Rouge coquelicot

Rouge coquelicot

Comme à chaque pause déjeuner, on se retrouve à la maison pour profiter d’un moment ensemble avant de retourner à nos activités professionnelles. Tout se passe comme d’habitude, à ceci prêt que c’est notre anniversaire de mariage.

Je m’apprête à repartir travailler et c’est le moment que tu choisis pour m’indiquer de prendre mes dispositions pour être là à 17h30 et être conforme à tes attentes. Je sais ce que cela signifie. J’avise l’heure, ma tenue et les dossiers que j’ai en cours. Ça va être compliqué de respecter tous les points. Je ne veux pas défaillir devant toi et te réponds, le plus naturellement du monde : « Ok, à tout à l’heure ! ». Je fais un détour par la salle de bains puis je file au bureau.

Je me concentre tant bien que mal sur mon travail et l’après-midi passe finalement assez rapidement. Je propose à mon stagiaire de partir un peu plus tôt que prévu en prétextant avoir un rendez-vous à l’extérieur. Je passe par les toilettes, croise une collègue avec qui je bavarde quelques minutes, puis retourne à mon poste récupérer mes affaires pour être à l’heure.

C’est ce moment précis que tu choisis pour m’envoyer un message : « N’oublie pas de me donner ta culotte quand tu rentres ». P…., je viens juste de passer aux toilettes. Si j’y retourne et que je recroise ma collègue, elle va se poser des questions, et si je rentre avec ma culotte sur les fesses j’en connais un qui va se faire un malin plaisir de me le faire payer. Je choisis donc l’option : retirer sa culotte à son poste de travail. Je n’ai jamais retiré une culotte aussi rapidement. J’entends à peine le salut de mon stagiaire au chambranle de la porte tellement mon cœur s’emballe. J’attrape mon sac et essaye de me calmer en faisant à pied le chemin qui sépare mon lieu de travail de la maison.

17H30, je passe la porte de la maison et ferme à clé pour plus de tranquillité. Derrière moi j’entends : « C’est bien, tu es à l’heure ! ». Ton regard pétille, ta posture est celle du prédateur. Je souris, je sais que je crains tout mais je sais également que je suis en sécurité. Je te tends mon sac et tu m’indiques que tu ne comptes pas le vérifier comme cela. Je souris encore. Tu t’approches de moi et m’embrasse fougueusement. Une de tes mains m’enlace la taille et, d’un geste, je me retrouve courbée sur le canapé. Ma robe longue remonte sur le haut de mes hanches, je bloque ma respiration dans l’attente de la première claque.

« Tu te souviens de ce que je t’ai dis, la semaine passée ? »

Mes yeux se ferment, ta main vient d’aller à la rencontre de mes fesses.

« Oui, je me souviens »

(Je suis rouge coquelicot.)

« Parfait, on peut commencer, alors. »

S’ensuit une envolée de claques qui atterrissent sur mes fesses rebondies et en rougissent toute la surface. Je tente de me soustraire à cette première salve mais ta main dans le creux de mes reins m’en empêche. Tu me parles mais je ne t’écoute plus…

Tu me relèves et m’entraîne sur tes genoux. Ta main a toujours le premier rôle et mes fesses commencent à se faire douloureuses. Je suis incapable de rester immobile et tu as bien du mal à me garder sur tes genoux dans une position correcte. Tu me laisses glisser à tes pieds et attends que je reprenne mes esprits. J’ai les yeux baissés, les cheveux devant le regard, et je bénis ma robe longue qui me recouvre à nouveau.

Tu te lèves, passes derrière moi et m’enlève toute pudeur. Je tente de t’aider en retirant l’agrafe de mon soutien gorge ; tu me claques alors la main d’un geste fort et rapide qui me blesse plus que toutes les autres claques que j’ai pu recevoir juste avant et le « Non ! » si ferme qui a accompagné ton geste me fait sursauter.

Le bruit que je perçois dans mon dos m’indique que la ceinture va faire son entrée. Tu t’approches et m’embrasse dans le cou. Tu me souffles…

« Je t’avais dit. Pas d’initiative ».

Tu lies mes mains dans mon dos avec un ruban, me relève et me positionne contre la table.

« Décompte, ma belle ! »

Le premier coup n’est pas fort mais mes fesses le vivent douloureusement. Je commence le décompte, en sachant pertinemment que je vais me planter à un moment donné. J’en suis à 14 quand mon cerveau se met sur pause la première fois. Je sens ton geste ralentir et ta voix sourire en me disant « on recommence ». Je me maudis, d’autant que je m’y reprends à trois fois pour compter correctement jusqu’à 20.

Tu lâches ta ceinture, caresse amoureusement mes fesses, les embrasses et m’aide à me relever. Je me retourne. Cette fois-ci, je suis totalement nue mais mes cheveux sont toujours en pagaille et me permettent de dissimuler un peu mon visage. Je ne sais pas ce que tu y perçois, je ne sais pas si ce que je suis à ce moment là te convient réellement, mais tu me cajoles et tu as cette phrase qui fait que tous mes doutes s’envolent dans un éclat de rire…

« Tu me fais trop bander, je suis incapable de laisser bébé au coin ! »

23 commentaires

  1. On s’y croirait… La dernière phrase m’a mis à l’étroit dans mon pantalon, vilaine !

  2. Je te le redis ici, j’aime toujours autant ta plume 🙂

  3. @christal splendide récit.
    Merci pour ce texte. Très réaliste.

  4. @monsieurmechant : il faut mettre des pantalons plus larges car je n’ai pas l’intention de m’assagir. Vous m’avez dit d’essayer de nouvelles choses et je compte bien vous écouter😉

    @eilinel : merci à toi, grâce à tes encouragements, je réécris !

    @mi-ange : merci. Je n’écris que sur ce que je vis. Simplement parce que mon imagination est débordante et je n’arrive pas à la canaliser par écrit. Écrire ma réalité est plus facile.

  5. @christal y a plus qu’à rouvrir un blog :p

  6. Sublime histoire c’est très prenant…Pleine de douceur et de “violence” à la fois! 🙂

  7. @christal : Merci, tout simplement…

  8. Une pause déjeuner qui débouche sur une pose-culotte et sur une dépose-toute pudeur.

  9. délicieuse ton histoire 🙂

  10. Merci à tous pour vos commentaires.

  11. Jolie plume, Christal ! merci 🙂

  12. @christal superbe récit mais contrairement à d’autres je trouve la dernière phrase presque en décalage avec le reste du récit, trop directe. Mais ce n’est que mon ressenti.

  13. Je peut comprendre votre ressenti mais en réalité sa réaction était juste parfaite pour moi. On a beau être ensemble depuis des années, j’ai toujours du mal à accepter qu’il puisse aimer ce que suis. Sa phrase voulait dire je t’aime tout entière, ton corps et ton esprit.
    En tout cas, si vous avez apprécié le début, c’est déjà ça. Personnellement, j’ai adoré la conclusion (non écrite) de ce moment là.

  14. Merci pour ce joli récit qui évoque pour moi aussi bien des souvenirs. Vous avez la lucidité -pas toujours assumée ici- de dire avec élégance qu’une fessée même très sévère a forcément une connotation et un débouché sensuel et sexuel. Tout est parfaitement décrit. Bravo

  15. Quel joli récit… avec tout le vécu inside qui fait les meilleures histoires.

  16. @paulparisfr, il y a un débouché sexuel comme vous dites car il s’agit de mon mari et que l’on est pas sur une fessée festive 😉

    @stanislasbd, merci.

  17. Pardon, on est sur une fessée festive et non une punitive. J’ai écrit trop vite.

  18. Bébé au coin… j’adore.

  19. J’avoue en ce moment, dirty dancing nous montent à la tête ! La faute à notre petite étoile qui connait l’ensemble des répliques par coeur et qui maîtrise parfaitement la chorégraphie.

  20. J’ai adoré 😚
    Merci @christal pour cette délicieuse histoire.

  21. Merci Crocodelle !

  22. J’adore ! Très bien écrit. On sent l’envie et c’est très érotique. Merci.

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