Une invitation brûlante

Une invitation brûlante

Elle m’avait dit ”Venez très vite,
J’ai des désirs, j’ai des frissons,
N’attendez pas, je vous invite
À quelques moments polissons.”

Je m’apprêtais, elle frétillait
Je mordais fort à l’hameçon
De ces mots dont elle étrillait
Mon cerveau en ébullition.

Quand enfin nous nous rencontrâmes
Elle était plus jolie encore
Que ses photos et la pécore
A l’instant captura mon âme.

”J’ai tant voulu, murmura-t-elle,
Ce moment où vous parvenez
À vaincre de la jouvencelle
La pudeur trop exacerbée…

C’est certain, il vous appartient
De corriger cette faiblesse
Et d’autres que vous savez bien
En exerçant sur mes deux fesses

L’art de corriger, de cingler
Que secrètement je désire
Et que j’ose enfin confier
A vous, que j’ai choisi, mon Sire.”

Cette demande si charmante
Ne pouvait rester ignorée
Et sans un mot la jeune amante
Fila devant moi, nez baissé,

Vers le lieu que j’avais choisi
Pour faire œuvre de correction.
Parvenu dans ce petit nid,
Le premier silence fut long.

”Ah, lui dis-je, je suis contrit
Du peu de soins que vous prenez
À me laisser bien vous mener
Aux progrès que m’avez promis !

Voyez dans quel fameux désordre
Je trouve vos sens, votre esprit.
Mademoiselle ! C’est un ordre,
Venez je vous prie par ici.”

Sans ménagements je saisis
Son poignet. Quand elle fit semblant
De résister, je me raidis
Et sans coup férir, fermement

Je la couchais sur mes genoux.
J’attendis encore que se calme
Son souffle, et puis d’un ton très doux
Je lui répétai chaque blâme.

Lors commença la sarabande :
Claquant sur sa rotondité,
Au bout de mon bras qui se bande
Ma main frappait d’autorité

Des coups légers pour s’ajuster
Qu’en commençant je pondérais
De courts répits. Pour continuer,
Des coup plus fort, bien mérités,

Puis devant quelque résistance,
Ses deux mains enfin attachées,
J’accélérais cette cadence
Qui la laissa tout entichée.

”Vous avez à votre débit
Quelques sérieuses négligences,
Qui méritent des diligences
Supérieures ; venez ici !”

Dis-je en tirant sur sa culotte
”Approchez vous, jeune étourdie,
Brouillonne et tête de linotte,
Qui jamais ne fait ce que dit !”

La poussant le nez sur le lit
Je dénouai le ceinturon
Qui resserre mon pantalon
Et je l’entendis qui gémit

D’avance au petit bruit qu’il fit
En glissant dans chaque passant.
Oh ! vraiment l’excitant défi
Que me jetaient vos yeux pressants !

Je découvrais que la rossée
De mon cuir vous rendait heureuse !
Que vous sentir ainsi troussée,
Pleurant de larmes savoureuses

Vous donnait du plaisir, madame.
Troublé plus que je ne puis dire
J’entrepris de toute mon ire
D’incendier partout votre flamme.

Comment la nuit se termina
Ne sera pas couché ici
Les secrets que l’on me confia
Et les doux mots que l’on me dit.

Mais je sais qu’à la douce source
Qui naquit de nos jeux ardents
Et dont vous inondiez mes bourses
Je reviendrai boire souvent.

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Héléa
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Héléa

Bravo ! Joli poème , Sire !

mi-ange
Membre
mi-ange

@coolflyer59… si on m’avait annoncé qu’un jour un poème me ferait rougir et rêvasser…
Merci.
Il me faut visiblement me remettre à la poésie… 😁😜

Fraise Des Bois
Membre
Fraise Des Bois

Magnifique ! C’est gai, rythmé, efficace et terriblement bien conté ! Bravo pour ce travail !

Saul
Membre
Saul

très joli poème et très jolie photo

Amandine
Membre
Amandine

Un merveilleux poème pour de fabuleux instants ! Pourvu qu’ils se retrouvent vite et partagent à nouveau ces instants magiques qui les troublent tant… et que vous immortalisez avec tant de talent !

jjack
Membre
jjack

Un poème qui relate quelques instants magiques et magnifiques… Bravo.

Bertrand
Membre
Bertrand

Magnifique, quelle virtuosité, quelle émotion!