Notre rendez-vous

Notre rendez-vous

(Préambule : toute ressemblance avec des personnes ayant existé ne serait pas fortuite…)

Voici bientôt l’heure de notre rendez-vous punitif, fixé déjà depuis déjà quelques semaines. Nous serons deux, comme d’habitude, à ce rendez-vous : moi, le fesseur, et la coquine qui sera punie pour toutes les bêtises qu’elle m’a envoyées sur la liste que je lui ai ordonné de m’établir.

La coquine habite une petite ville du nord et c’est donc dans le TGV de la Gare du Nord que je commence ma série de textos coquins (sexting disent les anglophiles) : « Suis dans le train…bientôt, tu vas te retrouver cul nu… ».

La réponse impertinente ne tarde pas : « Faut encore que tu m’attrapes… »

Le TGV part à l’heure prévue. J’essaie de me plonger dans mon bouquin, mais l’excitation est bien plus forte et mon livre reste sagement sur la tablette pendant que mon imagination s’échauffe…

Les textos reprennent : « J’espère que tu es habillée comme je te l’ai ordonné, sinon… »

La réponse insolente ne tarde pas : « Je fais ce que je veux… »

Loin de me mettre en colère, cette réponse m’enchante : comme d’habitude, la coquine joue le jeu et y prend visiblement du plaisir.

Déjà la gare d’Arras, ce qui signifie que le voyage va toucher à sa fin dans quelques dizaines de minutes. Mon esprit vagabonde et échafaude divers scenarii pour les heures qui vont suivre. Je sais qu’elle aime être surprise et ça tombe bien, car je sais faire. Aujourd’hui, au lieu de commencer de façon classique (moi assis sur une chaise au milieu de la pièce et la coquine debout à côté, mains dans le dos et tête baissée pendant que je lui fais la leçon), j’ai bien envie d’ouvrir la séance par ce que l’on appelle tous les deux « une pénitence ».

La « pénitence » est une pose imposée à la coquine à la fois excitante et humiliante : la coquine est à genoux sur le lit avec la tête bien posée à plat et la croupe bien en l’air. Je pose la chaise juste en face et profite en spectateur unique d’une vue bénie des dieux… Au bout de quelques minutes, je me lève pour relever lentement la jupe et découvrir les quelques grammes de tissus que l’on appelle « dessous » et « porte-jarretelles » ; ma main voyage sur cette croupe divine et encore culottée et s’attarde aussi sur la partie arrière de ses jambes fuselées. Puis mes doigts experts s’insèrent dans l’élastique de la culotte et celle-ci se trouve baissée lentement, très lentement comme quand on déballe son cadeau… La culotte est maintenant à mi-cuisses, et je donne une claque ferme sur la croupe pour signaler à la coquine qu’elle doit écarter bien plus les jambes. Ce qu’elle s’empresse de faire… Ces émotions ont le don de me fatiguer et c’est pour cela je reprends ma place assise aux premières loges !

J’en suis là de mes pensées quand le train arrive à la gare de ma destination et j’ai tout juste le temps d’envoyer le dernier texto : « Vérifie si tu as mouillé ta culotte et souviens-toi de notre dicton : culotte mouillée, c’est la fessée ! »

La réponse ne me surprend pas : « Pas envie… »

Je suis maintenant à l’extérieur et me dirige chez la coquine ; pour faire durer le plaisir, je me force à marcher lentement en savourant par la pensée les prochaines heures de mon agenda.

Je suis en bas de chez la coquine et je sonne : la sonnerie indique que la porte est ouverte mais pas un mot à l’interphone comme convenu. En montant lentement l’escalier, j’entends la porte de son appartement qui s’ouvre et ses pas précipités pour aller se mettre dans la position que j’ai ordonnée.

J’entre dans l’appartement et je fais du bruit en condamnant la porte pour qu’elle m’entende. Je pénètre dans la chambre pour constater que la coquine m’a bien obéi : elle est debout, le nez contre le mur, les mains sur la tête et vêtue d’une jupe courte et de talons hauts.

Au milieu de la chambre se tient une chaise avec, délicatement posés dessus, une spatule en bois et un foulard.

Je souris et prends mon temps pour enlever mon manteau et m’asseoir. C’est alors que je donne à la coquine mon premier ordre : « Relève ta jupe, pour voir si tu as mis les dessous que j’ai demandés… »

Des ordres, il y en aura bien d’autres pendant cette sublime après-midi…

8 Comments

  1. La spatule….houla….perso quand j ai droit a la cuillère en bois je ne suis pas très fière.
    Je n attend qu une chose : la suite.
    Ps : j aime la façon que vous avez de noter des scenarii et non scenarios…un.peu désuet…mais c est ce que j aime.

  2. Merci pour le commentaire. La suite dépendra du succès de ce premier essai…
    La spatule en bois n’est pas toujours nécessaire, mais elle peut suppléer la main qui fatigue, car nous, les fesseurs, on souffre aussi et souvent en silence!
    Je ne sais pas si le mot “scenarii” est désuet, mais comme vous le savez sûrement, c’est le mot italien en version original.
    En plus, si vous aimez, j’ai bien eu raison de l’employer…;-)

  3. Écrivez….pour vous….et pour moi (au moins)

  4. Et pour moi aussi! Que voilà une appétissante mise en bouche! Et comme la demoiselle est délicieusement insolente…

  5. Vivement la suite….

  6. Merci pour vos encouragements!
    Quant à la suite, elle risque d’être interdite aux moins de 18 ans… 😉

  7. très sympa 🙂

  8. Très joli début….. À quand la suite ?

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