Mon nouveau professeur de piano (6/6)

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Ce sujet a 7 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  sabine, il y a 1 mois et 3 semaines.

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    Mister F
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    Je n’eus pas le temps de réfléchir davantage. Le premier coup tomba en m’arrachant un cri de surprise. Je serrai de toutes mes forces les mains de Marion tout en me demandant comment un instrument aussi fin pouvait brûler autant, une ligne de feu partant de mes fesses se diffusait avec lenteur. L’effet fut immédiat, je sentis une première contraction au niveau de mon bas ventre et la chaleur se répandit à tout mon corps.

    Le deuxième me fit sursauter et je tentais de me relever. Mais la main gauche de Marion, qui était sur mon dos, me pressa contre la table. Et d’une façon que je ne parvins pas à m’expliquer sur le moment, le fait qu’elle m’applique cette contrainte me fit complètement tourner la tête. Je me crispais sur ses doigts en attendant le coup suivant.

    Je sursautai encore, mais ce n’était pas dû à la surprise, je commençais à sentir une chaleur persistante sur la zone postérieure. Cette cuisson me remplissait d’appréhension, j’avais déjà dans l’idée que chaque coup serait plus douloureux que le précédent. Mais je sentais surtout mon corps réagir abondamment à cette chaleur.

    La baguette continuait à tomber comme la foudre, chaque éclair traçant une ligne incandescente sur ma peau et à l’intérieur de mon corps. Tout mon bassin était en feu et je ne contrôlais plus mes gestes. Je devais me retenir de crier tant j’avais peur que la nature de mes cris me trahisse.

    Je me tordais de douleur après chaque rencontre avec la canne, mais je sentais la main de Marion me remettre en position pour le coup suivant. Le professeur attendait assez longtemps à chaque fois, la chaleur ne redescendait pas mais j’avais le temps d’appréhender le coup suivant.

    Je commençais à trop bouger et Marion avait du mal à me remettre en place. Elle décida d’utiliser son poids en plaquant son buste au dessus de mon dos pour m’empêcher de bouger. Je sentais sa poitrine pressée contre la mienne et je n’arrivais plus du tout à me relever.

    Lorsque je sentis qu’il ne m’était plus possible de me redresser, et que mes fesses étaient exposées à la punition, mes pensées recommencèrent à partir dans toutes les directions. Avant même que le professeur ait repris, je sentais de nouveau une vague de chaleur dans mon ventre.

    Le coup suivant tomba et tout mon corps sursauta, mais mes épaules ne bougèrent même pas. Les effets conjugués de la morsure de la canne et de la contrainte imposée par Marion me faisaient un effet qui allait bien au delà de ce à quoi je m’attendais.

    Un coup de canne cinglant me fit de nouveau soulever le bassin et les jambes au risque d’exhiber à un hypothétique spectateur se trouvant derrière moi le spectacle de mon excitation. Mes bras partirent aussi sur les côtés mais leur course fut brève, mon bras droit fut arrêté par le bassin de Marion, plaquée contre le bureau et moi. Mon bras gauche était retenu par la main droite de Marion.

    Le professeur, voyant qu’il me poussait dans mes retranchements, attendit très longtemps avant le coup suivant. Je sentais mes sécrétions couler le long de mes cuisses et leur odeur se répandre dans la pièce. Personne ne disait rien mais il était clair pour moi que Marion et Sophie m’avaient démasquées. C’était peut-être la raison pour laquelle Marion mettait tant d’entrain à me maintenir sur le bureau.

    Quant au professeur, je n’étais pas la première femme à passer sur son bureau, je n’étais peut-être pas la première à être autant troublée par ce type de punition. Et c’était un homme marié, il était certainement capable d’identifier ce type d’odeur. Et s’il m’avait démasqué ? Et s’il avait vu que l’intérieur de mes cuisses était trempé ? Est-ce qu’il se rendait compte que je subissais un supplice à mi-chemin entre la récompense et la punition ? Que j’étais davantage torturée par l’excitation que par la douleur ?

    Le coup suivant me laissa supposer que peut-être il souhaitait y remédier. Je laissai échapper un cri mélangeant surprise et douleur. Mon bassin partait dans tous les sens, profitant de la petite liberté de mouvement laissée par la pression de Marion. Lorsqu’entre deux coups la douleur se réduisit pour laisser place à une douce chaleur, je remarquai que la poitrine de Marion avait durci.

    – “Pour les dix derniers vous allez compter.”

    Il avait énoncé cette phrase comme s’il nous avait donné l’heure. Marion relâcha légèrement la pression, elle avait certainement compris (trop tard malheureusement) que je sentais sa poitrine. Je tournai la tête vers le professeur, il était en train de boire une gorgée de thé.

    Je regardais ses doigts, ceux de sa main droite pinçaient la tasse de thé, et ceux de sa main gauche tenaient l’instrument. Je l’avais déjà vu jouer, j’avais déjà vu la précision incroyable avec laquelle ses doigts maîtrisaient le clavier. Et pourtant j’étais très loin d’imaginer il y a encore deux heures que les mêmes doigts, enroulés autour d’un bout de bois, pourraient me transporter si loin.

    Mes fesses me brûlaient de moins en moins, mais j‘avais encore un incendie à l’intérieur du ventre. Marion fit le tour du bureau pour se placer devant moi et prit mes poignets entre ses mains. Elle me regardait dans les yeux lorsque j’entendis le bruit de la tasse de thé retournant à sa sous-coupe. Je la regardais aussi en entendant les pas du professeur claquer sur les chevrons du parquet.

    Pourquoi s’était-elle mise là ? Elle voulait me regarder dans les yeux pendant la punition ? Elle voulait voir mon expression ? Voir ma douleur ? Ou mon excitation ? Je ne savais pas ce qu’elle attendait, mais je sentais une curiosité dans ce regard persistant et inquisiteur. Je sentais qu’elle s’apprêtait à me sonder, et qu’elle allait étudier chaque signe que je ne parviendrai pas à cacher.

    – “Sophie vous pouvez aller vous asseoir.”

    Cette phrase me heurta comme un coup de masse. Sophie allait s’installer derrière moi et tout voir ! Je ne pouvais pas laisser faire ça ! Mon sang n’avait pas encore fait un tour lorsque j’essayais de me redresser.

    Je n’avais pas eu le temps de tenir compte du fait que Marion tenait mes poignets. J’étais à plat ventre et elle me surplombait, ma tentative fut immédiatement bloquée. De peur de m’être trahie, je me rétractai immédiatement en relâchant mes bras. Mais je sentais dans le regard de Marion une sorte de satisfaction, comme si elle venait d’avoir une confirmation.

    Je ne savais comment soutenir son regard, elle savait que j’étais troublée et elle voulait le voir. Et comme si ça servait à quelque chose je serrai les cuisses, même s’il était évident que Sophie avait compris ce qui se passait depuis longtemps.

    Avec Marion devant et Sophie derrière je n’avais aucun endroit où me cacher. Et moi qui craignait que l’on voit mon trouble, je me trouvai exposée à tous les regards.

    La dernière chose que je vis avant que mes fesses prennent feu furent les yeux de Marion, yeux gris et clairs comme de l’eau, tellement proches des miens que je voyais les mouvements de ses pupilles, et les détails des magnifiques dessins de ses iris.

    Je fus prise d’un spasme qui me traversa comme un décharge électrique. Mon bassin partit dans une direction indéterminée et je sentis Marion augmenter la pression sur mes poignets. Alors que j’échouais à contenir un cri, je vis le regard de Marion plonger en moi pour en étudier l’origine exacte.

    Je continuais à sentir la vibration, intense, entre mes jambes. Je les serrai le plus possible, et je sentais en plaquant mes cuisses l’une contre l’autre à quel point elles étaient humides. Ma gêne était certainement écrite en grosses lettres sur mon visage, et Marion paraissait s’en délecter.

    Elle chuchota : “Compte.”

    Je m’efforçais d’énoncer le premier nombre avec un ton le plus neutre possible. Je ne voulais pas que ma voix révèle ma douleur ou mon excitation, ce qui était complètement vain vu le cri que je venais de pousser. Je savais que mes yeux étaient en train de me trahir, mais je m’accrochais à l’espoir absurde de cacher mon état au professeur.

    Le deuxième coup humidifia mes yeux. Tandis que ma vision se troublait, la pression que Marion exerçait sur mes poignets trahissait ses émotions. Je commençait à me demander si elle prenait du plaisir à me voir dans cette situation. Je pris une grande respiration avant de compter, je ne voulais pas que le professeur perçoive le moindre signe dans ma voix.

    Au troisième coup, je ne compris pas ce qui m’arrivait. Je fus envahie par un mélange de douleur et d’excitation. Je crispais mes lèvres à fond pour que surtout aucun son ne sorte. Ce qui était inutile, Marion était tellement proche de moi qu’elle avait entendu mes bruits de gorge et vu mon visage se serrer. J’avais le bassin dans un tel état d’ébullition que j’avais un mal fou à reprendre la position.

    Les dix coups me semblèrent très longs, je ne voulais pas regarder dans la direction du professeur pour lui cacher mes larmes. Je voulais enfouir ma tête entre mes bras mais je n’y arrivais pas, le regard de Marion m’attirait comme un aimant, même si elle s’en servait pour lire en moi comme dans un livre. A chaque nombre que j’énonçais, je sentais son envie de m’entendre trahir ma douleur et mon plaisir.

    Ca faisait des heures que j’étais dans cette pièce et que je me consumais progressivement, j’étais arrivée à un niveau d’excitation et de frustration qui était insupportable. Les coups de canne attisaient mon désir en le rendant encore plus violent. J’étais en nage, ma robe collée à mon corps, et à chaque brûlure sur mes fesses, la pression autour de mes poignets me maintenaient et m’excitait davantage. J’avais à la fois envie que ça cesse et que ça continue.

    Comme une corde de violon se cassant brutalement après avoir été maintenue des années sous pression, ma dernière résistance lâcha. D’un seul coup, mon masque tomba, trahissant auprès de Marion mon expression de douleur et de plaisir. Je laissai couler les larmes, qui envahirent aussitôt ma voix. Je ne comprenais pas ce qui se passait entre mes jambes, où je sentais mes pulsations cardiaques frapper avec violence, tandis que l’humidité se mélangeait à ma sueur.

    Et plus que tout, j’avais une envie insoutenable que Marion me soulage en y mettant ses doigts.

    Marion relâcha mes poignets. Je ne m’étais même pas rendu compte que ma punition était terminée. En levant les yeux vers elle, je vis que son regard avait changé. Son expression inquisitrice s’était estompée, et je percevais une surprise mêlée de curiosité.

    Je m’attendais à ce que le professeur m’envoie au coin. Mais voyant qu’il ne disait rien, je me relevai et me rhabillai lentement. Je le vis faire un signe à Sophie et Marion qui prirent leurs affaires et sortirent de la pièce. Je ne comprenais pas ce qu’il faisait. Il s’asseya.

    – “Restez debout ce sera plus confortable.”

    Je ne savais pas quoi répondre. Je ne savais pas ce qu’il voulait me dire. Il but lentement dans sa tasse de thé, puis la reposa avant de reprendre.

    – “Est-ce que maintenant vous avez compris comment les choses se passent ici ?”

    J’arrivais à articuler péniblement.

    – “Oui, Monsieur.”

    Il attendit quelques secondes avant de reprendre.

    – “Est-ce que vous connaissez ma femme ?”

    Je rassemblai mes souvenirs, et en effet je la connaissais. Pas personnellement, mais comme elle était connue, j’arrivais à retrouver de nombreux occasions où je l’avais croisée.

    – “Je pense que vous la connaissez vu que vous avez déjà joué ensemble.”

    L’image du jour où j’avais joué avec elle me revint d’un seul coup. C’était le jour où j’avais passé mon prix d’accompagnement. J’étais tellement concentrée sur l’examen ce jour-là que j‘avais effacé tous les détails de ma mémoire. C’était à l’épreuve de déchiffrage, on m’avait donné 20 minutes avant la partition de la sonate de Enesco et je l’avais exécutée avec elle devant le jury.

    Je confirmais d’un signe de tête lorsqu’il reprit la parole.

    – “Ce jour-là j’étais dans le jury.”

    C’était vrai. Je revis toute la scène. La salle où l’examen avec eu lieu. Je me souvins de la disposition des lieux, l’emplacement du piano, la violoniste qui jouait par coeur, placée dans l’oreille du piano. À ma droite se trouvait une grande table avec les membres du jury. La musique est un petit monde, je les connaissais tous, je pourrais tous les nommer, et je revis clairement l’emplacement exact où était installé mon professeur.

    – “Pour tout vous dire, je vous avais oublié.”

    Je ne savais que dire, à part qu’il devait commencer à se poser des questions

    – “Mais ça m’est revenu bien après que vous ayez massacré Schumann. Alors que j’allais vous demander comment il était possible d’arriver à un tel niveau en déchiffrant aussi mal.”

    Je préférais ne pas répondre, et attendre de voir où il voulait en venir.

    – “La prochaine fois que vous voudrez satisfaire votre curiosité, demandez-moi, ça ira plus vite. Et ça m’énervera beaucoup moins.”

    J’étais stupéfaite. Pendant toute la punition, il savait ce que je cherchais. Mes lèvres étaient collées l’une à l’autre, il n’existait aucune bonne réponse.

    – “Maintenant filez. Passez une bonne semaine, et s’il vous plaît montrez-moi vraiment comment vous déchiffrez la prochaine fois.”

    Je ne parvenais pas à lui faire autre chose qu’un signe de tête pour lui dire au revoir et quittai l’appartement en rasant les murs. Une fois la porte passée, je tombai sur Sophie et Marion. Sophie me regardait d’un air amusé, et Marion avait l’air plus troublée.

    Sophie m’embrassa sur le front et commença à descendre les marches couvertes de moquette rouge en me laissant seule avec Marion. J’avais le regard tourné vers la cage d’escalier, dans laquelle je voyais Sophie tourner pour finalement disparaître.

    J’avais du mal à fixer Marion droit dans les yeux. Lorsque du coin de l’oeil je croisai son regard, elle me demanda :

    – “T’as quelque chose de prévu cette après-midi ?”

    Alors que j’atteins la dernière marche, cette question que Marion m’a posée il y a trente ans résonne encore dans ma tête. Et je me rends compte seulement maintenant qu’il y a un ascenseur.

    J’étais tellement perdue dans mes pensées en gravissant les marches que je n’avais même pas regardé. A bout de souffle, je revois ce moment que j’avais passé sur le bureau, les mains maintenues par celles de Marion, et le bassin en feu. Ce sont de vieux souvenirs, et pourtant ils continuent à me poursuivre comme si tout s’était produit hier.

    A chaque fois que je regarde ma main gauche et que je vois la trace laissée par mon alliance, ça me rappelle que cet anneau m’a frustré pendant plus de vingt ans. J’ai tout fait pour oublier ce que j’ai vécu ici. J’ai voulu être une épouse respectueuse, une mère de famille modèle, et un bon professeur de piano. Et pourtant je n’aurais jamais accédé à un tel poste d’enseignement si n’avais pas rencontré mon professeur. Ma carrière a commencé dans cet escalier, et de la même façon qu’il y a trente ans, mon annulaire gauche est libre.

    Il est surprenant de constater que quelques fois, les événements marquants ont tendance à se concentrer dans de courtes périodes. Ce qui s’est passé cette journée est resté gravé dans ma mémoire de façon indélébile, parce qu’en quelques heures, tout a changé dans ma vie.

    Je ne sais pas si ce que je fais là est une bonne idée. Le simple fait de me trouver devant cette porte ravive brutalement des souvenirs brûlants, et quelques fois c’est une bonne chose de laisser les souvenirs intacts.

    Pendant que je montais les escaliers, je me suis demandé à chaque étage si faire demi-tour ne serait pas une meilleure idée, surtout en voyant les marches restant à arpenter.

    Toujours est-il que maintenant je suis devant cette porte, et je vois se dérouler à l’envers les événements qui m’ont conduit au même endroit il y a trente ans, quand Marion m’a posé cette question.

    La chaleur que j’ai découvert cette journée est toujours intacte, je l’ai ressentie à chaque fois que je suis venue ici. Et comme si elle ne m’avait jamais quittée, je la sens revenir malgré moi.

    Je dois accepter de vivre des choses qui échappent à mon contrôle. La dernière chose que je vais contrôler aujourd’hui, c’est mon index quand il va presser la sonnette.

    #39209

    Vincent flâneur
    Participant

    Whouah…. ca laisse sans voix !

    #39210

    lunapower
    Participant

    Wahoooooooooooo 😍😍😍😍😍

    #39221

    Lee Funambule
    Participant

    Très joli final ! Un vrai petit feu d’artifice ! 😉 !! Et ce rebondissement dans lequel le professeur sait depuis le départ qu’elle fait semblant de ne pas savoir déchiffrer juste pour goûter à la canne… c’était miam miam !! Merci pour récit et cette plume enivrante !
    N’hésitez pas à venir nous conter de nouveau de belles histoires 🙂

    #39231

    CROCODELLE
    Participant

    Bravo @misterf j’ai aimé le dernier épisode ! Quel bouquet final..merci pour cette agréable lecture. ☺

    #39233

    Sévère
    Participant

    Merci pour ce texte extrêmement bien mené.

    #39385

    Mister F
    Participant

    @vincentflaneur, @lunapower, @leefunambule, @crocodelle, @severe, je suis très touché par vos retours, merci beaucoup d’avoir partagé vos ressentis 🙂

    #39392

    sabine
    Participant

    Peut être pouvons nous espérer un petit supplément qui pourrait s’intituler 30 ans après, un grand auteur à bien écrit 20 ans après et je suis sur que j’aurais autant sinon plus de plaisir à lire la suite des aventures de cette grande pianiste

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