Une bonne alchimie

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  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Miss Betty, le il y a 1 mois.
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  • #48583
    Ignatius
    Participant

    J’avais posté ce “petit” récit cette nuit. Il a malheureusement été englouti dans les abîmes du site. J’ai été surpris de revoir des compliments ce soir en me connectant me demandant de le republier, je remercie d’ailleurs encore chaleureusement ces personnes. Par chance, j’avais une sauvegarde, je peux donc le republier ce soir, en espérant qu’il vous plaise.

    Nous étions en 1848 et la brise fraîche de mars charriait avec elle un souffle presque apaisant de renouveau. La révolution de février avait, une fois de plus, mis Paris à feu et à sang. Et non, ce n’est pas la vision des premiers bourgeons du printemps qui fit naître en moi une énergie nouvelle mais un jeune et talentueux idéaliste du nom de Lamartine. Il proclama la deuxième République sur la place de l’hôtel de ville et j’étais là, comme beaucoup de mes concitoyens, à écouter son discours endiablé, sa voix puissante résonnait sur les pavés encore fumants.

    Mon nom était Jean-Jacques d’Auberlaville, jeune apothicaire situé au cœur de la rue des Franc-Bourgeois, et alchimiste à ses heures perdues. Il y a peu de temps encore, les pauvres bougres qui osaient s’adonner à cette science occulte pouvaient finir embastillé ou pire encore… Heureusement, ces vieilles superstitions ont été il y a peu balayé et j’ai eu la chance de grandir à cette époque formidable. Vous me direz que l’on peut y facilement y perdre sa tête : je vous répondrai que les affres de la Terreur sont passées et que quand l’on est, comme moi, un ami de la République et de la science, on ne risque pas grand chose.
    Il est vrai qu’il n’est pas très prudent de traîner lorsque l’on entend la foule monter les barricades et que l’odeur de la poudre vient trop vous chatouiller la gorge… Cependant, quelle période n’a pas son lot de dangers bien à elle? Quelques siècles plutôt on m’aurait brûlé pour hérésie et c’est bien là le plus doux des châtiments que j’aurais eu à endurer…
    Car, oui, en plus de m’adonner à l’alchimie sans trop m’en cacher, j’ai aussi pris pour assistante une jeune femme du nom d’Héloïse. Elle m’aide à préparer les commandes des clients de mon échoppe la journée et m’assiste dans mes expériences nocturnes. Héloïse est aussi espiègle qu’elle est intelligente, son verbe est piquant, ses yeux verts pétillent de malice et son sourire ne s’efface parfois que pour laisser place à une moue boudeuse lorsqu’elle est contrariée. Aujourd’hui elle est ma jeune apprentie parfois maladroite, dans des temps plus reculées, elle aurait eu le profil typique de la « sorcière » qu’on menait au bûcher sans même prendre la peine de lui offrir un « procès ».

    Mais revenons en à ce soir de mars, j’attendais Heloïse qui avait promis de venir prêter main forte dans mes travaux. Elle était une fois de plus en retard et je m’adonnais en l’attendant à une de mes marottes :l’astronomie. J’avais moi même façonné un télescope à l’aide de plusieurs miroirs concaves en m’inspirant du modèle qu’Herschel avait conçu quelques années plus tôt. Le ciel étant particulièrement dégagé et j’avais fixé mon objectif sur la constellation de Cassiopée qui hébergeait la nébuleuse de la Bulle. Tel Herschel, je m’imaginais, moi aussi, découvrir un jour, un de ces lointains objets célestes. Mes rêveries furent interrompus par l’arrivée fracassante de ma jeune assistante qui ne tarda pas à me rejoindre dans le jardin.
    – Je vous demande pardon Monsieur d’Auberlaville, me dit-elle essoufflée, Je me suis assoupi après le souper mais je suis prête pour nos expériences.
    J’avais du mal à lui en vouloir mais je dus me forcer à me montrer ferme, j’étais après tout son employeur et en quelque sorte son mentor dans sa quête de connaissance.
    – Mademoiselle, ce n’est pas la première fois que je vous fais la remarque, grondai-je d’une voix ferme, vous devez vous montrer ponctuelle. La science n’attend pas et nous vivons à une époque où les découvertes tombent plus vite que les têtes… Allons suivez moi.
    – Bien Monsieur, pardonnez moi…
    Nous nous dirigeâmes vers mon laboratoire, je pris soin d’allumer quelques bougies car la lumière que nous fournissait l’âtre de la cheminée était bien trop faible pour espérer conduire mes expériences dans de bonnes conditions. Si l’alchimie avait connu son heure de gloire à l’époque où elle était encore considérée comme une science occulte, entourée de mystères, elle était aujourd’hui reléguée au rang de curiosité. Mais les récits de Théodore Tiffereau qui aurait réussi à fabriquer de l’or avait relancé mon intérêt et j’étais désormais obsédé par l’accomplissement de cette quête.
    – Héloïse, ne perdons pas de temps, allez me chercher deux ballons d’un litre ainsi qu’un entonnoir s’il vous plaît. Nous allons commencer.
    Je me mis à réunir mes notes sur la table quand j’entendis un bruit de verre brisé ainsi qu’un cri de stupeur à peine étouffé. En me retournant, je vis Heloïse, bouche-bée, les éclats du ballon que je lui avais demander de m’apporter gisant à ses pieds… Si son retard ne m’avait pas gêné plus que cela, cette maladresse eut le don de m’énerver au plus haut point.
    – Mademoiselle, c’en est trop ! Non seulement, vous retardez mes expériences en vous faisant attendre mais en plus vous brisez mon précieux matériel… Vous avez décider de nuire à mon travail ce soir ! Dois vous rappeler que vous êtes là pour m’assister et apprendre à mes côtés par pour saccager mon laboratoire et vous faire attendre toute la soirée. Vous vous comportez comme une enfant maladroite, vous mériteriez une bonne fessée, croyez moi !
    Heloïse, ne répondit pas, au lieu de ça, elle m’offrait une moue contrite tout en fronçant les sourcils. Elle était manifestement vexée et semblait presque en colère que je lui fasse affront en la sermonnant ainsi.
    – De toutes façons vos expériences ne mènent nulle part, finit elle par lâcher, l’alchimie n’est même pas une vraie science… N’y a-t-il pas plus égoïste que de vouloir changer du plomb en or. La science doit œuvrer pour le bien de tous, pas pour satisfaire votre cupidité…
    J’étais bouche bée, il y avait une fois de plus du vrai dans ce qu’Héloïse me disait, je ne pouvais le nier sans faire preuve de mauvaise foi… Mais je ne pouvais pas non plus laisser passer une telle insolence sans risquer de perdre la face.
    – Écoutez Héloïse, si vous continuez à me parler ainsi, je vais être forcé de vous corriger comme le ferait un précepteur avec sa jeune élève… C’est ce que vous voulez mademoiselle ?
    – Mais faites donc, me défia-t-elle, si c’est là votre seule réponse.
    – Très bien vous l’aurez voulu !
    J’avançai vers Heloïse et la saisit par le bras, prit position sur une chaise non loin avant d’allonger la jeune insolente en travers de mes genoux…

    Voir ainsi, mon assistante habituellement si fière, me fit sourire un court instant, mais la situation ne s’y prêtait guère. Aussi, je pris une mine plus contrariée, les sourcils froncés, la bouche pincée et je saisis fermement la taille de la demoiselle, lui interdisant ainsi toute tentative d’évasion. Elle était désormais dans une situation plus qu’humiliante et pourtant la punition n’avait pas encore commencé.
    – Comment osez vous Monsieur, protesta-t-elle, je ne suis plus une enfant !
    – Vous vous comportez comme tel, répliquai-je aussitôt tout en ajustant sa position, j’ai été plus que patient avec vous… Si seulement vos écarts se limitaient à ce soir, vous vous en seriez certainement sortie avec une simple réprimande…
    A ces mots, je sentis que j’avais fait mouche, Héloïse était désormais silencieuse et je devinais sans mal le rouge monter à ses joues, bientôt c’est une autre partie de son anatomie qui prendrait cette teinte écarlate. Je sus que le moment était parfait pour débuter la magistrale fessée qui l’attendait. Mon bras droit s’éleva au dessus de son postérieur recouvert par d’épais jupons à volant avant de s’abattre fermement, elle laissa échapper un léger soupir de stupeur. Je continuai de fustiger son derrière avec un rythme soutenu.
    – Mademoiselle, j’espère que vous comprenez que je vous fais ça pour votre bien, dis-je tout en continuant de la punir, vous êtes sans cesse en retard, vous oubliez des commandes et ce n’est pas la première fois que vous cassez mon matériel de travail. Je peux aisément pardonner la maladresse mais quand elle est doublée d’insolence et de manque de respect en tout genre, je me dois de sévir… Dois-je vous rappeler que vous êtes à mes côtés pour apprendre ?
    – Vous êtes à peine plus âgé que moi, Aïe, lança-t-elle entre deux claques, vous avez simplement eu la chance de grandir dans un milieu où apprendre n’était pas un combat, Aïeee, et surtout vous êtes un homme ! Tout est plus facile pour vous… Si vous croyez que votre petite fessée va me faire changer d’avis, vous vous tromper lourdement…
    A ces mots, je dus m’arrêter net pour être sûr de bien comprendre… J’étais en train de corriger honteusement cette demoiselle et celle ci se permettait encore de me manquer de respect avec un aplomb qui me laissait perplexe. Héloïse était incontestablement d’une grande intelligence. Nous avions grandi ensemble, son père palefrenier dans le vaste domaine de ma famille. Nous jouions ensemble entre les leçons particulières que m’offraient gracieusement mes parents auprès d’un précepteur de renom. J’y avais appris les sciences, la littérature, l’art du dessin, de la musique et même la théologie. Je lui prêtais régulièrement mes ouvrages qu’elle dévorait avec assiduité. De deux ans son aîné, j’avais naturellement une certaine autorité sur elle qui s’érodait avec les années. En effet, après l’acquisition de ma première herboristerie, c’est naturellement vers ma jeune et brillante amie d’enfance que je m’étais tourné pour me prêter main forte. Depuis, les petits écarts de conduite se multipliaient, Héloïse, était manifestement en confiance avec ce nouveau statut. Mais je ne pouvais décemment pas la laisser me mener par le bout du nez. Son arrogance, alors qu’elle était fermement punie me confirma qu’il était grand temps de sévir…
    – Héloïse, j’aimerais que vous compreniez que bien que nous ayons grandi ensemble, vous êtes aujourd’hui mon assistante mais également mon élève. Par conséquent vous me devez le respect.
    En disant cela, je lui assenai une claque bien plus appuyée que toute les précédentes. Sa réaction fut immédiate et malgré l’épaisse protection que lui fournissaient ses jupons, elle sursauta après l’impact. Je décidai de continuer de la châtier avec la même fermeté sans cesser mon sermon.
    – N’oubliez pas que je vous offre une chance inouïe en vous permettant de travailler à mes côtés. Je ne dis pas que cela est juste, mais savez vous combien de jeunes femmes ont la chance de pouvoir apprendre et travailler comme vous aujourd’hui ? Il n’est pas question ici de milieu, certains de mes aînés me regardent encore étrangement quand il me voit assisté par vous…
    Les seules réponses que j’obtenais furent de petits cris étouffés après chacune des coups appliqués sur son séant. Je me saisis finalement de l’extrémité de ses jupons que je relevai sans somation.
    – Non Monsieur , protesta-t-elle en tentant maladroitement de s’interposer, je vous comprends maintenant, je vous ai manqué de respect, vous avez toujours été bon et juste avec moi et je vous ai déçu en pensant que tout était acquis pour moi… Je vous en prie Monsieur, je me comporterai mieux…
    J’ignorai ses supplications alors que je découvrais une longue culotte de satin qui descendait jusqu’au niveau de ses genoux. Je ne me fis pas prier pour la baisser, dévoilant la peau de ses fesses qui était à peine rose alors qu’Héloïse était déjà allongée là depuis une bonne dizaine de minutes. Ces épaisses couches de frous- frous la protégeaient décidément bien trop, et la punition serait bien plus efficace maintenant.
    – Vous allez maintenant recevoir une bonne fessée déculottée jeune fille, et croyez moi, vous vous souviendrez longtemps de cette punition…
    – S’il vous plaît Monsieur, j’ai bien trop honte de me retrouver ainsi, supplia-t-elle une dernière fois, je puis vous assurer que je suis consciente de mériter ce châtiment mais je vous promets de me comporter mieux… Monsieur, s’il vous plaît…
    – Il suffit Héloïse, lançai-je d’un ton ferme en lui assénant une nouvelle série claques sur son derrière désormais nu, si vous croyez que cela m’amuse de vous donner la fessée… Ne croyez vous pas que nous avons mieux à faire ce soir ? Non vous avez préféré vous comporter comme une enfant mal élevée une nouvelle fois n’en faire qu’à votre tête.
    Je continuai la punition en prenant soin de répartir avec égalité la raclée monumentale sur chacune des deux extrémités de son fessier rebondi tout en ignorant les protestations de l’insolente qui n’avait plus rien de l’adulte effrontée qui me défiait un peu plus tôt… Ses jambes s’agitaient dans une chorégraphie dissonante et ses deux globes charnues étaient désormais d’un rouge écarlate qui jurait avec le teint laiteux de ses cuisses. A 26 ans, Héloïse ressemblait plus à une enfant capricieuse qui supplie pour que sa punition cesse, qu’à la jeune femme émancipée et savante du milieu du XIXème siècle qu’elle était en réalité.
    On entendait plus que ces cris et le bruit sourd des claques dans la pièce sombre. Elle finit par lâcher prise et par pleurer toutes les larmes de son corps…
    – Pardonnez moi Monsieur, sanglota-t-elle, je vous ai tant déçu, je regrette…
    J’étais désormais convaincu qu’elle était sincère et décidai de m’arrêter un instant pour la sermonner une dernière fois. Je devais être sûr que la leçon était bien ancrée dans l’esprit mutin de ma jeune assistante.
    – Vous promettez d’être ponctuelle, questionnai-je avec deux nouvelle claques, de faire preuve de moins de maladresse ?
    – Aïe, Aïe, Oui oui, Monsieur, je vous le jure…
    – Vous promettez de vous montrer respectueuse, lui dis-je avec une nouvelle séries de volées sur son postérieur vermillon, si vous êtes en désaccord avec certaines de mes travaux de m’en faire part avec le respect et la retenue qui s’impose ?
    – Oui, oui, je vous le promets, c’est bien trop douloureux Monsieur, je vous en prie, je ne tiens plus…
    Je cessai enfin la fessée, la main un peu engourdie en envahie par un léger picotement dû au claquement quasi ininterrompu auquel elle venait de s’adonner depuis un long moment déjà…
    – Ma chère Héloïse, sachez que cette punition m’a fait bien plus de mal qu’à vous mais vous savez aussi qu’elle était nécessaire. Allons, relevez vous…
    Je la guidai de la même main qui l’avait châtié quelques instants plus tôt afin qu’elle se redresse sans heurts, faisant preuve d’autant de délicatesse que je le pouvais. Il était maintenant nécessaire de faire preuve de réconfort, et je l’invitais à venir s’asseoir sur mes genoux, ce qu’elle fit, non sans grimacer au moment où ses fesses prirent contact avec le tissus, pourtant délicat, de mes chausses. Elle vint se blottir au creux de mon épaule, tandis que lui offris un long moment de réconfort en la serrant dans mes bras. Je sentis ses l’humidité salée de ses larmes venir tremper ma chemise et je lui tendis un linge enfoui dans ma poche afin qu’elle sèche ses larmes. Elle l’accepta en souriant.
    – Merci, souffla-t-elle.
    Elle marqua une longue pause avant de reprendre.
    – Merci également pour cette fessée, je crois que j’en avais bien besoin, dit-elle calmement, en revanche vous y croyez vraiment quand vous dites que cela vous a fait plus qu’à moi, regardez un peu l’état de mes fesses…
    Elle se mit à sourire avec la malice que je lui connaissais, me laissant penser que ce n’était certainement pas la dernière fois que j’aurais à la punir ainsi. Nous éclatèrent tous les deux de rire, avant de reprendre le travail, comme si de rien était…

    « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. »

    #48586
    salamboflaubert75
    Participant

    Merci pour votre récit élaboré, complice et renseigné…
    Un réel plaisir à lire!

    #48809
    Miss Betty
    Participant

    @ignatius : Merci pour ce récit d’une autre époque. Il est très plaisant à lire et le petit côté historique est très sympa !

    Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain

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