Là, tout de suite, maintenant

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Ce sujet a 5 réponses, 5 participants et a été mis à jour par  Ajenky, il y a 2 jours et 20 heures.

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
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  • #40239

    EmmaLu
    Participant

    L’exercice de style proposé par Monsieur Méchant m’a donné envie d’écrire, le genre d’envie qu’on ne réprime pas, le genre d’envie qui tourne dans la tête jusqu’à ce qu’on couche son texte sur papier. En l’occurrence sur écran. Alors voilà.

    Je suis assise à la table de la salle à manger et j’essaye péniblement d’apprendre un cours inintéressant, nul, archi nul, inutile, à moitié faux, et à moitié sans fondement.
    “Putain, ça me saoule j’en ai marre” la phrase, je la chuchote dans ma barbe, comme à chaque fois que je me parle à moi-même.
    “Pardon ?
    _Nan rien laisse tomber, c’est mon cours, il me casse les pieds.” Je tourne la page de mon bouquin, en espérant trouver une partie un peu moins pire pour me remotiver.
    “Mais comment tu parles Emma exactement ?” je hausse un sourcil interrogatif, de quoi il parle ? “Je n’aime pas les jeunes filles grossières…” Je quitte ma table de travail des yeux, pour le regarder, éberluée. Grossière ?
    “Quoi ?! Mais enfin, j’ai rien dit !
    _Tu plaisantes j’espère, ou alors tu es tellement habituée à dire des gros mots que tu ne t’en rends même pas compte.” Oh la, là, je sens qu’il va me saouler, lui. C’est quoi cette réprimande à deux balles alors que je me prends la tête pour mes exams à venir.
    “Alors, déjà tu te calmes. Je sais ce que j’ai dit, merci ! Ensuite, je te rappelle quand même que de nous deux, c’est toi qui dit le plus de gros mots. Donc maintenant, tu me laisses taffer merci.” Dans mon ton ma frustration est palpable et je me sens très satisfaite de le voir réduit au silence. Nan mais, je te jure !
    Je me reconcentre sur la pensée philosophique de Mélanie Klein. Alors, la phase schizo-paranoïde du bébé. Mais oui bien sûr !
    De toute façon, mon attention s’envole à nouveau quand je sens la présence de mon “ami” juste à côté de moi. “Au coin, Emma.
    _Quoi ? Mais pourquoi ?” La claque que je prends en relevant la tête me prend tout à fait au dépourvu et me ramène brutalement à ma condition de toute petite fille jamais à l’abris d’une correction. Il se penche sur moi et approche son visage bien trop près du mien, alors que je me colle dans le fond de mon siège. “Tu vas au coin maintenant ?” Je hoche vigoureusement la tête. C’est pas juste, j’ai rien fait. Je quitte ma chaise et me dirige vers le coin qui m’accueille relativement souvent. Il me salue chaleureusement, moi je boude. C’est pas contre lui, il est très sympa ce pan de mur, mais je déteste être obligée d’aller le voir, puis j’ai rien à lui dire à lui et c’est pas mon pote, et j’étais en train de réviser.
    “Le coin Emma, c’est cul nu et les mains sur la tête. Je crois te l’avoir déjà suffisamment répété.” Je soupire, c’est pas juste, c’est pas juste !! Je soupire et déboutonne mon pantalon. Effet immédiat, boule dans la gorge, crampe d’estomac, la totale. Je le baisse lentement, les yeux fermés. Je sais qu’il est en train de me regarder et de se délecter de ma soumission. Et moi qui ne me rebelle même pas. Alors que j’ai aucune raison d’être punie, en plus. C’est pas juste, c’est pas juste, c’est pas juste ! Je prends quand même le temps de sympathiser avec le coin. Le pauvre, il n’y est pour rien. Non à la discrimination des coins de punition.
    “Viens ici !” je m’approche doucement de lui, entravée par mon jean et ma culotte sur mes chevilles, les mains toujours vissées sur la tête. Je me sens ridicule, non pire que ça, je suis ridicule. “Enlève moi ça, tu n’en auras pas besoin pour le reste de la journée. Bon, je crois qu’on a un compte à régler tous les deux.
    _J’ai rien fait !” Il s’arrête de parler, me regarde. Avec ce regard noir, intense, goguenard et carnassier. Il me fait signe de m’approcher un peu plus. Je mets main devant mon visage par réflexe, au moment ou il arme le bras. “Emma” son ton est menaçant et sans équivoque.
    “Je te demande pardon…” petite voix de petite fille pleurnicharde.
    “Je ne veux pas le savoir. Dépêche toi!” sa voix se fait grondante. Je baisse lentement les bras, le long de mon corps. Rien ne se passe. Je me redresse d’avantage. Toujours rien. J’ouvre les yeux. Une belle douleur sur ma joue droit dans un bruit caractéristique. Je caresse doucement ma peau punie, quand une autre gifle arrive de l’autre côté.
    “Mais…
    _ ça c’est pour t’être protégée. Tu penses que c’est normal de dire des gros mots devant ton adorable protecteur qui s’occupe si bien de toi ?” Je lève les yeux au ciel et me mords la lèvre inférieure pour éviter une réponse malheureuse. Il se fout de moi comme pas permis, on croit rêvé. “J’attends ta réponse.” indique-t-il d’une voix toujours égale. Comment il fait pour jouer si bien l’offensé alors que la situation est tout bonnement ridicule.
    “Non, c’est pas normal.
    _Depuis quand tu dis simplement non ?
    _Non, Charles.
    _Arrête de lever les yeux au ciel, parce que je vais perdre patience !” il continue son sermon pendant que je pose le pour et le contre afin de savoir si je dois l’insulter ou pas. Blabla, je devrais toujours avoir un comportement exemplaire, blabla, je devrais pas attaquer ses oreilles divines avec des insultes, blablabla. “Viens sur mes genoux.” le sermon s’arrête tout à trac. Je suis partagée entre la joie de ne pas avoir craquée et la peur de prendre ma raclée. Je pose ma main dans la sienne et il m’allonge doucement sur ses genoux. J’enroule mes bras autour de son genoux, tandis que l’autre se rabat par-dessus mes jambes. Il passe doucement sa main sur mes fesses toutes froides. Il dégage le bas de mon dos et pose sa deuxième main sous mon t-shirt. “Je vais t’apprendre à être une gentille fille.”
    La dégelée qui suit est absolument mémorable. Les claques sont fortes, rapides et cinglantes. Je n’ai même pas l’occasion d’avoir l’air forte, courage ou résistante. Je me tords littéralement de douleur et si la petite maso qui est en moi est à la fois étonnée et ravie, aux anges, la petite voix qui se veut raisonnable se demande encore comment on en est arrivé à de telles extrémités. Ah oui, c’est vrai : j’adore ça ! J’ai du mal à garder mes réactions sous contrôle. Je mords le col de mon t-shirt, pour ne pas crier et mes jambes battent une mesure de plus en plus approximative. Mes pieds glissent sur le sol tandis que les coups s’abattent de plus en plus bas sur mes cuisses.
    “Tu arrêtes de bouger, ou je sors la badine, petite chose.
    _ça fait maaaaal.
    _Mais non, une fessée qui fait mal, incroyable !” mais quel connard. Son énorme main s’abat juste au-dessus de mon genoux : histoire de bien comprendre que je ferais mieux de me tenir tranquille. Je fais ce que je peux. Elles sont loin les premières fois qui rimait avec progressivité et douceur.
    “Tu ne peux t’en qu’à toi-même, Emma. Si tu avais eu un comportement irréprochable, je n’aurais pas eu à te punir.” Je bats involontairement des jambes et je me sens mon corps se tendre. Peu à peu, le flot de pensée qui tourbillonne habituellement dans ma tête, se calme. D’une mer déchaînée, je passe à un lac paisible, à une flaque, à une goutte d’eau. Mes fesses sont un brasier de douleur et l’afflux de sang doit déjà leur avoir donnée une belle couleur rouge vermillon. Mes bras sont toujours fermement agrippé aux genoux de mon gentil tortionnaire, au point qu’il ne doit plus être irrigué convenablement.
    Il m’attrape fermement les cheveux et les attire vers lui. “Aïe…
    _La punition commence à porter ses fruits ?
    _Oui, oui, Aïe.”
    Les claques se font plus espacées, et sa main qui battait la mesure avec un dynamisme impressionnant, se fait de plus en plus lourde. La chaleur se répand dans tout mon corps

    J’ai les mains moites. Je transpire comme pendant un effort intense. Pourtant je ne fais rien, rien d’autres que d’éviter de bouger, de hurler et de pleurer. Bouger, je le fais quand même, mes mains sont crispées sur son jean, ma bouche s’ouvre par instant, libérant mon t-shirt. Les gémissements, et les cris se font de plus en plus réguliers et systématiques. Mais pleurer, ça jamais. Pourtant, c’est pas l’envie qui m’en manque. Mais je ne peux pas m’empêcher de lutter, c’est si dur de s’abandonner complètement.

    La fessée s’arrête, et sa main se fait à nouveau caresse et douceur. Il libère mes cheveux.
    “Les vilaines filles méritent une bonne fessée, tu es d’accord petit hibou ?” Sa bouche murmure à mon oreille. Il est penché sur moi et je sens sa présence tout autour de mon corps tendu et frêle.
    “Oui Charles
    _Gentille fille.”

    Il me déplace sur le canapé, pour pouvoir se lever, pose sa main sur mon dos. Je ronronne sous ses caresses, c’est si bon.
    “En position.” murmure-t-il doucement à mon oreille. Han, nan pas ça. Je positionne mes genoux à l’équerre contre les pieds du canapé, le haut de mon corps complètement allongé dans les coussins. J’hésite un peu, avant de poser mes mains, sur mes fesses -elles sont si chaudes- et de les écarter doucement. Cette fois, l’humiliation est totale.
    “Ce serait si dommage d’être indulgent avec toi” dit-il, comme pour lui. J’étouffe un soupire en l’entendant s’éloigner.

    Quelques minutes plus tard, il me présente sa fameuse brosse à cheveux. Juste sous mon nez. “Demande gentiment” souffle-t-il. Je détourne le regard un instant. L’ordure !
    “Punie moi avec la brosse, comme je le mérite s’il te plaît Charles.
    _Avec plaisir.” Il allonge mes bras devant moi et pose le bois contre mes fesses, le fait glisser doucement contre ma peau chaude et meurtrie qui se couvre automatiquement d’une chair de poule. A l’instant précis où je ne sens plus la brosse, mon corps se tend. Elle s’écrase violemment contre ma fesse droite, et je pousse un gémissement plaintif. Le deuxième coup s’abat précisément au même endroit, et je cris pour de bon. Encore trois fois sur le même spot, trois fois qui mettent mon endurance à rude épreuve. Puis c’est le tour de ma fesse gauche, et cette fois, je cris pour chacun des cinq coups, et je gigote sur place, soulevant mes genoux et tentant de me déplacer. Il place sa main sur ma chute de rein pour me maintenir en position.

    “Bouge encore une fois, et je recommence depuis le début.”
    Maintenant, les coups tombent aléatoirement, sur les cuisses et les fesses, avec une force plus ou moins modérée. J’ai arrêté de lutter et de me retenir. Je chouine, je gémis, je cris, je supplie. “Pardon, je le ferai plus, je te le jure.” je ne suis même pas sûr de ce que je ne dois plus faire, mais vous, voulez savoir ? là, tout de suite maintenant ? je m’en fiche. “J’ai mal, j’ai mal.”
    Il ne prends même pas la peine de répondre. Je sens les larmes me monter aux yeux. Je sens mes yeux papillonnés. Je crois que j’ai oublié qui j’étais, où j’étais et en quelle année. Et dans quel univers. Je sens la douleur, et mon appartenance totale à mon adorablement sévère. J’ai mal, je souffre même, mais j’aime encore plus que ça.

    La fessée s’arrête. Une goutte unique coule sur ma joue. Je reste immobile sur le canapé, refoulant les autres larmes doucement. Ma gorge est nouée, mon corps tremble, je transpire et je suis fatiguée. Je suis bien, je suis au paradis. Dans mon champs de conscience, il n’y a que moi et lui et c’est le plus beau cadeau qu’il pouvait me faire. Il m’ôte mon t-shirt doucement et laisse ses mains jouées sur ma peau. Mes jambes, mes fesses, mon dos, mes bras, ma tête, mes cheveux. Mes jambes se serrent involontairement, je suis trempée. Ça coule le long de mes cuisses. “C’est fini, petit hibou, tout va bien”. Sa voix me réconforte par des mots doux et rassurants. Mes yeux se ferment doucement. Il m’attire contre lui et je tombe littéralement dans ses bras. Il me câline longtemps, en m’embrassant le front et les joues. Je me sens apaisée et comme dans une sorte de transe calme. Ses phrases sont un flot de paroles incessant que je peine à comprendre, mais je sais que je n’ai plus de soucis à me faire. Tout est parfait maintenant. Il m’aide à me lever, m’offre à nouveau ses bras pour un gros câlin, avant de m’emmener dans la chambre.
    “Paraît qu’on dort jamais aussi bien après une fessée.” Je ne lutte même pas, je n’aspire qu’au sommeil du bien heureux. Je monte maladroitement sur le lit et m’allonge comme une masse, le laissant rabattre la couette sur moi, me border, me souhaiter bonne nuit. Je ne le retiens qu’au moment où il fait mine de partir, exigeant un dernier bisous. Il ne se fait pas prier, loge ma vache en peluche dans mes bras, me souhaite bonne nuit une nouvelle fois et me laisse seule.
    Je crois bien que je m’endors aussitôt.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 3 jours et 21 heures par  EmmaLu.
    #40241

    Princesse Sarah
    Participant

    J’ai beaucoup aimé ton texte petit hibou, qui a de l’humour (qu’il faut parfois réprimer parce que ces fesseurs alors, aucun humour!! 😉 ). Pas de liberté d’expression non plus dans ce monde!
    Une fessée sacrément cuisante et bien endurée, bravo! 😀

    #40243

    Vincent flâneur
    Participant

    Quelle raclée ! Un peu injuste, peut-être ? Et j’ai découvert qu’on pouvait entretenir une relation quasi amicale avec un coin 😉 Vous êtes un @petit-hibou très empathique…

    #40252

    EmmaLu
    Participant

    Merci pour ton commentaire @princessesarah. Ravie que ça t’ai plu ^^. Pour le coup, le fesseur avait beaucoup d’humour mais pas le même que le mien disons. Je trouve qu’il y a quelque chose de satisfaisant à être privée de liberté, fin occasionnellement bien sûr ^^’.

    @vincentflaneur, A peine injuste disons. Eh oui, pendant des années j’ai détesté les coins, tous les coins, les tous blancs, les chaleureux, les accueillants, les tous tristes. Mais au final, ils y sont pou rien les pauvres… Certains sont même suffisamment agréables pour que je partage des fous rires avec eux. C’est dire !

    #40258

    Lily Rose
    Participant

    Super récit @petit-hibou, mais quelle sévère punition pour un tout petit gros mot de rien du tout 😉
    Bravo 🙂

    #40263

    Ajenky
    Participant

    Eh oui, il ne faut pas pester sur ses cours ^^

    Une fessée pour un motif un peu excessif mais bon on voit tous les bienfaits de la brosse 🙂

    Merci du partage, je souhaite que tu reçoive une telle punition … là, tout de suite, maintenant 😉

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 jours et 20 heures par  Ajenky.

    Le désir de donner nait du plaisir de recevoir - https://lefesseurdocile.blogspot.com/

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