La fessée olympique

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Ce sujet a 38 réponses, 19 participants et a été mis à jour par  Princesse Sarah, il y a 1 jour et 3 heures.

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    Princesse Sarah
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    Mesdames, messieurs, chers lecteurs,

    Câline et Princesse Sarah ont l’honneur de vous présenter les dernières aventures du Professeur Iago et de son assistante!

    Bien entendu toute ressemblance entre des personnes ou des membres de ce site et les dieux serait pure coïncidence… 😉

    Fessée olympique

    Ce matin-là, Câline, l’assistante du Professeur Iago, se dirigeait gaiement vers le bureau de son célèbre patron : Le soleil brillait, les oiseaux chantaient… Et ce soir elle était enfin en vacances ! Depuis qu’ils avaient découvert le tombeau d’Alexiosis XII, et la cérémonie de la Fessée, ils passaient une bonne partie de l’année en Égypte, à poursuivre sans relâche cette quête initiatique, et Câline se retrouvait quant à elle sur les genoux de son patron beaucoup plus souvent qu’à son tour !

    Mais pour une fois, ses fesses étaient blanches, aucun voyage ou expérience n’étaient prévus et Câline allait enfin pouvoir goûter un repos bien mérité.
    Elle pénétrait à peine dans son bureau que son patron surgissait, le regard noir :
    – Bonjour Câline, vous avez cinq minutes de retard…

    Câline bredouilla un bonjour et tenta de se justifier mais le Professeur n’était manifestement pas d’humeur conciliante.
    – Vous me copierez cent fois en hiéroglyphes : je dois être à l’heure le matin à mon travail, et ne pas faire attendre mon patron.
    – Mais Professeur, je suis en congés ce soir je ne vais pas faire des lignes pendant mes vacances !
    – Vous n’êtes plus en vacance Mademoiselle, nous partons dès demain en mission, donc vous aurez parfaitement le temps de faire votre punition ce soir !

    Câline n’en croyait pas ses oreilles et tenta vainement d’attendrir son patron en lui disant à quel point elle avait besoin de ses vacances, et elle pensait surtout à ses fesses en disant cela ! Mais las, le Professeur lui répéta ce qu’elle savait par cœur, à savoir qu’elle devait être prête à partir dès qu’une mission importante se présentait, pour la sauvegarde de la Cérémonie de la Fessée.

    C’est donc la mort dans l’âme que Câline dit adieu à sa visite qu’elle espérait très active au Salon du Chocolat, et se dit qu’il suffisait de quelques minutes pour gâcher une journée qui s’annonçait pourtant très belle !

    Le lendemain, ils se retrouvèrent dans un tombeau, récemment mis à jour par le professeur, et Câline passa de nouveau un moment très cuisant, son patron ayant acquis une dextérité et une technique parfaites, dignes de son idole le Pharaon Alexiosis XII.

    Et de même que la première fois, une porte secrète s’ouvrit et dévoila ses secrets. Le professeur identifia rapidement les différents objets mais l’un d’entre eux l’intrigua fortement : c’était un rectangle de pierre, couvert d’inscriptions étranges que le scientifique commença à déchiffrer.

    Câline pendant ce temps, prenait des notes et voulut s’approcher afin d’observer de plus près ce qui intriguait tant son patron, quand ce dernier lui ordonna de ne rien toucher.
    Câline, surprise, trébucha et cherchant à se retenir s’agrippa à l’objet en pierre à la fureur de son patron, désespéré de la maladresse incurable de son assistante ! Cette dernière n’osait pas regarder le professeur, quand soudain un bruit étrange emplit le tombeau, un tourbillon de poussière les aveugla et les aspira littéralement. Le néant les envahit et ils perdirent connaissance.
    Le professeur fut le premier à reprendre conscience, et repéra Câline encore inconsciente. Inquiet il entreprit de la réveiller quand la jeune femme prononça des paroles qui réveillèrent instantanément sa colère :
    – Qu’est ce qui est arrivé ? Où sommes-nous ?
    – Il est arrivé que vous avez encore provoqué une catastrophe Mademoiselle !! Grâce à vos exploits nous voilà dans un endroit inconnu et sûrement très loin de l’Égypte !

    Câline sentit que ce n’était pas le moment de protester et se contenta de regarder son patron avec son expression la plus contrite et la plus malheureuse ce qui fonctionnait parfois pour endiguer son courroux ! Iago se radoucit devant sa mine implorante quand soudain une voix les interrompit :
    – Puis-je vous aider, heureux mortels ?

    Tous deux sursautèrent à ces mots et Câline retrouva instantanément ses esprits. Une femme superbe aux traits nobles et altiers les dévisageait avec curiosité et sympathie. Iago comprit de suite qu’ils avaient affaire à une personne importante, mais il failli s’étouffer en entendant la femme poursuivre :
    – Je suis Sarathéna déesse de la Raison, de la Prudence, de la stratégie militaire et de la Sagesse, et vous vous trouvez sur l’Olympe, le Royaume des Dieux…

    Le professeur bouche bée se demanda s’il ne s’était pas cogné la tête contre la pierre !
    La déesse avait l’air un peu perplexe… « Curieux, ce portail magique ne fonctionnait plus… A l’origine les devins, ou les offrandes et les sacrifiés passaient par là mais un jour plus rien n’est arrivé… » Elle s’avança sous la pierre mais rien ne se passa… Le portail s’était refermé.
    Le professeur et Câline se rendirent alors compte qu’ils étaient bloqués dans cette contrée inconnue… Mais passionnante !

    Au loin un tremblement se fit sentir, puis un coup de tonnerre… Suivi par d’autres coups de tonnerres en rafales.
    Sarathéna leva la tête : Ah, Méchant Zeus doit être en train de fesser Miss Whéra… Elle a encore dû faire sa Diva…
    Devant l’air éberlué des deux mortels, elle expliqua un peu : oui la fessée est très courante ici, c’est même la pratique qui fait marcher notre communauté divine… Certains y sont accrocs, et de temps en temps même les plus sages, telles que moi, y passent. C’est un rituel. Sinon, autant de Dieux réunis au même endroit, il y aurait trop de tensions.

    Le professeur n’en croyait pas ses oreilles. Alors même jusqu’aux plus hautes sphères de l’Antiquité, sur l’Olympe, la fessée était présente ? Et pouvoir s’en rendre compte… Quel honneur, quelle chance incroyable !! Câline, devinant ses pensées, tint à préciser : « Et tout ça c’est grâce à moi ! Que feriez-vous sans mon aide Professeur ? ». Il lui jeta un regard sévère en disant que le fait de trébucher ne faisait pas d’elle la meilleure des assistantes et qu’il allait lui montrer sur le champ à quoi la vantardise menait !

    Mais heureusement pour Câline, Sarathéna intervint en leur proposant de leur faire visiter l’Olympe et de leur parler de son fonctionnement, en attendant de trouver le moyen de les renvoyer sur la Terre. Câline poussa intérieurement un soupir de soulagement.
    Elle leur montra un énorme bâtiment soutenu par des colonnes au loin.
    – Voilà le bâtiment principal. C’est là où vivent Méchant Zeus, le chef de notre communauté, et son épouse Miss Whéra… Méchant Zeus aime aller sur Terre fesser pleins de mortelles et Miss Whéra l’accompagne souvent. Nombres de mortelles ont eu la double punition, être fessées par Méchant Zeus, puis subir le courroux de Miss Whéra… Cela peut aller d’une nouvelle fessée à une transformation en Méduse, un enfermement dans un donjon au Whimsiclub, une condamnation à servir de table sans rien renverser… Elle a autant de sadisme que lui.
    Parfois tout le monde va à une soirée chez eux et ce sont des amusements divins qui ont lieu… Des jeux divins où les perdantes sont fessées. Je crois que vous essayez parfois de faire de même, vous autres mortels non ? Je vous observe parfois, cela s’appelle soirée spoker c’est ça ? Evidemment vous n’arrivez pas à notre niveau mais c’est le principe. Tout se passe bien sauf si Misscileris, déesse de la Discorde vient s’en mêler alors qu’elle n’est pas invitée. Un jour elle a lancé une pomme, et de fil en aiguille, Pâris de Troie a voulu fesser la belle Hélène et la plus grande guerre de l’Antiquité a démarré.

    Athéna avait commencé à marcher tout en continuant de parler. Fascinés, le professeur et son assistante la suivaient et écoutaient avec attention, en admirant le décor.
    Soudain ils aperçurent une belle déesse qui arrivait en courant en regardant nerveusement autour d’elle. Athéna l’interpella :
    – Hébéagna que caches-tu encore derrière ton dos ?? La déesse s’approcha du petit groupe et Sarathéna se tourna vers eux :
    – Je vous présente Hébéagna déesse personnifiant la Jeunesse, la Vitalité et la Vigueur des jeunes, qui ne peut s’empêcher de dérober des crayons et du papier aux mortels afin de dessiner les fessés qui se déroulent ici, alors que c’est formellement interdit ! Et tu peux me rappeler pourquoi ?
    – Parce qu’aucune trace ne doit subsister des fessées des dieux! C’est une règle! Répondit la déesse toute penaude.
    – Eh bien encore une fois, tu vas devoir aller avouer cette faute à Méchant Zeus.
    – Pfff je vais encore me prendre une fessée et pas dessinée celle-ci, maugréa la déesse en prenant la direction de la demeure du Maître des dieux, pour une correction méritée.

    Sarathéna secoua la tête puis continua à marcher.
    – Un peu plus loin, vers l’Ouest vous avez toute la partie aquatique. C’est essentiellement le domaine de Richaréidon, le dieu des océans. Il adore faire trempette, ou faire du surf. Il amène souvent les femmes ou déesses se faire fesser dans l’eau, afin qu’elles aient les fesses bien trempées. Il les installe sur son banc aquatique flottant et les place au milieu de l’Océan, pour qu’elles ne puissent pas s’échapper. Ou il les attache à son trident aussi.

    Sarathéna tendit le bras dans une autre direction :
    – Là-bas, vers le sud-ouest, la forêt est le lieu de prédilection de Zatopanpan, dieu de la Nature et des bergers. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il utilise beaucoup le cuir lors de ses corrections, même s’il ne dédaigne pas les instruments en bois, tels les badines de noisetier, le bambou, la règle même !

    En passant devant la forêt, Sarathéna et ses visiteurs entendirent un morceau de flûte, joyeux et entrainant. Câline écoutait cette musique divine et sylvestre avec ravissement alors que le visage de Sarathena s’assombrissait.
    – Oh, ça c’est encore Zatopanpan qui joue de la flûte !! Il nous casse les oreilles quasiment sans interruption avec sous prétexte que la musique adoucit les mœurs !

    La grande déesse de la sagesse et de la raison avait soudain l’air énervée comme une simple mortelle qui ne trouve pas sa tenue du jour à cause du bazar dans son armoire !
    Le professeur Iago se dit que, contrairement à ses déclarations, elle méritait certainement une fessée de temps en temps…

    Câline prit alors la parole : « Mais, Déesse, pourquoi ne lui enlevez-vous pas sa flûte tout simplement ? Ce doit être un jeu d’enfant pour vous. »
    Sarathéna la regarda : « Lui enlever ? Ah… En fait… Je n’y avais jamais pensé ! J’ai essayé de le raisonner plutôt… ».
    Elle adressa un grand sourire à Câline, qui lui rendit, et le professeur sentit presque le courant de sympathie qui passait entre elles. « Décidemment, se dit-il, immortelles ou pas, les femmes sont toutes les mêmes ! ».

    A ce moment une jeune femme élancée sortit de la forêt. En apercevant les deux humains, elle dégaina son arc en un éclair et les tint en joue.
    – Quoi ? Des intrus ici ? Attends un peu que je les kicke de l’Olympe!!

    Sarathéna leva les yeux au ciel.
    – Calme toi Artéminx, ça n’est pas parce que tu es la déesse de la chasse que tu dois chasser tout le monde. Je te présente le professeur Iago et Câline qui sont arrivés ici par le vieux portail. Je leur fait visiter avant de les renvoyer chez eux.
    – Les renvoyer ? Tu n’as pas à prendre cette décision seule ! Il faut prendre l’avis de Méchant Zeus ! Et de Miss Whéra aussi ! Peut-être devront-ils être gardés ici. Je file les prévenir !
    Le professeur et Câline se regardèrent d’un air un peu inquiet… Etre éternellement gardés sur l’Olympe ? Sarathéna les rassura en leur disant que ça ne serait pas juste et que la déesse de la justice c’était elle d’abord !

    Mais, devant l’orée du bois, la déesse restait pensive devant l’idée avancée par Câline, de confisquer sa flûte à Zatopanpan. Elle n’en pouvait plus d’entendre ce maudit instrument toute la journée et sans aucun doute tout l’Olympe lui serait reconnaissant de leur épargner cette cacophonie perpétuelle! La déesse se sentait tiraillée entre deux sentiments, la Raison qui lui conseillait de ne rien entreprendre et dans le même temps son envie irrésistible d’épargner ses oreilles !
    Elle se tourna vers donc vers Câline et lui demanda discrètement de façon à ne pas être entendue par Iago, qui observait la course d’Arteminx :
    – Pourriez-vous me conseiller, jeune mortelle et m’aider dans cette entreprise si nouvelle pour moi ?

    Câline se sentit toute fière qu’une si célèbre Déesse lui demande conseil :
    – Bien sûr Déesse, il m’arrive d’ailleurs parfois à moi aussi de dérober à la vue du Professeur certains de ses documents que j’ai malencontreusement tachés de chocolat !! Je lui dis juste que son chat a joué avec !!
    – Oh, vraiment Câline et ça fonctionne ?

    Câline repensa furtivement à sa dernière tentative en question qui s’était terminée par un séjour cuisant sur les genoux de son patron mais elle ne voulut pas effrayer Sarathéna, et s’empressa de la rassurer et de lui dévoiler son plan :

    – Voilà ce que nous allons faire, vous allez nous présenter à Zatopanpan et je ferai en sorte de l’occuper avec le professeur pendant que vous lui subtiliserez sa flûte.

    Sarathéna n’hésita plus et s’empressa de les mener vers le Dieu de la Nature qui s’exerçait avec sa maudite flûte, et fit les présentations. Le professeur engagea de suite la conversation avec Zatopanpan et Câline les surveilla pendant que la déesse accomplissait son coupable forfait…

    Après avoir mis l’instrument en lieu sûr Sarathéna rejoignit ses nouveaux amis avec allégresse. La conversation reprit lorsque soudain les choses se gâtèrent. Zatopanpan, désireux de montrer au professeur l’étendue de ses talents musicaux, voulut prendre sa flûte et ne la trouvant pas, se mit à la chercher fébrilement. Câline et Sarathéna n’osaient pas se regarder et la déesse commençait à se demander si elle avait agi sagement en demandant conseil à la jeune mortelle.

    Zatopanpan sentait la colère montait en lui, qui avait osé voler sa Précieuse ?? Un tel crime ne devait pas rester impuni !

    Le professeur quant à lui sentit qu’il y avait anguille sous roche, rien qu’à regarder la mine coupable de son assistante. Il s’apprêtait à la faire avouer lorsque Sarathéna, voyant la situation lui échapper et redoutant la célèbre colère du dieu lui confessa sa faute.

    Zatopanpan ne parvenait pas à croire qu’une Déesse aussi sage ait pu s’abaisser à un tel comportement, mais les faits étaient là : Sarathéna lui avait dérobé sa flûte et l’avait cachée. Une punition sévère s’imposait. En une fraction de seconde, la déesse se retrouva allongée sur les genoux du dieu qui commença à lui administrer une fessée magistrale, sous les yeux intéressées du Professeur toujours prêt à en apprendre plus sur le sujet.

    Câline quant à elle se sentait terriblement coupable et voulut s’interposer pour sauver son amie mais son patron l’arrêta fermement en lui disant qu’il était interdit et dangereux d’empêcher un dieu de punir, et demanda à son assistante des explications sur son rôle dans cette affaire. Câline réussit à échapper au courroux de son patron en lui montrant Zatopanpan qui remontait maintenant la toge de Sarathéna, dont les fesses rougissaient à une vitesse surprenante ! Le professeur nota, intéressé, que visiblement les déesses ne portaient pas de culotte. Il se dit que les dieux se privaient d’un grand plaisir en enlevant le déculottage. Les claques pleuvaient maintenant à un rythme effréné et Sarathéna maudissait Câline intérieurement, en se répétant qu’on ne devrait jamais écouter un mortel ! Le professeur, passionné par cette nouvelle fessée, en profita pour en savoir un peu plus et demanda à Zatopanpan s’il comptait utiliser un instrument.

    – Bien sûr cher confrère mortel, j’aime le cuir mais j’ai là quelques badines en olivier très cinglantes – répondit le dieu tout en continuant à fesser la pauvre Sarathéna !

    Iago en profita donc pour demander des conseils au dieu, et lui confier qu’il cherchait lui-même une badine pour ses expériences, en regardant Câline qui manqua s’évanouir à ses paroles !

    – Cher Ami, je ne peux que vous conseiller le rotin ou l’olivier, l’arbre des Dieux, ça fait des merveilles sur les postérieurs des insolentes en tous genres … Je vais d’ailleurs vous le prouver sur le champ, j’en ai une dans mon antre qui devrait vous intéresser.

    – Merci à vous Dieu Zatopanpan, Câline va se faire un plaisir d’aller la chercher… ça lui donnera une idée de ce qui l’attend…

    Cette dernière partit chercher la badine la mort dans l’âme en pensant qu’elle allait servir à corriger la pauvre Déesse, et en imaginant ce qui allait lui arriver dès qu’ils seraient rentrés. Elle apporta le maudit instrument à son patron qui l’étudia avec beaucoup d’attention, tandis que Zatopanpan continuait son action punitive sur les fesses de Sarathéna.

    – Essayez-la donc cher confrère, voyez comme elle cingle bien l’air, dit le dieu à Iago. Ce dernier fit quelques essais, et la rendit à son propriétaire qui s’en servit de suite sur la déesse et termina la punition par quelques coups bien cinglants.

    Sarathéna put enfin se relever, les fesses douloureuses et le rouge aux joues d’avoir été ainsi corrigée devant de simples mortels.

    Zatopanpan prit la badine et l’offrit au Professeur, en lui recommandant d’en faire bon usage, ce que Iago promit solennellement, en regardant son assistante qui n’en menait pas large !

    Le scientifique était ravi de cette pierre ajoutée à l’édifice de la Cérémonie de la fessée et demanda à Câline si elle avait bien pris des notes ! Cette dernière avait complètement oublié mais réussit à s’en sortir de nouveau en lui rappelant qu’il était interdit de garder la moindre trace d’une fessée des dieux !

    Sarathéna continua la visite, d’abord dans un silence un peu gêné. En sortant de la forêt, à quelque distance, dans un champ, deux déesses discutaient. L’une était habillée d’une toge verte, et l’autre s’était enroulée dans une serviette, comme si elle sortait de la douche. Sarathéna désigna cette dernière :
    – Voici Hécatlira, déesse de la lune. Elle se fait souvent fesser par Richaréidon. Donc, pour aller sur la plage, elle a voulu introduire dans l’Olympe une mode vestimentaire de mortelles… Mais ça ne fait pas longtemps qu’elle a décidé ça et donc elle a encore peur d’aller prendre son bain et de montrer aux dieux voisins…

    Sarathéna s’interrompit, comme si elle hésitait à poursuivre et à révéler un secret divin. Câline se demanda ce qui pouvait intimider une déesse :
    – Elle avait peur de montrer quoi ?
    – Son bikini rouge et rose à petits pois.

    Câline se retint d’éclater de rire… Un bikini sur l’Olympe ! Iago la regarda en fronçant les sourcils pour l’inciter à bien se tenir.
    – Elle dit qu’on est mieux dans ces parures pour barboter, attachée à un banc aquatique! Et l’autre c’est Débometer, la déesse des moissons. Normalement elle doit s’occuper des récoltes sur la Terre, ici nous nous nourrissons seulement de nectar et d’ambroisie. Mais elle a décidé de faire pousser du gingembre et des orties dans ce champ… Elle dit que c’est Méchant Zeus qui lui a demandé… Tout le monde se pose la question de pourquoi ? A quoi cela peut-il servir ?

    Encore un peu plus loin ils aperçurent la Beauté incarnée, qui courrait à toutes jambes vers une colline.
    – Ah, voilà Aphronim ! C’est l’heure, elle doit sans doute aller chercher un fouet ou une badine avant d’aller voir Apollex, dieu du soleil et des arts. Elle, c’est la plus accroc à la fessée. Elle va voir tous les dieux de l’Olympe pour se faire corriger. Et le reste du temps, elle fabrique ou entretient des fouets puis s’expose pour en montrer les marques.
    Lui, il aime faire ça en compagnie de ses muses, et faire des fesses qu’il corrige une œuvre d’art. Il varie les instruments et la force des coups afin d’obtenir des couleurs et des formes différentes, puis il ordonne au soleil d’éclairer plus ou moins les fesses pour mettre en valeur son travail. C’est de l’art éphémère. Une fois Apollex a fait une exposition : ses 9 muses, chacune fessée différemment et dans une position particulière, ainsi qu’Aphronim qui avait insisté pour en être. Et il jouait de la lyre aux visiteurs. Très belle exposition je dois dire…

    En passant devant une bâtisse en pierre, Iago et Câline aperçurent une déesse qui gravait des lignes avec un burin, près du feu. Ils se regardèrent en se demandant quelle était cette coutume…
    Sarathéna devina leurs interrogations.
    – Je vous présente Belhestia, déesse du foyer. Comme elle sort beaucoup du foyer pour aller s’amuser justement, ou changer de toge, Apollex lui donne beaucoup de lignes à graver en punition car il n’a pas toujours le temps de la fesser. Bonjour Belhestia !

    Cette dernière leva la tête.
    – Oh bonjour Sarathéna.
    – Toujours à tes lignes ?
    – Oh oui j’ai bientôt fini mais regarde-moi toutes ces pierres gravées qui ne servent à rien c’est du gâchis ! Je vais aller les jeter du haut de l’Olympe.
    – Fait attention en les jetant, en les trouvant les humains croient que ce sont des pluies de météorites ou des signaux de notre part.
    – Ouais le signal que j’en ai marre mais que je peux enfin retourner m’amuser !

    Alors qu’ils étaient de retour à leur point de départ, le Professeur demanda à la déesse si elle avait un plan pour réparer le portail. Sarathéna eut alors une idée : Héphaïstos ! C’était un bricoleur de génie ! Elle demanda au professeur et à son assistante de l’attendre et partit en courant vers une grotte, d’où des flammes jaillissaient. C’était le repaire d’Héphaïstos, sa forge.
    Puis elle revint et les amena sur la place publique de l’Olympe, en leur disant qu’Héphaïstos préférait travailler seul, et ne pas être vu. Ils attendirent un moment, Câline et Sarathéna se racontaient certaines de leurs fessées et le Professeur écoutait passionnément les récits de la déesse (les fessées de son assistante il les connaissait, c’est lui qui les donnait !).
    Méchant Zeus sortit du bâtiment principal et cria : « Sarathéna ! » Sa voix résonnait partout dans l’Olympe.
    La déesse se tourna vers les deux mortels paralysés de peur et elle leur chuchota :
    – Fuyez ! Héphaïstos a réparé le portail je pense, il vous suffit de passer dessous pour repartir sur Terre ! Bonne chance !
    Le professeur et son assistante s’enfuirent à toutes jambes vers la colline où se trouvait leur unique espoir de se sauver.
    Ils ne purent s’empêcher d’entendre Méchant Zeus demander d’une voix tonnante à Sarathéna de lui amener les mortels intrus sur L’Olympe. Elle lui affirma qu’elle les avait renvoyés chez eux car c’était ce qu’il y avait de plus juste, et la déesse de la Justice c’était elle !
    Méchant Zeus leva le bras et une série d’éclairs jaillit.
    « Fessée publique et générale ! Convocation ! ».

    De la colline, Câline aperçut alors des quatre coins de l’Olympe des Dieux et Déesses accourir. En premier, Missciléris, toujours ravie du désordre et des punitions. Et Richaréidon, un bouquet d’algues à la main, pour s’en servir comme des verges. Zatopanpan bondissait, une badine de noisetier dans une main, un bambou dans l’autre. Apollex, lui, avait visiblement accroché une lyre au bout d’un manche. Il voulait tester cette fois la fessée musicale ! L’art, sous toutes ses formes !
    Elle entendait aussi les protestations d’Arteminx, qui voulait également fesser Sarathéna ! Elle criait à Méchant Zeus que c’était elle qui l’avait prévenu, et qu’en plus elle avait fabriqué un beau paddle en cuir avec un Cerbère gravé dessus ! Elle réclamait le droit de le tester sur le postérieur de la pauvre Sarathéna. Excédé, Méchant Zeus lui promit que son paddle allait être testé le jour même, et qu’il allait lui flanquer une raclée avec ! Ce sera double fessée publique, voilà !

    A ces mots, Câline ne voulut pas en entendre plus et fonça vers le portail magique. Le professeur Iago l’attrapa par le bras avant qu’elle ne se jette dedans.
    – Mais Professeur il faut y aller, vite ! Sinon nous ne pourrons peut être plus jamais revenir sur Terre !

    Au loin un sifflement retentit puis un claquement. Au bruit, Câline se dit que ça devaient être les algues de Richaréidon et frémit à l’idée de la douleur provoquée par ces verges mouillées.
    – Un instant. Ils sont occupés à fesser Sarathéna, puis Arteminx, cela va prendre un moment j’ai l’impression. Nous sommes sur l’Olympe, et, grande découverte, les Dieux pratiquent la fessée ! Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion ! Aussi, tel un dieu, je vais vous fesser immédiatement, et vous la recevrez telle une déesse. N’est-ce pas merveilleux? Corrigée en même temps que la déesse de la Sagesse !

    Câline pensait bien des choses de cette idée « merveilleuse » et de cet « honneur », mais elle n’eut pas le temps de les exprimer car le professeur l’avait attrapée et débutait la fessée, d’une manière encore plus dynamique que d’habitude ! Et directement déculottée !
    L’Olympe n’enlève pas la douleur, et Câline poussait des cris car le Professeur semblait envahit d’une force surnaturelle !

    Des notes retentirent soudain. Apollex avait commencé sa musique sur les fesses de Sarathéna, qui laissait aussi échapper des cris et gémissements divins. Ces derniers, mêlés aux notes produites par la lyre formaient une symphonie callipyge tout à fait exceptionnelle.
    Puis Zatopanpan prit le relais avec ses badines. Il alternait bambou et noisetier, et le bruit de chaque végétal était différent.

    Comme inspiré, le professeur leva la tête et Câline blêmit en devinant ce à quoi il pensait. Il attrapa alors la badine d’olivier, et la regarda avec respect. Puis le bras se leva et l’instrument s’abattit sur les fesses de la meilleure assistante du monde. Le bruit fut comme un écho aux claques de Zatopanpan, mais avec une sonorité encore différente. Les fesses de Câline se zébraient petit à petit, et elle se demandait quand cela allait-il enfin cesser ! C’est bon, sa fessée olympique avait été donnée ! Elle voulait revenir sur Terre, loin de l’ambroisie et du nectar, avec juste un bon livre et du chocolat à volonté !
    La fessée sylvestre prit fin et ensuite ce fut le silence qui précède la tempête. Méchant Zeus, furieux, se leva et vint appliquer sa fessée à la déesse de la sagesse qui avait agi selon lui de manière inconsidérée, en négligeant les lois de l’Olympe, et donc la Justice ! C’était un déchainement météorologique. Des éclairs l’entouraient, et toutes ses claques, données à un rythme effréné, généraient des coups de tonnerre ! Sarathéna pleurait à chaudes larmes et ses fesses étaient rouges et marquées, zébrées. Mais elle avait la conscience tranquille et ne regrettait pas son action.

    Sur la colline, le Professeur s’était interrompu. Il reposa la badine, donna quelques claques à son assistante larmoyante en guise de dessert et la fit se relever, admirant au passage les différents traits laissés par son nouvel instrument, dont le rendu sur le rouge était superbe.

    Le Professeur Iago ramassa sa précieuse badine et franchit le portail d’un pas sûr. Câline, elle, jeta un dernier regard vers l’Olympe, en songeant qu’elle avait les fesses en feu, mais qu’elle n’était pas la seule en cet instant… Puis elle se dirigea également vers le portail, en essayant celle fois de ne pas trébucher pour ne pas le bloquer !

    Mais tout se passa bien et elle arriva dans la pyramide, à côté de son patron, à l’air extatique.
    – Alors Mademoiselle Câline, ne trouvez-vous pas le sujet de la fessée tout à fait passionnant ? Il n’est nul besoin de vacances quand on l’étudie…

    #35664

    Zatopek33
    Participant

    Bravo aux auteures dans une forme olympique !
    La sélection pour Tokyo 2020 vous ouvre les bras .

    Deux des déesses à l’ origine de la discorde autour de la Pomme d’ Or sont réunies dans cette aventure .
    Mais où est donc passée la troisième ( la règle de Troie ) ?
    NimHéra au fouet d’ or : partie faire la cueillette au jardin des Hespérides ?

    A quand le Pérou pour une campagne de fouilles au Machu Pichu ?
    Ou les temples d’ Encore au Cambodge ?

    #35665

    Little Princess
    Participant

    Excellent les filles ! J’ai bien rigolé ! 😂😂😂

    “La compétence sans autorité est aussi impuissante que l’autorité sans compétence.”

    #35666

    Herlilira
    Participant

    Excellent les filles, bravo à vous ! 😘

    #35671

    Câline
    Participant

    Merci @herlilira 😉

    #35672

    Câline
    Participant

    Merci @daurel 🙂
    Le Machu Pichu ? voilà une super idée !

    #35673

    Câline
    Participant

    Merci@littleprincess

    #35674

    Princesse Sarah
    Participant

    Merci Merci Zatopan…pek! pour ce commentaire 😉
    Et pour les idées nous sommes toujours preneuses, la fessée est partout dans l’Histoire, camouflée aux yeux des non initiés…

    @herlilira Merci ! je suis contente que tu aimes le texte… Et le petit bikini? 😋

    Et merci à @littleprincess aussi!

    #35675

    Monsieur Méchant
    Admin bbPress

    Fessée publique et collective pour les auteurs ! r
    excellent ! 😉

    #35676

    Princesse Sarah
    Participant

    Lol merci beaucoup @monsieurmechant !

    Alors voilà ce qu’on gagne a écrire et divertir, une fessée?? :O

    Moi ça me va! 😉

    #35677

    Câline
    Participant

    On voulait juste rendre hommage au Roi de L’Olympe …!!

    Merci @monsieurmechant 😉

    #35680

    Herlilira
    Participant

    @princessesarah, oui le bikini me convient aussi 🤣 Mais avec des bandes, il aurait été plus proche de la réalité 😋

    #35681

    bella
    Participant

    J’adore les filles, bravo. qu’est ce que j’ai rigolé en le lisant et puis sympa l’idée de la fessée simultanée de nos 2 héroïnes.

    #35682

    Câline
    Participant

    Merci @isabella 😉 Nous nous sommes vraiment amusées aussi en l’écrivant ! des fous rires mémorables …

    #35686

    Richard
    Participant

    Encore une sacrée histoire les filles ! Bravo pour l’imagination et les nombreux clins d’oeil 😉
    En guise de récompense, je vous offre pour les prochains mois d’été des mers et océans houleux, les vagues vous déculotteront quelle que soit la tension de serrage de vos bikinis, les embruns claqueront vos fesses et leur donneront une vitalité jamais égalée 😀

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