Alexia (3/3): Un nouvel avenir

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    Léonora
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    La vie avait repris son cours dans la maison. Mais plus les jours passaient et plus Alexia devait bien se rendre à l’évidence. Il existait une sorte de tension entre elle et John. Mais celle-ci, n’était en rien d’origine problématique, ni de colère mais plutôt sexuelle.

    Seulement, la jeune femme se trouvait devant un cas de conscience. John était le meilleur ami de Fred. Comment pouvait-elle imaginer reconstruire sa vie avec? Que diraient ses beaux-parents? Après tout, ils le connaissaient. Même si, ils le considéraient comme quelqu’un de très bien, est-ce que cela ne modifierait pas leur façon de le voir et de la voir?

    Non, décidément, ce n’était pas possible. Et puis, cette attirance finirai bien par passer.

    Afin d’aider à ce que cette attirance diminue, elle décida de rester à une distance raisonnable de John.

    Celui-ci, avait aussi ressenti cette tension. Mais pour lui, ce n’était pas un problème, bien au contraire ! Il n’attendait qu’une chose, que la jeune femme se décide à accepter leurs sentiments. Ce n’était pourtant pas gagné, la jeune femme se tenait à une distance certaine.

    Quand Fred disait que sa femme était une tête de mule, il avait été trop gentil. Un vrai mur de briques oui !!!

    Il laissa passer une semaine, puis un matin juste avant d’aller courir, Alexia s’éloigna de lui dès qu’elle le sentit. Bon, il était temps qu’ils se parlent.

    – Ça suffit Alexia, stop !

    – Mais de quoi tu parles ?

    – Du fait que, tu passes ton temps à essayer de m’éviter !

    – Je ne vois pas de quoi tu parles….

    – Oh non !!! Je ne te laisserai pas t’embrigader dans ce type de comportement ! Tu es dans le déni.

    – Non, ce n’est pas ça… lui dit Alexia légèrement tendue

    – Alors quoi ? Qu’est-ce que c’est ? demanda John soudainement nerveux

    – Entre nous… Ce n’est pas possible…

    – Et pourquoi ?

    – Parce que…

    – Ce n’est pas une réponse Alex

    – Je ne partage pas tes sentiments … lui répondit-elle les yeux fermés

    – Je ne te crois pas !

    – C’est la vérité…

    – NON !

    – JE NE RESSENS RIEN POUR TOI !!!! lui cria Alexia en lui tournant le dos

    John sortit de la maison, il avait beau savoir que ce n’était pas la vérité, cela faisait quand même mal à entendre. Alexia s’effondra sur le sol en larmes, en entendant la porte claquer.

    Elle avait fait le bon choix. Ce n’était pas possible entre eux. Elle devait l’éloigner, c’était le mieux pour eux. Alors pourquoi son cœur lui faisait-il si mal ? Et pourquoi ses larmes ?

    Elle entendit un grincement de pneu, puis un bruit sourd. Elle se releva et ouvrit la porte d’entrée. Son cœur s’arrêta de battre, ce n’était pas possible. John était allongé par terre, au milieu de la route, du sang s’écouler de son t-shirt. Elle s’élança vers lui, déchira la manche de son chemisier et fit pression sur la plaie de John. Les secours avaient été appelés, elle entendait les sirènes au loin.

    – John… John… Je t’en prie, tiens bon… Les secours arrivent lui dit-elle les yeux brillants de larmes.

    – Reste avec moi, tu n’as pas le droit de mourir, tu m’entends… Je te l’interdis ! dit-elle la voix brisée

    Les secours arrivèrent et l’emmenèrent à l’hôpital. Alexia était sous le choc. Elle avait l’impression d’être revenue des années en arrière, quant on lui avait annoncé l’accident de Frédéric. Allait-elle aussi perdre John ?

    Finalement, après des heures d’attentes interminables, Alexia put voir les médecins. John avait trois côtes cassées, une belle plaie sur la hanche que les médecins avaient recousu et une commotion cérébrale. C’était cette dernière qui inquiétait les médecins. Les constances de John étaient stables et il semblait hors de danger. Mais il serait vraiment hors de danger, une fois réveillé.

    Durant tout le temps de son inconscience, Alexia resta auprès de lui. Elle refusait catégoriquement de le quitter. Devant l’entêtement et la détermination de la jeune femme, les infirmières la laissèrent auprès de lui.

    John se réveilla quatre jours plus tard. Il ne garderait aucune séquelle, il fallait juste qu’il évite de rire pendant un certain temps. Alex resta auprès de lui jusqu’à sa sortie de l’hôpital, lui emmenant parfois Aline. A sa sortie de l’hôpital il s’installa pour quelques temps, dans une maison de repos, ses côtes étant toujours très douloureuses. Un après-midi, Alexia vint le voir, mais il y avait dans le regard de la jeune femme, un éclat qui lui était inconnu.

    – John, je suis désolée de ce qui s’est passé

    – Alexia, ce n’était pas toi au volant de la voiture, donc tu n’as pas à être désolée.

    – Si. Si, je ne t’avais pas dis ce que je t’ai dit, tu ne serais pas sorti à ce moment.

    – Alexia… voyons ma belle.. dit-il en essayant de la prendre dans ses bras

    – Non. C’est de ma faute. Si je ne t’avais pas menti, tu ne serais pas parti. Lui annonça t-elle les larmes coulants.

    John n’en crut pas ses oreilles. Elle venait de lui dire qu’elle l’aimait. Alors pourquoi avait-il l’impression de la perdre. Alexia se rapprocha de lui et l’embrassa, les larmes coulant toujours sur ses joues. A la fin du baiser, elle prononça d’une voix brisée : « Adieu, John » et partit en courant.

    Cela faisait cinq jours que John essayait de joindre Alexia. Mais c’était pas possible, la jeune femme ne prenait aucun de ses appels. Elle s’était enfermée dans un silence inquiétant. Il avait appris que Aline était chez ses grands-parents maternelle. Une demande d’Alexia.

    Fred regardait sa femme. Décidément, celle-ci était toujours aussi belle. Alexia était sur le canapé en train de broder un mouchoir, d’un magnifique « A ». Mais, il n’était pas là pour l’admirer. Il devait la libérer de cette culpabilité, qui lui gâchait la vie et la retenait prisonnière malgré elle. Il croisa les bras, prit appuie contre l’encadrement de la porte et dit :

    – Bonjour Alexia.

    – Bonjour Fred. Répondit la jeune femme tout en continuant sa broderie

    Puis, elle réalisa ce qu’elle venait de dire et d’entendre. Elle leva les yeux et croisa le regard vert de son mari. Le mouchoir et l’aiguille lui glissèrent des doigts quant elle se leva. Ce n’était pas possible ! Elle se jeta à son cou.

    – Tu n’es pas un rêve ! Tu es bien là ! dit-elle les yeux remplis de larmes

    – Oui, je suis là. Mais ce n’est que pour un temps limité. Arrête de pleurer. S’il te plaît, mon ange.

    – Oui dit-elle en séchant ses larmes.

    – Alors expliques-moi, pourquoi ce comportement ? Je ne comprends pas.

    – Je ne peux pas être avec lui. Je ne le mérite pas…

    – Tu ne le mérites pas ? Pourquoi ?

    – Parce que, je suis responsable de son accident. Si je ne lui avais pas menti…

    – … tu n’étais pas au volant de la voiture, Alex !!!

    – Tu es en droit de croire ce que tu souhaites. Pour ma part, je sais ce que je dois croire. Lui répondit-elle bornée

    – Tu crois mal, ma chère. Il t’aime plus que tout au monde. Ouvre les yeux. Il essaye de te joindre au moins quinze fois par jour. Et tu lui manques…

    – ….

    – Tu ne changera pas d’avis n’est-ce pas ? lui demanda Fred

    – Non, je suis désolée…

    – C’est moi qui le suis. Mais tu ne me laisses pas le choix ma puce

    Alexia ne comprenait pas le sens de sa phrase. Fred lui prit la main et l’entraîna vers le canapé. Il s’assit puis d’un mouvement sec du poignet, il allongea Alexia sur ses genoux.

    – Mais pourquoi ? demanda Alex incrédule

    – Tu ne veux pas comprendre. Alex, tu t’enfermes sans raison. Et tu te refuses à en sortir.

    – Fred… s’il te plaît… pas ça …

    – Tu as changé d’avis ?

    Alexia fit non de la tête. Fred fit tomba la première claque. Il n’en revenait pas, il n’avait jamais levé la main sur son épouse de son vivant. Mais, il n’avait pas le choix. Pour son bien, Alexia devait changer d’avis. Ses claques étaient sèches, sévères et placées pour la plupart, sur la limite fesses-cuisses. La fessée venait à peine de commencer, qu’Alexia commençait à gigoter. Elle avait déjà mal aux fesses, pourtant elle pensait commencer à s’habituer à être fessée, mais non. Fred s’arrêta et lui dit

    – Relève-toi !

    – C’est… c’est fini ? demanda t-elle sans y croire

    – Non. Baisse ton pantalon !

    – S’il te plaît… Non…

    Alexia recula de deux pas. Elle ne voulait plus être punie. Etre fessée par Fred lui faisait mal, pas seulement physiquement, mais aussi psychologiquement. Celui-ci se leva, approcha d’Alexia, l’attrapa par le menton et la regarda droit dans les yeux.

    – Je ne me répéterai pas Alexia. Je ne suis pas John dit-il d’une voix dure

    Alexia défit le bouton de son pantalon, tandis que Fred se rasseyait sur le canapé. Elle se rapprocha de lui et baissa son pantalon. Il descendit le pantalon jusqu’au genou et fit suivre le même chemin à la petite culotte. Puis réinstalla Alexia sur ses genoux. Il reprit la fessée plus durement encore. Les fesses d’Alexia commençaient à prendre une couleur rouge vive. Elle avait l’impression que les claques de Fred la pénétrait jusqu’au fin fond de son cœur. Fred sentait qu’il commençait à atteindre la limite de la résistance d’Alexia. Elle gigotait comme un cabri et les larmes commençaient à couler. Une dizaine de coups plus sévères que les autres, firent céder la jeune femme. Fred, la fit se relever et la prit dans ses bras pour la câliner et la réconforter.

    – Chut … Chut… c’est terminé ma puce dit-il en lui caressant les cheveux

    – Je…suis…désolée…

    – Ce n’est pas à moi qu’il faut que tu dises cela.

    Alexia regarda sa main droite et retira lentement, la bague de fiançailles que lui avait offert Fred.

    – Je crois, que je n’en aurais plus besoin dit-elle en lui tendant la bague et en le regardant dans les yeux

    – Je crois aussi dit-il en la prenant et en embrassant Alex

    Alex se reposa dans ses bras. Et épuisée par les événements, elle finit par s’endormir.

    Elle se réveilla dans son lit. Avait-elle rêvé tout cela ? Elle ne savait pas, mais c’était étrange. Pourtant, elle savait ce qu’elle devait faire. Elle n’avait plus peur. Elle devrait peut-être le supplier à genou pour qu’il la pardonne, mais elle essayerait. Pour cela, elle allait avoir besoin de l’aide de Phil. Après avoir eu l’appui de Phil, elle envoya un texto à John lui disant qu’elle voulait lui parler le jeudi soir, au café-théâtre de Phil, vers 19H, en lui indiquant l’adresse.

    Le jeudi soir 19h, au café-théâtre.

    John entra au café-théâtre, celui-ci était presque vide. Il y avait deux couples qui discutaient entre eux. Il fit un rapide contrôle de la salle, Alexia n’était pas encore arrivée. Il s’approcha du bar.

    – Je peux vous servir quelque chose? Demanda Phil

    – Une Leffe Rubis s’il vous plaît.

    – Vous attendez quelqu’un ?

    – Oui, une jeune femme. Répondit-il d’un air absent en regardant la bière

    Tout d’un coup, les lumières se réduirent et les projecteurs éclairèrent la scène. La musique commença puis une vois s’éleva. John se retourna, c’était Alexia sur la scène et la chanson était « still loving you »

    Time, it needs time

    To win back your love again

    – Elle ne savait pas comment vous le dire. Dit Phil à John

    – Alors, elle préfère me le chanter ?

    – C’est une manière de vous f o r c e r à l’écouter et elle arrive toujours à mieux faire passer ses sentiments par la chanson. Dit Phil en s’installant plus confortablement

    – C’est une façon originale répondit John en souriant

    I’ll fight, babe, I’ll fight

    To win back your love again

    I will be there, I will be there

    Love, only love

    Can break down the wall someday

    I will be there, I will be there

    If we’d go again

    All the way from the start

    I would try to change

    The things that killed our love

    Your pride has built a wall, so strong

    That I can’t get through

    Is there really no chance

    To start once again

    I’m loving you

    Try, baby try

    To trust in my love again

    I will be there, I will be there

    John finit par répondre à la question silencieuse d’Alexia par un hochement de tête. Les larmes coulèrent doucement le long des joues d’Alexia. Mais pour une fois depuis longtemps, c’était des larmes de joies. Alexia mit tout l’amour qu’elle avait pour John et emporta avec elle, les personnes présentent.

    Your pride has built a wall, so strong

    That I can’t get through

    Is there really no chance

    To start once again

    If we’d go again

    All the way from the start

    I would try to change

    The things that killed our love

    Yes, I’ve hurt your pride, and I know

    What you’ve been through

    You should give me a chance

    This can’t be the end

    I’m still loving you

    I’m still loving you, I need your love

    I’m still loving you

    A la fin de la chanson, Alexia reposa le micro et descendit de son tabouret. Elle prit une grande inspiration, puis s’élança vers John en courant. Il la rattrapa tout en grimaçant

    – Pardon ! Tes côtes ! Ca va ? demanda Alex en se mettant dans ses bras

    – Oui, ne t’inquiètes pas dit-il en refermant ses bras autour d’elle

    – Alors tu acceptes ? Tu veux bien me pardonner ?

    – Oui. Mais tu n’échapperas pas à la fessée que tu mérites une fois que je serais en état. Dit-il en l’embrassant

    – Tout ce que tu veux, tout ce que tu veux. Dit elle en lui rendant son baiser.

    Quatre mois plus tard, au café-théâtre.

    Phil venait de récupérer le courrier avant de rentrer dans le café. Il se servit un cappuccino et enleva sa veste. Il se mit à la table à côté du mur de photo, puis commença le tri dans son courrier. Publicité, facture, assurance et une enveloppe sans timbre. Il l’a retourna et vit que l’expéditeur n’était autre qu’Alexia. Il l’ouvrit et en sortit un carton d’invitation :

    Alexia et John

    ont le plaisir de vous inviter à leurs noces

    qui auront lieu le 25 du mois prochain

    à l’Eglise Sainte Cécile

    Rajouté à la main d’une écriture fine, il y avait écrit : J’espère que tu seras présent cette fois-ci, pas de fausses excuses ! Signé Alexia

    Phil sourit et rangea précieusement l’invitation. Il prit sa tasse et trinqua avec la photo où, se trouvait Alexia et Fred :

    – Bien joué Mon vieux ! Je ne sais pas comment tu as fait, mais bravo ! dit-il avec un grand sourire.

    FIN

    Moi, joueuse et provocante?! Non, Naturelle! 😀

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