Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (2)

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Ce sujet a 16 réponses, 11 participants et a été mis à jour par  MisterM, il y a 2 mois et 4 semaines.

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 17)
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    Little Princess
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    Une fois arrivées dans la pièce principale, nous nous tournâmes vers l’estrade. Trois hommes s’y tenaient. Ils n’inspiraient vraiment pas confiance.
    A gauche, ce devait être Monsieur Matthieu. Il devait faire aux alentours d’1m80, il était brun aux yeux bleus et avait une barbe de trois jours. Je ne lui donnai pas plus de 35 ans.
    A droite, sans doute Monsieur Hugues. Aussi grand que Monsieur Matthieu mais blond aux yeux verts. Monsieur Hugues avait la carrure d’un handballeur et donnait l’impression d’avoir une quarantaine d’année.
    Enfin, au milieu, j’étais certaine que c’était Monsieur Éric. Celui des trois qui m’impressionnait le plus. 1m92, épaules carrées, mâchoire serrée. La quarantaine également. Brun ; et ses yeux noirs nous donnait l’impression que l’on avait quelque chose à se reprocher alors que nous n’avions encore rien fait du tout.
    Nos 15 surveillantes se tenaient au pied de l’estrade.
    Personne n’eut besoin de réclamer le silence : nous étions déjà silencieuses, curieuses de savoir à quelle sauce le directeur allait nous manger.
    – Bien, entendis-je. Mesdemoiselles bonjour, et bienvenue au Pensionnat de *****. Je suis Monsieur Éric, directeur de l’établissement. A ma gauche, Monsieur Hugues, directeur-adjoint. A ma droite, Monsieur Matthieu, surveillant général.
    Bon, jusque-là, je ne m’étais pas trompée.
    – Monsieur Hugues, Monsieur Matthieu et moi-même ne gérons que les comportements à problèmes. Si vous vous tenez correctement, nous n’aurons donc pas besoin de nous rencontrer. Dans le cas contraire, vous vous souviendrez longtemps de nos rencontres !
    Je déglutis bruyamment. Ce mec me faisait froid dans le dos !
    – Au moment où je parle, le personnel d’entretien dispose sur vos lits vos emplois du temps, le nom de vos professeurs, le règlement et le plan de l’école, et toutes les informations pratiques à connaître. Nous vous laissons la matinée pour en prendre connaissance. Rendez-vous à midi à la cantine pour le déjeuner. Bonne matinée, mesdemoiselles !
    – Attendez, c’est une blague, là ? demandai-je à mes nouvelles connaissances. On est venues dans cette salle pour que le mec parle deux minutes ?
    – J’en ai bien l’impression, dit Lia.
    – Dortoir n°2 ! cria Madame Valérie. On y va !
    Nous suivîmes notre référente jusqu’au 1er étage, partie droite. C’est là que se trouvait notre dortoir.
    – Veuillez mettre vos tenues réglementaires et faire vos lits avant de prendre connaissance des documents ! criait Madame Valérie. Exécution !
    « S’il vous plaît » serait de trop ? Elle commençait à m’énerver autant que Madame Jeanine, celle-là ! Juste parce qu’elle l’avait demandé méchamment, je ne le ferai pas.
    Pendant que Victoria se changeait dans notre salle de bains attenante à la chambre, je m’assis sur mon lit et attrapai un livret. « Règlement intérieur de l’école ». Ce truc faisait au moins dix pages. Il allait falloir que je me mette à le lire dès maintenant.
    – Tu ne te changes pas ? demanda Victoria en sortant de la salle de bains.
    – Non.
    – Tu vas te faire gronder !
    – Elles ne savent faire que ça ici, de toute façon, répondis-je.
    Victoria portait la tenue réglementaire et elle ressemblait vraiment à une élève de pensionnat : chemise blanche avec le logo de l’établissement floqué à gauche au niveau de la poitrine, jupe bleu marine qui tombait jusqu’aux genoux, chaussettes blanches qui couvraient les mollets et souliers noirs vernis. Cette tenue lui allait très bien. Mais sur moi ? Jamais !
    Je me mis donc à lire ce fichu livret. Je crus tomber en état de choc dès la première page. Il y était écrit :
    Tout manquement à une clause de ce livret sera puni.
    Punitions autorisées dans cet établissement, par l’ensemble du corps professoral, l’ensemble des surveillantes référentes, le surveillant général, le directeur-adjoint et le directeur :
    – Envoi au coin
    – Privations
    – Punitions écrites
    – Punitions corporelles (gifles, fessées)

    Je comprenais maintenant beaucoup mieux les paroles de mon frère.
    – Vic ! appelai-je. Lis-moi ça !
    Ma coloc’ lut la première page.
    – Et ? me demanda-t-elle.
    – Quoi « et ? » ?! Y’a rien qui te chagrine, là-dedans ?!
    – Ben j’étais déjà au courant de tout ça. Pas toi ?
    – Non !
    – Mes parents ont envoyé ma sœur ici il y a trois ans et ils m’ont menacée de m’y envoyer aussi si je n’avais pas mon bac. Et vu que je ne l’ai pas eu, je suis ici ! Ma sœur m’a bien expliqué comment ça fonctionnait. Si tu ne les écoutes pas, il va t’arriver des bricoles.
    – Hors de question qu’ils me touchent.
    Victoria se mit à rire.
    – Je te conseille de t’habiller. Si une surveillante passe, que tu n’es pas habillée et que ton lit n’est pas fait, tu risques de te ramasser une fessée !
    – C’est ce qu’on verra.
    – C’est tout vu, dit Victoria.
    Une boule se forma dans mon ventre. Je tentai de l’ignorer et tournai la page du livret. Je tombai sur une série d’interdictions à n’en plus finir. En fait, ici, toute liberté nous était enlevée !

    – Je peux savoir POURQUOI votre lit n’est pas fait, Mademoiselle Clémence ?! me gronda Madame Maud en passant dans la chambre.
    Madame Maud est l’une de nos deux surveillantes assistantes, avec Madame Christelle.
    – Vous avez dit qu’il y avait du personnel d’entretien, non ? demandai-je. Ils n’ont qu’à le faire !
    – Quelle insolence ! gronda Madame Maud. J’appelle de suite Madame Valérie, puisque vous refusez d’obéir ! Et quand elle arrivera, je vous conseille d’être habillée correctement et en train de faire votre lit !
    Madame Maud sortit de la chambre et je repris la lecture du livret. J’en étais à la huitième page.
    – Clem ! s’écria Victoria. Dépêche-toi !
    – Que je me dépêche de quoi ?
    – D’obéir !
    – Pourquoi faire ?
    – Oh non… se lamentait Victoria. Tu vas t’en prendre une…
    – Ce n’est pas grave, dis-je. Mon frère et ma sœur m’ont déjà mis pas mal de claques durant mon enfance et pourtant, je suis toujours en vie !
    – Là aussi tu seras toujours envie, dit ma coloc’. Mais tu vas passer un sale quart d’heure !
    Je l’ignorai et repris ma lecture. Il est même interdit d’écouter de la musique après le couvre-feu, ici ! C’est dingue !

    – S’il y a UNE chose que nous ne supportons pas ici, ce sont les fortes têtes !
    Madame Jeanine était arrivée dans la chambre et m’avait attrapée par l’oreille.
    – Aïe ! criai-je. Lâchez-moi ! Mais lâchez-moi, merde !
    Ma référente me força à me lever. Le livret tomba à terre.
    – Puis-je savoir pourquoi votre lit n’est pas fait et votre tenue pas mise ?
    – Parce que je n’en avais pas envie.
    – Ah ! Vous n’en aviez pas envie, hein ?!
    La main de madame Jeanine s’abattit violemment sur mes fesses.
    – Aïe ! Mais ça ne va pas la tête ?!
    – Je vous emmène de suite chez Monsieur Matthieu ! annonça la référente. Nous verrons si vous n’êtes pas apte à obéir ensuite !
    Toujours en me tenant par l’oreille, Madame Jeanine me fit descendre au rez-de-chaussée et frappa à la porte du surveillant général.
    – Entrez !
    – Monsieur Matthieu, navrée de vous déranger. J’ai ici une récalcitrante qui refuse de mettre la tenue règlementaire et de faire son lit.
    – Très bien, merci. Veuillez nous laisser.
    Assis derrière son bureau, Monsieur Matthieu me fixait. J’entrepris de m’asseoir.
    – Est-ce que je vous ai autorisée à vous asseoir ?! me gronda-t-il.
    – Non.
    – « Non, Monsieur ! » me reprit-il.
    Je restai silencieuse.
    – Relevez-vous immédiatement !
    J’obéis. Ce gars n’avait pas vraiment l’air de rigoler. Monsieur Matthieu se leva de son fauteuil, fit le tour de son bureau et s’approcha de moi.
    – Installez-vous à cette table, ordonna-t-il.
    Je me retournai et vis une table individuelle, avec une chaise, un paquet de feuilles et un pot de stylos.
    – Vous allez de suite me copier 100 fois : « Je dois obéir quand on me donne un ordre même si cela me déplaît ».
    – Hors de question ! dis-je en croisant les bras.
    – Vous ne ferez pas cette punition ?
    – Non.
    – Non ?! Très bien !
    Monsieur Matthieu m’attrapa par les cheveux et m’emmena jusqu’à son fauteuil. Là, il lâcha ma tignasse, s’assit et déboutonna mon jeans.
    – Vous faîtes quoi, là ?! Lâchez-moi !
    – Vous n’avez pas lu le livret, Clémence ?! La désobéissance doublée d’insolence est punie par une bonne fessée, ici ! Vous allez tout de suite y goûter !
    Malgré mes gestes défensifs, Monsieur Matthieu avait plus de force que moi. Mon jeans et ma culotte se retrouvèrent très vite à mes chevilles et moi, en travers de ses genoux.
    La première claque tomba sur mes fesses nues. Elle m’arracha un cri. La deuxième aussi. A la cinquième, je fondis en larmes. De douleur, de vexation, et d’incompréhension. Il y a encore quelques heures, j’étais à l’hôtel avec mon frère et ma sœur. A présent, j’étais allongée en travers des genoux du surveillant général de mon nouveau pensionnat, qui tapait comme un dingue sur mes pauvres fesses nues.
    Une trentaine de claques tombèrent, puis Monsieur Matthieu me releva. Je pleurais vraiment. Mes larmes étaient tellement fournies qu’elles coulaient sur mes joues aussi vite qu’une voiture de course passe sur le circuit. J’avais du mal à réaliser ce qui se passait.
    Relevée, je tentai de me rhabiller mais Monsieur Matthieu me l’interdit.
    – Allez vous asseoir sur la chaise et commencez vos lignes.
    – Oh non… me lamentai-je.
    – Non ?! répéta le surveillant général.
    Il me fit avancer jusqu’à la table à l’aide de claques bien appuyées sur mon derrière déjà rouge (enfin, je supposais qu’il l’était !).
    – Allez-vous vous asseoir et faire vos lignes, Clémence, ou vous faut-il une autre fessée ?
    Je ne répondis pas et m’assis.
    – Bien, dit Monsieur Matthieu. « Je dois obéir quand on me donne un ordre même si cela me déplaît ». Cent fois. Appliquez-vous ou vous recommencerez.
    Le contact entre le froid de la chaise et mes fesses endolories me fit du bien. Cependant, j’avais toujours le pantalon et la culotte aux chevilles ce qui me rendait on ne peut plus honteuse.
    Au fur et à mesure que j’écrivais, j’en voulais à Côme et Célestine de m’avoir envoyée ici. Ils savaient pertinemment ce qui m’attendait et ils l’ont quand même fait. Je les déteste.

    On frappa à la porte.
    – Entrez ! dit Monsieur Matthieu.
    Le directeur entra.
    – Matthieu, est-ce que tu pourrais jeter un œil à l’emploi du temps des dortoirs 4 et 5 ? Je crois qu’il y a une anomalie.
    – Bien sûr, répondit Matthieu.
    – Merci !
    Le directeur allait s’en retourner lorsqu’il m’aperçut.
    – Je peux savoir ce que tu fais là, toi ?
    Tiens. Le directeur était le premier adulte qui me tutoyait depuis mon arrivée ici.
    Je restai silencieuse.
    – Clémence ! Monsieur Éric vous a posé une question !
    – Je…je suis punie, dis-je malgré le fait que ça m’arrache la bouche.
    – Levez-vous quand vous vous adressez au directeur ! me gronda Monsieur Matthieu. J’ai l’impression qu’il va vous falloir de nombreuses fessées pour apprendre les bonnes manières !
    C’en était trop. Je rétorquai un : « La ferme ! ». Monsieur Matthieu se leva et ses yeux bleus se remplirent de colère. Il fonça sur moi (sûrement dans l’intention de m’en recoller une !) mais le directeur l’interrompit.
    – Laisse Matthieu. Je m’en charge.
    – Mais…
    – Laisse, réitéra le directeur. Je m’occupe d’elle.
    Frustré, Matthieu retourna à son bureau.
    – Où en es-tu de ta punition, Clémence ?
    – Il me reste deux lignes à écrire, répondis-je.
    – Bien. Fais-les et rends ta punition à Monsieur Matthieu.
    Je m’exécutai pendant que Monsieur Éric m’attendait.
    – Maintenant, rhabille-toi. Ordonna le directeur.
    Je remontai ma culotte et mon jeans, remit le bouton et fermai ma braguette.
    – Présente tes excuses à Monsieur Matthieu pour lui avoir manqué de respect.
    – Mais c’est lui qui a…
    – Clémence ! gronda Monsieur Éric. Présente immédiatement tes excuses !
    – J…Je suis désolée de vous avoir manqué de respect, Monsieur Matthieu, dis-je.
    Quel effort cela venait de me coûter !
    – Sache que c’est l’unique fois où tu manqueras de respect à l’un des adultes de cet établissement sans recevoir une sévère correction ! me gronda Monsieur Éric. Tu as compris ?!
    – Oui.
    – « Oui, Monsieur » ! me reprit le dirlo.
    Je restai silencieuse. Le directeur m’asséna une bonne claque sur le jeans. Après la fessée du surveillant général, cette claque était plus douloureuse qu’à la normale.
    – Aïe ! m’écriai-je. Oui, Monsieur !
    – Bien. Nous allons aller discuter dans mon bureau, Clémence. Suis-moi.

    Le bureau de Monsieur Éric se trouvait au bout du couloir. N’ayant pas encore regardé le plan de l’école, je conclus néanmoins rapidement que ce couloir était celui de l’administration. Je me demandai bien laquelle de ces portes donnait sur le bureau de Monsieur Hugues. De toute façon, vu comme c’était parti, j’allais le découvrir bien assez tôt.
    Le directeur me fit entrer et referma la porte derrière lui. Il me proposa de m’asseoir, j’acceptai. Puis, il fit le tour de son bureau et s’assit dans son fauteuil, qui était plus imposant et avait l’air plus confortable que celui du surveillant général. Pendant que le directeur cherchait je ne sais quoi dans son bureau, je fis le tour de la pièce avec mes yeux.
    Cette pièce devait faire environ 20m2. En dehors de l’armoire, de la causeuse, du bureau avec son fauteuil et des deux ou trois plantes vertes, les choses que je repérai me firent froid dans le dos. Appuyées contre l’armoire, je comptai cinq cannes. Je ne voulais pas savoir à quoi elles servaient. D’autres objets bizarres et inconnus à mon esprit étaient posés ou suspendus. Puis, mon regard s’arrêta sur deux cordes passées dans des anneaux fixés au plafond.
    – Ceci est pour éviter aux élèves de bouger lors d’une correction, m’annonça le directeur, voyant bien que je n’arrivais pas à décoller mon regard de ces cordes.
    Mon Dieu. J’allais morfler si je ne rentrais pas très vite dans le rang !
    – Bien, j’ai enfin ton dossier sous les yeux, Clémence, dit le directeur. Ce sont donc ton frère et ta sœur qui s’occupent de toi. Je suis désolé pour tes parents.
    – C’est rien.
    – Ton frère et ta sœur ont bien précisé dans ton dossier que tu n’avais pas un caractère facile. Et en effet, tu as inauguré le bureau de Monsieur Matthieu, et tu es même la première à recevoir une fessée cette année !
    – Je vais avoir une médaille ?
    – Non, Clémence. Mais tu vas avoir des ennuis si tu continues à te comporter ainsi. Monsieur Matthieu t’a donné une fessée à la main, non ?
    J’hochai la tête.
    – Il a été clément puisque c’était ta première.
    Il s’appelle Clément ou Matthieu ? Bon d’accord, blague à deux balles.
    – Mais sache que ce ne sera pas toujours le cas, reprit le directeur. Une fessée à la main peut faire très, très mal. Mais nous pouvons aussi utiliser le martinet, le paddle, le tape-tapis, la canne, la ceinture, la tawse… Et tout ce qui sera nécessaire pour te faire obéir.
    Mis à part le martinet qui m’était connu puisqu’il est arrivé à Côme de me donner un ou deux coups quand j’avais fait une grosse bêtise étant petite, tous ces mots m’étaient inconnus.
    – Je te conseille donc vivement de rentrer dans le rang. Et puisque tu m’as l’air courageuse ET téméraire, je vais m’occuper personnellement de ton cas. Cela ne veut pas dire que tu n’auras pas à faire aux autres adultes lors d’une bêtise, Clémence. Cela veut dire que tu auras EGALEMENT à faire à moi. Double punition. Je te conseille donc de te tenir tranquille si tu veux continuer à pouvoir t’asseoir correctement. Tu as compris ?
    – Oui.
    – Clémence !
    – Oui, Monsieur ! repris-je.
    – Bien. Va faire ton lit et enfiler ta tenue, maintenant. Je passe dans ta chambre dans quelques minutes. Si ce n’est pas fait, c’est la fessée.
    Je sortis du bureau de Monsieur Éric. Bon, j’avais décroché le jackpot et ce, dès le premier jour !
    En revenant dans ma chambre, je choppai mon uniforme et m’enfermai dans la salle de bains.
    – « Hors de question qu’ils me touchent ! » me nargua Victoria à travers la porte. Qui t’a donné la fessée ?
    – La ferme, toi !
    Ma coloc’ ria.
    – Oh, c’est bon Clem ! C’est pas la première ni la dernière !
    – J’ai dit : « La ferme ! » !
    Habillée, j’entrepris de faire mon lit. Lorsque Monsieur Éric passa dans la chambre, j’avais donc obéi.
    – Parfait Clémence, dit-il. Il faudra maintenant le faire tous les matins. Et ce sera fait. N’est-ce pas ?
    – Oui, Monsieur, répondis-je.
    – Bien.
    Le dirlo partit, Victoria me lança :
    – Attends, c’est le directeur qui t’a donné une fessée ?!
    – Non, c’est Matthieu, dis-je. Mais le directeur m’a aussi emmenée dans son bureau et il va me suivre de près.
    – Pas de chance ! Tu aurais dû m’écouter !
    – La ferme ! répétai-je.
    – C’est l’heure de la cantine, les filles ! cria Madame Valérie.

    Après le repas, nous nous rendîmes en classe et le corps professoral se présenta à nous. Ils ne m’inspiraient aucun laxisme, surtout la prof d’histoire-géo. Elle allait sûrement me punir un bon nombre de fois.

    L’après-midi passé, nous eûmes droit à deux heures de détente avant le repas. C’est là que je fis plus ample connaissance avec Victoria, Lia et Cynthia ; mais aussi avec Florentine, Charline, Eva, Jessica, Lucille et Noémie, qui font partie de notre dortoir. Un bon début d’amitié commença à naître et cela m’apporta un peu de réconfort.

    – Extinction des feux ! cria Madame Valérie.
    21h précises. Elle n’était pas en retard. Nous nous couchâmes dans nos lits. Victoria éteignit sa lampe de chevet. Pas moi.
    – Clem ! Madame Valérie va bientôt passer !
    – Et ?
    – Tu vas te faire…
    Vic ne finit pas sa phrase : la référente venait d’entrer dans la chambre.
    – Extinction des feux, Mademoiselle Clémence !
    – Pour vous, peut-être. Mais pas pour moi. J’ai envie de lire un peu. Je ne suis pas fatiguée.
    Madame Valérie s’approcha de mon lit, souleva la couette, posa fermement sa main sur ma hanche pour me tourner et m’asséna cinq bonnes claques sur les fesses.
    – Éteignez tout de suite votre lumière, Mademoiselle Clémence, ou je vous donne la suite sur mes genoux, pyjama et culotte baissés !
    Je cédai et éteignit ma lumière.
    – Bonne nuit, Mesdemoiselles !
    Madame Valérie sortit de la chambre.
    – Ça va ? me demanda Vic.
    – Ça va, répondis-je.
    Je pleurais de détresse une bonne partie de la soirée et finis par m’endormir d’épuisement.

    A suivre…

    Une chipie pleine de mignonnitude !

    “La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.”

    #35969

    bella
    Participant

    Et bien LP très chouette récit comme d’habitude. Hâte de lire la suite 😘

    #35981

    Miss Whimsical
    Admin bbPress

    Vivement la suite ! 🙂

    https://missw-s-bonnet.blogspot.com/

    #35982

    lunapower
    Participant

    Merci @littleprincess 🙂 vivement la suite !!

    #35997

    Lily Rose
    Participant

    Bravo LP tu as vraiment du talent, et j’ai envie de dire… Vivement a suite 😘

    #36014

    Karima
    Participant

    Tu écris vraiment très bien, l’ambiance, les personnages les ressentis de l’héroïne. Cet internat crée ce mélange de peur,de fascination et d’envie si grisant. Merci de nous faire bénéficier de tes talents littéraires si souvent.

    #36015

    Zatopek33
    Participant

    ” si souvent” qu’on se demande quand tu trouves le temps de préparer tes examens … Hummm ?
    Une bonne fessée pourrait s’imposer , non ?
    Je veux bien jouer le directeur du pensionnat .

    #36017

    MlleGrey
    Participant

    Vivement la suite 😍

    #36018

    Little Princess
    Participant

    Merci à tous pour vos messages et commentaires ! Ça fait tellement chaud au cœur ! 😍
    Zatopek, ne t’en fais pas, elle va arriver cette bonne fessée, et plus vite que je ne le veux ! Elle va me mettre au travail vite fait ! XD

    Une chipie pleine de mignonnitude !

    “La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.”

    #36019

    Zatopek33
    Participant

    Ah , tu me rassures, LP ! Tant mieux !
    Et ne me dis pas que tu as raté la mention, sinon je monte te la mettre moi-même, ta fessée !!

    #36078

    Sévère
    Participant

    Dans le pays de mes fantasmes c’est exactement l’école de mes rêves. Et l’année scolaire qui s’annonce sera intense.
    Merci pour tout cela, si bien presenté.

    Certes les écoles que j’ai connues n’arrivaient pas à ce niveau, mais parfois l’esprit en était bien proche.

    #36082

    Little Princess
    Participant

    @daurel chiche 😋

    Une chipie pleine de mignonnitude !

    “La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.”

    #36088

    Odile
    Participant

    Super j’ai adoré, vite vite la suite !!

    #36090

    Zatopek33
    Participant

    Si tu n’as pas mention TB , je monte , LP . Fais gaffe !
    Je ne ferai pas le voyage pour rien …

    #36095

    Little Princess
    Participant

    Merci @odile !
    Mdr @daurel, c’est impossible d’avoir 16 de moyenne ! ^^ Surtout avec les matières que j’ai ! Enfin, quelques unes… Comme la mythologie par exemple… 😛

    Une chipie pleine de mignonnitude !

    “La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.”

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