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#13168
Tarte-au-citron
Participant


“La notion de confiance en l’autre débute avant tout par celle de la confiance en soi”

Certes, en effet, et l’on ne saurait qu’être d’accord avec cela.
Le point qui me semble être important ici, est le fait que ceci est un fait général, et en rien propre à la fessée… et devrait donc, pour ainsi dire, être résolu à l’extérieur du monde de la fessée.

En fait tout au contraire, par sa nature même, je dirais que la fessée est justement l’occasion de développer sa confiance en soi : accepter de montrer ses fesses ou davantage, accepter de perdre le contrôle, accepter d’être “battu”, est un acte, une épreuve, une étape de la confiance en soi. Et de fait, pour ma part, les fessées que j’ai reçues m’ont énormément aidé sur ce point où j’avais beaucoup à faire.

Ainsi, j’en viendrais à dire que le manque de confiance en soi, et donc de confiance en l’autre puisque les deux vont en effet ensemble, loin d’être une condition préalable à la pratique de la fessée, sont au contraire un bénéfice que l’on aura à cette pratique même.

Il va sans dire que ceci s’entend dans des limites raisonnables, mais qui sont celles des gens “normaux”, et donc de la grande majorité des personnes que l’on puisse rencontrer.

Le charme et la puissance de la fessée quand on la reçoit adulte, c’est précisément de briser les conventions sociales, les rôles convenus que l’on doit jouer ordinairement. Il est donc tout à fait normal, et en fait souhaitable, que cela remette en question l’image que l’on a de soi-même et de cet autrui que l’on autorise à nous punir, et donc la confiance en soi et en autrui que l’on s’est construite, à mon sens sur de fausses bases car purement conventionnelles.

Si l’on en revient à la question élémentaire de la sécurité physique, et une fois ramené au risque réel en dehors des peurs fantasmées que l’on peut se construire, à mon expérience ce qui fait sens est le fait, là comme ailleurs, de savoir accepter ce dont on a peur, plutôt que d’avoir peur de ses peurs. Et sans surprise, c’est bien ainsi que fonctionnent les thérapies comportementales que mettent en œuvre les psychologues pour faire face à ces problématiques là.

Toutes ces techniques que l’on conseille aux débutants, comme le mot de passe, prévenir un ami etc… je les conseille aussi. Mais non pas parce qu’elles fonctionne. Prévenir un ami, à quoi bon ? A moins de finir séquestré, cela ne sert concrètement à rien n’est-ce pas ? Non… si je les conseille, c’est que cela fonctionne de façon indirecte : cela rassure, cela donne un sentiment, bien qu’illusoire en premier lieu, de maîtrise et de sérénité. Et le miracle est bien que cela est performatif : comme une prophétie auto-réalisatrice, le simple fait d’être persuadé d’être en sécurité fait que l’on est réellement en sécurité, car on a alors un comportement plus assuré. Magie de la psychologie humaine… C’est très exactement un placebo, et les placebos cela fonctionne réellement…

Une fois cette phase de débutant passée, une fois que l’on a intégré l’expérience acquise… alors cette problématique ne se pose plus guère, et les choses se font de façon fort naturelle… Cela est d’ailleurs fort similaire aux rencontres sexuelles que l’on fait lorsque l’on est jeune et célibataire : les premières fois sont paniquantes à la fin de l’adolescence, et on imagine toujours les pires films d’horreur… et puis ensuite tout se passe à merveille, presque en routine…

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