La sieste

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  • #52904
    EmmaLu
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    Je me réveille, emmitouflée dans des draps blancs, lovée entre ses bras, calée contre son torse et sous son menton. Je suis si bien. Je voudrais que cet instant s’éternise pendant des heures, mais il est déjà 14 heures et le sommeil me fuit. A sa place, une humeur taquine et joueuse s’installe. C’est une douce gentille fille qui s’est endormie pour une sieste d’amoureux mais c’est une vilaine chaude comme la braise qui s’éveille à présent. Ma main descend doucement, tranquillement, sur la pointe des doigts, sure d’elle, vers mon entre jambes. C’est interdit, ô que c’est interdit ! Quand on est une gentille fille, on demande la permission, surtout qu’il est gentil et que la permission il la donne souvent et aisément. Suffit de demander en somme. Mais à quoi bon demander quand on peut désobéir.

    De mon autre main j’attrape mon téléphone, le déverrouille et surfe tranquillement à la recherche de quelques histoires pour embraser les braises qui chatouillent mon bas ventre. Obligée, je me retrouve comme de par hasard sur le site pour lequel, je tape ces quelques lignes en ce moment. L’histoire d’une voisine un peu méprisante, un peu insolente et bien châtiée pour le plaisir d’une autre ? ça conviendra tout à fait. Et voilà, déjà trempée. Petit bouton gonflée et assoiffée, bas ventre qui se contracte par intermittence, respiration saccadée, on y ait. Je le sens bouger doucement tout contre moi. Je n’attends qu’une chose, qu’il se réveille et qu’il se rende compte, qu’il sévisse et m’inflige des sévices qui nous feront monter ensemble. Il semble se renfoncer dans son sommeil le bougre. Quoi ? La pire insolence, la bêtise fait littéralement devant lui n’est pas assez grosse pour le tirer de son dodo de marmotte. Nan mais, franchement… Qu’à cela ne tienne, je m’agace et me concentre sur ma propre excitation et je ne vaux, bientôt, pas mieux que cette fille assise sur son balcon, la main dans la culotte à écouter ce qui ne la regarde pas.

    Mes gémissements équivoques, j’essaye à peine de les étouffer, reste d’un peu d’élégance perdue depuis longtemps. Je me sens chienne. Encore une fois, il manque de se réveiller, mais voilà qu’une autre histoire commence, trois fessées dans un chalet, voilà qui n’est pas commun.

    « Je peux savoir ce que tu fabriques ! » Coup de chaud tout d’un coup, je sursaute presque, mes doigts dérapent et s’enfoncent un peu plus en moi. Oh mais l’histoire n’est pas finie, il aurait pu se réveiller un peu avant ou un peu après quand même ! Une part de moi veut minauder, m’enfoncer dans un mensonge doux, faire comme si de rien, plaider l’envie de mon plaisir et non l’envie de son déplaisir. Je m’y refuse, la colère que j’ai provoquée, je dois maintenant l’assumer pleinement. Sinon, c’est de la triche. Je me tourne vers lui, rencontre son visage encore ensommeillé, la trace de l’oreiller sur la joue, ses yeux indécis, son air interloqué. Il n’est pas sûr d’avoir compris, le pauvre.
    « A ton avis ? » mon sourire est éclatant, je suis fière de moi, fière de ma transgression, fière de ma propre fierté. Son regard se durcit et il attrape mon oreille, la pince fermement et la tourne insidieusement vers la gauche, vers la droite, vers la gauche, vers la… ‘fin vous avez compris quoi ! Il agrippe mon sein droit et joue avec, c’est le même manège : vers la droite, vers la gauche, il pince un peu plus fort pour me tirer une grimace, faire fuir mon sourire malicieux, et vers la gauche, vers la droite.

    « Ah c’est comme ça ! Tu joues les petites vicieuses sous mon nez et sous ma barbe ! » Il libère mon oreille brûlante et écarte la couette blanche qui me confère encore un semblant d’intimité, saisit mon poignet et porte d’autorité mes doigts dégoutant d’envie à sa bouche. Il les lèche lentement et longtemps, les mordille sous mes yeux excités et ressert par moment son emprise sur mon téton dur.

    Quand il libère enfin ma main et ma poitrine, c’est pour m’honorer d’une gifle retentissante sur ma joue gauche, de ses longs doigts fins et élégantes. Je porte ma main trempée à mon visage, saisie par cette sévérité tellement désirée.

     

    « Tu te prends pour une grande fille qui a le droit de disposer de son corps comme elle l’entend !! » Il s’assoit sur le lit, son regard brûlant m’englobant tout à fait. « Mais tu n’es qu’une toute petite fille, une petite fille qui a des consignes précises à suivre, une fillette qui reçoit la fessée. » D’une main il saisit mes chevilles et les soulève, force mes genoux à se plier et ramène à mes chevilles au-dessus de ma tête dans cette position tellement humiliante et infantilisante. Je suis déjà cul nu, c’est un gain de temps, vêtue que de mon t-shirt de pyjama, un t-shirt blanc ultra large avec un Bambi dessus. Il assène de fortes claques de façon indifférenciée sur mes cuisses, mes fesses et mon sexe détrempé. Je grimace de douleur et plus je grimace, plus il sourit. Comme une bonne petite qui accepte sa punition, j’attrape l’arrière de mes genoux avec mes avants bras et les colle contre mon torse, offrant un peu plus ma croupe à sa sentence.

     

    « Ouille ouille ouille ouille ouille ouille ! » ça pique, ça brûle, ça cuit, ça tombe sec encore et encore. Je ferme les yeux. Ma respiration se bloque dans ma gorge. Malgré moi, je sens mon corps se débattre. Mes mains relâchent leur prise sur mes coudes, laissant mes avants bras libérer mes jambes qui battent l’air au rythme des claques. D’une main ferme, il appuie sur mes mollets, m’enfonçant un peu plus dans le matelas doux. Il saisit le premier instrument à porter de main et m’en donne plusieurs coups. La brosse fait son office, mais pour le coup, l’endorphine et l’adrénaline sont si fortes que je sens à peine la différence entre la brosse et la main.

    Il lâche l’affaire, me redresse, m’offre deux nouvelles gifles cinglantes et m’envoie au coin, à genoux, les mains sur la tête.

    Je reste là, haletante, brûlante de satisfaction, de désir et d’appréhension une bonne dizaine de minute. Pour l’instant tout est exactement comme je le voulais, comme je l’attendais, prévisible à souhait mais si délicieux. Mais comme il n’est rien de parfaitement contrôlable, ce moment dérape et devant mes yeux apparaît, au bout de ce temps-là, un doigt de gingembre. Il ressemble vraiment à un index plié à la deuxième phalange qui pointe, inquisiteur, vers mon petit nez.

    « Euh… » quelle éloquence pour la petite vicieuse. Je me sens à nouveau chaton inoffensif pris dans les serres d’un aigle puissant. Ça n’était pas prévu dans mes plans. Et alors que ma figure doit se décomposer en trois étapes, la sienne s’illumine de la victoire du juste. Il pince à nouveau le lobe de mon oreille et l’attire vivement vers lui forçant mes mouvements maladroits. Il ôte mon pyjama.

     

    A genoux sur le lit, la tête enfoncée dans les couvertures, les épaules plaquées sur le matelas, je présente mon cul chaud à sa nouvelle exigence. Il insère un doigt minutieux et lubrifié qui me fait gémir malgré mon envie de rester stoïque. Puis la racine entre en scène, elle me pénètre farouchement, d’abord quasi indolore puis brûlante et enivrante. Je gémis, je chougne. Moi qui, fière de mon petit manège, pensait mener la danse, me voilà bien embêtée et honteuse, d’avoir été prise à mon propre jeu. Je ne sais pas ce qui me prend chaque fois, de le provoquer sur des terrains ou je ne peux gagner. Je dois, quelque part, prendre goût à mes perpétuelles et cuisantes défaites. La fine et courte canne prend place dans le tableau de mon humiliation. Je ne peux rester silencieuse sous ses coups sifflants.

     

    « Attention, si le gingembre tombe, tu vas voir ce que tu vas ramasser. » Moi qui tentait de l’éjecter, me voilà bien embêter à devoir tenter de le récupérer à la seule force de mes muscles annaux. Disgrâce. C’est avec soulagement que j’accepte les nombreux coups de martinet qui viennent châtier l’intégralité de mon corps, me faisant oublier la violence de la brûlure de l’aliment. Quand il s’arrête je suis épuisée, j’ai perdu le fil, je ne compte plus les coups même dans ma tête. Je ne sais plus ce que je veux ni ce que j’attendais.

    Il s’allonge à mes côtés, caresse mon corps lascif, boursouflé et meurtri, alors que je savoure les marques temporaires, signe de mon abandon à ses bons soins.

    Je me lève chancelante, m’écarte de mon silencieux dominant qui m’embrasse de son regard amoureux, et me dirige tant bien que mal vers la douche pour soulager, l’insistante brûlure. Je reste assise sur le carrelage réconfortant, sous le jet d’eau brûlant qui calme la chaleur de mon corps.

    Je suis plus excitée que jamais. Incroyable que l’aphrodisiaque gingembre fasse son effet même utilisé

    Tirer d’une histoire vraie mais modifié à des fins fantasmatiques et scénaristiques.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 5 jours et 1 heure par EmmaLu.
    #52908
    Julien
    Participant


    Superbe, miss L.

    Quelle sévérité pour une petite masturbation quand même  😉

     

    #52912
    Dundee
    Participant


    Bonjour et bravo, c’est très bien écrit, on voit qu’il y a du vécu ! Belle histoire.

    Épicurien, grand voyageur, adepte de la fessée OTK

    #52914
    Bleue
    Participant


    Bonjour, bravo très beau récit.

    Bonjour, j aime échanger avec vous sur cette univers obscure qui est si attirant qui s offre à nous pour faire partager nos expériences ainsi que nos fantasmes sur nos passions communes.
    Profite de l instant présent sans te soucier du lendemain.

    #52919
    salamboflaubert75
    Participant


    J’ai adoré cela donne envie de se remettre à la sieste…

    #52928
    EmmaLu
    Participant


    Merci beaucoup pour vos messages ^-^.

    Et @Julien, je répondrai à ton message par l’adage “quand on cherche, on trouve” et pour le coup, j’avais bien cherché, j’avais presque quémandé d’ailleurs ;).

    #52932
    Anthoz
    Participant


    Magnifique poste a lire EmmaLu, j’ai apprécier la lecture.

    En espérant en voir d’autre prochainement =)  (j’en bave d’avance xD)

    #52959
    Sombrelle
    Participant


    Merci @petit-hibou pour ce superbe récit. En dépit d’une pointe de nostalgie qui ma saisie lors des premières lignes c’est un vrai régal à lire de bout en bout.

    Alea Jacta Est

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