Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (1)

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Ce sujet a 7 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  Déborah, il y a 6 mois et 4 semaines.

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
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  • #35934

    Little Princess
    Participant

    Je ne serai pas sur le chat avant un moment (mes partiels d’abord !) donc n’hésitez pas à laisser vos commentaires ! Bonne lecture…


    Trousse de toilette : check !
    Téléphone portable : check !
    Recharge de téléphone : check !
    Bijoux : check !
    Doudou : check !
    Bon… Je crois que j’ai tout. Ma sœur entre dans ma chambre au moment où je boucle ma valise.
    – Tu as tout ce qu’il te faut, ma puce ? demanda-t-elle.
    – Oui, c’est bon. Sors d’ici maintenant, répondis-je sèchement.
    – Très bien. Côme vient d’arriver. Nous partons dans une demi-heure.

    Mes parents et moi avons eu un accident de voiture lorsque j’avais 3 ans ½. J’ai survécu. Pas eux. Après ça, ce sont mon frère et ma sœur qui se sont chargés de mon éducation.
    Côme venait d’avoir 21 ans quand nos parents s’en sont allés. Célestine, elle, allait fêter ses 19 ans la semaine d’après.
    Puisque j’étais petite, je ne me souviens pas très bien ce qui s’est passé. Je me souviens juste de l’hôpital et de Côme et Célestine à mon chevet, en larmes.

    Mon frère et ma sœur ont fait du mieux qu’ils pouvaient pour m’éduquer, tout en tentant de construire leurs propres vies.

    Aujourd’hui Côme a 35 ans et il est médecin. Cardiologue, plus précisément. Il est marié et sa femme attend des jumeaux.
    Célestine a 33 ans et elle est professeure de lettres dans une grande faculté parisienne. Elle est également mariée, et mère de deux petits garçons.
    Quant à moi, je vis chez ma sœur, avec mon beau-frère et mes neveux. Les relations entre ma sœur et moi sont tendues et lorsque Célestine arrive à saturation, Côme me prend quelques temps chez lui.
    Paraît-il que je suis en pleine crise d’adolescence. Je ne pense pas que ce soit le cas. J’ai juste envie de faire les choses à ma sauce. Je suis passionnée par la musique. J’aimerais devenir pianiste renommée. Une licence de musicologie me tente beaucoup mais pour y accéder, il me faut le baccalauréat. Je l’ai passé, je ne l’ai pas eu. Je me souviendrai d’ailleurs toujours de ce repas de famille, début juillet.

    – Vu l’investissement que tu as mis dans ton travail, ce n’est pas étonnant que tu aies loupé ton bac ! me grondait Côme.
    – Si vous étiez un peu moins sur mon dos à me mettre une pression constante, peut-être que je l’aurais eu, ce bac ! rétorquai-je.
    – Tu te serais faite exclure du lycée, oui ! dit Célestine.
    – De toute façon, c’est de l’histoire ancienne, annonçai-je. Je ne redoublerai pas.
    – Oh si, bien sûr que tu vas redoubler ta terminale, Clémence ! grondait Côme.
    – Tu ne peux pas m’y obliger ! grondai-je. J’aurais 18 ans fin août, je ferai CE QUE JE VEUX !
    – Tu redoubles ta terminale ou bien nous te coupons les vivres ! menaça Célestine.
    – Nous ne te laissons pas le choix, de toute façon, poursuivit Côme. Tu redoubles ta terminale et je te garantis que cette fois, tu vas travailler !
    – Ça veut dire quoi, ça ?! m’étonnai-je, énervée.
    – Ça veut dire que tu pars en pension ! annonça Côme.
    Cette annonce me fit l’effet d’une bombe.
    – Nous t’avons inscrite dans le pensionnat de ****, dit Célestine. C’est dans la Creuse. Tu y seras très bien. Et tu rentreras sur Paris pendant tes vacances scolaires.
    – Je ferai tout pour me faire virer ! protestai-je.
    – Bien sûr, Clémence ! ironisa mon frère. Nous en reparlerons !
    J’écourtai la discussion en sortant de table.

    Alors me voici la veille de ma rentrée au pensionnat, en train de boucler ma valise.

    Sur le trajet, j’ai mis mes écouteurs et m’évade avec ma musique. Hors de question de leur parler. Ni à Célestine, ni à Côme. Cette rentrée en pension est une trahison.

    La rentrée est prévue demain matin, à neuf heures. Pour ce soir, Célestine avait réservé un hôtel.
    Alors que nous allions nous coucher, j’avais la boule au ventre pour ma rentrée. Nouvelle région, nouvelle école, nouveaux professeurs, nouveaux amis… Tout allait changer du tout au tout.
    – Je te sens stressée, ma puce, me dit Côme. J’ai de l’homéopathie pour te détendre, tu en veux ?
    – Ne me parle pas, sale traitre ! lançai-je.
    – Clémence, tu parles autrement ! gronda Célestine.
    – Et pourquoi faire, hein ?! ça changera quelque chose ?! Si je parle poliment, vous me ramènerez à Paris ?!
    – Clem, nous faisons cela pour ton bien ! dit mon frère. Nous voulons que tu aies un avenir !
    – C’est ça, oui ! Dîtes plutôt que vous voulez vous débarrasser de moi !
    – Ah oui ?! se fâcha Célestine. Tu es sûre de ça ?! Quand papa et maman sont partis, QUI se levait la nuit quand tu faisais des cauchemars ?! QUI s’occupait de toi quand tu étais malade ?! QUI t’a appris à faire du vélo ?! QUI a surveillé ta scolarité ?! QUI t’a tout simplement élevée ?! Si on avait voulu se débarrasser de toi, on t’aurait filée aux services sociaux ! Mais tu es notre sœur, nous t’aimons et malgré notre jeune âge, nous avons choisi de t’élever comme notre propre fille ! Alors ne viens surtout pas nous dire que l’on veut se débarrasser de toi car si c’était le cas, on ne t’aurait pas inscrite dans un pensionnat à 50.000€ l’année pour être sûrs que tu aies un avenir !
    – Eh ben peut-être que j’aurais été plus heureuse chez les services sociaux ! m’entêtai-je.
    Côme se tourna vers moi et me gifla. Les larmes me montèrent aux yeux.
    – Ne dis plus jamais ça ! Tu as compris, Clémence ?!
    J’hochai la tête.
    – C’est à croire que l’on ne t’a pas assez corrigée quand tu étais petite ! poursuivit mon frère. Fort heureusement, nos carences vont être comblées à partir de demain !
    – Ça veut dire quoi ça ?! questionnai-je.
    – Tu le sauras bien assez vite, répondit Côme.
    Avec cette réplique, le stress monta d’un cran. Je finis par prendre les granulés homéopathiques de mon frère puis, ayant besoin de réconfort, je me blottis dans les bras de ma sœur, ce qui ne m’était pas arrivé depuis que Vincent m’avait plaquée en 3ème.
    Je m’endormis dans les bras de Célestine.

    Lundi 2 septembre.

    – Les proches n’ont pas le droit d’entrer, annonça l’homme qui se tenait à la grille.
    – Très bien, c’est donc le moment où l’on se dit au revoir, dit Côme.
    Mon frère avait les larmes aux yeux. Il prit mon visage entre ses mains et me dit :
    – Sois sage, ma crapule. Je t’en supplie, sois sage. Et travaille bien. Je t’aime très fort, Clem.
    Je serrai mon frère dans mes bras. Il allait quand même me manquer, ce grand dadet !
    Puis, il fût temps de dire au revoir à Célestine.
    – La maison va me sembler calme sans nos disputes incessantes, me dit ma sœur.
    Je lui fis un sourire.
    – Tu te souviens comme je t’aime ? me demanda ma sœur.
    – Plus loin que les étoiles et plus grand que l’univers entier, récitai-je.
    Cette phrase que je connais depuis mon enfance a toujours été au centre de nos réconciliations à Célestine et moi.
    – Prends soin de toi, ma puce, me dit ma sœur en me prenant dans ses bras. Les prochaines vacances sont dans 8 semaines. Ça va passer vite.
    – Il faut y aller, mademoiselle ! dit l’homme à la grille.
    Je quittai les bras de ma sœur, attrapai ma valise et franchis la grille, les yeux mouillés et la gorge nouée.

    Je traînai ma valise à roulettes jusque dans la cour principale.
    – Arrêtez-vous là et mettez-vous en rang ! répétait incessamment une dame mal aimable.
    Je ne savais même pas ce qu’elle entendait par « se mettre en rang ». Deux par deux ? En file indienne ?
    Au final, ce fût un rang comme à l’armée que nous formions mes camarades et moi. J’étais sur la 1ère ligne de la 10ème colonne. Je regardai autour de moi : il n’y avait que des filles. Mince, pour flirter avec un garçon, je repasserai ! Il y avait 5 filles par colonne. Nous allions être 50 dans ce pensionnat.
    D’ailleurs, attendant je ne sais quoi, je me mis à observer l’édifice qui se dressait devant mes yeux : un magnifique château que je supposai datant de la Renaissance puisqu’il ressemblait au style de certains châteaux visités avec ma fratrie.
    – Salut, tu t’appelles comment ? me demanda ma voisine, me sortant de ma rêverie.
    – Clémence, répondis-je. Et toi ?
    – Cynthia, dit-elle avec un sourire. T’as la trouille ?
    – Un peu.
    – Moi aussi.
    – Ils n’ont pas l’air commode, ici, dis-je.
    – C’est clair…
    – SILENCE ! hurla la dame, celle-là même qui nous avait demandées de nous mettre en rang.
    Tout le monde se tut. Je ne supporte pas que l’on me crie dessus, surtout quand je ne connais pas la personne. J’observai bien cette femme : elle serait dans mon collimateur pour le reste de l’année.
    – Bien ! reprit la femme. Mesdemoiselles, bienvenue au pensionnat de ****** ! Ici, vous apprendrez la politesse, la discipline, le respect, la solidarité et l’écoute ! Evidemment, vous obtiendrez également toutes votre baccalauréat ! Nous avons toujours eu 100% de réussite à cet examen depuis notre ouverture en 2010, ce n’est pas cette année que cela changera ! Me suis-je bien faite comprendre ?!
    Un silence suivit la question.
    – On dit : « Oui, Madame ! » ! gronda la femme.
    – Oui, Madame ! répondit le groupe.
    Pour ma part, je n’avais pas répondu. La femme s’avança vers moi jusqu’à être à une dizaine de centimètres de mon visage.
    – Je ne vous ai pas entendue, mademoiselle Clémence !
    Comment connaissait-elle mon prénom ?!
    – Parce que je n’ai pas répondu, dis-je.
    – Vous apprendrez vite à obéir, mademoiselle. Je vous le garantis !
    Un bras de fer aurait bientôt lieu entre cette vieille bique et moi. C’est certain !
    La femme prit à nouveau du recul et s’adressa à tout le groupe :
    – Vous serez réparties en cinq dortoirs ! Vous serez dix par dortoirs et deux par chambre !
    Oh non, je déteste partager ma chambre avec quelqu’un d’autre… Tant qu’à faire, pourvu que ce soit avec Cynthia ! Elle m’avait l’air sympathique.
    – Chaque dortoir aura une surveillante référente et deux surveillantes assistantes ! Et croyez-moi, nous ne sommes pas trop de trois pour dix jeunes filles têtues et mal élevées !
    « Nous » ? Cela voulait dire qu’elle était une surveillante de dortoir ?
    – Pour ma part, je suis Madame Jeanine, surveillante référente du dortoir n°4 !
    Elle venait de répondre à ma question. J’aimerais bien être affectée au dortoir n°4, tiens ! Qu’on rigole !
    – En dehors de vos surveillantes, vous devrez respecter le personnel d’entretien de l’établissement ainsi que l’ensemble de vos professeurs ! Enfin, pour ce qui est du personnel hiérarchique le plus important, si vous faîtes les malignes, vous ferez vite la connaissance de Monsieur Matthieu, surveillant général, Monsieur Hugues, directeur-adjoint, et Monsieur Eric, directeur du pensionnat !
    En effet, j’en ferai sûrement vite la connaissance.
    – Je vais maintenant vous affecter à vos dortoirs. Vous déposerez vos affaires dans vos chambres et viendrez entendre le discours d’accueil de Monsieur le Directeur dans la pièce principale ! Dortoir n°1 ! Mesdemoiselles Anaïs, Kéliyah, Pauline…

    J’étais dans le dortoir n°2. Zut, pas de bizutage pour Madame Jeanine ! Je partagerai ma chambre avec une certaine Victoria, qui avait plutôt l’air douce et gentille. Cynthia était dans la chambre voisine, en colocation avec Lia. Pourvu que l’on s’entende bien !
    – Dépêchez-vous les filles ! Une grosse journée vous attend ! cria Madame Valérie, surveillante référente de notre dortoir.
    Victoria, Cynthia, Lia et moi descendîmes dans la salle principale avec les autres filles.

    A suivre…

    Une chipie pleine de mignonnitude !

    “La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.”

    #35935

    Karima
    Participant

    Cool de nouvelles aventures 😉 bon courage pour tes exams

    #35936

    lunapower
    Participant

    Chouette des nouvelles aventures !
    Bon courage pour tes partiels @littleprincess🙂

    #35938

    Zazamie
    Participant

    Oh! Little Princess! Je suis tellement contente que tu commences une nouvelle série 🙂
    Et j’aime beaucoup l’ambiance que tu viens d’installer dans ce premier épisode !

    #35939

    bella
    Participant

    Oh LP je suis fan inconditionnel de ton style. Je sens que ça va chauffer sévère encore. Hâte de lire la suite 😘

    Bon courage pour tes examens 😘

    #35941

    Anonyme

    Oh! 🙂 😉 J’y crois pas mes yeux! 🙂 Tu vas de nouveau nous vemdre du reve avec une série toute aussi pleine de rebondissement! 🙂
    Dire que je suis deja touchée par l’histoire de Clémence, je pense que je vais vite m’y attachée à son personnage 🙂
    Bon courage pour tes partiels et merci à toi pour nous donner une nouvelle source avec laquelle tu vas tous nous faire régaler 🙂 😉

    #35943

    Little Princess
    Participant

    Merci pour ces gentils coms ! <3

    Une chipie pleine de mignonnitude !

    “La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.”

    #35949

    Déborah
    Participant

    J’aime beaucoup cette nouvelle série.

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)

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