La surprise de Monsieur

La surprise de Monsieur

Depuis quelques semaines, après quelques discussions, je suis suivie à distance par un éducateur. Cela s’est fait naturellement, et très vite, il a instauré quelques règles que je dois suivre. Malheureusement, il m’arrive de les enfreindre. C’est plus fort que moi, un côté désobéissant que je ne maitrise pas.

Étant assez franche, je ne lui cache pas mes fautes, et tout est consigné. En attendant sa venue, j’ai des lignes à copier, et parfois je dois me donner des coups de brosse à cheveux… Notre premier rendez-vous punitif étant prévu en janvier, je me suis permise de plus en plus d’insolences. C’était si loin, janvier.

Le week-end dernier, devant me rendre à Paris pour le travail, on avait prévu de boire un verre histoire de se voir, certainement aussi pour une réprimande de sa part, puisque je devais apporter mon cahier de punitions. J’étais assez angoissée, l’ardoise étant assez lourde. Ouvrir un cahier dans un café, se faire sermonner devant les autres clients, même de façon discrète, allait de plus être une épreuve pour moi.

La veille de mon départ, Monsieur me dit : « Au fait au cas où tu serais décoiffée après notre entretien… Simple mesure de précaution… prends ta brosse »

Il me faut quelques secondes pour comprendre ce que cela voulait dire. Demain, ce ne sera pas qu’un simple verre. Apnée. Monsieur aime faire des surprises, apparemment… Il viendra comme prévu me chercher à la gare. Nous irons boire un verre, comme prévu là encore, mais après je devrai régler ma note. Sans prévenir. Enfin si, un jour avant.

Je passe 24 heures dans un état second, cumulant diverses bêtises, du genre me tromper de route sur un chemin que j’ai fait vingt fois, ne pas écouter les gens qui me parlaient, et j’en passe.

Le TGV. 3h20, c’est long et c’est court. Petits messages de temps en temps, histoire de faire monter la pression. Merci, Monsieur, c’est gentil. Et vous ça va ?

Enfin, l’arrivée.

Monsieur est là, il me voit en premier, m’arrête par le bras et me dit bonjour. C’est troublant comme moment. La fois d’avant on avait juste bu un verre comme deux membres du forum. Cette fois c’est Monsieur.

Je sais pourquoi je suis là. Je suis intimidée. Cela ne m’empêche pas de réclamer cinq minutes pour fumer ma cigarette, mais il est intransigeant. Aucune chance, il m’attrape par le bras et zou, dans les transports.

Je n’en mène pas large, mais je suis heureuse aussi. Je n’ai rien d’autre à faire qu’à me laisser emmener jusqu’où il voudra ; je l’y suivrai. Je me sens bien, en sécurité avec lui, même si dans quelques temps ce sera une autre histoire.

On s’installe devant des chocolats chauds. Il est gentil, mais sérieux. Moi, j’ai du mal à le regarder dans les yeux. Il m’y oblige parfois. C’est très difficile. Il m’intimide. Finalement, il n’ouvre pas mon cahier, me disant qu’on verrait ça tout à l’heure. Tout à l’heure. Papillons. Mon Dieu…

Puis il me dit qu’il est temps d’y aller. Je le suis, direction un hôtel parisien. Une fois dans la chambre, un flottement ; sje ne sais pas quoi faire. Monsieur, si.
« Héléa, tu sais pourquoi tu es ici ?

– Pour me faire punir ?

– Pour quelles fautes ?

– Je fume trop, je dis des insolences ?

– Mais encore ?

– Je dis trop de grossièretés ?

– Et ?

– Je ne vois pas Monsieur.

– Les dépassements du couvre-feu.

– Ah oui. Le couvre-feu. »

Il me fait m’allonger sur ses genoux et la fessée commence doucement, sur ma jupe. Les coups sont de plus en plus forts et il soulève ma jupe. Caresses. Il reprend, ça commence à faire mal, je gigote mais il me tient bien. Déculottage, caresses et volée de claques. Il me dit que je suis déjà bien rouge et m’envoie au coin, où je mets d’office les mains sur la tête. Monsieur me dit qu’il apprécie. Cela me rend fière de moi. Même si je déteste le coin.

Monsieur m’appelle, me dit de me déshabiller entièrement, et de m’allonger sur le lit. Que c’est troublant de devoir se mettre à nu. Mais j’obéis. Toujours.

Couchée sur le lit, il me cingle avec son martinet. Je supporte sans rien dire, je n’essaie pas de me faufiler ; de toutes façons je n’en ai pas envie. Bien sûr je chouine, je pleurniche, mais j’accepte ma punition. Je sais que je l’ai méritée.

Retour au coin, tremblante, les mains sur la tête. Je me tais. J’attends la suite. Je sais qu’elle sera terrible. Pour chaque cigarette au-dessus du quota autorisé, je recevrai un coup de paddle. J’ai fumé 33 cigarettes en plus, donc 33 coups. Je ne connais pas le paddle.

Il me dit d’approcher, me fait me tenir à une barre verticale, me cambre de sa main (sensation forte, ça) et me dit de compter les coups, qu’à chaque erreur on reprendrait de zéro.

Il commence. Très fort. Il faut dire que la cigarette est un sujet très sensible. Je plie les jambes par réflexe et n’arrive à donner le chiffre qu’après avoir repris ma respiration. Je me trompe aux alentours de 18, on repart à zéro. À un autre moment, je me trompe, on recommence. Chaque coup me coupe le souffle. Mais je les accepte. Jusqu’au moment où j’atteins ma limite.

Je ne sais rien faire d’autre que de me blottir contre lui pour lui demander pardon. Il me prends dans ses bras, me cajole, me dit que j’ai été très courageuse. C’est fini pour la fessée.

Je lui remets mon cahier, avec mes lignes et mes insolences, il le signe pour remettre les compteurs à zéro. Il relit mes punitions, me faisant la leçon au sujet des raisons pour lesquelles j’ai eu ces lignes. Je ne dis plus rien.
Je remercie Monsieur de prendre soin de mon éducation, et je vais faire des progrès pour ne pas le décevoir.

25 commentaires

  1. Trop mignon 🙂

    • Merci Eilinel. Le “trop mignon” se discute, quand tu vois la photo du calendrier lol.

  2. Moi aussi j’ai envie de dire trop mignon. Trop de la chance d’avoir tester le paddle ! Je vais me mettre à la cigarette, moi 😉
    Merci pour ce récit.

  3. Merci Christal. Décidément lol. Je peux te dire que le paddle, ça fait très mal. Le souffle coupé à chaque fois, les jambes qui se plient direct. Si en plus il faut compter, ça fait beaucoup….
    Si tu veux, j’en ai d’avance, des clopes, je peux t’en donner….

    • Merci @Christal. Décidément lol. Je peux te dire que le paddle, ça fait très mal. Le souffle coupé à chaque fois, les jambes qui se plient direct. Si en plus il faut compter, ça fait beaucoup….
      Si tu veux, j’en ai d’avance, des clopes, je peux t’en donner….

  4. Si tu veux, j’en ai d’avance, des clopes, je peux t’en donner….

    Héléa 11 décembre 2017
    Hem… incitation à la débauché ?

    • Bonjour Monsieur,
      Je n’ai incité personne à la débauche, vous interprétez tout de travers. C’est @christal qui en a parlé.
      Et heu..le rappel de la date, c’est pour quoi ? Le cahier ? :-/
      Respectueusement.

  5. Merci @helea. Superbe récit.
    Je m’y suis cru, avec ces 3h30 pour monter sur la capitale…comme de chez moi.
    Monsieur a été dur avec vous.
    Le vrai paddle je ne connais pas….mais au vue de vos fesses…hein …pas un mal pour les miennes.
    Enfin…encore merci pour votre histoire…

  6. sympa ton récit 🙂

  7. @helea, @professeurmax a raison tu m’incites et c’est pas bien du tout Allez, une ligne de plus sur le carnet de punitions !! Tu veux un stylo 😀

  8. Merci pour le récit 😉

  9. Bravo Héléa. Bravo pour le récit et bravo pour la photo ! Et je suis content que vous ayez trouvé un Monsieur aussi compétent pour gérer votre remise sur le droit chemin. Il a du travail 🙂

    • @paulparisfr Je transmettrai vos félicitations. Droit chemin. Non mais ho !

      Sinon merci d’avoir aimé. Je m’entraine à écrire dans le bureau où heu….

  10. Ce droit chemin que vous quittez trop souvent en effet… Et ne répondez pas !!

  11. Félicitation à votre éducateur car il connait son affaire, félicitations à Vous, vous savez ce que vous voulez et vous l’assumer avec fierté !

  12. @rockuspank Merci à vous.

  13. C’est vrai qu’il est mignon ce récit @helea mais le paddle …. Ça à l’air……..

  14. quel joli récit helea, et comme votre “monsieur” a de la chance

  15. Oh que oui, à ce sujet, je vous ai écrit en MP, au plaisir de vous lire

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