Jamais rassasiée

Jamais rassasiée

Il y a peu, j’ai posté sur le forum un message dans lequel je fantasmais sur la possibilité d’avoir plusieurs fesseurs. D’une plaisanterie à l’autre, ce message s’est retrouvé dans les « Petites annonces ». Mon homme voulant vérifier que je l’avais bien écouté (j’ai interdiction d’aller raconter notre vie sur les sites ou d’y laisser des récits, des commentaires…) regarde une fois par jour le site en question.

Et là… double effet Kiss Cool : mon récit « Dépense imprévue » est sorti le même jour que mon message. S’en est suivi une explication des plus courtoises via SMS (mon homme travaillant encore), avec obligation de supprimer ce fameux message immédiatement, interdiction de revenir sur le site et promesse d une solide fessée à la ceinture le lendemain, voire le soir même. Après Le retour de la momie ça allait être Le retour de Stan (Stan c’est notre ceinture. N’y voyez aucun clin d’œil. Enfin si, pour les connaisseurs…)

Ceci dit, sur le coup je n’avais pas envie de rire… J’avais pris une sacrée fessée le jour précédent et je n’étais pas du tout sûre d’être capable d’en supporter une, voire deux autres. Courageuse, j’attends donc mon homme… en faisant semblant de dormir, complètement cachée sous la couette. Je suis un tout petit gabarit… Il ne verra rien…

Il a vu, bien sûr. Je l’entends approcher de moi et j’essaye de ne plus respirer. Méthode inefficace : il enlève la couette. On discute à nouveau de ce fameux message. Il est très tard, je n’aurai donc qu’un aperçu de ce qui m’attend.

Sans même qu’il me le demande, je me mets en position : à genoux, épaules touchant les draps, fesses tendues vers lui, mains sur la tête. Je l’entends prendre « Stan »… Sans fessée à la main pour m’échauffer… Là j’avoue ne pas être fière du tout. Il abat plusieurs fois la ceinture sur mon pyjama, un vieux pantalon devenu très fin. Je sais qu’il ne cherche pas à frapper très fort mais à m’impressionner, à me faire peur. Je serre les dents, n’émettant que de faibles sons. Cette fessée est très méritée et je m’attendais à des coups beaucoup plus forts.

Mais quand il pose « Stan », une toute autre musique commence… Il frappe de toutes ses forces et j’ai l’impression que cette fessée va durer beaucoup plus longtemps que prévu. Je pousse des « ouille », « aïe »… J’ai chaud, non seulement aux fesses mais aussi a la tête… Je suis rouge de honte. Mes yeux s’embuent.

Quand mon homme s’arrête, j’ose me plaindre, plus pour cacher le fait que j’étais à deux doigts de pleurer que par réelle bravade cette fois.

« Tu m’avais dit que ce serait une petite fessée ce soir…

– Ah, mais là c’était la petite fessée ! Je t’assure que demain tu auras un fessée beaucoup plus dure et beaucoup plus longue. »

Il consulte sa montre et ajoute :

« Tu n’as eu que onze minutes de fessée, à peine un avant-goût. »

Je ne dis plus rien et me recouche… sur le ventre, le cul en feu.

Le lendemain, je dois faire face à deux problèmes : ma concentration au travail est très défaillante, et je dois m’asseoir avec précaution.

Mon portable vibre dans ma poche arrière : c’est un jeune homme qui aimerait vraiment me rencontrer pour me déculotter (résultat de mon post débile). J’essaye de rester zen et lui réponds que ça me paraît compliqué, mon homme étant jaloux… entre autres. Il insiste, et je me retrouve avec une ribambelle de messages très explicites sur ce qu’il souhaite. Mon homme vérifiera le site et mes messages dès ce soir… Je suis blanche de trouille.

Je préfère donc combattre le mal par le mal. J’envoie à mon homme un premier message, sur le ton de la plaisanterie (vous me connaissez, je suis la reine des bravades en tout genre) :

« Le message doit toujours être en ligne… Vous pourriez me mettre une fessée les uns après les autres, non ? Ça te fatiguerait moins la main… la tienne est si fragile. J’ai de tous âges… Pas mal pour faire une comparaison… une étude scientifique… Vous prenez un numéro de passage et hop… on filme le tout. Non ? »

Je fais suivre ce message de la copie d’une des réponses du jeune homme. J’espère qu’en jouant cette carte là, mon homme n’ira pas trop fouiller sur le site ni dans mes messages. Je prends un risque, mais je préfère qu’il l’apprenne par moi plutôt que par lui-même en consultant le site. De toute façon j’ai besoin de faire pénitence, et je me vois mal aller voir le curé du village… Mon homme est tout indiqué.

Le reste de ma soirée n’est qu’une longue attente. Un peu avant qu’il arrive, je reçois un SMS laconique :

« e pantalon que tu sais. Stan et la cuillère. Prépare toi. »

Cette fessée, je la souhaite de toute mon âme, c’est un châtiment mérité s’il en est, mais je la crains tout autant. Je sais qu’elle va durer longtemps et qu’elle ne sera en rien érotique. Une fessée dure, longue, punitive, salutaire.

Quand mon homme arrive, je suis prête. La ceinture et la cuillère sont posées sur la chaise. Je suis debout, les main dans le dos, et j’entends ses pas résonner dans l’escalier. Il entre, vient à moi pour m’embrasser.

« Tu sais que tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même, n’est-ce pas ? »

Je murmure un « oui » et essaye de me contrôler pour ne pas me dandiner d’un pied sur l’autre. Il m’empoigne, me bascule sous son bras et commence une fessée très forte, debout. Les premières claques m’arrachent des cris de douleur. Il m’oblige à écarter les pieds, me cambre tout en me fessant, puis il soulève sa jambe et je me retrouve aussitôt sur la pointe des pieds. Il claque très fort ; j’ai vraiment mal, je sens les larmes venir.

Il baisse mon pantalon et j’ai déjà l’impression que je n’en supporterai pas plus. Quand je sens sa main saisir l’élastique de ma culotte, je me crispe, serre les cuisses. La position est horriblement vexante et douloureuse. Chaque claque m’arrache un cri. Je gémis et pleurniche.

Il me repose enfin. Je respire lentement pour ravaler cette envie de pleurer. Il me prend énergiquement par le bras et me conduit vers un coin de la pièce. J’y reste sans bouger, cul à l’air.

Quand il vient à moi, j’ai l espoir que ce soit pour un câlin, la fin de la punition, mais il me fait cambrer les reins et me redonne une fessée, debout dans le coin,écartant encore mes jambes. Mes cris doivent résonner jusqu’au bout de la rue. J’essaye d éviter les claques en balançant mes fesses, mais en vain. Mes cris deviennent des gémissements aigus.

J’ai l impression que cette fessée est interminable. Je prends mon courage à deux mains et, entre deux couinements qui pourraient sembler être des sanglots, je lui demande si j’en ai encore pour longtemps.

« J’arrêterai cette position quand je fatiguerai, mais tu n’en auras pas fini pour autant, loin de là. »

Et j’encaisse, non sans bruit, une nouvelle volée de coups. Il s’arrête enfin, me pousse vers la chaise ou il s’assoit. Je le supplie des yeux, sans résultat. Il me courbe sur ses genoux, me met une nouvelle fessée très forte, très rapide, presque rageuse. Je commence aussitôt à battre des jambes. Il me les attache avec la ceinture, la tirant à lui dans la position qu’il affectionne : mes genoux pliés.

Il attrape alors la cuillère. La douleur est si vive que je hurle, tire sur la ceinture malgré le mal que ça provoque à mes chevilles. Je jette ma main derrière moi et elle reçoit un coup de cuillère.

« Je n’arrêterai pas la fessée, alors tant pis pour tes doigts si tu essayes de protéger tes fesses. »

Je suis à bout. Je voudrais le supplier d’arrêter mais mon orgueil m’en empêche. Il me relève enfin. Mes jambes sont en coton, mes fesses en feu. Il me pousse vers le lit.

« En position. Dépêche-toi ! »

Je me mets à genoux, buste penché vers l’avant, mon visage enfoui dans mes avant-bras, pour étouffer mes cris. Je me prépare au « serpent de cuir » mais mon homme prend son temps, je le sens bouger derrière moi. Aux bruits, aux mouvements, je comprends soudainement : il installe le caméscope. Cette fessée il veut que je m’en souvienne. Je n’ose protester.

Cette nouvelle attente, dans cette position de soumission, le cul déjà incandescent, est en soi une épreuve. C’est presque avec soulagement que j’entends mon homme prendre la ceinture dans sa main. Ce bruit si caractéristique, qui annonce sans nul doute une correction, me terrifie ; il le sait, il en joue. Il fait claquer les deux pans de la ceintures plusieurs fois. Je frémis, je tremble un peu.

Je me sais filmée alors je serre les dents. Je ne lui ferai pas le plaisir d’avoir peur, pas le plaisir de pleurer. Les premiers coups me surprennent et je ne peux réprimer un cri sourd. Je cache mon visage dans mes bras, je mords mon t-shirt. Il continue à frapper. Je me retiens de hurler mais quelques cris aigus m’échappent. La ceinture cingle, atteint parfois les cuisses.

J’abandonne toute résistance : j’implore son pardon, jure que j’ai compris la leçon. Quand il s’arrête enfin, je m écroule sur le côté, le souffle court. Il me prends par les hanches. Me repositionne, tremblante, pose la ceinture dans le creux de mes reins et s écarte quelques secondes.

« C’est fini. Regarde. »

Sur son portable, la photo de mon cul rougi.

« Je te présente ta nouvelle photo de profil. Elle restera sur le site jusqu’à ce que j’en décide autrement. Que tous comprennent que tu as un fesseur largement suffisant. Tu es à moi, ton cul est à moi et à personne d’autre ; c’est bien compris ?

– Oui, oui, j’ai compris… »

Puis, hésitante :

« Et la vidéo ?

– Cette fois elle est pour nous, pour que tu ne puisses pas oublier… Cette fois… »

24 Comments

  1. Wahou^^ On ne s’attend pas à ça à la fin du récit…Il a du répondant! On dirait qu’il commence à tirer des avantages de ce site ^^

  2. @nuance
    Monsieur ne fréquente le site que très peu….mais il «grandit»…
    Très frileux au début (voir première fessée punitive)…maintenant c est lui qui demande….
    Et dire qu il voulait faire curé….je suis plus démon que ange…..mais vous le savez.
    J espère que le texte vous à plus ceci dit.

  3. Oui j’aime beaucoup vos récits ils sont très plaisants à lire et comme vous en postez régulièrement, on y voit une certaine évolution.! 🙂

  4. Merci @nuance

  5. Les fessées que vous donnent votre homme sont de plus en plus impressionnante : on va finit par avoir peur pour vous! (en fait non, on attend la prochaine et on espère qu’elle sera encore plus corsée)
    J’aime beaucoup également le fait de parler dans vos récits de la réaction de votre homme par rapport à ce site, il y a là une mise en abîme vertigineuse. Chaque récit est également une désobéissance et donc crée un nouveau récit qui provoque une nouvelle réaction de votre homme qui etc…

  6. Merci @bertrand….
    Le plus cocasse c est lu «ou» j écris mes récits…..
    Je vous laisse deviner ?
    Même si vendredi ça m a valu une explication…..gênante.
    Le prochain récit est pour bientôt.
    Dimanche m attends une fessée mémorable et fortement méritée….à la planche à découpé m a t il dit….osera t il ?

  7. J’adore cette idée que les textes soient lus par “Monsieur” sur l’écran même où ils sont écrits.
    Je sens qu’il va y avoir encore bien des rebondissements.

  8. @francois-fabien
    Patience, patience….En effet du nouveau pour très bientôt….même si cette fois la cause n est pas uniquement un de mes récit….mais, chut….l’ homme est à quelques mètres de moi et ma dernière bêtise est encore en attente d une «discussion».
    J adore jouer avec le feu…..
    Pour votre plus grand plaisir….
    De l abnégation, encore et toujours…
    Mi ange…..mi……

  9. Franchement ça m’étonnerait qu’il ose avec une place à découper. Mais les récit de mi-ange m’étonne toujours alors…

  10. @bertrand ne vous inquiétez pas….je vais rajouter une bêtise ou deux, en plus de ma très grosses….il va oser….je vais tout faire pour ça.
    Sinon mes récits s en ressentiraient s il ne faisait pas de nouveaux essais…«on teste, pour vous»..Faut vraiment que je donne de ma personne pour votre plus grand plaisir j espère. 😜😇

  11. J’aime beaucoup vos recits 🙂

  12. Merci @slimane

  13. @bertrand….je confirme : il a osé !!!!!
    Soirée cuisine hier soir : spatule et planche à découper….en plus il a pris une photo et une vidéo…zut, je vais être obligée d être sage…..demain…promis, juste un récit à écrire après je serais sage
    (Ou pas)

    • Ah il est vraiment terrible. J’ai deux planches à découper chez moi et je me vois mal fesser avec des trucs pareils, trop lourd, j’aurais peur de blesser les fesses de la malheureuse. La spatule me convient mieux.
      Les soirées cuisine sont toujours un régal : elle avec un tablier attaché derrière le dos et fesses nues, lui surveillant de temps à autres la cuisson des fesses la cuillère en bois ou la spatule à la main. Pour agrémenter le tout, un martinet accroché au mur garantira une atmosphère agréable et bon enfant.

  14. @bertrand j ai un récit, une photo et une vidéo qui en témoigne….
    C est chaud une soirée cuisine.
    La planche utilisée est ma petite planche….la grande made in Norvège (ikea) serait bien trop grande et trop lourde pour mon homme.
    En plus avec sa poignet, la petite planche a tout dun paddle en bois…a t elle été conçu pour la cuisine ou pour les chipies dans mon genre d ailleurs ?
    Question à méditer.

  15. J’aime tes recits @mi-ange.
    Je ne m’en lasse pas. Mais quelle fessee corsee……

    Les aventures de mi-ange qui aime jouer avec le feu. 😊

  16. @crocodelle. Merci beaucoup. Oui, cette fessée je m’en souviens très bien.
    Monsieur adore remettre les fessées au lendemain, me faire marinee. Et c’est horrible de ne pas savoir ce qui m’attend.
    Depuis l’achat du London Tanners j’ai moins de surprise…il affectionne ce bout de cuir, ne le quitte plus (même que… enfin, tu sais…tu as lu mon post «oups»)

  17. Celui-là par rapport aux autres de toi @mi-ange je trouve la punition affrayante de fou 😨😵Elle a dû être horrible…
    Par contre juste J aime bien “l’ironie” de la fin pour la photo ^^’

  18. *effrayante

  19. @ernelia…Ce n’est pas la pire…
    J’ai des photos de.mes fesses…Qui en atteste.
    Faut vraiment que j’apprenne à me calmer…

  20. @ernelia la cuillère je n’aime pas mais la brosse non plus et elle me laisse des traces bleues/noires… Ah..le câble du téléphone portable…Je préfère ne pas en parler.
    Je suis dure, un peu colérique…un volcan en pleine éruption… un peu hyperactive…
    Alors quand Monsieur arrive a faire de moi un agneau.. il souffle enfin .
    Et puis il adore me caliner, me consoler…Je le soupçonne parfois de faire exprès de me faire râler, pour me fesser et pouvoir me caliner 😁

  21. Oh le vilain !! Oh moins il t’aime pour vouloir te faire plein de câlins et tout ! Vous êtes un couple mignon !! ^^ (meme si il y a un petit léger abus de pouvoir *tousse* hum x) )

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