Une tempête intérieure

Une tempête intérieure

Je suis un volcan. Une tempête. Un barrage qui cède sous le trop plein d’émotions. Incontrôlable... Un torrent de larmes ruissellent sur mes joues. Tu m’isoles dans une pièce me plaque contre le mur et me retiens par les poignets.

- Qu’est-ce qui se passe ?

Je baisse les yeux, incapable de te regarder et te réponds :

- Rien, il n’y a rien.

Tu ne supportes pas mes riens qui veulent dire « tout »

Tu me lâches sachant que tu n’obtiendras rien de plus pour le moment. Je suis dans l’oeil du cyclone.

Deux heures plus tard.

Je suis silencieuse, tu l’es également, ma tempête intérieure a provoqué des dégâts en toi, je le sais et je m’en veux. Dans ces moments-là, je me dis que tu mérites une autre femme que moi, une de celles qui sont fortes et qui assurent en toutes circonstances.

Tu m’allonges sur tes genoux et tes mains jouent sur moi. Tu es toujours aussi silencieux. Je déteste ça mais je ne parle pas non plus. Dix minutes de claques sourdes. C’est trop pour moi, ce n’est pas de cela dont j’ai besoin à cet instant précis. Je veux tes mots, je veux que tu m’engueules, je veux me perdre dans ta voix… Je m’apprête à me relever et à te dire d’arrêter mais tu prends les devants, me relèves et m’amènes jusqu’à la table.

Je me penche et laisse mes cheveux me cacher le visage. Je t’entends détacher ta ceinture et ta voix brise le silence. Tu me parles enfin… Je te remercie intérieurement et le volcan en moi s’anime déjà.

- Tu décomptes, à partir de 100, et je ne tolérai aucune hésitation.

Je vais souffrir et je sais que je vais aimer ça. Tu dégages mes cheveux de mon visage.

Les premiers coups prennent la mesure mais tu prends vite de l’assurance.

Je sens les larmes monter et mon corps vaciller. Les morsures sont délicieusement douloureuses mais elles apaisent mon esprit. Je me retiens toutefois de pleurer, trop fière. La punition se termine sans fausse note dans le décompte, ce qui est rare.

Tu me portes jusqu’au canapé, me demande si ça va. Je te réponds à peine.

Tu me fais l’amour avec une douceur infinie et c’est finalement ma jouissance qui fait couler mes larmes. Je m’apprête à rejoindre le creux de ton épaule mais tu me repousses.

- On n’a pas fini, mon amour…

Je souffle et baisse les yeux. J’avais espéré de l’indulgence, c’est raté. La veille, tu m’avais prévenue que je serais fessée pour diverses incartades. Je me retrouve donc à nouveau sur tes genoux, avec des fesses déjà fortement douloureuses, mais tu n’en as que faire et les premières claques sont sévères, tout comme ton sermon qui amplifie ma douleur. Tu frappes fort mais t’arrêtes vite. Tu me fais alors glisser à tes pieds et je te demande pardon.

13 Comments

  1. Hé bien que d’émotions. Merci pour ce récit.

  2. Beau témoignage d’une fessée intimes bien narrée par cette brave jeune femme qui a un esprit ouvert. Ce résultat nous pouvons l’obtenir dans la confiance. Il ne s’agit pas de fessée érotique mais tout simplement un acte d’amour TL

  3. Merci @helea, contente que ça te plaise.

    @rockuspank, je pense que sur ce forum si on a pas l’esprit ouvert, c’est un peu compliqué 😉. Et oui, l’acte d’amour est indéniable.

  4. Très joli. Merci. 🙂

  5. Merci pour ce fantastique récit.
    Je m’y suis reconnue, et il est loin de m’avoir laissé indifférente.
    «rien, il n y a rien»…cette phrase qui veut dire : «il y a trop».
    @christal votre récit est tout simplement merveilleux.

  6. Il fait monter la température ce récit merci @christal

  7. Merci pour tous vos commentaires.

  8. Délicieux 🙂

  9. Merci Luna.

  10. Très joli récit, comme votre partenaire a de la chance

  11. Merci Saul. De la chance, pas sur que vivre avec moi soit une chance et puis la chance n’a pas grand chose avoir en fait. C’est juste une alchimie de couple 😉

  12. En vous lisant, on a le sentiment d’être physiquement là, d’assister à la scène. Et, en même temps, de ressentir vos émotions de l’intérieur.

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