souhaite : Plus de chemisier, plus de culotte. Elle ressortira dans 15 minutes. Téléphonera.
    21H15, ponctuelle la demoiselle. Je lui ordonne de se mettre sur le bord du trottoir, je prends un taxi. Je demande au taxi de prendre la dite demoiselle, puis de d’aller avenue Charles De Gaule, puis vers les grands écrans.
    Une grande brasserie qui fait l’angle du boulevard. Nous deux, cote à cote… elle genoux joints, nous sommes “en vitrine”. Je lui intime l’ordre de laisser ses genoux à distance raisonnable, que les “mateurs” nombreux dans cette partie de Limoges, puissent avoir leur “Shoot” du soir. Elle me parle de sa vie, ses déceptions, ses rêves. Elle parle beaucoup, bavarde, je ne suis pas sa copine, elle le découvrira rapidement. Nous dînons d’un repas léger dans cette brasserie. 23H30. Taxi, direction La Chapelle Saint Martin. Un petit hôtel charmant, aux vastes chambres. Devant, elle m’interroge du regard. Je lui réponds qu’elle peut cesser quand elle veut. Elle me suit. J’ai ma clé, j’ai pris cette chambre en fin d’après midi. Un “sac à malices” déposé lors de la prise des clés. Elle entre. Je dépose son par-dessus. Lui demande de fermer ses yeux. Je prends un long foulard de soie. Lui occulte les yeux. Je retire sa veste. Deux jolis seins bien lourds, bien pleins s’offrent à ma vue. La fermeture éclair de la jupe… le bouton….elle tombe à ses pieds. Je la place dos au lit, les pieds joints. Belle vision, belle femme de 38 ans, un peu gironde, pas de ventre, des fesses rondes des fesses à enculer, des mains fines, de longues jambes. Elle ne sait pas quoi faire de ses mains, comme toutes les ignorantes. Je l’informe qu’elle doit les poser le long des cuisses, les doigts sur la peau. Tenue droite, le menton haut, digne.
    Je sors de mon sac ma badine. Elle me demande ce que je fais, lui répond que je prépare son avenir. Je me place face à elle, la badine en main. Je lui demande d’ouvrir la bouche. Je passe la badine sur ces lèvres, lui demande de découvrir l’objet avec ses lèvres. Lentement, du plat du cuir, qui cingle les chairs, au manche qui assure une bonne prise en main, elle découvre son premier objet de supplice.
    Je lui demande ce que c’est. Elle répond : « petite cravache ». Je lui demande si elle sait à quoi cela pourrait bien nous servir, elle me répond : « à me faire mal ». Je caresse doucement ses contours, du cou, les épaules, le long des bras, les mains, les cuisses, les mollets, son dos, le rebondi de ses fesses, entre ses seins, son ventre. Du bout de la badine, je parcours le corps de la suppliciée. Elle montre de l’impatience. Elle commence à ne plus tenir en place. Premier coup… juste et fermement posé sur la fesse droite. Lentement, la petite marque carrée apparaît sur la peau. Elle frissonne. Je lui demande d’écarter les jambes. Pas largement, non, juste de quoi prendre une pose plus confortable. Je lui explique certaines règles de tenue : ne jamais joindre les jambes, laisser à l’autre l’accès à toute sa personne, sans opposition.
    Elle oublie de poser ses mains le long du corps, second coup de badine : fesse gauche, équilibre des châtiments, seconde marque sur le postérieur, second carré rosé.
    Je lui demande de faire un pas en avant. Elle s’exécute.
    Désormais je la veux à genoux, droite, comme sur un prie-dieu. Elle est maintenant sur ses deux genoux. Du bout de la badine, je découvre son corps, mon doigt de cuir passe sur ses joues pâles, tourne autour de son cou, dessine son dos, prospecte son buste, caresse son ventre. Doucement je remonte à quelques millimètres de son sein droit, passe entre les deux poires, retourne effleurer le sein gauche. Tourne pour les lui dessiner, puis, du haut de chaque sein, une longue caresse droite, jusqu’au mamelon, désormais sortie et fier.
    Le bout de ma badine se termine de deux carrés de cuir d’environ deux millimètres d’épaisseur, un carré de deux sur deux centimètres, et surtout ce bout est formé de deux parties de cuir égale en forme et en épaisseur. Du bout de la badine, je prends entre les deux lèvres de cuir ses mamelons, l’un après l’autre, je découvre ce point de sensibilité. Ils sont désormais dressés et sensibles.
    Bruit métallique, elle me redemande encore ce que je fais, je ne réponds pas. Deux petites pinces de métal, pas très forte, non, juste de quoi agacer un mamelon timide et sans expérience. Je pose le premier, elle devient raide, puis, le second. Juste une petite douleur, elle est visiblement sensible de ce coté là. Je reprends mes caresses du bout de la badine. Je vais désormais vers son ventre, ses fesses, ses cuisses. De la pointe de cuir, je vais entre ses cuisses. Retour luisant du cuir. J’explore un peu plus, puis retire le suc de cette demoiselle, porte le tout à ses lèvres, elle ouvre la bouche, pas besoin de parler, elle nettoie l’ustensile.
    Je lui demande d’ouvrir plus grand encore ses jambes, j’aperçois maintenant ses petites lèvres, un capuchon de clitoris assez conséquent, faisant penser à l’intérieur d’une rose, tout en plis et replis. Des petites lèvres qui ressortent d’environ un centimètre, qui se séparent lentement, séparation due à l’humidité ambiante. C’est beau, tout en langueur.
    Les pinces ont une vis, pour pouvoir maîtriser la force de pression, je lui demande d’y porter un tour complet sur chacune d’elle. Elle prend le temps de découvrir l’objet, entre caresses et découverte, puis agit pour donner réponse à ma demande, une petite grimace aux lèvres. Le temps d’une pause est arrivé.
    Je lui propose une boisson, une cigarette, presque un rituel d’échafaud. Elle se décontracte. Prend une position plus détendue. Sans mots, sans paroles. Une dizaines de minutes.
    Je lui demande d’être debout, elle joint les deux pieds. Claquement coup sur coup. Pas besoin de parler, les deux pieds sont désormais à distance raisonnable.
    De nouveaux bruits dans le sac à malices. Cette fois elle ne demande plus rien.
    Elle est à trois mètres du lit, j’installe une grande serviette de bain.
    Elle tourne la tête pour mieux entendre les bruits. Cherche à comprendre la prochaine tentation.
    Doucement, je lui indique une position. Doucement elle se pose sur le lit, les fesses sur le bord. Les jambes grandes écartées, mains le long du corps. Je m’absente. Salle de bain, eau tiède. Rasoir. Mousse. Crème apaisante. Elle n’a pas bougé.
    J’humecte les poils de son sexe. Elle frissonne, me demande ce que je fais.
    – Mademoiselle, je vous veux nue, plus nue qu’aucun homme ne vous as jamais vue nue. Pour être plus précis, vous allez perdre tous poils.
    – Mais,
    – Vous pouvez partir si vous le souhaiter.
    – Non, non. Allez-y.
    La mousse, dense, massage clinique, pas de sensualité, un travail. Passage de la lame dans les moindres recoins et plis de cette partie intime. Je découvre la beauté de sa chatte. Mes gestes restent distants. Pas de caresse. Pas d’attention. Juste un travail. L’anus bien lisse, jusqu’au pubis, plus un poil, c’est doux. Crème salvatrice.
    Elle se relève à ma demande, fait deux pas. Je lui autorise la découverte de son sexe lisse. Elle touche, doucement, sans oser y aller, puis rassurée, aventure sa main droite plus loin.
    – Alors ?
    – Cela me fait tout drôle, j’ai l’impression d’être encore plus nue.
    – Je vous préfère ainsi offerte.
    Du bout de la badine, quelques caresses.
    Je ferme la parenthèse, lui indique qu’elle trouvera une lettre sur la table de nuit, le petit déjeuner est commandé pour une personne à 7H00.
    Je referme la porte, le sac à malices dans la main.
    La lettre.
    “Mademoiselle,
    Désormais je ne tolérerais plus aucun poils sur votre pubis, vous devrez toujours être aussi lisse que ce soir, pour entretenir cette douceur, voici l’adresse d’un institut de beauté qui pratique avec bienveillance les épilations intégrales, vous laisserez pousser vos poils pendant trois semaines, puis prendrez rendez-vous à cette adresse , Une fois votre devoir accomplis, la semaine prochaine seulement, vous serez autorisée à me téléphoner.

    “Savoir ce que tout le monde sait, c'est ne rien savoir. Le savoir commence là où commence ce que le monde ignore.”

    Rémy de Gourmont

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