Beatrice

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    Baccardi
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    Beatrice

    Béatrice

    Ils ont joué tous les deux jusqu’à l’épuisement.
    Béatrice dans le rôle de la gamine rebelle et insolente. Lui, dans celui d’un éducateur sévère et pervers.
    Elle a mérité une punition.
    Béatrice le reconnaît agenouillée à ses pieds.
    Il la laisse ainsi un bon moment dans cette position humiliante et inconfortable tout en énonçant les innombrables bêtises accumulées dans la semaine. Elle joue le jeu à merveille, demande pardon, implore une certaine clémence. Sans trop y croire.
    De son index pointé, il lui désigne la lourde boucle de son ceinturon. Elle comprend. Pousse un bruyant soupir affligé et s’exécute. En silence. Du bout de ses doigts délicats, elle défait l’attache. Tire lentement la ceinture qui glisse dans les passants. Béatrice prend son temps. Ce sont pour tous les deux des moments exquis qu’il faut déguster. Le lourd ceinturon quitte enfin la taille de l’homme.
    Présenté en travers de ses deux mains à plat qu’elle élève en offrande, le serpent de cuir est lourd et menaçant. L’homme caresse la joue de Béatrice d’un revers de la main. Gant de velours. Quand les doigts se présentent devant sa bouche elle y dépose des baisers pleins de douceur. Il insiste et, docile, elle lui lèche le bout des doigts. Animale.
    Entre pouce et index il lui pince la langue qu’il tire d’entre ses lèvres. Béatrice ferme les paupières.
    Langue pendante.
    Sa respiration oppressée trahit le plaisir qu’elle puise dans cette humiliation silencieuse. De la pulpe du pouce, il imprime de petits mouvements circulaires appuyés sur la langue pendante, simulant ainsi des caresses plus intimes.
    Puis du bout des doigts il lui referme la bouche. Lui cloue le bec.
    Avec douceur. Il s’empare enfin du ceinturon et lui caresse les joues avec le cuir qu’elle doit ensuite embrasser du bout des lèvres et mouiller de salive.
    Le goût salé du cuir lui rappelle celui des larmes.
    La cérémonie continue. D’un doigt sous le menton, il l’oblige à relever la tête. À le regarder dans les yeux. Toujours sans un mot il la fait ainsi se relever.
    Les mains croisées sur la tête, les yeux baissés pour regarder les doigts de l’homme défaire un à un les boutons de nacre de son chemisier de petite fille modèle. Elle ne porte pas de soutien-gorge.
    Mains au dos, elle frissonne sous la caresse du chemisier qui glisse le long des bras, dénudant sa poitrine. Les seins durcissent sous l’effet du froid et du feu du regard de l’homme.
    Tu es punie, tu n’as pas le droit de bouger, vilaine fille.

    Ses mains prennent possession des seins lourds qu’il soupèse à la manière d’un maquignon. Il la palpe sans douceur. La pétrit. Lui tire les tétons qu’il pince entre deux doigts. Les meurtrit entre ses ongles qui laissent sur la chair blême de petites marques cruelles d’un rose qui s’estompe trop vite à son goût. Il la fixe d’un regard impitoyable, guettant les furtives grimaces de souffrance qui enlaidissent son visage en le rendant encore plus beau.
    Puis, délaissant la poitrine opulente de Béatrice il dégrafe sa jupe qui tombe en corolle autour de ses escarpins vernis. Elle ne porte pas de culotte. Elle serre les cuisses, réduisant son pubis à un triangle hermétique.
    Obéissant à ses exigences, Elle est entièrement épilée. Il la veut plus nue que nue. Offerte. Lisse.
    Ouverte! Exige t-il, ponctuant son ordre d’une claque sèche au creux des genoux qui lui fait exécuter malgré elle une brève génuflexion. Elle prend la pose: jambes écartées, pubis en avant, genoux fléchis.
    Il reste un moment à regarder. Immobile lui-aussi, puis promène un doigt entre ses cuisses, frôlant les petites lèvres pourpres que la position faut déborder de l’entaille. Malgré elle, Béatrice creuse ses reins pour offrir sa vulve à des caresses plus appuyées. Sa respiration s’accélère. Il châtie cette audace d’une autre claque sur les cuisses.
    Sage! Tu vas être fouettée Béatrice . Deux coups très fort pour que tu comprennes que tu dois obéir.
    Il claque des doigts et Béatrice se retourne, présente son derrière bien galbé aux rondeurs joufflues que sépare une raie profonde. Elle sait sans le voir qu’il a plié en deux la ceinture. Qu’il ajuste la bonne position le bon angle d’attaque. Elle se raidit dans l’attente du premier coup.
    Le cuir claque les deux fesses avec un bruit mat. Elle sursaute en serrant les dents.
    Elle résiste à l’envie de frotter avec la paume de sa main droite la marque rouge qui commence à enfler. Elle met un point d’honneur à encaisser en silence, à rester digne sous le feu du châtiment. Pourtant le deuxième coup lui arrache un cri qu’elle ne peut réprimer. La marque imprimée dans sa peau de porcelaine est parfaitement parallèle à la .première. La sensation de brûlure ne se fait pas attendre. Elle lui irradie les reins jusqu’au fond du ventre et c’est un vrai supplice que de ne pas pouvoir y passer la main pour en apaiser le feu.
    Mais la punition ne va pas s’arrêter là. Il lui a promis une fessée.
    Il lui saisit le poignet, sans douceur pour la basculer en travers de ses genoux. Les fesses de Béatrice sont le clou du spectacle.
    La voici en position « gamine », à plat ventre, tête plus basse que les fesses. Elle veut redresser la tête, protester, mais il lui serre la nuque sous l’étau de deux doigts. Il la fait ployer. La remet à sa place. Tête basse. Soumise. Silencieuse.
    Il prend aussitôt possession de ses fesses, à pleines mains. Il pince les rondeurs joufflues réveillant les brûlures laissées par les coups de ceinturon. Béatrice gémit, veut agiter ses jambes. Mais il la coince en pointant un genou entre ses cuisses. La voici immobile. Ses cuisses ne peuvent plus se refermer pour cacher les prémices de sa vulve que l’on aperçoit dans l’ombre de la raie. Pour bien lui faire sentir son impuissance, il caresse les fesses de Béatrice avec douceur sur toute la surface comprise entre le creux des genoux et les reins. Puis sans prévenir, commence la fessée. Les claques lourdes s’abattent méthodiquement tantôt sur la fesse droite, tantôt sur la gauche, tantôt sur les deux en même temps, l’obligeant malgré elle à de vaines ruades qui n’ont d’autre effet que de l’ouvrir avec indécence. Les joues ballottent et rougissent et Magnolia commence à gémir sous l’averse. La fessée crépite, mécanique, méthodique. C’est interminable, impitoyable.
    La main claque. Puis marque une pause pour caresser les chairs enflammées qui, malgré la cuisson, se couvrent de chair de poule.
    Légères comme des pattes de mouche sur la peau hypersensible.
    Il palpe les fesses, les pétrit sans douceur. Elles sont brûlantes fiévreuses et très rouges. Les marques laissées par la ceinture se dessinent maintenant en relief, d’un rouge presque violacé. Mais la punition doit continuer. La fessée reprend, sonore. Cette fois il assène des claques lourdes comme des coups de boutoirs, appuyées qui résonnent dans tout son corps. Cette fois, Béatrice ne peut retenir de petits cris à chaque secousse. Perdant toute retenue, elle agite son derrière dans tous les sens, l’ouvrant et le refermant au rythme des claques. Elle sanglote et supplie. Tête basse elle contemple ses seins qui se balancent sous elle.
    Quand la fessée s’arrête enfin, Béatrice, anéantie verse de vraies larmes. Il la laisse un moment ainsi, lui caressant doucement les reins et les chairs enflammées. Puis la fait se relever pour l’asseoir sur ses genoux, comme il le ferait pour une petite fille apaisée après une grosse colère.
    Ses gestes à présent sont doux, précautionneux. Béatrice, secouée de sanglots, appuie la tête contre son cou. Du bout des doigts, il frôle ses épaules nues et ses cuisses. Puis glissant une main en dessous, il lui caresse les fesses. Béatrice pousse un soupir de plaisir en sentant le contact apaisant des doigts sur son derrière en feu. Puis les caresses se font plus insidieuses. Les doigts de l’homme s’insinuent dans la raie humide.
    C’est ce qu’elle attendait. Il tapote du bout de l’index l’anus que la position boursouffle et fait palpiter.
    C’est la consolation.
    Une gentille fessée directement dans la raie des fesses qui provoque un petit bruit mouillé.
    Main de fer dans un gant de velours.
    Il écarte les jambes ouvrant ainsi celles de Béatrice comme un compas. De sa main gauche glissée sous son aisselle, il lui titille le bout des seins.
    Beatrice chavire les paupières closes et la respiration saccadée. L’espace d’un instant il retire ses doigts pour les lui faire sentir. Elle rougit et renifle, pressée qu’ils retournent entre ses cuisses.

    Elle sent alors deux doigts réunis qui cherchent à forcer l’entrée de l’orifice vaginal. Il chuchote:
    Tu t’es comportée en gamine insupportable et tu as été punie. A présent je vais punir la femme que tu es.
    Il enfourne ses deux doigts bien à fond. Beatrice est tellement mouillée que ça pénètre comme dans du beurre. Elle crie de plaisir.
    Une fessée de grande fille. Une fessée de l’intérieur.
    Quand les doigts commencent à s’agiter vivement en elle, Beatrice lâche les vannes. Un orgasme bruyant la terrasse, si puissant qu’elle inonde, malgré elle, le pantalon de l’homme.

    Il attend que les spasmes de l’orgasme cessent pour retirer ses doigts. Tous les deux restent ainsi un bon moment, apaisés, épuisés.
    Il la porte alors dans ses bras et la dépose avec délicatesse sur le lit. Il la recouvre de la couette.

    Béatrice s’endort en suçant son pouce.

    #49940
    salamboflaubert75
    Participant

    Le trouble entêtant grimpe au fil du récit et j’adore la photo. Merci Italo Baccardi pour ce partage de qualité…

    #49956
    R-Martin
    Participant

    La photo nous permet de laisser de la liberté à notre imagination. Et le texte est très beau. Plein d’amour.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 1 semaine par R-Martin.

    Tout vient à point à qui c'est attendre.

    Raymond Queneau : j'ai la fessée rentrée dans le creux de ma main.

    #49967
    Sombrelle
    Participant

    Oui très belle photo! Excitante tout comme le texte. particulièrement la partie pré fessée…

    Alea Jacta Est

    #50007
    leloveboat
    Participant

    Un beau récit …

    Skipper pour aventures salées ...

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