Des barrières à tomber

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Ce sujet a 30 réponses, 11 participants et a été mis à jour par  Etienne, il y a 1 semaine et 1 jour.

15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 31)
  • Auteur
    Messages
  • #13157

    Erinyll
    Participant

    Merci à toi d avoir pris le temps de me répondre. Ça m aide à avancer.

    @tarte-au-citron réponse fort longue mais tous à fait riche. Il va me falloir plusieurs relectures avant d avoir bien tout imprégnée.

    #13160

    Paulparis
    Participant

    j aimerais bien debloquer l interrupteur mais je crois qu’ il est un peu grippé.

    @erinyll. Cet interrupteur n’est en général pas grippé mais mal utilisé ou par un partenaire qui n’aura pas su le faire fonctionner. Comme le dit fort justement @tarte-au-citron, comme dans toute forme de relation humaine aussi intime il vous faut trouver la bonne personne pour gérer vos limites !
    Rassurez-vous, je suis certain que tout fonctionne très bien

    #13162

    insolite06
    Participant

    La notion de confiance en l’autre débute avant tout par celle de la confiance en soi . Je ne pense pas qu’il soit si simple de “lever les barrières” et il est tout à fait logique de s’interroger sur ses propres limites et sur celles du ( de la ) partenaire avec qui on partage .

    Il n’y a pas de véritable secret pour la confiance en soi … elle naît d’une suite de “petits pas ” , de petites avancées , qui font que l’on n’hésite plus. On a tous appris à faire de la bicyclette , ça ne vient pas “tout seul” et il peut y avoir quelques “gadins” au passage … puis arrive un temps où l’on se déplace sans même penser aux” comment tient l’équilibre”… c’est cela la confiance en soi , elle n’est pas naturelle …elle s’apprend …

    En mode fessée ou “domination” , il me semble important de relever chez celui qui mène le jeu une véritable notion de “responsabilité” … ce n’est pas parce-qu’on a eu en main des “championnes cyclistes” (et il y en a ici je suis certain 🙂 ) que l’on doit lancer plein pôt sur le vélodrome la jolie débutante …

    En mode réception fessée ou “soumission” , il ne faut pas hésiter à bien ériger ses barrières … c’est tout à fait normal … et si elles doivent tomber ça viendra vraiment bien assez tôt … en temps voulu … rien ne presse en mondes de plaisirs …

    🙂

    #13163

    Fraise Des Bois
    Participant

    Si j’ai bien compris, la barrière ce n’est pas que le monsieur aille plus loin que ce qui est tolérable pour vous, mais qu’il aille sur la voie du délit ou du crime (agression sexuelle ou viol). C’est en effet un risque que l’on prend chaque fois qu’on rencontre une nouvelle personne, et qui est sûrement accentué par le fait que nos jeux nous mettent très vite à nu. Contre ce type de comportement, en effet, le mot secret est une arme bien dérisoire ! C’est la raison pour laquelle je prends toujours beaucoup de temps pour discuter avec le monsieur potentiel avant d’y aller, pour avoir déjà en partie confiance en lui avant de le rencontrer. Ça ne garantit pas contre tout, mais ça aide à éviter de mal tomber. De même, la “pré-rencontre” dans un lieu public permet d’évaluer le personnage, de le connaître et éventuellement de l’évincer (au moindre doute). Au moment de la rencontre pour jouer, certaines mettent une amie dans la confidence pour se rassurer un peu “si à telle heure je ne t’ai pas donné de nouvelle, voila où je suis…” On est d’accord que ce n’est pas parfait comme solution, car l’amie en question ne se manifestera qu’après coup ; ça peut quand même aider à passer le pas.

    Mais je reconnais que la première fois, il y a toujours une part “d’acceptation du risque”, qui n’est pas forcément simple à gérer.

    #13165

    Erinyll
    Participant

    Merci à tous pour vos conseils, vos ressentis, vos explications.

    Je pense qu’ avec tous ça je vais pouvoir y voir plus clair et être mieux armée si je puis dire.

    Vous êtes compréhensifs et tous à l écoute. Ça fait plaisir. Merci merci.

    #13166

    Tarte-au-citron
    Participant

    “j aimerais bien debloquer l interrupteur” : je crois que poser la question en ces termes, c’est justement mal poser la question… C’est la même chose que lorsqu’on veut dormir le soir, on se répète en boucle “je dois dormir, je dois dormir”… ou que quand on fait l’amour, on se dise “je dois jouir, je dois jouir” ou bien “je dois bander/mouiller, je dois…”, ou que lorsqu’on écoute une musique on se répète “je dois aimer je dois aimer”…

    Dès l’instant même où on se pose la question, c’est fichu, on est sûr et certain d’échouer… Ces choses là sont indirectes, elles se font ou ne se font pas et auquel cas ce n’est absolument pas grave… Pour ainsi dire, ces choses arrivent toujours d’elles-mêmes, si et quand elles doivent arriver…
    Tout ce que l’on peut faire, c’est simplement se mettre dans des conditions favorables, bien sûr. Être avec le bon partenaire, au bon moment et avec le bon état d’esprit… Et puis, parce que la fessée est une punition, accepter d’avoir peur, d’avoir honte, accepter d’avoir l’envie animale de fuir une fois au pied du mur… et d’être “forcé” de la subir quand même…

    La fessée est comme un voyage : ce qui importe ce n’est pas d’y trouver telle ou telle chose prévue à l’avance, c’est bien plutôt d’accepter l’idée d’y trouver quelque chose. Et c’est bien là le charme de toutes les formes de voyages : découvrir, être surpris…

    #13167

    Tarte-au-citron
    Participant

    Discuter longuement avec le monsieur (ou avec la dame, ne nous leurrons pas sur les risques…), certes cela permet de mieux savoir à qui on a à faire, et limiter les risques. Mais je crois, à mon expérience, que c’est là aussi très illusoire, une fausse sécurité. Pourquoi ? Parce que les prédateurs les plus dangereux savent très bien feindre, simuler et endormir… et qu’une longue discussion est toujours aussi une sorte de fiction construite à deux. Et parfois une rencontre rapide est parfois plus sûre, paradoxalement, tant nous ne sommes pas dépourvus de la capacité de juger et de réagir, fort heureusement et pour notre survie à tous, et que les vrais prédateurs sont heureusement forts rares contrairement à notre imagination qui s’en sert pour donner corps à d’autres sortes de peurs plus internes.

    L’intérêt d’une longue conversation, à mes yeux, est tout autre, je crois. Il est que c’est, tout simplement, un plaisir en soi, une jubilation. La fessée, comme le sexe, ne se réduit pas à sa portion purement physique et immédiate, ce qui serait atrocement triste. C’est avant tout tout un environnement, une ambiance, un univers. Tout comme la sexualité est aussi la littérature, la peinture, la sculpture, la symbolique, et pour ainsi dire tout ce qui fait société, la fessée c’est aussi le bonheur de pouvoir en parler avec des personnes qui ressentent les mêmes choses…

    C’est alors, comme une sorte d’effet secondaire, que l’on peut comme dans la “vraie vie” et pour n’importe quelle autre sujet, l’on peut découvrir les personnes avec qui on “accroche” véritablement, bien au delà de la simple question de la sécurité physique que l’on pourrait invoquer.
    La magie est que, recevoir ou donner une fessée avec un partenaire que l’on estime, qui fait sens pour nous, avec qui on se sent complice, est bien autre chose que de pratiquer avec un/e inconnu/e. Avec un/e inconnu/e, il y a peu d’enjeu, et on peut se renfermer dans sa bulle, bien à l’abri. Certes, on montre ses fesses voir plus, et puis après ? En tant qu’adultes, on sait tous fort bien comment c’est fait… Mais pratiquer avec une personne dont le regard nous importe, dont l’opinion nous concerne, dont la relation nous émeut… alors là oui, il y a un vrai enjeu… C’est comme être déculotté/e par un ami plutôt que par un/e pur/e inconnu/e : la sensation est mille fois plus intense…

    #13168

    Tarte-au-citron
    Participant

    “La notion de confiance en l’autre débute avant tout par celle de la confiance en soi”

    Certes, en effet, et l’on ne saurait qu’être d’accord avec cela.
    Le point qui me semble être important ici, est le fait que ceci est un fait général, et en rien propre à la fessée… et devrait donc, pour ainsi dire, être résolu à l’extérieur du monde de la fessée.

    En fait tout au contraire, par sa nature même, je dirais que la fessée est justement l’occasion de développer sa confiance en soi : accepter de montrer ses fesses ou davantage, accepter de perdre le contrôle, accepter d’être “battu”, est un acte, une épreuve, une étape de la confiance en soi. Et de fait, pour ma part, les fessées que j’ai reçues m’ont énormément aidé sur ce point où j’avais beaucoup à faire.

    Ainsi, j’en viendrais à dire que le manque de confiance en soi, et donc de confiance en l’autre puisque les deux vont en effet ensemble, loin d’être une condition préalable à la pratique de la fessée, sont au contraire un bénéfice que l’on aura à cette pratique même.

    Il va sans dire que ceci s’entend dans des limites raisonnables, mais qui sont celles des gens “normaux”, et donc de la grande majorité des personnes que l’on puisse rencontrer.

    Le charme et la puissance de la fessée quand on la reçoit adulte, c’est précisément de briser les conventions sociales, les rôles convenus que l’on doit jouer ordinairement. Il est donc tout à fait normal, et en fait souhaitable, que cela remette en question l’image que l’on a de soi-même et de cet autrui que l’on autorise à nous punir, et donc la confiance en soi et en autrui que l’on s’est construite, à mon sens sur de fausses bases car purement conventionnelles.

    Si l’on en revient à la question élémentaire de la sécurité physique, et une fois ramené au risque réel en dehors des peurs fantasmées que l’on peut se construire, à mon expérience ce qui fait sens est le fait, là comme ailleurs, de savoir accepter ce dont on a peur, plutôt que d’avoir peur de ses peurs. Et sans surprise, c’est bien ainsi que fonctionnent les thérapies comportementales que mettent en œuvre les psychologues pour faire face à ces problématiques là.

    Toutes ces techniques que l’on conseille aux débutants, comme le mot de passe, prévenir un ami etc… je les conseille aussi. Mais non pas parce qu’elles fonctionne. Prévenir un ami, à quoi bon ? A moins de finir séquestré, cela ne sert concrètement à rien n’est-ce pas ? Non… si je les conseille, c’est que cela fonctionne de façon indirecte : cela rassure, cela donne un sentiment, bien qu’illusoire en premier lieu, de maîtrise et de sérénité. Et le miracle est bien que cela est performatif : comme une prophétie auto-réalisatrice, le simple fait d’être persuadé d’être en sécurité fait que l’on est réellement en sécurité, car on a alors un comportement plus assuré. Magie de la psychologie humaine… C’est très exactement un placebo, et les placebos cela fonctionne réellement…

    Une fois cette phase de débutant passée, une fois que l’on a intégré l’expérience acquise… alors cette problématique ne se pose plus guère, et les choses se font de façon fort naturelle… Cela est d’ailleurs fort similaire aux rencontres sexuelles que l’on fait lorsque l’on est jeune et célibataire : les premières fois sont paniquantes à la fin de l’adolescence, et on imagine toujours les pires films d’horreur… et puis ensuite tout se passe à merveille, presque en routine…

    #13171

    Erinyll
    Participant

    @tarte-au-citron merci pour ces paroles pleines de sagesses et de bon sens. Je vais méditer tous cela.

    #13177

    Tarte-au-citron
    Participant

    Serviteur

    #13726

    lucette
    Participant

    En tant que grande froussarde, je sais particulièrement bien ériger des barrières. J’espère sur ce site trouver des personnes de très bons conseils pour m’aider à les faire tomber très délicatement. Au vu de que je vis ici ou la, il y a bon nombre de personnes que je ne trouve pas spécialement matures et à qui je n’accorderai jamais ma confiance pour une fessée car je sens bien qu’il s’agit la d’une relation somme toute bien plus “délicate” qu’elle ne pourrait paraître en première approche.Je ne sais pas si j’ai tout à fait répondu, mais je fais ce que je peux pour. 🙂

    #13731

    Erinyll
    Participant

    Merci @lucette pour ta réponse.

    #13850

    Le Voyageur
    Participant

    Erinyll, discute avec la personne, fais le parler, déjà rien que dans les messages tu percevras quelques traits de sa personnalité.
    Puis va boire un coup avec lui, y a qu’en voyant la personne et discutant avec elle en face à face que tu verras si y a un feeling ou pas.

    Ou même par téléphone ? Des fois juste entendre le son de sa voix et sa manière de parler tu arrives à cerner un peu la personne.

    Je crois qu’il faut juste que tu y ailles, c’est facile pour un fesseur de déterminer la résistance physique et psycho de la personne (quelque soit le vécu qu’elle porte) si il est un minimum bienveillant (mais pas trop non plus ça reste une fessée !).

    #13851

    Erinyll
    Participant

    Merci Sylvio.

    #13882

    Duval
    Participant

    Pour répondre à Erinyll: une fois que la confiance est établie et que la dame accepte la fessée, on se met d’accord sur un mot qui serait prononcé par elle pour arrêter tout de suite l’expérience.
    Mais ça ne m’est jamais arrivé…

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