Bella Potter : Retour à Spanklard

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  • #45398
    Masami
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    Avec l’autorisation des auteures du récit initial, ma co-auteure Karima et moi republions les 3 premiers chapitres, dont certains personnages ont été modifiés, remplacés par des personnes actives sur le site. Par respect pour le travail des créatrices de Bella Potter, nous avons choisi de conserver leurs noms.
    Les chapitres suivants sont déjà en cours d’écriture. Si certains lecteurs ont envie de se voir figurer dans les prochaines parties, nous vous invitons à nous en faire part en privé. Le récit n’en sera que plus vivant 😉

    Bonne rentrée à Spanklard.
    Bonne lecture…

    #45399
    Masami
    Participant

    Chapitre 1 : Une nouvelle vie commence

    En cette nouvelle année, Spanklard, la prestigieuse école de magie pour jeunes femmes, était sur le point d’accueillir de toutes nouvelles étudiantes. Après un long voyage en Spanklard Express, qui amenait toutes les élèves vers leur lieu d’études, Bella Potter la vit enfin. L’ancienne bâtisse aux cents tours et tourelles et aux milliers de fenêtres éclairées se dressait au loin dans la nuit, devant la belle lune ronde. Une lune qui semble bien rouge ce soir…, pensa Bella. Elle fut tirée de ses pensées par une voix masculine, la première depuis qu’elle avait pris place à bord du train. Elle connaissait cette voix.
    – Les première année à gauche, les anciennes à droite. Laissez vos bagages ici, vous les retrouverez dans vos dortoirs plus tard. Bien. Les anciennes, vous pouvez d’ores et déjà vous diriger vers le château. Allez ! Plus vite que ça ! Les nouvelles venues, bienvenue à Spanklard. Je suis Alexgrid, l’un des professeurs de l’école. Je suis chargé de vous accompagner jusqu’au hall où le professeur Minxgonagall, la directrice adjointe, vous expliquera ce qui vous attend. Alors en route !
    Les jeunes femmes quelque peu intimidées et nerveuses de ce qui pouvait bien les attendre, se regroupèrent derrière leur guide et entamèrent les derniers mètres qui les séparaient du château. On pouvait aisément lire sur leur visage le mélange d’excitation et de crainte qui les réunissait. Certaines s’inscrivaient par curiosité ou pour apprendre la spankcellerie, mais la majorité était là pour améliorer leur comportement. Elles s’inscrivaient d’elle même, ou y étaient envoyées par leurs compagnons, leurs Maîtres ou leurs fesseurs attitrés, épuisés par leur récalcitrance à la discipline. En effet, l’école était reconnue pour sa sévérité, mais également pour ses résultats stupéfiants sur les jeunes femmes indisciplinées.
    En chemin, Bella retrouva Karima Weasley, avec qui elle s’était tout de suite liée d’amitié dans le Spanklard Express. Les deux femmes s’étaient trouvé un point commun majeur : les ennuis et la maladresse étaient attirés par elles. Elles furent rapidement rejointe par Agna Granger, une jeune femme qui s’invita dans leur compartiment. Elle semblait être la plus censée des trois et la maladresse lui était inconnue, mais son tempérament passionné et son entêtement l’avaient tout de même amenée à Spanklard.
    Le groupe arriva finalement dans la cour du château après avoir traversé un long pont de pierre, qui se releva derrière eux. Une immense fontaine représentant une scène de jeune femme fessée par un homme à l’air sévère y trônait. L’eau jaillissait des yeux de la punie, tel un torrent de larmes pendant que la main de son bourreau s’abattait sur son derrière de pierre, comme par magie. Les nouvelles venues se turent immédiatement en voyant la scène. A la vision de leurs grands yeux écarquillés, Alexgrid ne pu retenir un sourire. Il adorait ce moment et malgré le spectacle qui se répétait à chaque rentrée, il ne s’en lassait pas. Soudain, un grincement sortit le groupe de sa torpeur. C’était la grande porte du hall qui s’ouvrait, inondant la cour de lumière. Une petite silhouette en sortit et s’arrêta sur la première marche.
    – Alexgrid ! Vous en avez mis du temps !
    Les yeux de la sorcière lançaient des éclairs à travers ses lunettes. Les bras croisés sur sa poitrine, elle trépignait d’impatience.
    – Toutes les pensionnaires et les professeurs sont déjà à leurs tables dans la grande salle. Nous n’attendons plus que vous. Vous connaissez Méchant Rogue…. Cela fait dix minutes qu’on l’entend râler. Âmeus Dumbledore ne sait plus comment le faire attendre. Il vient de lui proposer une 4ème tasse de thé, qu’il a failli prendre sur lui ! Et je dois encore expliquer aux première année le déroulement de la cérémonie. Allez préparer les instruments et installez le banc à fessée avec les autres. Nous arrivons.
    En entendant les mots « instruments » et « banc à fessée », un frisson perceptible parcourut les première année. Une voix sèche tirât les jeunes femmes de leurs pensées.
    – Bien Mesdemoiselles ! Entrez dans le hall. Dépêchez-vous !
    En passant la double porte, Bella et ses futures camarades découvrirent avec stupeur un gigantesque hall. Un immense escalier en pierre partait du milieu et se divisait sur les côtés, donnant accès à la galerie qui surplombait le rez de chaussée. En regardant le premier étage, Bella vit avec stupeur que les escaliers se mouvaient seuls, desservant ainsi les étages supérieurs. Des coups de coude dans les côtes la firent sursauter. C’étaient Karima et Agna. De leurs mains tremblantes, elles lui désignaient des tableaux sur les murs de pierre. Lorsqu’elle comprit ce qu’ils représentaient, elle devint aussi pâle que ses camarades. Karima et Agna redoutaient que les scènes qu’elles pouvaient voir sur ces immenses tableaux, ces sculptures et autres objets d’art, soient les illustrations mêmes de ce qui pouvait leur arriver entre ces murs. Mais Bella craignait tout autre chose….. Comment allait-elle pouvoir ne pas provoquer d’incidents avec tous ces objets fragiles autour d’elle ? Elle n’eut pas le temps de cogiter davantage. Du haut de la quatrième marche du grand-escalier, la petite sorcière demanda le silence
    – Mesdemoiselles, bienvenue à Spanklard. Je suis le professeur Minxgonagall, directrice adjointe de l’établissement et directrice de la maison Paddledor. Les autres maisons sont Boisderègle, Branchesouple et Strapentard, dirigées respectivement par les professeurs Filius Flitopek, Whimona Chourave et Méchant Rogue. Dans quelques instants, la Cérémonie des Instruments au cours de laquelle vous serez réparties dans les différentes maisons, va débuter. Cependant, les règles de l’école s’appliquent dès maintenant. Chaque méfait sera puni. Chaque désobéissance, chaque insolence sera sanctionnée par une fessée. Tous les professeurs de l’école sont autorisés à y recourir. Les directeurs de vos maisons respectives en seront automatiquement informés, ce qui donnera sans doute lieu à une seconde fessée de leur part. Les méfaits les plus graves seront punis en public, par plusieurs professeurs ainsi que par le directeur de l’école. Vous avez été envoyées à Spanklard pour vous améliorer, vous en sortirez parfaitement éduquées. MISSCIL MALFOY ! Vous passerez me voir demain matin pour vous faire passer l’envie de rire pendant que je parle ! Bien ! Les professeurs et les autres étudiantes nous attendent. Une fois dans la grande salle, vous prendrez place sur les bancs à devant l’estrade et la table des professeurs. Lorsque vous entendrez votre nom, vous vous lèverez et irez vous placer sur le banc à fessée. Le professeur de défense contre les forces du mal, Amaranteroy Lockhart vous aidera à vous y installer et relèvera vos robes. Chaque directeur de maison aura l’instrument de celle-ci posé devant lui. Dès que vos fesses seront découvertes, l’un des instruments s’animera et vous choisira en frappant vos fesses. Le professeur Amaranteroy restera à côté pour rompre l’enchantement si jamais l’instrument ne voulait plus s’arrêter de vous fesser. Cela arrive parfois…. Bien. Allons-y.
    Le groupe gravit les marches du grand escalier derrière leur guide, qui les menât ensuite à travers le long couloir du premier étage, éclairé par des appliques en forme de martinets. Finalement, elles arrivèrent devant l’énorme double porte de la grande salle qui s’ouvrit devant elles. La scène qui apparut était surréaliste. Quatre longues tables occupaient le centre de la salle, une pour chaque maison, qui étaient indiquées par les instruments emblèmes qui flottaient au-dessus. Dès que la porte s’ouvrit, toutes les pensionnaires se retournèrent vers les nouvelles venues, en les regardant avec curiosité, voire même parfois avec compassion, surtout à la table des Strapentard. Au fond de la salle, accessible par quatre marches en pierre, trônait la table des professeurs. Tous étaient attablés face aux étudiantes. Certains étaient en grande conversation avec leurs voisins de table, d’autres semblaient s’ennuyer. Au centre, assis sur un siège à haut dossier sculpté, un homme remplissait une tasse avec ce qui semblait être du thé. Sans doute, Âmeus Dumbledore, pensa Bella. Il la tendait à présent à un homme à sa droite, qui avait une expression étrange, comme s’il avait envie de prendre la tasse et de la renverser sur la tête du directeur. Méchant Rogue probablement.
    – Mesdemoiselles et Mesdames, bienvenue à Spanklard. Prenez place je vous prie, dit Âmeus Dumbledore, qui s’était levé et désignait à présent les bancs dont Minxgonagall leur avait parlé précédemment.
    Rapidement, mais avec crainte, les première année prirent place sous les yeux des anciennes et des professeurs, pendant que Minxgonagall prenait place à la droite du directeur.
    – Je suis Âmeus Dumbledore, directeur de l’école. Nous sommes déjà bien en retard, et certains de nos professeurs s’impatientent. Même le thé ne fait plus effet, poursuivit-il avec un sourire en coin et les yeux pétillants.
    Le directeur a l’air plutôt gentil, chuchota Karima.
    Oui, mais j’ai entendu dire qu’il pouvait être très sévère, même si l’on dit qu’il est toujours juste, répondit Agna.
    Espérons…. Sinon, nous passerons les trois quart de l’année debout…..
    Bella fut interrompue par un fracas. La porte s’ouvrit et quatre fantômes traversèrent la Grande Salle. Chacun d’eux rejoignit l’une des quatre tables. La table des Paddledor fut rejointe par le fantôme d’un homme coiffé d’une perruque et vêtu à la mode américaine du 18ème siècle, tenant à la main ce qui ressemblait à un paddle. A la table des Strapentard, c’est un fantôme en kilt, probablement un highlander, qui prit place. Ses plus proches voisines se décalèrent juste à temps pour esquiver un coup de ceinture fantomatique. Les Boisderègle accueillirent à leur table une femme, sans doute une Comtesse. Ses jupons étaient relevés, et malgré la pâleur et la transparence de sa peau, on devinait que ses fesses étaient d’une couleur parme. Des larmes semblaient couler sur ses joues et elle tenait encore du bout des doigts, la lourde règle qui l’avait corrigée. Enfin, une femme vêtue d’une toge romaine, relevée elle aussi, prit place à la table des Branchesouple. Ses fesses ornées d’un enchevêtrement de fines marques, indiquaient que les branches qu’elle tenait n’avaient rien d’immatériel au moment de leur application.
    – Laissez moi à présent vous présenter les professeurs. Vous connaissez déjà Minxgonagall, qui sera votre professeur de métamorphose. Vous apprendrez notamment à métamorphoser n’importe quel objet en instrument. A sa droite, le professeur de sortilèges, Filius Flitopek, qui vous apprendra à lancer des sorts en latin et en grec, pour par exemple, faire venir un instrument qui se trouverait à l’autre bout du château. Ensuite, vous avez le professeur de soin aux créatures et objets magiques, Alexgrid, que vous avez déjà eu l’occasion de rencontrer. Il vous montrera comment s’occuper de mystérieuses créatures comme la pieuvre déculotteuse, ou prendre soin d’objets ensorcelés comme les instruments ou les bancs à fesser. Les uns comme les autres peuvent s’avérer susceptibles ou dangereux si l’on ne s’en occupe pas convenablement. Enfin, Argus Lunard, notre concierge, chargé du maintien de l’ordre au sein du château et de l’entretien des instruments et du mobilier de punition. A ma gauche, le professeur de potions, Méchant Rogue. Il vous enseignera comment fabriquer diverses potions, pour apaiser le feu de la fessée où rendre une ceinture plus cinglante, entre autres…. Puis, le professeur de botanique, Whimona Chourave, qui vous montrera comment identifier, puis faire pousser les matières premières utilisées pour la fabrication des objets punitifs, ou des baumes apaisants, dont vous aurez toutes besoin, tôt ou tard. Le cours de défense contre les forces du mal, pendant lesquels vous apprendrez à combattre différentes espèces de Bêtises sera assuré par le professeur Amaranteroy Lockhart. Et enfin, le professeur Christal Trelawney vous enseignera l’art de prédire le déroulement d’une fessée, ou de vos futures bêtises….
    – Ce cours est fait pour nous, Karima, chuchota Bella à son amie.
    – Ah oui…. J’oubliais Madame Ôfresh, l’infirmière, qui deviendra pour certaines d’entre vous, une amie précieuse….ajouta Âmeus Dumbledore en regardant cette dernière et ses collègues d’un air entendu.
    A ces mots, un frisson parcourut toutes les étudiantes, et pas seulement les première année.
    – Maintenant que les présentations sont faites, place à la cérémonie des Instruments. Amaranteroy, tenez vous prêt à intervenir.
    Avant que l’appel ne commence, une tension palpable envahit les première année. Bella jeta un coup d’oeil derrière son épaule et vit les autres pensionnaires regarder le banc à fessée avec un mélange de crainte, et de compassion, pour leur nouvelles camarades.
    La première a avoir été appelée fut Sarah. Elle se présenta devant Amaranteroy, qui après l’avoir installée sur le banc, releva ses robes. Les quatre instruments posés sur la table se mirent à léviter et vibrer. Tout le monde retint son souffle. Soudain, la règle en bois partit dans un sifflement, et frappa les fesses offertes de Sarah, qui poussa un cri de surprise, et probablement aussi, de douleur.
    – Boisderègle, dit Flitopek d’un air enjoué. Bienvenue dans ma maison Sarah.
    Sarah se releva, laissant ses robes retomber et se dirigea vers la table de sa maison en se massant les fesses. Elle y fut accueillie par des paroles de bienvenue, et des gestes compatissants.
    La suivante a être appelée fut Karima Weasley. Elle reçut des mots d’encouragement de la part de Bella et Agna. Elle se leva, l’air décidé pour masquer son appréhension, et s’avança vers l’estrade …
    – Bienvenue à Paddledor, Karima. Vous pouvez rejoindre votre table, dit le directeur en lui souriant.
    Ensuite, Provocation et Sakura furent envoyées à Branchesouple, et Magnolia rejoignit Sarah à Boisderègle. Lorsqu’elle fut appelée, Agna Granger était tellement pressée de connaître sa maison, qu’elle se jeta quasiment sur le banc et releva elle-même ses robes, ce qui amusa certains des professeurs. A peine eut-elle le temps de relever sa robe que le paddle heurta ses fesses. Aussi rapidement qu’elle était venue sur le banc, elle rejoignit Karima à la table des Paddledor.
    – Misscil Malfoy.
    A l’appel de son nom, Misscil se leva, non sans mettre un grand coup de coude dans les côtes de Bella, avec un sourire narquois. Elle monta les quelques marches de l’estrade, mais n’eut même pas le temps de rejoindre le banc que la ceinture posée devant Méchant Rogue fusa, et se mit à frapper vigoureusement ses fesses encore couvertes. Amaranteroy dut rapidement intervenir avec un sort, pour calmer cette langue de cuir qui cinglait le derrière encore couvert de la pauvre Misscil.
    – Pas de doute possible Mademoiselle Misscil. Strapentard !
    Après cet épisode qui amusa beaucoup les professeurs et quelques étudiantes, dont Bella Potter, Sandrine rejoignit la maison de Whimona Chourave et Lily-Rose celle de Méchant Rogue.
    – Bella Potter.
    Bella sursauta en entendant son nom. En passant devant la table des professeurs, elle accrocha sans le vouloir le coin de la nappe, ce qui fit tomber des verres et quelques couverts dans un bruit assourdissant.
    Oups…..
    Minxgonagall lui lança un regard désapprobateur, avant de réparer les dégâts avec sa baguette. Elle fit signe à Bella de rejoindre le banc, ce qu’elle fit. Une fois installée, Amaranteroy releva ses robes, et Bella s’agrippa au banc, dans l’attente du coup qui devait arriver. Les quatre instruments s’élevèrent très lentement et restèrent suspendus en l’air, pendant ce qui lui sembla une éternité. Elle leva la tête et vit les autres étudiantes se lancer des regards étonnés. Aux chuchotements qu’elle entendait derrière elle, elle comprit que ce n’était pas quelque chose de normal. Il semblait que les instruments hésitaient. Finalement, la règle et la branche reprirent leur place sur la table, pour faire place à un étrange ballet entre le paddle et la ceinture. Les deux s’approchaient, reculaient, passaient l’un devant l’autre… Âmeus Dumbledore aussi intrigué qu’inquiet se leva de sa chaise. Soudain, il n’y eut plus aucun bruit. Les deux instruments n’étaient plus qu’à deux millimètres des fesses de Bella, qui sentait leur présence derrière elles. Puis brusquement, la ceinture fusa vers sa place devant Méchant Rogue, et le paddle prit un élan et frappa sa cible dans un coup qui résonna dans toute la salle. Bella ne put retenir un petit cri de douleur.
    – Eh bien Miss Potter. Quel suspense ! Mais finalement, votre place est à Paddledor !
    Bella, rouge de honte, mais soulagée, rejoignit sa maison et Karima et Agna qui l’accueillirent chaleureusement. La cérémonie s’acheva avec l’envoi de Chelonia à Strapentard et Laoth à Boisderègle.
    – La cérémonie des Instruments est terminée. Bienvenue à nos courageuses première année. Après le festin, vous serez toutes conduites à vos dortoirs respectifs, dans lesquels vous retrouverez vos bagages, après quoi, extinction des feux. Reposez-vous bien pour votre premier cours. Demain…

    #45400
    Masami
    Participant

    Chapitre 2 : Un premier cours cuisant

    Le lendemain matin, Bella Potter fut réveillée par des secousses.
    – Encore 5 minutes, marmonna-t-elle en se retournant dans son lit.
    – Non ! Debout ! Tu ne veux pas être en retard pour notre premier cours. En plus, c’est un cours de potions avec Méchant Rogue. Nous ferions mieux de nous dépêcher…
    En un instant, Bella se remémora tout ce qui s’était passé la veille…..
    Le Spanklard Express, la Cérémonie des Instruments… Karima et Agna… Le festin dans la Grande Salle…. Une fois ce dernier terminé, toutes les étudiantes furent raccompagnées dans les dortoirs de leurs maisons respectives par les quatre directeurs. Minxgonagall mena les Paddledor jusqu’au dernier étage du château. Elle s’arrêta devant un tableau représentant un homme tenant un paddle en bois d’une main et désignant un bureau de l’autre, comme s’il ordonnait à une innocente victime d’y prendre position. L’homme sembla familier aux trois amies.
    – C’est le fantôme des Paddledor, murmura Karima.
    – Oui. J’ai lu quelque part que c’était le redoutable directeur d’un pensionnat pour jeunes filles de bonne famille. Il était réputé pour n’avoir jamais quitté son paddle. On raconte même qu’il l’a fait faire tremper dans de l’or pour le rendre incassable, répondit Agna en chuchotant.
    – C’est exact Miss Agna, bravo, dit Minxgonagall. Maintenant que vous avez terminé votre exposé, je pourrais peut-être vous communiquer votre mot de passe.
    Les trois amies se regardèrent. Mais comment a-t-elle pu les entendre ? Elles étaient les dernières du groupe, et les escaliers bougeaient sans cesse, ce qui aurait dû masquer leurs voix. Bella se dit qu’il faudra vraiment faire attention à ne pas dire quelque chose qui pourrait se retourner contre elle avec Minxgonagall dans les parages. Elle se demanda si les autres professeurs avaient aussi une ouïe aussi fine.
    – Miss Potter ! Vous qui avez écouté avec attention, quel est donc le mot de passe ?
    – Hum….. Je ne sais pas Professeur ….
    – C’est bien ce qui me semblait. Plus dix coups pour Paddledor.
    A ces mots, les première année se regardèrent d’un air interrogateur, tandis que les étudiantes des niveaux supérieurs lancèrent des regards noirs à Bella, qui baissa la tête. Ils auraient quand même pu prévenir pour cette histoire de distribution des coups lors de la cérémonie, quoi que cela veuille dire…
    En voyant la réaction que son annonce avait provoquée, Minxgonagall poursuivit avec une étincelle dans les yeux :
    – A la fin de l’année, le nombre de coups sera réparti équitablement entre toutes les pensionnaires de la maison. Cela vous apprendra à penser aux conséquences que vos bêtises peuvent avoir sur vos camarades avant de les faire. N’importe quel professeur peut ajouter des coups s’il le juge nécessaire. Les punitions seront administrées par les différents professeurs dans leur bureau. Vous recevrez les convocations pour vous présenter à l’heure prévue, en même temps que celles pour vos examens de fin d’année. Mais avant cela, vous avez encore toute une année à passer. Vous pourrez surveiller les jauges qui sont en train d’être installées dans la Grande Salle. La maison dont la jauge sera la moins remplie à la fin de chaque trimestre verra le nombre de ses coups réduits de moitié. Des questions ? Non ? Dans ce cas, Fesses-en-feu !
    Avant même que Bella n’ait eu le temps de se demander si Minxgonagall venait de lui lancer un sort, le tableau s’écarta, dévoilant un passage secret, vers la tour des Paddledor. Le groupe pénétra alors dans la salle commune. Le parquet ancien en chêne, foncé par les années, grinçait à chaque pas. Au fond à droite de la pièce de forme octogonale, un escalier en colimaçon menait à l’étage supérieur où se trouvait le dortoir. En face de l’entrée, une imposante bibliothèque débordait d’ouvrages anciens et plus récents, tous sur le thème de la fessée. De chaque côté de la pièce, deux grandes fenêtres en bois à croisillons, laissaient entrevoir à l’ouest, le lac qui bordait le château d’un côté, et dans lequel se reflétait la lune ronde, et à l’est, la silhouette de la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De-Fessée, dont l’immensité était révélée par la lueur que projetaient les lumières du château. Les murs en pierre étaient ornés de tapisseries et de tableaux dans les tons or et rouge, sur lesquels étaient représentés des scènes de fessées, toutes administrées à l’aide du légendaire paddle d’or. Les scènes semblaient animées, grâce à la lueur dansante du feu qui crépitait dans une immense cheminée. Devant celle-ci, des fauteuils en velours rouge et des sofas assortis, à l’air bien accueillants et moelleux, n’attendaient qu’à accueillir les fesses endolories des étudiantes.
    – Mesdames, voici vos appartements. Vous retrouverez vos bagages devant vos lits respectifs dans le dortoir situé à l’étage. Vous y trouverez également la salle de bain. Extinction des feux dans trente minutes. Je passerai vérifier qu’il a bien été respecté. Demain matin, votre premier cours est à huit heures. Ne soyez pas en retard, Méchant Rogue a horreur de ça. Sur ce, bonne nuit.
    Avec un petit sourire, Minxgonagall sortit et laissa les étudiantes rejoindre leurs dortoir, qui était décoré dans les mêmes tons que la salle commune. En pénétrant dans celui-ci les trois amies étaient stupéfaites. D’immenses lits à baldaquins déjà préparés, sur lesquels étaient disposés de nombreux coussins les attendaient. Au pied de chaque lit, se trouvait un coffre pour ranger toutes leurs affaires. Comme l’avait annoncé Minxgonagall, leurs bagages les attendaient déjà devant les lits qui leur étaient réservés, mais malgré cela, les trois amies n’en croyaient pas leurs yeux.
    – Hum…. ce sont des lits pour trois personnes ? On doit dormir ensemble ? demanda Bella.
    – Comment autant de lits de cette taille ont pu rentrer dans cette pièce ? Et Minxgonagall a encore parlé de deux grandes salles de bain. Cela ne peut pas tenir dans la tour… s’étonna Karima.
    – J’ai lu quelque chose là-dessus… Je crois que c’est une pièce sans fin, expliqua Agna. Elle s’agrandit et se réduit selon les besoins, mais reste semblable vu de l’extérieur. Si nous y sommes que trois, elle sera plus petite et le reste du mobilier disparaîtra. Si une autre Paddledor y vient, elle s’agrandira. Je suis certaine que c’est la même chose pour la salle de… Oui ! Regardez !
    A ces mots, l’une des anciennes années ouvrit une porte au fond de la pièce. Pendant un bref instant, Bella, Karima et Agna se pétrifièrent en voyant le ciel nocturne derrière celle-ci et l’étudiante avancer d’un pas assuré vers le vide devant elle. Mais au moment même où elle y entra, une salle de bain, apparut. Au même moment, dans le dortoir, le lit de l’étudiante, ainsi que son coffre et ses bagages disparurent, et la pièce sembla rétrécir.
    – Tu as raison Agna… Mais une seule salle de bain pour nous toutes, ce sera invivable…
    – Non, Bella. Regarde, répondit Agna en montrant une autre étudiante se diriger vers la porte.
    Elles regardèrent l’étudiante ouvrir la porte à son tour et s’avancer, mais au lieu de voir la première jeune femme chasser l’intruse, elles virent cette dernière pénétrer dans une salle de bain différente de la précédente, et surtout, déserte. Le dortoir se réduisit de la même façon qu’auparavant.
    – C’est plutôt bien pensé, vous ne trouvez pas ? lança une voix derrière les trois femmes. C’est une idée du Professeur Âmeus Dumbledore. Il a décidé de jeter un sort au dortoir pour donner plus d’intimité aux fessées administrées avant le coucher. Avant cela, elles se déroulaient devant tout le dortoir et cela empêchait les autres de dormir….
    – Les… les fessées avant le coucher ? Demanda Karima, l’air stupéfait.
    – Bien sûr. Lorsque nous sommes envoyées dans le bureau du Directeur, il nous fesse une première fois, puis nous avons droit à une fessée à la main ou à la brosse avant de dormir. Nous sommes alors envoyées dans le dortoir avant les autres et nous y recevons la fessée. Il estime que nous sommes plus réceptives à la leçon dans un endroit plus chaleureux et plus intime que dans un grand dortoir vide. Et puis le bruit des claques et des pleurs résonne moins comme ça. Sur ce, je vous conseille d’aller dormir. Minxgonagall ne va pas tarder à faire sa ronde. Inutile de se faire remarquer le premier jour.
    La jeune femme leur fit un clin d’oeil et partit elle aussi vers la salle de bain. Les trois amies se dirigèrent vers leurs lits et découvrirent avec joie qu’elles seraient voisines. Elles allèrent à leur tour se préparer et se couchèrent, exténuées par leur journée, et un peu inquiètes de ce qui les attendait ici, à Spanklard….
    – Bella ! Bella, tu m’écoutes ?
    Ses deux nouvelles amies se tenaient à côté d’elle, déjà habillées, prêtes à descendre dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner.
    – J’arrive. Je ne tiens pas à être la première punie de l’année….
    Après avoir pris en vitesse leur petit-déjeuner dans la Grande Salle, où elles remarquèrent l’absence de Misscil, les filles suivirent avec les autres premières années, le fantôme des Strapentard, qui devait les guider vers les cachots où devait avoir lieu leur premier cours de l’année, le cours de potion, avec l’effrayant Professeur Méchant Rogue. Derrière leur guide qui faisait sans cesse claquer sa ceinture dans un bruit sec, elles quittèrent la Grande Salle, descendirent dans le Hall d’entrée et prirent les escaliers qui descendaient aux sous-sols du château. L’air se fit plus froid et à la vue du long couloir à peine éclairé par quelques torches vacillantes, l’angoisse des étudiantes devint palpable. Des cellules dans lesquelles on voyait encore les chaînes pendre des murs couraient le long du couloir.
    – Tu crois qu’elles servent encore ?, chuchota l’étudiante que Bella reconnut comme étant Sarah, de la maison Boisderègles à sa camarade, sans doute Laoth.
    – Espérons que non. Et puis ça doit terriblement résonner une fessée donnée dans ces sous-sols.
    Le groupe arriva à un croisement. Le fantôme s’y arrêta et se retourna vers le groupe. Il désigna la porte à sa gauche de son doigt fantomatique, fit claquer une dernière fois sa ceinture, puis poursuivit son chemin dans le couloir qui semblait sans fin avant de disparaître derrière un coin de mur. Les étudiantes restèrent seules devant la porte, ne sachant pas quoi faire et se lançant des regards timides. De l’autre côté du couloir, en face de la porte, un portrait en pied représentant le fantôme des Strapentard, ornait le mur.
    – Sakura, tu te rappelles encore du mot de passe de Branchesouple, toi ? demanda en chuchotant une jeune femme à sa voisine. Belle crut se souvenir que c’était Sandrine.
    – Rhooo…. on ne capte rien ici… hein ? Le mot de passe ? Répondit Sakura.
    – Oui, la salle est encore fermée, je voulais vite aller chercher mon téléphone, je l’ai oublié dans le dortoir, mais je ne me rappelle plus du mot de passe.
    – Non…. Demande à Provocation.
    La discussion entre les deux Branchesouple fit écho chez deux autres étudiantes, qui se mirent à chuchoter à leur tour.
    – Tu crois que Misscil est déjà revenue du bureau de Minxgonagall ? Dit la fille dont Bella croyait se souvenir qu’il s’agissait de Chelonia, une Strapentard.
    – Je ne sais pas. Nous sommes juste à côté du tableau d’entrée. On pourrait aller vérifier si elle n’est pas dans le dortoir, répondit sa camarade, Lily-Rose.
    – On pourrait… Mais elle a peut-être battu le record….
    – Le record ?
    – Oui… Le record de rapidité de visite à l’infirmerie !
    Les deux femmes éclatèrent de rire. Hmmm…. c’est donc là que se trouvait la salle commune et le dortoir des Strapentard. Bella se demandait quel pouvait bien être le mot de passe. Elle n’eut pas le temps de demander à Karima et Agna, car la porte s’ouvrit brusquement. Le professeur Méchant Rogue, alerté par les rires de Chelonia et de Lily-Rose, sortit en trombe de la salle, et s’arrêta devant le groupe, les bras croisés sur la poitrine et les sourcils froncés.
    – Qu’attendez-vous pour entrer dans la salle ? Il est 7h58, le cours commence à 8h00. Vous devriez déjà avoir pris place dans la salle ! Dit-il d’une voix doucereuse et menaçante, dont lui seul avait le secret.
    – Mais Professeur, la porte était ferm…., commença Bella.
    – Silence ! Ne discutez pas…, dit-il en regardant Bella de son regard perçant.
    Plus personne n’osait bouger.
    – ENTREZ !
    Et voilà….. Le premier cours de l’année, et Bella se faisait déjà remarquer par l’effrayant professeur de potions. Une chance qu’il n’ait pas encore décidé de la punir… L’année allait être longue…. La salle de classe était à l’instar du professeur, austère et effrayante. Le bureau professoral, fait dans un bois sombre marqué par le temps, tout comme la chaise à haut dossier placée derrière, se situait au fond de la salle, sur l’estrade, à côté d’une porte fermée à clé, menant à la réserve d’ingrédients. De l’autre côté du bureau, un vaisselier avait perdu son usage traditionnel, et présentait des instruments de fessées, plus effrayants les uns que les autres, soigneusement rangés derrière la vitrine fermée à clé. Devant l’estrade, un peu sur la droite, un tableau noir gribouillé d’étranges dessins faisait face à quatre rangées de pupitres. La partie du mur à gauche des pupitres était masquée par une grande bibliothèque dans laquelle de vieux ouvrages de potions, des manuels de cours et des piles de parchemins étaient rangés, tandis que devant la partie droite, une longue table prenait toute la longueur jusqu’au dernier pupitre. Dessus, une rangée d’objets hauts de cinquante centimètres et recouverts de tissus noirs étaient alignés. Derrière la dernière rangée de pupitres, entre la partie salle de cours et la porte d’entrée de la classe, se trouvaient douze chaudrons, ayant chacun à côté, une table sur lequel étaient posés des ustensiles, un alambic et un lutrin pour les livres de potions. De chaque côtés de la salle, des armoires renfermaient des ingrédients pour les potions de base.
    Pour leur toute première leçon, le professeur avait décidé de leur enseigner la provenance et l’utilisation du venin de chauve-souris des Carpates, une espèce très rare, mais au combien dangereuse. Il était en train d’expliquer que ce terrible venin était produit par ces mammifères, et qu’il était ensuite distillé et transformé en onguent, utilisé en spankcellerie pour rendre les instruments en cuir plus cinglants, lorsque l’on entendit frapper timidement à la porte. Misscil, entra, les yeux rougis et alla donner à Méchant Rogue le billet justifiant de son arrivée tardive au cours. Celui-ci le regarda attentivement, et ne put retenir un sourire en apprenant la cause de ce retard. Il fit signe à Misscil de s’asseoir, puis la regarda s’asseoir précautionneusement, mais non sans peine, un sourire en coin. Il poursuivit sa leçon en expliquant qu’à cause des effets du venin en onguent, celui-ci n’était utilisé que pour châtier les fautes les plus graves. Plus les étudiantes écoutaient, plus leurs visages se décomposaient, ce qui plaisait beaucoup au professeur. Profitant du petit effet que produisirent ses mots sur les jeunes femmes, le professeur retroussa les manches de sa robe de sorcier, et d’un coup de baguette, découvrit les objets alignés sur les tables de chaque côté de la salle. C’étaient des cages, dont chacune d’elle renfermait une chauve-souris, à l’air furieux. Bella qui était assise non loin des cages, regarda sa nouvelle voisine avec une curiosité scientifique.
    – Vous avez une interdiction formelle de les approcher et encore moins de les toucher. La chauve-souris des Carpates est une espèce très dangereuse. Désobéissez, et vous recevrez un châtiment exemplaire. Bien. Vérifions un peu vos connaissances. Quels sont les effets de la morsure de chauve-souris des Carpates ?
    Agna, qui était originaire des contrées de l’Est, connaissait bien cet animal. De plus, elle avait une soif de savoir qui la poussait à dévorer tous les livres qu’elle voyait. Elle leva immédiatement la main. Évidemment, Bella et Karima qui étaient en train de discuter de leurs observations n’entendirent ni la mise en garde, ni la question. Karima, qui se moquait alors gentiment de sa copine, fut bien embarrassée lorsque le professeur qui les observait depuis un moment, décida de l’interroger.
    – Eh bien, mademoiselle Karima, puisque vous avez tant de chose à dire, allez-y ! Nous vous écoutons. Que pouvez-vous nous dire sur cet animal ?
    Karima, prise au dépourvu, fit son plus beau sourire pour gagner quelques secondes de réflexion. Elle essaya de trouver la réponse dans les yeux de sa camarade Agna et fit une tentative :
    – En fait… c’est une chauve-souris réputée pour … euh… ses pouvoirs de… 
    Pendant ce temps, comme le professeur avait le dos tourné, Bella, qui adorait les animaux, se pencha vers l’animal le plus proche, afin de le caresser. Alors que sa main s’approchait de la cage, elle toucha soudain un filet invisible, tissé à l’aide d’un sort, afin d’écarter les imprudentes. Le sort lui envoya une décharge légère, mais suffisante pour la faire tomber dans un fracas sonore. Cette interruption inopinée sauva pour un temps les fesses de Karima. Mais furieux, le professeur Méchant Rogue attrapa Bella par le bras, la releva du sol, et commença à la sermonner d’une voix menaçante.
    – Mais à quoi pensiez-vous, mademoiselle ? Si je vous INTERDIS d’approcher, vous OBEISSEZ ! Pouvez-vous m’expliquez pourquoi vous n’en avez fait qu’à votre tête ?
    Bella, agacée par ces remontrances, décida de ne pas se laisser démonter, et planta son regard dans celui du professeur, dont le visage n’était plus qu’à quelques centimètres du sien.
    – Professeur, si c’est tellement dangereux, pourquoi nous présenter cet animal ?
    Tant d’impertinence fit sortir le professeur de ses gonds, qui décida de montrer à Bella qu’elle avait intérêt à ne pas se montrer insolente pendant son cours.
    – Puisque vous faites la maline, mademoiselle, vous resterez à la fin du cours et nous verrons si vous serez toujours aussi insolente après. En attendant, vous passerez le reste du cours au coin, puisque vous n’écoutez rien. Cela vous empêchera au moins de vous mettre bêtement en danger.
    L’année commençait fort mal pour Bella, qui venait de faire du plus sévère des professeurs de Spanklard, un ennemi. Sonnée, elle obéit et fila au coin, sous le regard compatissant de ses amies et du reste de la classe. Le cours reprit et Agna pu enfin répondre à la question.
    – La chauve-souris des Carpates est extrêmement dangereuse. Sa morsure est douloureuse à cause de ses petites dents acérées, mais c’est surtout le venin qu’elle vous inocule et qui vous paralyse instantanément, qui fait d’elle un terrible prédateur. Elle attaque ses proies en leur mordant les fesses. Beaucoup de touristes féminines se font mordre lors de balades en short ou en jupes courtes.
    Le professeur acquiesça et continua la leçon. Il insista sur l’importance de ce cours et indiqua qu’une interrogation pourrait tomber à n’importe quel moment et que naturellement, tout résultat inférieur à quinze serait sévèrement puni. Il annonça également que pour le prochain cours, elles devraient avoir toutes lu le chapitre sur la chauve-souris des Carpates dans le manuel « Potions et onguents pour spankcellerie de niveau 1 », et qu’il interrogera à l’oral pour vérifier que les devoirs aient bien été faits. Le prochain cours consisterait à fabriquer une potion à l’aide du venin, il fallait donc que toutes connaissent leur leçon. A la fin du cours, Bella fit mine de partir avec le reste des étudiantes, mais la porte se referma impitoyablement devant elle.
    – Mademoiselle Bella, il me semble vous avoir dit quelque chose pendant le cours. Décidément, vous n’en faites vraiment qu’à votre tête. Venez par ici, nous avons un compte à régler.
    Bella, qui avait déjà entendu parler des légendaires punitions du Professeur Méchant Rogue, sentit son courage la quitter, même si elle se refusa à donner satisfaction au professeur en lui montrant son angoisse. Elle releva le menton et s’approcha à pas lent. Son cœur battait de plus en plus vite à mesure qu’elle avançait vers son destin, sous les yeux perçants de Méchant Rogue, qui avait déjà placé sa chaise au milieu de l’estrade et l’y attendait, assis. Elle savait que la fessée serait sévère. Son professeur devait donner le ton dès le début de l’année, et c’est elle qui servirait finalement d’exemple à ses camarades.
    Karima et Agna, derrière la porte, attendaient, inquiètes, leur amie. Elles espéraient sincèrement que le professeur se montrerait indulgent, mais au bruit sonore des claques qui leur parvenait, elles comprirent vite que ce n’était pas le cas.
    Après ce qui leur sembla une éternité, Bella ressortit enfin de la classe, la tête haute, mais la mâchoire serrée. Ses yeux brillaient, mais elle se refusa à pleurer. La correction fut longue et douloureuse, et s’accompagna de lignes à copier, dès le soir et ce pendant une semaine : « Dorénavant, j’obéirai à mon professeur, car ses consignes sont importantes pour ma sécurité et je ne serai plus insolente, si j’ai l’espoir de pouvoir me rasseoir un jour ».

    #45401
    Masami
    Participant

    Chapitre 3 : Règlement et conséquences

    Malgré son caractère impétueux, Bella n’avait pas l’habitude des punitions. Elle n’en avait même jamais reçu. Cette première correction fut sévère, mais surtout difficile à accepter pour son ego. Lorsqu’elle se trouva à portée de son professeur, celui-ci la saisit par le poignet et la bascula sans ménagement en travers de ses genoux. La fessée démarra. Une série de coups, qui parut interminable à Bella s’abattit sur sa jupe. Décidée à ne pas lui donner satisfaction, elle serra les poings et endura cette salve de manière stoïque. Au bout d’un long moment, celle-ci cessa. Soulagée, sa jupe et sa culotte ayant amorti une grande partie des coups, elle commenca à se relever. Mais pour le Professer Méchant Rogue, ce n’était pas encore le moment.
    – Mademoiselle Potter, ou comptez-vous donc aller ? Nous n’en sommes qu’au début, voyons ! 
    La main du professeur la fit redescendre fermement sur ses genoux et elle le sentit relever sa jupe. Plus que quelques claques et ce sera terminé. La fessée reprit. Avec stupeur, Bella se rendit compte que cela faisait quand même plus mal sans sa jupe. Mais toujours aussi déterminée, elle endura cette nouvelle salve sans rien dire. Soudain, elle sentit sa dernière protection quitter son fessier, déjà bien sensible. Elle eut une irrépressible envie de protester, de couvrir son fessier avec ses mains, mais devant la sévérité de ce professeur, elle se dit qu’il valait mieux ne pas tenter quoi que ce soit, étant donné la position dans laquelle elle se trouvait. Elle ferma les yeux et attendit. La première claque de cette dernière série ne se fit pas attendre. Bella ne put réprimer un cri de stupeur. La sensation de brûlure était terrible. Non seulement ses fesses la piquaient déjà des séries précédentes, mais en plus, elle venait de perdre le dernier rempart entre celles-ci et la main de son professeur. Elle agrippa les pieds de la chaise et les serra très fort. La sensation de brûlure augmentait à chaque coup. Méchant Rogue frappait méthodiquement chaque partie plusieurs fois d’affilées, jusqu’à recouvrir la dernière parcelle qui ne piquait pas encore. Bella tenta de retenir les larmes qui se formaient en fermant les yeux. Ce sera bientôt terminé. Méchant Rogue donna encore une dizaine de coups bien appuyés, puis remonta la culotte de Bella et redescendit sa jupe. Tant bien que mal, elle se releva et prit une grande inspiration pour ne pas fondre en larmes devant cet effroyable fesseur.
    – Une fessée dès le premier cours ! Vous avez fait fort, Miss Potter. J’espère que cela vous servira de leçon. En plus de celle-ci, vous copierez cent lignes tous les soirs et ce, pendant une semaine. Est-ce bien compris ?
    – Oui, Professeur.
    – Bien. Sortez.
    – Oui, Professeur.
    Bella prit ses affaires, et quitta la salle, évitant soigneusement de regarder celui qui venait de la fesser.
    Son amour propre avait été touché, d’autant plus que toute la classe savait probablement que Méchant Rogue venait de la fesser. Misscil Malfoy ayant également été punie dès le premier jour, Bella espérait qu’elle n’essuierait aucune moquerie à ce sujet. Elle rejoignit Karima et Agna qui l’attendaient dans le couloir, et qui avaient sûrement tout entendu. Bella sentit le rouge lui monter aux joues et ses yeux se remirent à piquer, presque autant que ses fesses. Ses deux amies tentèrent de la réconforter, mais en vain. De plus, le temps leur manquait, car il fallait se dépêcher pour ne pas être en retard au cours suivant…
    Les trois amies remontèrent rapidement dans le hall, empruntèrent le magnifique escalier central, puis rejoignirent les escaliers mouvants.
    – Quatrième étage, ordonna Agna.
    Ces derniers, très capricieux, se mirent à bouger, mais au lieu de les déposer au quatrième étage ou devait se dérouler le cours de sortilèges, il s’arrêta au troisième, et refusa catégoriquement d’aller plus haut.
    – Je crois que nous n’avons pas le choix, dit Karima. Peut-être qu’il faut retourner dessus et répéter l’ordre…
    Bella, qui ne semblait pas encore remise de sa punition, se contenta d’acquiescer et descendit derrière ses amies. A peine eurent-elles quitté le facétieux escalier, que celui-ci repartit, s’arrêta comme par hasard au quatrième étage, et refusa de redescendre lorsqu’elles l’appelèrent.
    – Mais quel satané …, commença à s’énerver Bella, craignant de recevoir une nouvelle fessée si elle arrivait en retard.
    – Ne fais pas ça ! la coupa Agna. Il paraît que les escaliers sont très susceptibles et rancuniers. S’ils se vexent, ils risquent de nous créer des ennuis jusqu’à la fin de l’année.
    Tout autour d’elles, les tableaux se mirent à rire à leurs dépens en les montrant du doigt. Certains personnages passaient d’un tableau à l’autre pour chuchoter à l’oreille de leurs voisins en lançant des regards amusés aux trois étudiantes et en pouffant de rire.
    – Pffff…. ils pourraient nous aider au lieu de se moquer, marmonna Agna. On va devoir se débrouiller par nous-mêmes… Nous n’avons pas le choix que d’emprunter ce couloir…. Espérons qu’on y trouvera un autre escalier. Sinon…
    Les trois jeunes femmes traversèrent un long couloir, dont les murs en pierre étaient ornés de tapisseries et de tableaux, dont les personnages chuchotaient sur leur passage. Elles arrivèrent finalement devant une porte. Peut-être pourraient-elles rejoindre le quatrième étage par là ? Agna saisit la poignée pour ouvrir la porte, mais au moment où elle la toucha, une inscription en lettres de feu apparut sur la porte.
    – Danger. Salle interdite aux étudiantes. Ne pas entrer, lut-elle.
    Elle retira sa main.
    – Je crois que nous n’y arriverons pas par-là….
    Les trois amies étaient inquiètes, mais curieuses de découvrir ce qui se trouvait derrière ce passage interdit. Elles se regardèrent un long moment, puis acquiescèrent. La curiosité était plus forte. Elles regardèrent autour d’elles. Personne. Elles étaient seules. Agna tourna la poignée et ensemble, elles poussèrent la lourde porte, qui s’ouvrit dans un grincement. Bella trouva étrange qu’une pièce supposée interdite ne soit pas fermée à clé. Elles pénétrèrent dans une salle totalement vide, à l’exception d’un miroir sur pied, sobrement orné de quelques volutes en bois, qui était situé au fond de la pièce.
    – Pffff….Je ne comprends vraiment pas en quoi un miroir peut être dange…, dit Agna qui s’était approchée du miroir et se tenait à présent face à celui-ci. Mais elle ne put terminer sa phrase. Une vive douleur lui arracha un cri. Elle recula, loin du miroir, et mit ses mains sur ses fesses comme pour les protéger d’une menace invisible.
    – Que s’est-il passé ? S’inquiétèrent Karima et Bella d’une seule voix en rejoignant leur amie.
    – Je ne sais pas. Je me suis vue dans le miroir. Penchée en avant, les mains aux genoux. Ma jupe était relevée… Il y avait quelqu’un. Un homme. Il était de dos, mais je … je crois que c’était mon Maître… Il a levé son bras. Il tenait une badine. Et, et… Il l’a abattue sur mes fesses. J’ai ressenti la douleur… si réelle….
    Agna souleva sa jupe, baissa sa culotte sur la moitié de ses fesses et les filles purent voir avec horreur une ligne rouge. Une marque de badine toute fraîche.
    – Mais comment est-ce possible ?
    – Regardez ! Sur le cadre du miroir !
    Une inscription venait d’y apparaître.
    – « Le miroir est le reflet de la fessée, telle que votre Maître vous l’aurait donnée », lut Karima, que cette phrase fit blêmir. Nous ferions mieux de quitter cet endroit.
    Ses deux amies acquiescèrent. Elles devaient déjà être bien en retard et elles ne voulaient pas en plus, prendre le risque qu’on les surprenne dans un lieu interdit. Toutefois, elles se promirent de revenir. Ce miroir les fascinait, et elles étaient curieuses d’en savoir plus à son sujet. Elles retraversèrent le couloir, puis rappelèrent les escaliers facétieux qui leur obéirent cette fois-ci, sans leur causer d’autres ennuis. Elles parvinrent enfin devant la porte de la salle de sortilèges latins et grecs, dont le cours avait déjà commencé depuis un bon quart d’heure. Par chance, elle était ouverte. Leurs camarades étaient toutes tournées vers le tableau et les dernières places étaient libres. En faisant doucement, elles pourraient s’y glisser sans se faire remarquer. Elles entrèrent donc silencieusement dans la salle, mais malgré leurs efforts pour rester discrètes, leur entrée fut fracassante. Karima trébucha sur un livre, poussant Bella qui s’étala de tout son long, ce qui fit sursauter le professeur Flitopek et l’interrompit dans l’écriture d’une formule magique complexe. Toute la classe éclata de rire, mais pas le professeur. Lui, semblait plutôt furieux.
    – Mais où vous croyez-vous, mesdemoiselles ? Lorsque l’on arrive en retard, on présente ses excuses et on a la politesse de s’installer sans interrompre le cours ! » les gronda le professeur Flitopek.
    – Veuillez nous excuser Professeur, mais ce n’est pas de notre faute… Ce sont les escaliers qui ont refusé de nous amener au bon étage, répondit Bella.
    – Je vous demande pardon Mademoiselle ? Vous plaisantez là ! Il me semble que vous venez TOUTES du même cours, et vos camarades, elles, sont bien arrivées à l’heure ! Comment expliquez-vous cela ? 
    – Professeur ! C’est parce que Bella a été punie à la fin du précédent cours par le professeur Méchant Rogue ! S’empressa d’expliquer Misscil, avec un petit air moqueur.
    – Il était très en colère, renchérit Lily-Rose.
    – Et vu leur retard, elle a du recevoir une bonne fessée !, commenta Chelonia.
    Les trois Strapentard éclatèrent de rire. Le professeur Flitopek fusilla les trois comparses du regard.
    – Vous ai-je demandé quelque chose à vous trois ?
    Les trois femmes se turent immédiatement. Il se tourna vers Bella.
    – Alors comme ça, Miss Potter s’est déjà faite remarquer dès le premier cours ? Cela ne vous a de tout évidence pas suffit ! Je crois qu’il va falloir vous avoir à l’œil Mademoiselle.
    A ces mots, Bella baissa la tête. Il se tourna ensuite vers Agna et Karima, qui observaient attentivement le parquet.
    – Quand à vous deux mesdemoiselles, je ne comprends pas votre retard. Vous n’avez pas été punies par mon collègue, vous n’avez donc aucune excuse !
    – Pardon Professeur, dirent-elles en chœur, la tête toujours baissée.
    Le professeur retourna sur son estrade, et s’adressa à l’ensemble de la classe d’une voix forte et stricte :
    – Sachez mesdemoiselles que je ne tolère aucun manque de respect, et je considère que l’absence de ponctualité à mon cours en est un. Voici comment je sanctionne les retards. Mesdemoiselles, venez sur l’estrade. Placez-vous face au tableau, et penchez-vous bien en avant. Vous recevrez dix coups de badine chacune.
    Les trois jeunes femmes se regardèrent d’un air apeuré, mais n’osèrent pas désobéir. Il ne leur avait pas ordonné de relever leur jupe, ni de baisser leur culotte. C’était déjà assez honteux d’être fessées devant toute la classe, elles n’allaient pas risquer de se retrouver déculottées. Elles s’avancèrent vers l’estrade, rouges de honte, et se mirent en position. Au moins, elles étaient de dos et n’avaient pas à voir les regards moqueurs des Strapentard.
    – Etant donné que ces demoiselles nous font prendre du retard sur le cours de sortilèges, je vais profiter de cette punition pour vous montrer une des nombreuses manières de donner la fessée à l’aide d’un sortilège. L’une de vous connaîtrait-elle un sortilège permettant d’utiliser un instrument à distance ?
    En entendant le mot « instrument », les trois jeunes femmes frissonnèrent.
    – Moi ! Moi ! Professeur ! Moi, j’en ai un, s’écria Misscil en sautillant d’excitation sur sa chaise.
    Le professeur Flitopek l’ignora ostensiblement et s’approcha de Sakura, qui assise au fond de la salle, semblait ne pas suivre ce qu’il se passait.
    – Je suis certain que Mademoiselle Sakura va nous éblouir avec un incroyable sortilège. N’est-ce pas, Mademoiselle ?, lui demanda le professeur d’un ton quelque peu ironique.
    Sakura sursauta en entendant son nom et se hâta de cacher son portable sous la table.
    – Eh bien, nous vous écoutons… A moins que vous ne préfériez rejoindre vos camarades sur l’estrade ?
    – Hum… le… le sortilège… c’est… hum…., bégaya-t-elle en rougissant.
    Sandrine, voyant Sakura en difficulté, tenta de l’aider.
    – Ferula, Ferula, Surge Et In Illas Nates Decies Cade  ! (Badine, Badine, lève-toi et abats toi par dix fois, sur ces fessiers).
    Sakura qui comprit de travers, essaya tant bien que mal de répéter la formule magique.
    – Fabula, Fabula, Salta Et Illis Natibus Blanditias Da ! (Histoire, Histoire, danse et caresse ces fessiers).
    – C’est vous qui allez danser Mademoiselle Sakura !, dit le professeur Flitopek sur un ton sarcastique.
    Il attrapa Sakura par le bras, la leva de sa chaise, et après l’avoir bloquée sous son bras, administra quelques vigoureuses claques sur sa jupe. Les secousses provoquées par cette fessée firent tomber le portable que l’étudiante avait essayé tant bien que mal de dissimuler dans l’une de ses manches, juste avant que le professeur ne l’ait obligée à se lever. Il lâcha Sakura et d’un geste de sa baguette, il fit atterrir l’objet dans sa main gauche.
    – Tiens, tiens…. Qu’avons-nous là ? Un objet interdit….. qui vous sera confisqué jusqu’à la fin de l’année, bien entendu. Voilà pourquoi vous n’avez rien écouté. Allez donc rejoindre vos camarades sur l’estrade !
    Sakura, rouge de honte mais aussi de colère que son téléphone lui ait été confisqué, se dirigea vers le tableau en trainant des pieds et en maugréant.
    – Mademoiselle Sarah, voyons si vous, vous avez suivi le cours. Prononcez la formule.
    Sarah hésita l’espace d’un instant. Elle était sincèrement désolée pour ses camarades, mais en voyant dans le regard du professeur que celui-ci allait bientôt perdre patience, leva sa baguette et s’exécuta :
    – FERULA, FERULA, SURGE ET IN ILLAS NATES DECIES CADE  !
    Soudain, la malle en bois située derrière le bureau du professeur se mit à trembler. Elle sursauta et s’ouvrit. Quatre épaisses badines en bois s’en échappèrent et filèrent chacun vers leur cible, avant de s’abattre dix fois sur les séants offerts des étudiantes. Une fois leur tâche achevée, les instruments retournèrent dans la malle qui se referma. Les quatre punies dont les jambes tremblaient encore de ce terrible châtiment se redressèrent lentement en massant leurs pauvres fesses, très endolories. Bella, dont le derrière avait déjà été bien chauffé à la fin du premier cours, avait l’impression qu’elle ne pourrait jamais plus s’asseoir. Mais le professeur Flitopek, en colère d’avoir eu à sévir dès son premier cours avec les première année, ne se laissa pas attendrir par ce spectacle.
    – Mesdemoiselles, je suis dans le regret de vous annoncer que nous n’en resterons pas là. Vous devez comprendre qu’à Spanklard, ce genre de comportement n’est PAS toléré. Vous resterez au coin jusqu’à la fin de l’heure. Ensuite, vous viendrez avec moi dans le bureau du Directeur, le professeur Âmeus Dumbledore. Vous devrez avoir rattrapé la leçon pour la prochaine fois. Maintenant, filez !
    Les jeunes femmes se rendirent chacune à un coin de la salle, la tête basse, les fesses en feu. Bien qu’elles y aient passé une bonne heure, celle-ci s’écoula comme une seule seconde. Les fessiers suppliciés n’avaient pas eu le temps de se remettre, que le feu allait être ravivé… Peut-être que les professeurs l’autoriseraient à rester debout pendant les cours suivants ? Ou au moins… Soudain, un bruit retentissant tira Bella de ses pensées et interrompit le professeur Flitopek, qui était en train d’expliquer le rôle des déclinaisons latines dans le sortilège de déculottage. La Comtesse aux Fesses Parme venait de faire irruption dans la salle en traversant un des murs, ce qui fit tomber un lourd tableau. Elle pleurait à chaudes larmes en se tenant le séant. Elle tournoya dans la salle faisant trembler le lustre qui menaça pendant quelques secondes de tomber lui aussi, puis elle disparut par un autre mur. Le professeur remit le tableau à sa place d’un simple mouvement de sa baguette magique.
    – Bien. La Comtesse vient de recevoir sa fessée quotidienne, ce qui signifie que le cours est terminé.
    En voyant l’air perplexe des étudiantes, le professeur donna quelques explications sur ses paroles qui avait semblé quelque peu dénuées de sens aux nouvelles recrues, qui devaient penser qu’il avait perdu la tête.
    – La Comtesse aux Fesses Parme est condamnée à recevoir une fessée tous les jours à la même heure. Elle traverse ensuite cette salle, un peu énervée, en faisant tomber le tableau … C’est ce qui indique que le cours est terminé et qu’il est l’heure d’aller déjeuner. Vous vous habituerez rapidement aux coutumes du château. Vous pouvez y allez. Sauf vous quatre. Suivez-moi.
    Les quatre femmes, anxieuses de ce qui allait encore arriver à leur fesses ne virent même pas par quel chemin le professeur les avait emmenées jusqu’au bureau d’Âmeus Dumbledore. Le professeur Flitopek leur fit signe d’attendre dans le couloir, puis après avoir toqué et obtenu l’autorisation d’entrer, il les laissa seules devant la porte. La peur se lisait sur leur visage. Aucune n’avait le cœur à parler. Après quelques minutes d’attente qui leur semblèrent intenables, la majestueuse porte en bois sculpté s’ouvrit dans un grincement, et le professeur Flitopek en sortit, visiblement satisfait de son entretien avec le directeur. Ce dernier leur ordonna alors d’entrer dans son bureau, ce qu’elles firent en silence. Il vint ensuite se placer face à elles, les mains sur les hanches, les sourcils froncés.
    – Mesdemoiselles, auriez-vous oublié la politesse en plus de vos récentes bêtises ?
    – Bonjour Professeur, répondirent-elles en chœur, les yeux baissés, les joues écarlates.
    – Dès le premier jour… Non ! Dès la première matinée de l’année, vous avez enfreint des règles élémentaires ! C’est bien la première fois que je suis obligé de sévir le jour même de la rentrée ! La première fois que des professeurs aient eu à corriger des étudiantes dès le premier cours !
    La voix du directeur était basse, calme, mais sévère. Les quatre jeunes femmes n’osaient pas bouger, et encore moins se défendre. Les yeux rivés au sol, elles sentaient leurs joues chauffer autant que leurs derrières.
    – Mademoiselle Sakura. Pouvez-vous me dire ce que vous faisiez avec ce téléphone ? Le règlement de l’école est suffisamment clair. Les portables sont interdits ici ! L’avez-vous au moins lu avant de le signer ?
    – Ben … je … c’est que….je ne l’ai pas… vraiment lu avant de le signer…, avoua Sakura.
    – C’est bien ce qu’il me semblait, répondit-il, toujours sur le même ton calme.
    Il se tourna ensuite vers Agna, Karima et Bella, avec un regard interrogateur.
    – Nous l’avons lu !, s’empressèrent-elles de dire en chœur, même si pour Bella, cette affirmation était quelque peu éloignée de la vérité.
    Le règlement, qui leur avait été envoyé après leurs inscriptions faisait quelques centaines de pages. Certaines étudiantes comme Agna ou Karima n’avaient pas eu d’autre choix que de le lire, sous la surveillance attentive de leurs maîtres, mais d’autres jeunes femmes, plus libres, ou qui avaient choisi de s’y inscrire d’elles-mêmes, devait redoubler de motivation pour lire un tel ouvrage. Motivation dont Bella avait manqué en voyant le volume de ce règlement.
    – Karima et Agna, vous avez dû oublier les points concernant l’insolence et la ponctualité. Pour y remédier, vous me recopierez une fois le règlement en entier pour la semaine prochaine.
    En entendant leur sentence, elles acquiescèrent sans protester.
    – Bella et Sakura, puisque vous n’avez pas pris la peine de le lire, vous le recopierez deux fois. Vous ferez aussi une dissertation de quatre pages sur l’importance de lire les documents que l’on vous donne. Le téléphone de Sakura est bien entendu confisqué jusqu’à la fin de l’année.
    A ces mots, Bella et Sakura se regardèrent, dépitées. Bella se demanda comment le professeur avait pu percer son mensonge.
    – J’ajoute également 20 coups à Branchesouple et 60 coups à Paddledor. Maintenant, vous allez me suivre jusqu’à la Grande Salle, ou vous recevrez toutes les quatre une bonne fessée. Cela vous servira de leçon à vous, et d’exemples aux autres première année, afin qu’elles sachent également ce qui arrive lorsque l’on désobéit aux règles de Spanklard.
    Les quatre étudiantes pâlirent momentanément en entendant ce qu’elles allaient devoir affronter. Bella lança un regard désolé à ses deux amies.
    L’arrivé du directeur dans le réfectoire, suivi par quatre étudiantes aux mines contrites, stoppa toutes les conversations, ainsi que les bruits de couverts. Les professeurs en firent de même et se levèrent. Le professeur Flitopek les avait sans doute déjà informés des méfaits commis ce matin, car Minxgonagall foudroyait les trois Paddledor du regard, tandis que les yeux de Whimona Chourave lançaient des éclairs en direction de Sakura. Un silence pesant s’installa. Âmeus Dumbledore monta sur l’estrade, suivi de près par les quatre jeunes femmes. Tous les yeux étaient braqués sur elles.
    – Mesdemoiselles, ces quatre jeunes femmes ont désobéi aux règles de l’école. Certaines d’entre elles n’ont même pas pris la peine de lire le règlement. Spanklard est un établissement renommé pour sa discipline. Afin qu’Agna, Karima, Bella et Sakura apprennent rapidement le respect des règles établies, elles recevront une fessée chaque midi, ici même, et ce pendant une semaine.
    Le directeur sortit sa baguette et fit apparaître quatre chaises au centre de l’estrade, pendant que des murmures s’élevèrent parmi les élèves. Minxgonagall, Flitopek, Méchant Rogue et Âmeus Dumbledore lui-même prirent place, et firent chacun signe à l’une des jeunes femmes d’approcher, avant de les basculer en travers de leur genoux, de relever leurs jupes et de baisser leurs culottes, révélant des derrières déjà bien rougis et striés des précédentes punitions. Les fesses de Bella étaient déjà pourpre, tandis que la marque de badine reçue par Agna à travers le miroir, se confondait avec celles reçues pendant le cours de sortilèges, ce qui rendit leur escapade interdite inexistante. C’est ainsi que Sakura fut fessée par Minxgonagall, Karima par Âmeus Dumbledore, Agna par Filius Flitopek et Bella par Méchant Rogue. Pendant une dizaine de minutes, seul le bruit des claques résonnait dans la Grande Salle, les quatre professeurs frappant dans le même rythme. De temps à autre, un gémissement de l’une ou l’autre des punies se faisait entendre. Finalement, la fessée prit fin. Les culottes et les jupes retrouvèrent leurs places et les jeunes femmes furent autorisées à rejoindre leurs camarades pour un déjeuner bien mérité, ce qu’elles firent, non sans masser leurs douloureux fessiers d’une main et essuyer leurs larmes de l’autre.
    Nul doute que l’année à suivre serait cuisante et douloureuse. Et leur apprentissage ne faisait que commencer.

    #45403
    Karima
    Participant

    Parfait, merci chère amie en espérant que ces lectures agrémenteront le confinement de nos collègues de fessées.
    Bonne lecture à tous.

    #45405
    Zatopek33
    Participant

    MERCI, Masami, pour ce judicieux rafraîchissement de mémoire .
    En attendant avec impatience la suite de ces Harry Potteries .

    #45436
    Parisspanking
    Participant

    Merci masami et Karima!! Top!

    #45458
    Marine
    Participant

    Merci pour ce super récit, très bien fait. en attendant la suite … ;):)

    #45459
    Amarante
    Participant

    Merci beaucoup Masami et Karima pour cette merveilleuse initiative! Je suis très honoré d’y avoir un rôle (fort gratifiant ma foi) dans le premier épisode réécrit. J’espère toutefois que vous ne me cantonnerez pas à la maladresse du personnage original : sachez que, si Gilderoy maîtrise avant tout le sort “oubliette”, je me défend de mon côté assez bien une baguette en main… 😉 Je vous souhaite bon courage, en attendant avec impatience de découvrir la suite!

    #45464
    Laoth
    Participant

    J’adorais déjà la première version, mais j’ai été surprise d’avoir été intégré au personnage ! J’espère quand même avoir l’occasion de faire quelques bêtises avec Bella Potter et ses amis ^^ je me fait toujour une joie d’aider pour les bétise. (même si je suis persuadé qu’elles ce débrouilleront très bien toute seule ^^) Merci de reprendre ce récit au quel j’avais vraiment hâte de pouvoir lire la suite.

    laoth

    #45481
    Masami
    Participant

    Merci pour vos commentaires encourageants.
    Bientôt le chapitre 4 ?

    #45866
    Masami
    Participant

    Comme promis, nous vous livrons le chapitre 4.

    Chapitre 4 : Excursion cinglante

    Tous les samedis, les pensionnaires qui avaient l’autorisation de leur maître pouvaient sortir dans la ville voisine. C’était l’occasion de décompresser et d’oublier un temps, les règles strictes que les jeunes femmes devaient respecter tout au long de la semaine.
    Regroupées dans la Grande Salle, ces chanceuses attendaient patiemment Âmeus Dumbledore. Le brouhaha cessa dès qu’il apparut.
    – Mesdemoiselles, cette année comme les précédentes, nous allons vous demander un comportement irréprochable. Nous savons que cela vous est parfois difficile et que vous avez besoin de vous détendre, après les efforts que vous avez à fournir ici. C’est pourquoi, chaque fin de semaine, vous pourrez le temps d’une journée sortir à Fesses-au-lard, la ville voisine. Vous y trouverez de sympathiques petites échoppes, deux ou trois tavernes et salons de thés…. Je laisse maintenant MinxGonagall vous donner les dernières recommandations. Je vous souhaite une excellente journée, mesdemoiselles, ainsi qu’un précieux répit à vos fessiers.
    – Merci Âmeus. Bien. Tout d’abord, pour pouvoir bénéficier de cette sortie, il vous faudra me remettre l’autorisation signée par vos maîtres respectifs. Sans ce document, vous ne pourrez pas sortir du chateau.
    A ces paroles, quelques visages parmi ceux des premières années se décomposèrent. Des maîtres sans doute trop stricts, pensa Bella, en les regardant avec compassion. Les pauvres… Heureusement qu’elle, elle avait reçu l’autorisation du sien….
    – Ensuite, comme vous l’a dit le directeur, nous comprenons fort bien que vous ayez besoin de vous amuser. Cependant, nous vous demandons de ne pas créer d’ennuis, une fois là-bas. Vous représentez Spanklard. Il est hors de question que sa réputation soit mise à mal. Nous exigeons donc un comportement irréprochable. D’autres villes jouxtent Fesses-au-lard, des villes où la débauche est fréquente. C’est pourquoi, il vous est interdit de vous y rendre. Soyez raisonnables et n’abusez pas des douceurs que vous y trouverez. Nous ne voulons pas récupérer des femmes capricieuses et trop gâtées. Rien ne m’agace plus que de devoir passer la nuit à fesser d’insupportables gamines.
    En prononcant ces paroles, Minxgonagall lança un regard perçant à quelques étudiantes des années supérieures, qui évitaient soigneusement de regarder cette dernière.
    – Ah oui ! J’oubliais !, s’exclama-t-elle tout à coup, faisant sursauter les jeunes femmes. Je vous déconseille vivement de revenir avec des instruments de la boutique de farces et attrapes « Fessées Filantes », ceux qui se retournent contre leur utilisateur, et de tenter de les substituer aux instruments de vos professeurs. La dernière à l’avoir fait a eu des acouphènes pendant 5 jours à cause du sifflement de la badine, sans compter qu’elle a dormi sur le ventre pendant une semaine.
    Ne pouvant se retenir, Bella pouffa de rire, en s’imaginant le Professeur Minxgonagall ou mieux encore, le Professeur Méchant Rogue, poursuivi par son fameux strap, courant partout pour échapper à ces coups, et…
    – Miss Bella ! Si cela vous amuse tant, peut-être que quelques coups de badine et une privation de sortie vous amuseront davantage !
    Un ricanement s’éleva du rang.
    – Vous aussi, Misscil ? Un petit tour dans mon bureau ?
    Les yeux du Professeur lançaient à présent des éclairs. A tous les coups, c’est elle qui a eu l’occasion d’expérimenter cette petite farce, se dit Bella, amusée. Quel manque d’humour… Mais inutile de risquer une nouvelle correction, et d’être privée de sortie… Surtout si cette peste en rajoute….
    – Pardon Professeur…, répondirent en cœur les deux jeunes femmes, se lançant l’une à l’autre un regard noir.
    – C’est mieux ! A présent, mettez-vous en rang. Une fois que j’aurais vérifié que vos autorisations sont en règle, et gare à celles qui auront tenté d’imiter la signature de leur Maître, vous pourrez vous rendre dans la cour. Le Professeur Alexgrid a déjà sellé les bancs-à-fesser volants, qui vous emmèneront à Fesses-au-lard. Pas plus de trois personnes par banc, et n’oubliez pas de bien attacher les sangles. Le dernier banc-à-fesser décollera à 10 heures. Si vous trainez, vous ne pourrez plus partir. Il ne vous reste que 15 minutes. Alors en rang. Vite !
    – Elle est drôle, elle… Elle parle, elle parle, et c’est nous qui devons nous dépêcher, râla Misscil, à voix basse, quelque part derrière Bella. Si seulement Minxgonagall l’avait entendue…, se dit Bella.
    – Encore une chose ! Les demoiselles qui auront tenté d’imiter la signature de leur Maître peuvent d’ores et déjà aller m’attendre devant mon bureau , jupe retroussée.. Si vous pensez que je n’y verrai rien et que vous tentez quand même malgré ma mise en garde de me présenter un document falsifié, vous recevrez trois corrections au lieu de deux. Une de vos Maîtres, qui auront été informés de votre supercherie, une du directeur de votre maison, et une de ma part pour avoir voulu me duper. Alors je vous conseille d’y renoncer dès maintenant et de vous épargner une correction supplémentaire.
    Quelques jeunes femmes sortirent du rang et se dirigèrent l’air contrit, vers les escaliers, préfèrant ne pas risquer d’envenimer la situation pour leurs fesses.
    Bella, Agna, Karima, et les autres les regardèrent s’éloigner, navrées pour leurs camarades. Une fois les futures condamnées sorties de la salle, la vérification des documents repris, ainsi que les discussions, témoignant de l’excitation des pensionnaires à l’idée de pouvoir enfin échapper une journée à ces professeurs trop pointilleux.
    Le tour des trois amies arrivait bientôt. Au moment de sortir le précieux document de son sac, Bella devint blême. Mais où était donc ce satané papier ?
    – Les filles….. je ne l’ai pas… je l’ai perdu, dit Bella, dépitée.
    – Non… ?!, répondirent Agna et Karima d’une seule voix.
    – Cherche bien, elle est forcément quelque part.
    – Mais non. Je l’ai perdu. Je l’avais mise dans mon agenda, et là elle n’y est pas. J’ai fouillé tout mon sac pour voir si elle n’avait pas glissé, mais non il n’y a rien !
    – Comment allons-nous faire, demanda Karima. MinxGonagall a été très claire. Sans cette autorisation pas de sortie »
    – Ce n’est pas possible ! Je ne vais pas tenir dans cette fichue prison. Cela ne fait qu’une semaine que nous sommes là, et j’ai déjà été punie plus que de raison. J’en ai vraiment besoin de cette sortie. Mes fesses aussi. Non ! Hors de question que je reste bloquée ici !
    – Mais Bella, tu as entendu MinxGonagall… Sans cette autorisation, tu ne passeras pas la porte… Et tu n’auras plus le temps de contacter ton Maître pour qu’il t’en fasse apparaître une nouvelle… Il n’y aura plus de bancs-à-fesser quand tu l’auras…
    – Oui, Agna. J’ai très bien entendu, mais je ne vais pas abandonner aussi facilement. Si je ne peux pas m’envoler sur leurs satanés bancs, je m’y rendrai autrement. Bon, les filles, vous allez donner vos autorisations et on se retrouve à Fesses-au-lard. J’ai peut-être une idée…
    – Non. On ne va quand même pas te laisser toute seule. On t’accompagne. N’est-ce pas Karima ?
    – Les filles… c’est gentil, mais je ne veux pas que vous ayez davantage de problèmes. N’oubliez pas qu’à chaque fois que nous sommes punies ici, un message est envoyé à nos maîtres par paddle et qu’en plus des punitions qu’on reçoit ici,on recevra probablement le double de leur part… D’ailleurs je me demande comment ils arrivent à les informer aussi vite….
    – En fait, répondit Agna, j’ai entendu une fille raconter, qu’en nous inscrivant ici, chaque Maître recevait un paddle en bois ensorcelé. Les professeurs en ont aussi, et lorsqu’ils écrivent dessus, les mots apparaissent instantanément sur ceux de nos Maîtres. Enfin…. Une sorte de messagerie instantanée, quoi…
    – Raison de plus pour qu’on y aille séparément.
    – Ne t’inquiète pas pour nous, Bella, nous sommes assez grandes pour prendre nos décisions toutes seules. Si nous sommes punies, ce sera de notre faute.
    – Je suis d’accord avec Agna, pas question de te laisser seule. Bon, maintenant dis-nous… quel est ton plan pour aller à Fesses-au-lard ?
    – Eh bien… si nous ne passons pas maintenant devant Minxgonagall, nous ne pouvons pas être aperçues à Fesses-au-lard. Ce serait trop risqué. Les copines de Misscil se feraient une joie de nous dénoncer. Par contre les villes voisines m’ont l’air bien plus marrantes, et au moins, aucun risque de croiser quelqu’un. Et si déjà, nous enfreignons les règles, autant ne pas le faire à moi-…
    – Chut ! Attendez les filles… L’autre peste de Misscil essaie d’écouter. Quelle discrétion ! Je ne peux pas la voir, avec son petit air satisfait !, chuchota Karima.
    – Ca va, les vilaines ? On peut savoir ce que vous complotez avec vos messes basses ?, les interpella Misscil.
    Elle tenait dans sa main un parchemin froissé.
    – Tu as perdu quelque chose, Bella ?, ajouta-t-elle en les dépassant.
    – Occupes-toi donc de tes fesses !, répliqua Bella.
    – Bella… Regarde le papier que tient Misscil… Ne crois-tu pas que c’est elle qui aurait pu te voler ton autorisation ?
    – Aucune idée. Mais si c’est le cas, je peux t’assurer que je me vengerai. Je lui…
    – Attention !C’est bientôt notre tour, dit Karima. Il faut vite qu’on trouve un prétexte pour expliquer pourquoi nous avons changé d’avis, sans que Minxgonagall ne pense qu’on a falsifié nos autorisations… Bella. Vite. Dis quelque chose…
    – Quoi ? Mais …. Je ne sais pas quoi dire. Agna. Vas-y toi !, dit-elle en poussant son amie devant elle.
    – Mais…
    Elle n’eut pas le temps de protester.
    – Vos autorisations mesdemoiselles ! lança MinxGonagall d’une voix sèche.
    – Professeur… commença Agna d’une voix peu assurée. Nous…
    – Vous les avez ou pas ?
    – Nous voulions vous dire… Nous venons de nous rappeler…. Nous avons encore un travail à terminer…pour…
    – Pour le Professeur Amaranteroy, dit Karima, venant en secours à son amie. Une dissertation sur les Détrousseurs.
    – Oui. Et nous avons encore des recherches à faire à la bibliothèque, ajouta Bella.
    – Voilà !, reprit Agna. Nous sommes venues vous prévenir que finalement, nous n’irions pas à Fesses-au-lard. Nous allons à la bibliothèque.
    – Et vous venez seulement pour me dire ça ? Filez, Mesdemoiselles ! Avant que je ne vous corrige ici et maintenant pour m’avoir fait perdre mon temps.

    Sans se faire prier davantage, Bella, Karima et Agna quittèrent la Grande Salle et allèrent en direction de la serre, qui se trouvait à la lisière de la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De-Fessée. C’était samedi, et elles savaient qu’il n’y aurait pas cours à cet endroit aujourd’hui. Les lieux seraient sans doute déserts. Elles pourraient y discuter de leur plan tranquillement. Elles passèrent devant la fontaine de la cour, et prirent le chemin qui descendait du château, vers l’est, en direction de la serre de Whimona Chourave et de la cabane d’Alexgrid, situées en contrebas, à la lisière de la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De-Fessée. Après une dizaine de minutes, elles arrivèrent devant la serre, majestueuse, toute de verre et de métal, couleur vert de gris. Chaque panneau était orné sur sa partie basse d’une fleur d’arnica en fer forgé, dans la même nuance que la structure. Au sommet du toit trônait un majestueux paon dans le même matériau. Au centre de la serre, on pouvait distinguer une fontaine, surmontée du même ornement. Elles le contournèrent et allèrent se cacher derrière l’énorme Saule Pleureur qui marquait l’entrée de la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De-Fessée, la limite à ne pas franchir. Les longues branches de cet arbre retombaient jusqu’au sol, dissimulant parfaitement les trois jeunes femmes de quiconque viendrait du château.
    Fines et souples, on aurait presque dit des fouets, se dit Bella. Il suffirait de…
    – Alors, c’est quoi ton plan ?, demanda Karima, tirant Bella de ses pensées.
    Cette dernière regarda autour d’elle pour s’assurer que personne ne les avait suivies, avant d’exposer son idée :
    – Il nous faudra un moyen de transport pour partir d’ici. Alors j’ai pensé que …
    Bella n’eut pas le temps de finir sa phrase. Elle vit les visages d’Agna et de Karima devenir livide et sentit une main se poser sur son épaule. Lentement, elle se retourna et vit le professeur Alexgrid lui faire face.
    – Mesdemoiselles, pouvez-vous me dire ce que vous faites dans la Forêt-Interdite-Sous-Peine-De Fessée ? Son nom n’est-il pas assez clair ? Vous êtes inconscientes !
    – Euh… Professeur, nous… euh, balbutia Karima. On n’a pas fait exprès, M’sieur… La limite de la forêt n’est pas très…
    – Taisez-vous ! Vous n’avez aucune excuse. Suivez-moi dans la cabane, toutes les trois. Nous allons nous expliquer immédiatement !
    – Alexgrid… Pardon. Professeur… C’est de ma faute…Si quelqu’un doit être puni, c’est moi. Agna et Karima n’ont fait que me suivre. Elles ne savaient pas où je comptais les emmener…
    – Très bien. Agna et Karima, filez au château. Je ne veux plus vous voir. Bella, suivez-moi.
    Agna et Karima, soulagées de ne pas être punies, mais inquiètes pour leur amie, espéraient qu’Alexgrid ne serait pas trop sévère. Ne voulant pas s’attirer plus d’ennuis, elles se dirigèrent vers le château après avoir adressé un regard de compatissant à leur amie.
    Bella suivit Alexgrid jusqu’à la cabane, qui était éloignée de quelques mètres de la serre. Elle se situait au milieu d’une petite clairière, à l’orée de la forêt. Contrairement à ce que Bella s’était imaginée, la cabane était plutôt jolie. Elle était de forme octogonale, en pierre, avec un toit en chaume. Il y avait même un petit jardin joliment fleuri, avec en son centre, un vieux puits. A l’arrière, on distinguait un petit ruisseau qui s’enfoncait dans la forêt. Dans d’autres circonstances, Bella aurait apprécié l’endroit, mais la perspective de ce qui allait lui arriver dans ce lieu l’en empêchait. Elle suivit Alexgrid à l’intérieur. Cet homme avait vraiment bon goût, pensa-t-elle en regardant droit devant elle. Face à la porte d’entrée, au fond de la pièce, se trouvait une cheminée, éteinte en cette période. Juste en face, il y avait un sofa, qui semblait plutôt confortable. En regardant à droite, elle vit une table et deux chaises placées devant l’unique fenêtre de la cabane. Mais l’impression positive qu’elle en avait s’évanouit lorsqu’elle lança un regard de l’autre côté. Bella vit avec horreur un banc à fessées, ainsi qu’une croix de St-André, dotés tous deux de larges bandes de cuir pour immobiliser les plus récalcitrantes. Ils semblaient n’attendre qu’elle. Entre les deux, un grand coffre était entrouvert, laissant apercevoir divers instruments rangés en vrac. D’un crochet fixé aux poutres du plafond, des chaines et autres entraves retombaient librement. Cette vision d’horreur contrastait avec l’extérieur charmant de cet endroit. Mais on ne pouvait pas vivre ici… Il n’y avait même pas de lit… Et si Alexgrid ne vivait pas ici, alors…. Et cet endroit, tellement isolé du reste… Bella ne sentait plus ses jambes. Les battements affolés de son propre cœur l’assourdissaient. C’était une véritable salle de torture ! Cela ne pouvait être que ça. Personne ne pouvait entendre les cris et les supplications des punies… Mais qu’allait-il lui faire subir ici ? Elle eut un mouvement de recul, et heurta le professeur qui se trouvait juste derrière elle. Elle se retourna et le regarda, la peur dans le regard.
    – Impressionnant, non ?, dit-il avec un grand sourire. Mais je vous rassure, ce n’est pas pour vous.
    Bella ne put réprimer un soupir de soulagement, ce qui amusa beaucoup le professeur.
    – Pas aujourd’hui en tout cas…, ajouta-t-il, d’un ton sérieux, mais une lueur taquine dans le regard.
    Bella qui n’avait aucune envie de rire à cette plaisanterie, blêmit.
    – Vous… Vous ne vivez pas ici… Quel est cet endroit ? Vous torturez vos étudiantes ?
    – En effet, je n’habite pas ici, mais dans le château, comme les autres professeurs. Et non, nous ne torturons pas nos élèves. Nous les éduquons. Et avant que vous ne vous évanouissiez, cette cabane est surtout utilisée pour les fautes les plus graves, ou lorsque vos Maîtres sont convoqués ou décident de venir vous punir pour vos trop nombreuses bêtises. Vous n’ignorez pas qu’ils sont informés de tous vos faits et gestes. Eh bien lorsqu’ils viennent, ils retrouvent leurs protégées ici pour les corriger comme bon leur semble. C’est l’endroit idéal car il offre de l’intimité aux jeunes femmes, qui peuvent y être châtiées par leur Maître sans que les autres étudiantes ne l’apprennent. Les punies peuvent rester ici un moment après la punition, le temps de se ressaisir, ou d’être consolées après la correction….
    Bella écoutait les explications du Professeur, les yeux écarquillés. Elle espérait ne jamais avoir à revenir ici…
    – Et comme vous pouvez le voir, nous avons mis à disposition de vos Maîtres tout ce dont ils pourraient avoir besoin. Bien. Revenons à ce qui nous a amenés ici…
    Il prit l’une des deux deux chaises et la plaça au milieu de la cabane, y prit place, puis, ordonna à Bella de venir devant lui. Debout, les yeux baissés, elle dut écouter le professeur la sermonner longuement. La Forêt-Interdite-Sous-Peine-De Fessée était très dangereuse…. Des créatures y rôdaient…. Ce n’était pas pour rien que les pensionnaires n’avaient pas le droit d’y pénétrer….Et cetera, et cetera….
    Si c’était aussi dangereux, quelle idée de faire une école juste à côté, se dit Bella.
    – Bella, tu comprendras donc que malgré toute la sympathie que j’ai pour toi, je ne peux pas laisser passer une telle bêtise.
    Ces mots ramenèrent instantanément la jeune femme à la cuisante réalité.
    – Je peux t’assurer que lorsque j’en aurais fini avec toi, tu auras du mal à t’asseoir. Je suis vraiment déçu de ton comportement.
    – Monsieur… ?, commenca Bella, d’une voix timide.
    – Je vous écoute…
    – Est-ce que vous allez en parler au professeur MinxGonagall ?
    – Bien entendu. Pourquoi ne le ferais-je pas, Miss Potter ?
    – Eh bien….Elle fait un peu peur…. Elle est drôlement sévère… Et c’est certain que si elle l’apprenait, je serais punie une seconde fois… Vous savez, j’ai déjà été punie plusieurs fois cette semaine….
    Bella, rouge de honte, lança un regard suppliant à Alexgrid. Il ne pouvait quand même pas lui faire ça… Il avait été si bienveillant avec elle, ce jour-là à DragonAlley, alors qu’elle était perdue…
    – Ah, voyez-vous ça… Vous avez donc déjà été punie… Il serait peut-être temps de changer de comportement, dans ce cas. Le professeur MinxGonagall en sera informée dès notre retour.
    Bella sentit les larmes lui monter aux yeux.
    – Puisque vous semblez y être habituée, nous allons commencer directement. Retroussez votre jupe, baissez votre culotte et installez-vous en travers de mes genoux.
    Bella espérait encore que la fessée ne serait pas trop sévère, surtout si Minxgonagall devait la corriger aussi… Ses fesses étaient encore sensible de la précédente. Elle obéit tout de même au professeur….
    La fessée fut courte, mais intense. Alexgrid était un fesseur redoutable. Il frappait fort et les fesses de Bella devinrent vite aussi rouges qu’une tomate bien mûre. Bella, qui tentait pourtant de rester digne, ne put s’empêcher de gesticuler. Elle battait des jambes et sa main tentât à plusieurs reprises de protéger son fessier douloureux. Le professeur, impassible, attrapa les mains de Bella et bloqua ses jambes avec les siennes. Après ce qui lui parut être une éternité, il s’arrêta et la remit debout. Soulagée, Bella commenca à remonter sa culotte.
    – Nous n’avons pas encore terminé, dit Alexgrid. Ramenez-moi le martinet qui est accroché au mur, près de la porte, celui avec le manche en bois rouge, et prenez appui sur la table. Vous recevrez 25 coups que vous compterez à voix haute.
    Bella, les larmes aux yeux, les dents serrées, obéit et endura les 25 morsures du martinet.
    Une fois la correction terminée, elle put se rhabiller et enfin quitter la cabane, avec la promesse d’une deuxième correction administrée par Minxgonagall. Elle courut vers le château et alla se cacher dans les toilettes, où elle pourrait enfin laisser ses larmes couler. Mais soudain, un rire retentit. C’était Nonorebelle, le fantôme qui hantait les toilettes de Spanklard. Cette dernière tournoya au-dessus de Bella en chantonnant :
    – La vilaine Bella a les fesses rouges, la vilaine Bella a reçu la fessée…
    Bella quitta les toilettes en claquant la porte et décida de retourner dans la salle commune. Agna et Karima devaient sûrement l’y attendre.
    – Bella !, s’écria Karima en la voyant. Ma pauvre, ça a été ? Pas trop mal ?
    – Karima, réfléchis….., dit Agna. Avec toutes les fessées qu’elle a reçu cette semaine, les fesses de Bella doivent être devenues insensibles.
    Les trois amies éclatèrent de rire, ce qui fit beaucoup de bien à Bella après ce qu’elle avait enduré.
    – Nous n’avons pas pu sortir, mais au moins nous avons bien ri.
    – Ah, mais Karima… la journée n’est pas finie, et j’ai bien l’intention d’aller m’amuser.
    – Mais Bella… tu as vu l’heure ? Il est trop tard.
    – Ecoutez les filles, demain nous n’avons pas cours, alors attendons que tout le monde soit endormi et faisons le mur. Je ne veux pas avoir reçu cette correction pour rien. Surtout qu’Alexgrid va tout rapporter à Minxgonagall, et que je m’en prendrais sûrement une autre. Autant que ça en vaille la peine.
    – Tu es folle ? Si on se fait prendre…
    – Bella a raison. Allons nous amuser !, s’exclama Agna. Ils sont psychorigides ici. Des fessées on va s’en prendre pour tout et rien. Autant les rentabiliser. Mais comment allons nous faire pour nous rendre en ville ?
    – Ne vous inquiétez pas, j’ai une idée….

    #45867
    Karima
    Participant

    La suite au prochain épisode ! Laissons planer le suspense pour fidéliser le public.

    #45875
    Zatopek33
    Participant

    Bravo à toutes les deux !

    Le suspense plane ! O martinet, suspends ton vol au-dessus des croupes offertes et complices
    , tel une épée de Damoclès , sans cesse en éveil !
    Le public est déjà fidèle au poste .

    #45887
    Masami
    Participant

    Merci ☺️

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 74)
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