Les yeux bleus

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Ce sujet a 7 réponses, 5 participants et a été mis à jour par  Moonlight shadow, il y a 2 semaines et 1 jour.

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
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  • #37443

    Moonlight shadow
    Participant

    Ce soir je le rejoignais. Il me demanda d’être prudente sur la route. J’avais ri ! Cette manie de s’inquiéter comme si j’étais une enfant était touchante. Mais pour 25 km franchement…

    Attentionné, il m’envoya un texto alors que j’arrivais pour me signaler une place de libre sur le parking. Délicate attention car les places sont chères sur la côte d’azur surtout lorsque les beaux jours arrivent.

    A mon arrivée, il vient me chercher. Je me lovai dans ses bras. Je me sentais en sécurité. Nos lèvres se rencontrèrent et nous échangeâmes un long baiser pendant que ses doigts courraient sur ma nuque. Nous restâmes ainsi un moment avant qu’il ne me prenne par la main pour m’entraîner près de la piscine pour prendre un verre.

    Je décidais de commencer la soirée sous le signe du mojito. Nous trinquâmes. Je savourais ces retrouvailles, ses yeux sur moi qui me faisaient me sentir désirable. Mon verre fut très vite fini et j’en recommandais un. Ses yeux bleus foncèrent légèrement. Je le taquinais en lui disant que j’étais une grande fille qui tenait très bien l’alcool et pas un petit corps fragile comme lui (ridicule de ma part car Monsieur dépasse largement les 1m80 ). Il ne releva pas l’insolence et la soirée continua agréablement. Le verre fut vide à nouveau et je voulus en recommander un troisième. Il m’arrêta m’indiquant qu’il avait réservé une table dans un restaurant gastronomique et qu’il était temps de partir.

    Je me renfrognais dans mon fauteuil arguant que je n’avais pas faim, que j’étais bien ou j’étais et que je voulais un autre verre. La joie de me retrouver le laissait clément face à mes caprices. Je le savais et en profitais allègrement. Devant ma lèvre boudeuse, il accepta et me déclara que c’était le dernier et qu’après je devrais faire ce qu’il décide. J’opinais pour la forme. Je sirotais tranquillement mon 3ème verre, sa main me caressait le dos pour remonter dans mes boucles que le soleil avait déjà blondi. J’étais bien, prête à m’abandonner. Il attendit patiemment que je finisse mon verre, se leva et me tendit la main pour empoigner la mienne. Je n’avais vraiment pas faim mais je savais que découvrir de nouvelles tables était son péché mignon aussi je le suivis docilement jusqu’à la voiture.

    Sa conduite était toujours sportive, nous n’échangeâmes pas un mot durant le trajet. J’aimais ce moment ou le soleil se couchait doucement, ou l’air frais de la soirée s’annonçait lorsque nous roulions avec pour seul bruit celui de la musique qu’il avait laissé pour me faire plaisir.

    Il gara la voiture, et pris ma tête dans ses mains pour m’embrasser fougueusement. Une de ses mains descendit sur ma jupe, vient caresser ma cuisse avant de remonter entre mes jambes. Il tiqua au contact de ma culotte. Je le devançais lui rappelant qu’il ne m’avait pas commandé de venir sans. Sa réponse tomba, implacable : “cela tombait sous le sens !!!”
    Sa bouche vient murmurer à mon oreille : “on en est à 3 mademoiselle…..”
    – 3 quoi ?? rétorquai- je .
    – Insolence, excès de mojito, port de sous vêtements non autorisé. Au restaurant, tu te dépêches d’aller aux toilettes réparer cette 3ème erreur et tu me confies ta petite culotte en dentelle en sortant. Est- ce clair ?
    – Oui soufflais je, des papillons dans le ventre.
    -Allez viens maintenant, j’ai faim et tu m’as assez retardé” me dit il ponctuant sa phrase d’un baiser sur le front.

    Le maitre d’hôtel nous accueilli et nous installa. Le cadre était ravissant et la carte appétissante malgré mon manque d’appétit.

    Le serveur vient nous proposer l’apéritif et Monsieur s’empressa de clore le sujet en mon nom : ” non merci, mademoiselle a assez bu et n’a pas encore mangé. Nous allons commander directement.”
    Vexée, je lui fis remarquer qu’il n’avait pas à parler à ma place, que je n’étais plus une enfant.
    “Alors cesse de te comporter comme telle ! ” furent ses mots.

    Les plats s’enchainèrent : je mangeais la moitié de mon entrée et deux fourchettes du plat principal. Les yeux bleus en face moi viraient au noir.

    Le serveur débarrassa et annonça qu’il revenait prendre la commande des desserts. Je profitais de cet instant pour poser ma culotte de dentelle blanche sur la table pour essayer d’adoucir Monsieur. Il me regarda tendrement, pris la fine lingerie et la glissa dans sa poche.
    Le serveur réapparut pour s’enquérir des desserts. Monsieur annonça : “une tarte tatin pour moi. Mademoiselle ne prendra rien. Elle est punie et privée de dessert car elle n’a pas mangé correctement auparavant”.

    L’humiliation publique. Je le maudissais.

    Le serveur sourit poliment et repartit. Les yeux bleus, eux, riaient.

    Je me tassais dans ma banquette et commençais à jouer avec la bougie électrique.
    Il prit son dessert, goguenard, les yeux fixés sur moi, contemplant mes gamineries. Il me tendit une cuillère de tatin que je repoussais brutalement faisant tomber la plante qui se trouvait à ma droite et qui alla se briser sur le marbre.

    Le maitre d’hôtel accouru. Je me confondis en excuses, je n’étais vraiment pas fière de moi. Il m’assura que ce n’était rien et réellement pas grave.

    L’addition fut vite expédiée et ce sont des yeux couleurs d’orage qui me ramenèrent à la voiture.
    Le retour se fit en silence, mais pas le même qu’à l’aller. Pas un silence apaisant mais un silence lourd empli d’inquiétudes.

    La voiture garée, il prit fermement ma main pour me conduire à la chambre. Je murmurais : “je suis désolée, vraiment”. Il savait que j’étais sincère mais j’avais trop commis d’erreur ce soir.

    Il ouvrit la porte, me laissa rentrer. J’avançais dans la chambre et me rendis près de la fenêtre pour l’ouvrir. Je restais ainsi, écoutant le bruit de la mer . Le bruit des vagues qui viennent s’abandonner était tellement apaisant. L’air était frais et je frissonnais.

    Perdue dans mes pensées, je ne l’entendis pas s’approcher. Il ferma la fenêtre et tira les épais rideaux qui l’entouraient. Les papillons étaient revenus au creux de mon ventre. Il s’approcha de moi, plongea ses yeux océan dans les miens et me regarda longuement avant que je ne me blotisse dans ses bras en réclamant ses lèvres du regard. Il m’embrassa longuement, nos lèvres se mêlèrent et ses mains caressaient mon corps. L’une d’elles vient saisir et maltraiter délicieusement mon sein pendant que le désir montait en moi. J’avais envie de lui. Qu’il me fasse l’amour tendrement comme il savait faire.

    Alors que je m’abandonnais totalement, il éloigna ses lèvres des miennes et me plaqua fermement les bras sur le mur. Je n’échapperais pas à la punition que même si je refusais de l’avouer à voix haute, je savais, méritée. D’autorité, il me cambra fasse au mur et troussa ma jupe à ma taille. Cela s’annonçait mal pour moi : fessée en direct à même la peau, ma culotte ayant été confisquée au restaurant.

    Toute rébellion en moi avait disparu, j’attendais docilement le sort qu’il me réservait. Je n’osais pas me retourner. je sentais sa présence dans mon dos, m’observant, impudique, craintive, offerte à son jugement. Je sentis le souffle de sa bouche au creux de mon oreille qui me murmura : ” que fait on aux vilaines filles ?”
    – On les punit, répondis je d’une petite voix.
    -C’est bien, dit il en m’embrassant le cou avant que sa main ne vienne s’abattre sévèrement sur mes fesses. J’encaissais la punition courageusement. je sentais mes fesses chauffer sous les claques qui tombaient. il ne m’épargnait pas, fessant plusieurs fois de suite le même globe. Il s’arrêta et caressa ma peau meurtrie.

    ” Écarte les jambes ” me dit il en m’appuyant sur le dos pour rectifier ma position. J’obéis. Mes escarpins me gênaient. Cependant, je n’osais pas demander si je pouvais les enlever car je savais qu’il aimait la vue de ma cambrure, soumise à ses désirs, les jambes allongées par le port de talons.

    Il me caressa tendrement les globes punis, sa main s’égarant au creux de mon intimité qui lui rappelait combien je le désirais.

    La fessée repris, Toujours sévère. Je sentais mes fesses rougir. Des gémissements s’échappaient de mes lèvres mais je gardais la position demandée tant je voulais lui faire plaisir. Sa main venait de claquer de façon beaucoup plus douce mon sexe humide offert à sa vue. Le plaisir se mélangeait à la douleur. C’était délicieux.
    ” Ne bouge pas” me glissa t il au creux de l’oreille, sa main caressant mon dos.

    Je sentais son regard sur moi , exposée, mon abricot et mes fesses offertes à sa vue, à ses désirs. Ses pas s’éloignèrent, je le sentais quitter la pièce. Furtivement, je jetai un regard derrière moi et ne vit que la pièce était déserte.

    Mon âme d’enfant était plus forte que tout et j’en profitai pour aller me cacher au lieu de rester dans la position demandée. Tapie, je le vis revenir et me chercher. Il ne fut pas long à me découvrir : une gamine morte de rire de ses bêtises. Il m’attrapa et doucement me demanda : “que t’avais je dit ?”
    -De ne pas bouger répondis je en baissant les yeux.
    – Je vois que tu n’en fais qu’à ta tête dit il en me conduisant au bord du lit. Il m’agenouilla devant, le buste posé sur le lit. Mes inconséquences allaient se payer cher.

    La morsure de la tawse me prit par surprise. Un cri s’échappa de ma bouche. Il me repositionna avec douceur avant d’abattre une nouvelle fois l’instrument sur mes fesses. J’agrippais les draps et enfouis ma tête dedans pour ne pas crier. La punition fut longue. Sa patience et son calme habituel me laissaient souffler et me repositionner entre les coups. Les larmes commençaient a perler au coin de mes yeux mais j’étais trop fière pour lui montrer. C’est mon corps pris de tremblement qui me trahi. Il s’en rendit compte immédiatement et posa la tawse avant de s’agenouiller à mes côtés et me redresser.

    Les larmes étaient ma limite. Il le savait et s’arrêtait toujours au premiers sanglots. Je me jetai dans ses bras. J’avais besoin d’être contre sa poitrine en sécurité. il m’enlaça longuement, me caressant, m’embrassant, me murmurant les mots que je voulais entendre. La chaleur de mes globes se répandait dans tout mon corps. Je l’aimais. J’avais besoin de lui. J’avais envie de lui.
    La suite nous appartient.

    #37444

    Vincent flâneur
    Participant

    Que dire, quand c’est à la fois tout simple et très beau, et qu’est aussi bien décrite l’alchimie du désir et de la fessée ?

    #37445

    Moonlight shadow
    Participant

    Merci pour ce joli compliment Vincentflaneur. Ce fut une très belle soirée empreinte de sentiments d émotions et de désirs en effet.

    #37446

    Câline
    Participant

    Très beau récit , j’ai beaucoup aimé 😉

    #37448

    Déborah
    Participant

    Magnifique récit.

    #37460

    Moonlight shadow
    Participant

    Merci Caline et Deborah

    #37462

    lunapower
    Participant

    J’adore 🙂 merci!! Et la privation de dessert 😍

    #37465

    Moonlight shadow
    Participant

    Merci Lunapower. Sans jeu de mots, je n ai pas digéré le coup du dessert. Je ne l ai pas vu arriver.

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)

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