Des barrières à tomber

Accueil Forums Discussions générales Causons fessée Des barrières à tomber

Ce sujet a 30 réponses, 11 participants et a été mis à jour par  Etienne, il y a 1 semaine et 3 jours.

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 31)
  • Auteur
    Messages
  • #13136

    Erinyll
    Participant

    Je pense qu’ il est totalement rationnel de s’imposer des barrières de sécurité face à quelque chose qui nous est inconnue.

    Cependant… Je me demandais si… des fesseurs ont eu à faire à ces fameuse barrières et comment réagissent-ils pour les faire tomber.

    Je ne sais pas trop si je m exprime clairement donc n hésitez pas à me reprendre.

    Erinyll

    #13137

    Fraise Des Bois
    Participant

    Je n’ai pas trop compris… Quelles barrières ? Des blocages ? Des zones vers lesquelles on ne veut pas aller ? Des peurs ?

    #13138

    Erinyll
    Participant

    Des blocages et des peurs oui…

    Même si on est demandeuse. Même si on a très envie.

    #13139

    floflo
    Participant

    La complicité, la confiance entre les partenaires et le tps peuvent faire tomber ces barrières je pense….

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par  floflo.
    #13141

    Erinyll
    Participant

    @floflo Je suis déjà partie de ces bases la… mais c est comme si il manquais quelque chose à tous ça. Sans pouvoir l expliquer.
    J ai déjà eu des conversations sur des relations de ce type mais sans déclic.

    #13143

    floflo
    Participant

    Le temps est souvent le + reflechi et le meilleur des déclics….

    #13145

    Fraise Des Bois
    Participant

    Il faut trouver le partenaire qui sait jouer avec ces limites. Y aller tout doucement. Les “forcer”, mais sans qu’on s’en rende compte. Parce que c’est comme ça. Parce qu’il a notre confiance. Et pour cela, en effet, le temps est le meilleur (et peut être le seul) allié. Il faut aussi trouver un partenaire qui respecte ces limites mais qui n’a pas peur de vous amener à les franchir. Qu’il ne soit pas trop pressé, et prêt à vous respecter, vous et le rythme qui sera le vôtre.

    #13146

    Professeur Max
    Participant

    Il est important de baliser et de sécuriser un parcours. Un peu comme en ski: il y a des pistes vertes quand on débute, puis ensuite, lorsqu’on commence à prendre confiance on peut aller vers des pistes rouges ou noires.
    Mais, même les pistes noires restent balisées…
    Après, selon les relations qu’on entretient avec son partenaire, il est toujours possible de s’aventurer dans du hors piste…

    #13147

    Erinyll
    Participant

    @fraisedesbois les “forcer sans qu’ on s en rende compte”
    C est déjà se laisser aller en fermant les yeux mais en effet le temps est allié indéniable et ça tombe bien car je ne souhaite pas le precipitee.

    @professeurmax ce que je veux c est une parcours balisé et sécurisé mais qui ne suis pas le chemin des barrières. Que le parcours s’en détache largement.

    #13148

    Fraise Des Bois
    Participant

    Jolie métaphore, @professeurmax.

    @erinyll, il faut nous en dire plus, quelles sont ces barrières au juste ?

    #13149

    Paulparis
    Participant

    Il y a, dans chacun de nos esprit, un petit bouton dont il faut trouver le mode d’empl (Non, je ne parle pas du point G). Cet interrupteur permet à un moment de s’abandonner entre les bras de son partenaire, de lui faire tellement confiance qu’on lache prise et qu’on se laisse guider.
    Le maître mot est évidemment confiance !

    #13150

    Erinyll
    Participant

    @professeurmax j aimerais bien debloquer l interrupteur mais je crois qu’ il est un peu grippé.

    @fraise des barrières peu solides mais très très nombreuses. Viol, agressions,etc, bref la réalité de la vie en somme. Et plus d une fois je veux qu’ on me prenne par le bras et qu’ on focalise mon attention sur “ça”… un échappatoire… un moment fort où je peux tous relâcher en confiance.

    #13151

    Fraise Des Bois
    Participant

    Tout à fait d’accord. Pour favoriser cette confiance, une aide peut être le mot secret, qui permet, s’il ‘est prononcé, de faire immédiatement cesser le jeu. Ainsi, si la limite est franchie (ou sur le point de l’être), il suffit de le signaler pour que ca s’arrête. J’ai lu aussi que certains utilisent des codes “graduels”, un peu comme “vert” quand tout va bien, “orange” quand on s’approche de la limite, et “rouge” pour signifier qu’il faut arrêter. Bien sûr, plus subtile que cela, au moins dans le choix des mots, mais l’idée est là. Cela permet de flirter avec ses limites, en ayant toujours dans la tête que si ca va trop loin, on peut reprendre la main.

    #13152

    Erinyll
    Participant

    @paulparisfr désolée pour l erreur de pseudo.

    @fraise j ai déjà entendue et lu des articles sur le sujet des mises en place des mots limites… cela ne m as jamais sécurisée

    #13153

    Tarte-au-citron
    Participant

    Le fait est que, si on n’a pas confiance en son partenaire, comment pourrait-on avoir confiance dans le fait qu’il respectera le mot de passe ? C’est pourquoi, personnellement, je n’ai jamais utilisé ce moyen qui a de plus l’inconvénient d’être très artificiel, et empêche de s’immerger.

    Je crois qu’il faut distinguer les “peurs” de natures différentes. Il y a d’abord les peurs propres à toute relation avec un autre être humain. Puis ensuite les peurs plus spécifiques lorsque cette relation touche au contact du corps (viol, violence, etc…). Ces choses là sont bien sûr très sérieuses, mais ne sont pas propres à la fessée… Et j’inclinerais à dire qu’on sait déjà à peu près les gérer, en ce sens que l’on a tous des contacts sociaux d’une part, et des relations amoureuses d’autre part, tout à fait indépendamment de notre passion commune ici.
    Je veux dire en cela, qu’il ne m’a pas semblé que le domaine de la fessée apporte quoi que ce soit de spécifique à ces questions.

    La pratique de la fessée, est avant tout une “rencontre”, au sens noble du terme. Non pas que je dénigre pour autant les “fessées d’un soir” comme l’on dirait les “coups d’un soir”. Mais alors il faut savoir ce que l’on fait, avoir déjà une certaine expérience et savoir-faire, et là encore la fessée n’a rien de spécifique.

    Ensuite, il y a les limites que l’on se choisit, et là comme ailleurs, c’est à chacun de savoir ce qu’il veut et ne veut pas dans sa vie. Et là encore, il n’y a pas de différence avec d’autres types de relations. Et si l’on ne sait pas tout à fait ce que l’on veut, ce qui est tout à fait naturel aussi car parfois ce n’est que l’expérience qui permet de savoir, alors ici comme ailleurs il faut se laisser le temps d’explorer peu à peu, à son rythme, progressivement.

    Enfin, on en vient à ce qui est le plus intéressant, et vraiment spécifique à la fessée. Je veux parler de nos propres limites avec lesquels on veut jouer. En effet, contrairement par exemple à une relation sexuelle au cours de laquelle on pratique ce que l’on aime, à l’inverse pour une fessée on pratique ce qui justement est supposé nous déplaire : avoir mal, avoir honte, perdre toute dignité, être sans défense… (J’écarte de facto, vous l’aurez compris, les personnes atterrissant sur nos terres pour des raisons malsaines)

    La limite, la barrière, n’est plus ce qui délimite le sujet, c’est au contraire ce qui en est le centre, la richesse, la force. Recevoir la fessée, c’est explorer cette limite, découvrir sa richesse, construire de belles choses avec. C’est bien pour cela que dans un certain, sens, il faut et il est nécessaire de redouter la punition, en avoir peur, la craindre… Faute de quoi il ne s’agit plus guère de fessée mais d’un tout autre objet, fort respectable au demeurant, que l’on peut appeler fessée érotique, mais qui sont moins une fessée que des caresses vigoureuses à mon sens.

    Lorsque l’on joue avec des limites, il y a une règle fondamentale, qui là encore n’est en rien spécifique à la fessée. Elle s’énonce ainsi : il faut toujours aller juste au-delà des limites. Donc ni trop loin, puisque ce sont justement des limites et cela n’est pas pour rien. Mais ni en deçà, car alors l’on resterait dans sa zone de confort, usuelle, et il ne serait plus guère question de parler de limites.

    Lorsque l’on a des barrières, des limites, et que paradoxalement l’on a envie de les franchir… l’on est dans une de ces situations précisément délicieuses qui nous amènent à découvrir la possibilité d’une relation riche avec autrui. Une situation où l’on doit s’en remettre à quelqu’un d’autre pour faire ce que l’on ne peut pas faire soi même, une personne qui est comme un miroir qui nous permet de voir ce que l’on ne peut pas voir de notre propre corps avec nos simples yeux. Il faut accepter en soi de laisser une personne aller précisément au-delà de nos limites.

    Bien sûr, il faut bien choisir avec qui l’on se permet cela… mais comme dit précédemment, cela n’est point propre à la fessée. Et une fois une telle relation établie, la “limite” est alors non point une difficulté, mais bien au contraire la richesse même du sujet. Il ne faut point chercher à la combattre, mais au contraire s’en réjouir.

    C’est grâce à ces limites, qu’une fois la fessée bien reçue ainsi qu’il convient, l’on se sent une personne enrichie, plus épanouie, grâce à quelques pas de plus sur le chemin de son monde intérieur.

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 31)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.