avant, c’était plus simple

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  • #44420
    anatole
    Participant

    Il n’y a pas si longtemps, on papotait un moment, échangeait quelques points de vue, parfois même en image, et puis zou, un premier rendez vous dans un troquet devant une bière ou un café selon l’heure, voire un irish café s’il était tard (comme disait la grenouille)…ensuite, après ce tout premier contact, parfois c’était bingo…juste besoin de trouver en urgence une chambre d’hôtel disponible pour épancher en réalité l’étendue des fantasmes partagés précédemment….parfois il fallait juste convenir d’un second rendez vous qui serait mieux préparé, mais aussi prégnant….ou pas….mais bon, c’était un temps que les moins de 15 jours ne peuvent pas connaître….Aujourd’hui, confinage, confination, confinure, oui, peut être confinement (j’ai toujours adoré les cons finement ourlés) oblige….enfin bref, il nous faut faire preuve d’inspiration pour se soumettre à nos mauvaises pensées. D’ailleurs, en ces temps de troubles dyspnéiques redoutés, le travail sur l’inspiration me semble plus que nécessaire.
    L’inspiration nous vient de partout si on veut bien se laisser…pénétrer…Telle image pécho sur le net, telle pub un peu tendancieuse regardée par inadvertance dans le poste, telle petit scène d’un film nul visionné par oisiveté sur la chaîne 42 bis de notre box, lorsque Monsieur par inadvertance balance une petite claque sur les miches de Madame avec un petit sourire narquois, voire le film de cul ciblé qu’on a cherché pendant un quart d’heure, et que finalement, putain, c’était le bon temps quand on pouvait le faire vraiment….mais, reste peut être surtout le rêve….le vrai rêve…celui qui vous cloue sur le drap le matin au réveil, tout trempé de sueur (au minimum!!!) et dont vous tirez petit à petit les fils en se réveillant doucement pour en reconstituer la trame….
    Tout ce long préambule juste pour vous raconter le mien….
    Sortant d’une soirée professionnelle aussi longue qu’ennuyeuse, je croise sur le trottoir (elle ne le faisait pas heureusement…c’est un joli rêve je le rappelle!) une jolie femme d’une quarantaine d’année, perdue dans son imper blanc, les cheveux blonds et courts encadrant un joli visage aux lèvres rouges, se dirigeant tristement vers l’arrêt de bus…il était assez loin, heureusement, ce qui me permit de l’aborder .
    « -Votre soirée semble avoir été aussi triste que la mienne… ».
    Dans la vraie vie, jamais je n’oserais aborder une femme se baladant sur le trottoir ainsi, mais en rêve tout est permis….vous allez voir….
    « -Si vous saviez….
    -J’imagine…mais vous n’étiez pas à la soirée du réseau Covid 19 je suppose…je vous y aurais remarquée… ».
    (Comme quoi, les rêves s’ancrent parfois dans la réalité!).
    « -Non….bien plus triste encore….mon mais…enfin mon ex… ».
    Je ne lui laissai pas le temps de finir sa phrase…Mon bras s’enroula sur l’épaule de son imper blanc et je la plaquai contre moi….Plongeant mes yeux dans les siens.
    « -Je sais…je comprends… ».
    Serait il possible dans la vraie vie que cela arrive…Elle me regarda intensément et accepta le baiser que je posai sur ses lèvres rouges. Et en plus elle me le rendit, après quelques secondes de nouveau scrutage de regard.
    « -Je sais que vous avez besoin de chaleur…Puis je vous accompagner ? »
    Elle ne répondit pas mais accepta que nous marchâmes (oui, en rêve j’utilise le subjonctif quand il faut!) lentement jusqu’à l’arrêt de bus.
    Nous étions installé face à face dans le bus quasi désert. L’attente avant l’arrivée de l’engin avait été suffisamment longue pour que nos baisers et quelques fugaces caresses puissent nous rapprocher encore plus. Quelques mots furent également échangés, mais je n’en avais pas besoin…elle et moi savions…
    Les rues désertes et humides (il s’était mis à pleuvoir….souvent dans les rêves qui vont devenir humides….) défilaient au travers des carreaux du bus quand j’avançai ma main sur ses cuisses qui s’ouvrir docilement. La douceur de ses bas était soyeuse, mais bien moins que les quelques centimètres de peau qui s’offrirent vite à la pulpe de mes doigts. Elle se cabra contre le siège pourri du bus lorsque mes doigts écartèrent doucement le fond de sa petite culotte et que mon pouce s’enfonça dans son sexe. Elle ouvrit juste les yeux quelques secondes pour s’assurer que els autres passager étaient à distance raisonnable avant de s’abandonner au plaisir que lui procurèrent mes doigts. Moi, posé face à elle j’observais la valse de ses cuisses s’ouvrant et se resserrant au rythme du va et vient de mon pouce dans son sexe jusqu’à ce qu’elle explose.
    Nous arrivons à destination (le subjonctif ça va 5 minutes…). Nous descendons du bus et nous embrassons fougueusement.
    « -Tu m’offres un verre ? »
    Après un long regard langoureux (j’y voyais les résidus de ce plaisir fugace que je venais de lui donner), elle refusa, arguant la fatigue et que ce ne serait pas raisonnable (un rêve raisonnable ? Allons…)
    Nous échangeâmes (heureusement…avant après pendant plus tard….?) nos 06….
    J’avançai lentement sous la pluie lorsque mon téléphone grésilla dans ma poche.
    « -J’ai réfléchi…Tu veux boire quoi ?
    -Whisky sans glace… ».
    Peut être me l’avait elle envoyé par SMS ou bien je le connaissais…Le code d’accès de son immeuble n’avait pas de secret pour moi. Il me fallut dix minutes pour revenir en courant vers elle et sonner à sa porte. Elle m’ouvrit…la porte d’entrebailla et je la vis totalement nue, telle que j’aurais pu l’imaginer dans un rêve…mais comme c’était un rêve…elle était parfaite…parfaitement à mon goût.
    Comment avait elle pu en aussi peu de temps faire un feu dans la cheminée juste devant la table basse sur laquelle trônait un beau verre rempli de scotch. Elle s’agenouilla devant moi et me tendit le verre dont je me saisis alors qu’elle dégrafait sans vergogne ma ceinture, faisant glisser la fermeture éclair de mon pantalon pour en extraire….devinez quoi…
    Ma bouche s’emplit du divin breuvage et la sienne de…Puis levant les yeux vers moi, elle murmura :
    « -J’ai envie que tu me fesses
    -Viens… ».
    Les mots étaient susurrés, les actes en ralenti…Comment avait elle deviné que…Comment savais je en allant à cette soirée professionnelle insupportable que cela se terminerait ainsi. Lentement, elle glissa le long de mes jambes et vint poser son ventre sur mes cuisses qu’elle venait de dénuder…la peau de son épiderme était brûlante…agaçant mon sexe déjà bien tendu après la délicate succion de ses lèvres. Ma main droite reposa le verre déjà un peu moins rempli sur la table basse alors que la gauche caressait déjà doucement le velouté de sa fesse….puis s’abattit…ses jambes se recroquevillèrent, puis se relâchèrent….attendant la claque suivante…Je jetai un regard aux flammes qui attaquaient les bûches dans le cheminée. Et répondant à son désir qui correspondait par miracle au mien, je la fessai…
    Le rêve s’interrompit là…désolé…
    Je ne vais pas vous décrire dans quel état je me suis réveillé…
    En ces temps difficiles, sachons profiter de ces instants que notre inconscient nous apporte…

    #44430
    Badine79
    Participant

    Bonjour super recit j adore

    #44486
    maindejustice
    Participant

    Entièrement d’accord avec vous cher Anatole. Il m’arrivait (meme avant la venue de ce fichu virus) de faire des rêves de ce genre qui devaient me laisser en transes dans mon lit.lais au moment le plus décisif ( la jolie personne sur mes genoux) le bruit de la première claque n’était autre que celui du réveille matin qui sonnait! Ah misère! Mais j’avais profite d’un instant magique ! Oui en ces temps de misère, profitons du moindre instant de bonheur. Entre deux attestations présentées à la maréchaussée!

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