Une fessée bien méritée

Une fessée bien méritée

Mardi, après une journée particulièrement stressante je me décide à couper les cheveux de mon homme à la tondeuse, chose que je sais parfaitement faire habituellement. Je commence avec un sabot assez grand, tranquillement, pour ne pas lui faire une coupe trop courte. Soudain, sans prévenir, la petite machine tombe en panne : plus de batterie. Je la branche sur le secteur… entends un bruit d’objet qui tombe… regarde (sans mes lunettes : elles tiennent mes cheveux… hum… « Quand on vieillit, ma petite dame, on se met aux verres progressifs »)...

Parmi les livres traînant ici et là se trouve un truc noir, que je pousse du bout du pied... Un objet que je ne reconnais pas… Mais bon : nulle envie de ramasser, nulle envie de ranger. Demain, promis. Je continue donc mon travail à grand coup de tondeuse… Un très grand coup… Il est tard, je suis fatiguée et je veux en finir rapidement. Quand mon homme entend mon cri d'effroi, il comprend aussitôt…

« Tu t’es loupée ?

- Heu… je… je…

- Quoi ?

- Je crois que le sabot est tombé. »

En effet, de l’arrière du crâne jusqu'à son milieu… plus rien : une bande de trente centimètres de long à nu. Complètement affolée, j’enchaîne les « pardon, pardon, pardon », tremblante. Mon homme, toujours calme, me chuchote : « Chut, ça va aller... Ce n’est sûrement pas si grave… Les cheveux, ça repousse... » Il n’a pas encore vu les dégâts… C’est irrécupérable…

Je dois être livide. J’essaye d’expliquer mais je bafouille. Il me rassure encore : il ne va pas me punir pour une coupe un peu ratée. Mon angoisse est telle que je suis au bord des larmes. Il se lève pour vérifier dans la salle de bain, d’où me parvient un…

« Ah oui, tout de même ! »

Il revient, regarde la ceinture posée sur la chaise… Je n’ai pas besoin de plus… Je finis la coupe comme je peux. Je n’ai jamais été aussi mal de ma vie. Comment ai-je pu être aussi inattentive, aussi fainéante, aussi inconséquente ?

La coupe finie (enfin… ce qu il en reste) nous montons dans la chambre. J’ai dans la main, enroulée serrée, une ancienne ceinture. Je sens bien qu’elle va servir. Une fois en haut, je me couche sur le ventre, main sur la tête. Il baisse mon pantalon et ma culotte et pousse un…

« Ah là....!»

Je m informe… Mes deux fesses sont uniformément vert/jaune… infessables. Je remonte donc culotte et pantalon, l’entend attraper la ceinture et me prépare donc à nouveau… mais il ne peut décidément pas, la couleur de mon arrière-train lui ayant fait peur.

« Tu ne perds rien pour attendre. Nous verrons ça dans deux jours. »

Mince ! Pour une fois que j’allais être punie sans attendre…

Mes lecteurs les plus assidus le savent : mon homme aime me faire attendre. Prenez une bêtise (pas de Cambrais mais d’Ange). Faites mariner la dame plusieurs jours dans un bon jus de trouille. Préparez cuillère et ceinture. Servez le tout bien chaud.

Encore deux jours à pouvoir m’imaginer le pire, à espérer le meilleur.

Deux jours et deux nuits à sérieusement culpabiliser.

Mon homme va être la risée de tous… à cause de moi. Ça m’aurait pris trente secondes à peine de ramasser cet objet noir et donc de voir que c’était le sabot de la tondeuse. Ça m’aurait pris moins d’une heure d’aller chez l’opticien pour acheter ces foutus verres progressifs… Ma procrastination m’a emmenée là où je suis : à deux jours d’une fessée très méritée. D’une fessée que j’espère sévère, pour qu’elle me permette d’alléger ma conscience.

La nuit qui suit est entrecoupée. Je n’arrive pas à dormir, juste à côté de moi mon homme et de sa coupe étrange… très courte partout (pour essayer de cacher la bêtise un maximum) et rasée sur une trentaine de centimètres sur la largeur de la tondeuse. Le lendemain je suis fatiguée et donc grognon. Mon homme, qui a une patience incroyable, me rappelle que la plus belle fessée de ma vie m’attend dès le lendemain. Ça me rend docile pour un temps. Docile et incapable de concentration au travail, j’avoue...

La nuit suivante me paraît interminable. J’ai trop chaud puis trop froid ; je suis tendue comme un arc. J’ai presque envie de réveiller mon homme, de l’agacer, de le pousser à me fesser, là, tout de suite… en pleine nuit… au plus grand désespoir des voisins. Cette attente me crispe au plus haut point. Je m’en veux tellement que, cette fessée, j’en ai besoin. J’ai besoin de pleurer, de m’excuser encore et encore. Besoin d’être punie, sévèrement. J’aurais pu éviter ce massacre si je n’étais pas toujours en train de me dire « demain, demain, promis... »

Le lendemain matin, je suis exécrable et j’essaie de le pousser à bout, inutilement. Il a la courtoisie de me donner le menu de ce qui m attend : la cuillère (l’instrument que je crains le plus) jusqu'à ce qu’il ait mal au bras ou qu’elle casse… Peut-être «Stan»… Sa ceinture aussi…

La journée passe lentement, trop lentement. Mon esprit tourne en rond. Plus que quelques heures. Nous finissons tous deux assez tôt, une chance. Je rentre enfin chez moi. Je ne mets même pas la radio, je n ai pas le cœur a chanter. J’arrive la première. Je suis tellement sur les nerfs que je passe à la salle de bain toutes les dix minutes. Même pas peur, Ange… Non non… Même pas peur.

Je n ai pas peur : je suis terrifiée. Terrifiée par la fessée qui m’attends, terrifiée de ma propre bêtise. J’appréhende mais j’en ai vraiment envie, vraiment besoin. Alors, quand mon homme rentre, je réprime mon envie de m’enfuir et lui lance :

« C’est à cette heure-ci qu’on rentre ? »

Mon homme a l’habitude : il sait que toutes ces bravades ne sont qu’un écran de fumée. Il s’approche, me prend par le poignet, m’embrasse et m’allonge sur ses genoux, le tout dans un même mouvement.

Ma position est particulièrement inconfortable : jambes sur le lit mais poitrine épaules et mains dans le vide ; je ne peux m’appuyer à rien. Son genoux rentrent dans mes côtes. Je m’en plains. C’est vrai quoi : si on ne peut même pas avoir un minimum de confort quand on se fait punir…

« Tu m’offres un voyage en classe éco là… Je ne suis pas bien, ça me fait mal. »

Il ne répond même pas et frappe fort une fois, deux fois, trois fois... Pas de réaction.

Il prend aussitôt la cuillère. Frappe une fois, deux fois… Puis il s’arrête. Il baisse mon pantalon, tâte ma culotte, la baisse… et enlève le tissu que j avais soigneusement plié à plat pour protéger mes fesses.

« Non mais tu plaisantes là ? Tu croyais vraiment que je n’allais pas m’en apercevoir ? »

J’éclate de ce rire qui m’est propre : saccadé et nerveux.

« Ça te fait rire ? »

Il prend tout son élan et abat sa main sur ma fesse droite. Je pousse un cri de douleur ; il a frappé vraiment très fort. Il reprend son élan, je me contracte... et hurle. Je serre les dents pour la troisième claque mais la douleur est au-delà de ce que je peux supporter et je pousse à nouveau un « argh ! ». Je me tortille et bats des jambes. Il accélère le rythme et j’entame une véritable danse sur ses genoux.

Il s'arrête, tend son bras et prend « Stan » la ceinture (« Waldo », notre martinet, est de repos). Je serre les fesses… Il prend mes jambes, les ramène, pliant mes genoux (mes mollets et mes cuisses formant un angle droit), les attache ensemble puis tire mon poignet droit et le lie au reste, laissant entre les deux une longueur juste assez grande pour tenir la ceinture en hauteur. De cette façon je ne peux bouger ni bras, ni jambes. Ma position est non seulement très inconfortable mais également (et surtout) très humiliante. Il me colle à lui, mon bras gauche emprisonné par son corps. Je commence à avoir peur : je n ai plus aucun moyen de me protéger, plus aucune possibilité de me débattre.

Il continue la fessée avec la cuillère, m’arrachant des cris aigus. J’essaye de tortiller les fesses, les soulève mais ne peut échapper à la morsure de l’instrument. Je le supplie d’arrêter la cuillère. J’ai vraiment trop mal, mais je sais que ma correction est loin d’être finie. Les coups pleuvent, je gémis, je couine, je pousse des cris de douleurs. Mon bras gauche essaye bêtement de faire le tour de son buste pour protéger mes fesses. Il est bien trop court, évidemment... Je me mets à tambouriner sur le matelas. Malgré mes entraves, je tire d’un côté et de l’autre. Il repose enfin la cuillère.

« Tu l’as fait exprès non ? »

J’ai les fesses brûlantes et douloureuses. Je n’ai plus du tout envie de faire ma fière.

« Non, non, je ne l’ai pas fait exprès, non ! Je te jure ! »

Il reprend malgré tout la correction, à la main cette fois. Je ne vois pas mais je sens l’élan qu’il prend avant chaque claque. Il lève la main très haut et y met toute sa force. Sa main me semble de fer. Je pleurniche et implore.

« J’ai compris, j’ai compris ! S’il te plaît, arrête ! »

Il arrête enfin et me détache, mais je n’ose pas bouger. Je sens de l’humidité jusqu'à mi-cuisse. Je suis gênée, honteuse.

Je n’ai jamais autant mouillé, je n’ai jamais autant aimé mon homme.

4 Comments

  1. Comme quoi, un mari chauve, quelquefois, c’est pas si mal. Quoique…

  2. Pas chauve…enfin….pas partout…😰

  3. Comme quoi la procrastination est toujours punie. Et mettre un tissu pour protéger son séant de la correction : impardonnable!

  4. J’aime bien ton melange de peur et de plaisir, il a de la chance ton homme (fau dire que tu en a aussi)

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