Quand l'esprit s'égare

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Ce sujet a 4 réponses, 5 participants et a été mis à jour par  lunapower, il y a 1 semaine et 1 jour.

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
  • Auteur
    Messages
  • #40160

    Chess
    Participant

    Une formation pour adultes, c’est comme retourner à l’école pour moi. J’ai une vague impression d’avoir à nouveau 15 ans. A la différence près que les formateurs s’adressent à moi comme à une égale ou à une supérieure en fonction de leur position hiérarchique et qu’on va boire un verre ensemble en sortant.

    J’ouvre ma trousse, vague vestige de mon époque d’étudiante. Mais que fait cette fourchette de camping dedans à la place de mon stylo ? Je trouve un petit mot. “J’avais besoin d’un stylo, merci Chef ! Signé N”. Je reconnais l’écriture immature et identifie immédiatement un de mes hommes, ce géant immature mais tellement attachant qui m’est toujours dévoué. Petit con de 8 ans d’âge mental. Je vais lui montrer à quoi peut servir une fourchette en rentrant au bureau.

    Mon regard croise celui du formateur et un semblant de rougeur passe sur mes joues. Il se précipite pour me prêter son propre stylo. Je le remercie. Mes yeux s’égarent cependant. Je regarde ses muscles, ses jambes. Je m’imagine une toute autre situation. Je l’imagine me demander devant tout le monde comment cela se fait que je sois venue sans même de quoi écrire. Je l’imagine me gronder devant toute la classe. Les têtes hilares se tourner vers moi Moi la plus jeune et pourtant la plus haut placée. Je sens une vague contraction dans mon bas-ventre. Ça y est, ma culotte s’humidifie à cette idée.

    Alors je joue mon rôle habituel pour dissiper mon inquiétude en société. Celui du petit lutin farceur à qui personne n’ose rien dire. Je chantonne un Disney pour leur mettre la chanson dans la tête. Je lance des piques au formateur qui font rire toute la classe. On a quasi vécu ensemble pendant des semaines, chaque année, lui et moi, alors je sais qu’il ne m’en tiendra pas rigueur, il s’y attend. J’organise une bataille navale avec mon voisin du bout de la salle parce que c’est un nouveau et qu’il faut bien le décoincer un peu. Je sors de la salle sans prévenir personne pour aller me promener. On me retrouve à la pause dans le bureau des collègues du dessus, mes amis d’infortune des années passées.

    Si seulement ce formateur était mon Pro-Fesseur fantasmé, celui à qui je rêve la nuit entre mes draps, lorsque je ferme les yeux. Si seulement il ne riait pas à mes frasques mais me dominait de son regard glacial. S’il me faisait passer l’envie de m’amuser. Sait-il seulement à quel point cela m’exciterait ?

    Il nous explique une notion technique avancée. Il croise mon regard pour s’assurer que j’ai compris et je hoche la tête. Mais dans mon esprit, je l’imagine m’attraper par le coude pour m’entraîner vers son bureau, me baisser le pantalon, les fesses tournées vers tous les autres, me baisser la culotte. Je l’imagine prendre son temps, afin que tout le monde puisse profiter du spectacle. Il m’entraînerait alors fermement en travers de ses genoux, mes pieds battant l’air. Les claques tomberaient très vite et très fort. Je me débattrais malgré moi, essayant de rester bravache.

    Jusqu’au point où je craquerais. Les larmes me surprendraient autant que la douleur du premier impact. Bientôt je ne pourrais plus les contrôler. Bientôt des gémissements m’échapperaient. Bientôt ils se transformeraient en petits cris, puis en suppliques. Je serais tout autant surprise lorsque mon calvaire s’arrêterait, qu’il me remettrait sur mes pieds alors que le monde me semblerait flou à travers mes cils mouillés. Qu’il m’assierait sur ma chaise sans prendre le temps de me rhabiller. Les autres verraient-il que j’avais imbibé le tissu du siège de mon excitation lorsque je me relèverais ? Aurais-je le droit de me rhabiller ? Les têtes de mes camarades de classe se tourneraient vers moi pour essayer de discerner un morceau de fesse ou une partie de ma toison. Je croiserais les jambes en gigotant un peu, la honte scellant mes lèvres.

    Mais voilà qu’il m’appelle pour venir présenter un de mes travaux. Je cligne des yeux pour dissiper ma rêverie coquine. Il est temps de revêtir mon deuxième masque, celui de l’experte qui va prendre la main sur la classe pendant la prochaine heure. Je prends le temps d’enregistrer ce récit sur mon téléphone… Peut-être le continuerais-je plus tard.

    Chat sauvage à adopter. 🐱

    #40164

    Insupportable
    Participant

    Quand l’esprit s’égare, nous avons de super récits…. Bravo, j’adore

    Le coeur d'une femme est un océan de secrets.

    #40165

    Vincent flâneur
    Participant

    J’adore ! Qui de nous n’a pas senti son esprit s’égarer a l’idée de partager notre fantasme de la fessée avec un(e) collègue de travail ? Tout en continuant à jouer notre rôle professionnel…

    #40173

    Christal
    Participant

    J’adore ! Qui de nous n’a pas senti son esprit s’égarer a l’idée de partager notre fantasme de la fessée avec un(e) collègue de travail ? Tout en continuant à jouer notre rôle professionnel…

    Euh… Moi ! J’ai jamais fantasmé sur un ou une collègue dans le cadre de mon amour pour la fessée.
    Bon, par contre dans le cadre de fantasmes disons moins “mignons”, là j’avoue qu’il y a une fille qui est loin, très loin de me laisser indifférente…

    Chess, joli récit.

    https://entre-force-et-fragilite.blogspot.com

    #40180

    lunapower
    Participant

    Super récit @chess j’adore 🙂
    Moi non plus mon esprit ne s’égare pas trop au travail!

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 1 jour par  lunapower.
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