Elle…Lui…& Moi

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Ce sujet a 9 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  lunapower, il y a 3 mois.

10 sujets de 1 à 10 (sur un total de 10)
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  • #37433

    Ajenky
    Participant

    Je suis un simple spectateur.

    Silencieux sur ma chaise, je regarde les coups répétés tomber sur le fessier de la jeune femme.

    Quelques jours plus tôt j’avais rencontré ce jeune couple qui m’avait proposé d’être le témoin complice de leur séance.

    Au début j’étais réticent à cette idée. J’avais toujours conçu la chose en duo, jamais en trio.

    De plus, étant toujours acteur dans ces jeux, je n’y souhaitais pas y tenir le rôle de figurant.

    Pourtant, ma curiosité m’avait alors poussé à accepter.

    Et me voila, aujourd’hui, dans mon salon assis en face de cet homme et de cette femme couchée en travers de ses genoux.

    Au début, bien que passif, je me sens étrangement comme un protagoniste important des événements qui se déroulent sous mes yeux.

    Le poids de mon regard pèse sur la pudeur de la punie. Du déculottage à la mise au coin, je sens que ma présence incongrue l’incommode, l’intrigue et l’émoustille . Elle doit sentir mes yeux lubriques caresser son derrière nu. Le remous de son corps sous l’effet des claques m’expose ce qu’elle a de plus intime. Je sens que cette situation indécente augmente considérablement sa honte.

    Une honte renforcée par la voix de son Monsieur, qui n’hésite pas à la gronder, l’infantiliser et l’humilier. Une sensation qui arrive à son paroxysme quand de temps à autres, il me demande de commenter l’état de la couleur du postérieur de la demoiselle ou de choisir la suite du déroulement de la punition.

    Tout cela, fait monter en elle une fort émoi qui transparait dans tout son corps. Même à distance je sens cette chaleur croitre chez elle.

    Son souffle est saccadé. Sa bouche laisse échapper de petits cris aiguës. Son si beau visage est contrit par la douleur. Ses mains agrippent les coussins du canapé et les tordent dans tous les sens comme pour canaliser sa douleur. Tout son corps subit et jubile sous le courroux de son fesseur.

    Elle vit un si intense moment. Elle a voulu être corrigé devant témoin. Son homme et moi lui offrons ce plaisir. Elle vit donc ce moment avec passion et j’en perçois les moindres traits.

    Le rythme des coups s’accélèrent et les lunes de la jeune fille se pare d’un rouge carmin. La température de la pièce augmente davantage. Mon cœur bat de plus en plus fort. Une puissante fièvre s’empare de moi. Je boue littéralement. J’aimerai participer également. Mettre ma main à l’édifice de ce superbe chef d’œuvre.

    Mais je n’en fais rien. Je n’ose pas interrompre ce ballet tellement je suis subjugué par sa beauté.

    En outre, plus les claques s’abattent et plus je les sens s’éloigner de moi. Ils prennent de plus en plus leur rythme. Ils sont désormais dans leur monde, entre eux. Ils n’ont plus aucune retenue. Alors qu’au début la fessée avait commencé lentement et posément, elle se poursuit maintenant dans un rythme effréné.

    Alors que je me croyais un participant indirect de ces frivolités, je me rend bien vite à l’évidence qu’au final je ne suis qu’un simple observateur.

    Mon rôle de voyeur aura peut être eu son effet un temps, mais là je sens bien que l’amusement a pris une autre tournure. Ils sont maintenant en osmose, partageant ces sensations fortes plus qu’avec eux même.

    Ils m’oublient et je m’oublie me laissant emporter par la cadence de leur manège.

    Renforcé dans le dossier de ma chaise je constate la chance que j’ai d’assister à ses moments intense et j’en profite pour savourer chaque minute à les contempler.

    Ils changent de positions et d’instrument souvent. Ils occupent maintenant tout l’espace de la pièce comme s’ils étaient chez eux. Il remémore à sa compagne certaines mauvaises actions du passées et elle lui répond sans plus aucune forme de déférence. Elle le cherche et il la trouve.

    Mademoiselle est de plus en plus dévêtue et de plus en plus lascive. Monsieur est de plus en plus autoritaire et de plus en plus entreprenant.

    Il la sermonne avec vigueur. Ne retient plus le moindre de ses coups. Il manipule son corps comme un jouet. Il lui fait comprendre qu’elle est sa chose et qu’elle lui doit obéissance. Un fesseur dans tout sa splendeur quand il sévit.

    Il lui donne une vraie leçon. Leçon que je reçois quelque part en même temps qu’elle. En effet, la prestance qu’il dégage, la facilité avec laquelle il assoie son emprise sur elle, la précision des mots qu’il emploie pour la corriger, puissance maitrisée des claques qu’il lui inflige ou encore son aisance avec les instruments, me renvoient mes piètres performance du côté du manche.

    Je sens comme une différence de niveau entre nous et ça me met un instant mal à l’aise. J’ai comme l’impression que je ne pourrais jamais fesser comme lui le fait. Jamais transporté une femme comme lui le fait avec sa compagne. J’ai un léger goût amer dans la bouche. Serait-ce de la jalousie ?

    Toutefois, ce sentiment est éphémère et je reviens très vite dans le bain. D’autant plus que je suis cette fois-ci mis réellement à contribution. En effet, il a sorti le tawse et veut fesser sa dulcinée le haut du corps couché sur la table. Sauf que cette dernière est récalcitrante à maintenir la position. Il lui faut donc quelqu’un pour la maintenir les bras collés à la table. Ma présence est donc requise.

    Le ton ton de sa voix n’est pas différent de celui avec lequel il s’adresse à sa punie. Il m’ordonne de bien l’immobiliser pour qu’elle ne bouge pas trop. Dans l’action, je ne conteste pas et m’exécute aussitôt.

    Je me place donc à l’autre bout de la table, prend les mains de la demoiselle et les tire le plus vers moi l’obligeant à se pencher au maximum. Sans plus attendre Monsieur commence à gifler les lanières en cuire sur la pauvre punie.

    Elle gesticule beaucoup et je peine à la maintenir en place. Je ressens sa douleur à ses mains qui se crispent et ses ongles qui s’enfoncent dans ma chaire. J’essaie de la calmer ou de lui dire des mots gentils, mais rien n’y fait. Seule la souffrance semble l’atteindre.

    J’avoue cependant avoir profité de cette situation. En effet, d’où j’étais j’avais une belle vue sur son chemisier ouvert. Aussi j’en ai profiter pour zyeuter quelque peu son décolleté. J’ai un peu honte de le reconnaitre aujourd’hui et d’avoir profité ainsi de ma position, mais la tentation était trop grande.

    Un peu plus tard, changement de position et là encore je suis mis à contribution. Couchée sur le canapé, je dois maintenir ses jambes en l’air pour que Monsieur puisse plus aisément passer le martinet sur ses dunes déjà bien meurtries.

    Les claques pleuvent et encore une fois je profite d’être au plus près de la scène.

    Dans mes bras ses jambes en l’air tremblent à chaque impact. Je sens les palpitations de son cœur raisonnées jusqu’à ses mollets. Je colle ses belles gambettes contre mon torse pour qu’elle gesticule le moins possible. Cette fois là encore mes yeux s’égarent sur des territoires interdits, mais comme cela m’est offert je me refuse à en perdre une miette.

    Le temps passe et la fessée touche à sa fin. Pour terminer Monsieur recouche un temps Mademoiselle sur ses genoux. Retour à une fessée plus traditionnelle à la main. Les claques sont moins sonores et leur cadence est souvent interrompue par des caresses. On sent que l’ambiance est plus au câlin qu’à la punition. D’ailleurs, je ressens pour la première fois que ma présence est vraiment gênante. Ils aimeraient plutôt être seuls pour la suite, s’il y en a une…

    Du coup la fessée s’arrête ainsi. Après avoir quelque peu échanger ensemble sur ce qui venait de se passer, mes deux invités prennent congés.

    Je me retrouve seul tout éméché par ce somptueux numéro que ces deux interprètes viennent de me livrer. Je suis, encore aujourd’hui, profondément marqué par ce souvenir.

    J’étais un simple spectateur, mais j’ai vécu cette fessée comme si j’y avais participé.

    #37451

    insolite06
    Participant

    Un peu comme au théatre en quelque sorte … avec des acteurs qui demandent la participation d’un unique spectateur …

    Ce texte a beaucoup d’interêt , qui se place un peu en marge de tout ce qu’on peut lire ici ou là … il pourrait dégager une très belle discussion sur le voyeurisme , sur la place à accorder aux autres dans la fessée , sur le partage , sur l’échange aussi …

    enfin moi je dis ça comme ça…

    et puis bravo et merci à toi Ajenky …

    😉

    #37466

    Christal
    Participant

    Joli texte. On y voit toutes les émotions ambivalentes qu’on peut ressentir dans une telle situation.

    La seule fois, où je me suis retrouvée fessée devant témoin. Nous sommes partis déjeuner tous les 3 ensuite. Le moment le plus gênant​ pour moi. Ça été à la fin de la fessée, j’ai pas pû avoir toute la tendresse dont j’avais surement besoin et de recroiser le regard de l’autre demoiselle m’a intimidée.
    Je ne voulais pas que l’un de nous soit dessus mais la peur de ne pas être à la hauteur à ce moment là ne m’a pas permise d’être totalement comme je le suis lorsqu’il y a que lui et moi.

    Donc pour moi, je me dis que j’aimerais revivre ça peut être dans des conditions plus ou moins similaires à ce que décrit Ajenky.

    Après des voyeurs non prévus, c’est arrivé également et j’avoue que le fait de savoir que nous pouvons ou nous sommes surpris provoque en moi de très jolies humeurs.

    https://entre-force-et-fragilite.blogspot.com

    #37489

    Ajenky
    Participant

    Merci @insolite06 et @christal pour vos retour.

    Au delà du voyeurisme, et par voie de conséquence de l’exhibitionnisme dans la fessée, il serait intéressant effectivement de savoir ce que pense les membres de ce site sur le fait de jouer à plusieurs.

    En tout cas c’est une expérience qui m’a beaucoup plus et que je recommencerai volontiers 🙂

    #37510

    Paulparis
    Participant

    Personnellement j’aime beaucoup le jeu à plusieurs ou plutôt le jeu à deux mais en présence de témoins. Dans l’inconscient de nos jeux, la fessée doit se donner immédiatement y compris devant tout le monde si l’occasion s’en présente. Mais je ne me vois pas fesser ma partenaire dans un lieu public. En revanche je fréquente volontiers un ou deux clubs privés à Paris. Le public est bien là, mais avertis. Et respectueux !

    #37594

    insolite06
    Participant

    Je n’ai jamais “joué” à plusieurs. Voila exactement le type de concept qui peut me plaire à l’écrit, en concept, en projection … mais que je me vois mal intégrer dans mes réalités . Peut être une limite à l’aspect profondément intime et complice que je ressens dans la fessée. Notion tout à fait personnelle , bien entendu…

    #37595

    Christal
    Participant

    Il y a des personnes qui aiment jouer devant un public, d’autres pour un public et certains avec un public. Ca convoque des envies differentes et ça donne une autre lecture du fantasme. La fessée est pour moi profondément intime et touche à quelque chose de très particulier en moi. Elle me met à nue plus que la nudité, elle me décrit plus que n’importe quels mots. Je l’aime en privé parce qu’elle me désarme. Je pourrais l’aimer en public (plusieurs personnes) en fonction d’un déroulé particulier et en ayant une total confiance dans le maître du jeu. Pour le moment, ce fantasme précis est très excitant dans mes pensées et il le restera peut être. Parce que ça permet d’équilibre les possibles et les réalités. Parce qu’il faut selon moi que la balance soit toujours à l’équilibre pour ne pas être aliéné ni par l’un ni par l’autre.

    https://entre-force-et-fragilite.blogspot.com

    #37601

    Arpege
    Participant

    Elle (la fessée) me met à nue plus que la nudité, elle me décrit plus que n’importe quels mots.

    C’est une phrase que j’ai très souvent entendue, principalement dans des bouches féminines d’ailleurs et c’est pour le coup un concept que je n’ai jamais réellement compris, qui dépasse complètement mon pragmatisme binaire et primaire. Il est sans doute issu d’un processus très cérébral qui m’échappe complètement et qui rend le moment d’autant plus magique…et pour le coup j’éprouve presque une coupable jalousie de ne pas avoir accès à ce délicieux ressenti protéiforme.

    Et pourtant pour la lessive…celle qui lave plus blanc que blanc…j’avais fini par comprendre^^.

    "Tout est beau, mais tout le monde ne peut pas le voir"
    Confucius

    #37605

    Câline
    Participant

    Félicitations pour votre récit Ajenky 😉

    Pour ma part , le concept d’un jeu devant témoin ou deux devant un public est inenvisageable ; la fessée est pour moi un moment intime et intense que je ne partage qu’avec mon partenaire. C’est entre lui et moi uniquement, et ce n’est pas un jeu à mes yeux ,c’est une façon d’être et de vivre tout simplement .

    #37615

    lunapower
    Participant

    très beau texte Ajenki 🙂

    J’ai eu la chance d’assister à une fessée d’une vilaine donnée par une autre vilaine, je dois avouer que c’était assez troublant même si la situation était assez différente je les connaissais bien toutes les deux, je ne suis pas sûr que j’aurais été très à l’aise avec des gens rencontrés la veille… par contre pour la demoiselle être fessée devant un quasi inconnu doit avoir quelque chose de troublant…

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