Dépense imprévue

Dépense imprévue

Il y a des mois comme ça où votre voiture tombe en panne, les impôts locaux augmentent et votre ophtalmologiste ose vous dire : « Madame, quand on vieillit il est normal de se mettre aux verres progressifs ». (Il sait parler aux femmes celui-là...) Il est des mois où il est de mon devoir de contrôler les comptes, d'interdire toute dépense inutile... et bien entendu de donner l'exemple. Et c'est là que mon caractère un peu emporté me joue encore des tours...

J'aurais pu acheter de la lingerie fine et amadouer mon homme avec... mais non : il a fallu que mon côté jusqu'au-boutiste l'emporte... et j'ai commandé un paddle sur le net... sans lui en parler, bien sûr, puisque les cordons de la bourses c'est moi qui les tient... hop... un petit jouet, juste pour voir ce que c'est... ni vu ni connu...

Avec le recul, je me dis que j'aurais pu réfléchir à la livraison...

Le petit colis arrive sans souci, sans logo gênant sur le paquet : les voisins ne sauront rien (enfin si, vu que nous entendons ce qui se passe chez eux... je suppose qu'ils profitent du bruit des claques sur mes fesses, mais passons). Seul souci : le colis arrive alors que Monsieur est à la maison et moi au travail. Pensant qu'il s'agit de l'un des très nombreux livres que je commande habituellement, il l'ouvre, et c'est au travail que je reçois un SMS avec la photo du petit instrument et un laconique :

« Tu peux m expliquer ? »

Je dois blêmir. Une collègue s inquiète : tout va bien, ange ? Un problème avec tes enfants ? Non, non, tout va bien... (Je me sens rougir... J'ai soudainement très chaud... La ménopause... Ça doit être ça... hein... évidemment : je vieillis...) En fait je vais bientôt avoir un problème avec mes fesses, mais ça, je ne peux évidemment pas lui dire.

Le soir, je rentre à la maison relativement sereine : c'est l'une de ces journées où on ne se croise qu'à peine avec mon homme et je le sais à son tour au travail jusqu'à très tard. « Tu peux m'expliquer ? » m'avait-il demandé. Bin non, justement, je ne peux pas.. Moi-même, je ne sais pas du tout ce qui m'a pris. Ce n est pas ma faute : je suis impulsive... souvent inconséquente...

Quand mon homme rentre, je dors déjà. Il me réveille en m'embrassant. Vous ai-je dit qu'il était tendre et d'une patience infinie ? (... et qu'il a exigé de lire mes récits... hum...)

« Alors, tu m expliques ?

- Euh... bin... j'ai juste voulu savoir ce que c était... en vrai...

- Tu n'avais pas dit "pas de dépenses inutiles ce mois-ci" ? Tu ne pouvais pas attendre Nöel ?

- Non mais tu me vois déballer ce type de cadeau devant les enfants ?

- Hum... baisse d un ton... Tu n'es peut-être pas en position idéale pour répondre.

- Je réponds comme je veux et ma position est très confortable, merci.

- Tu recommences... Tu pourrais te retrouver très rapidement sur mes genoux si tu continues.

- Oh ! Mon dieu ! J'ai peur là ! »

Mon ton ne semble pas au goût de Monsieur. Il tire violemment la couette jusqu'au bout du lit, empoigne pantalon et culotte pour baisser le tout, son autre main déjà levée très haut... mais contre toute attente ce n'est qu une petite tape sur la cuisse que je reçois.

« Ton cul est encore trop marqué de la dernière fois. Je n ai plus de place... c'est tout bleu. Mais ne t'inquiète pas, tu ne perds rien pour attendre. Tu voulais savoir ce qu'était un paddle ? Eh bien celui-là tu vas le payer avec la peau de tes fesses. Demain soir on essayera Waldo (notre martinet) et ce nouveau jouet... Il faut comparer, n'est ce pas ?

- Pas une fessée aussi longue que la dernière fois hein ? (Là je lui fais le coup de la petite voix... parfois, ça marche... rarement, en fait...)

- Je ne sais pas, on verra... Peut être beaucoup plus longue. »

Mince, l aime me faire mariner... Encore toute une journée à attendre avant de passer entre ses mains.

Le lendemain, je suis de repos, pas lui. J'en profite pour me détendre et regarder Les mémoires de Monsieur Léon. Pas l'idéal pour oublier la fessée qui m'attend, mais bon... Je vois les heures s'égrener... J'essaye de m'occuper. Ce n'est pas le repassage qui manque mais je suis « ailleurs »... 17h, mon téléphone bipe : un SMS de mon homme.

« Je finirai vers 19h. Tiens toi prête. »

Moi, je veux bien, mais mon cul présente encore les stigmates de mes trop nombreuses désobéissances. Je mets un peu de musique pour me détendre : « J'aime entendre vos mains claquer, quand je me cambre, j'ai besoin d'être corrigée... » Hum... non, finalement pas de musique.

18h... Mon ventre se tord... Je me gronde moi-même... Franchement, se mettre dans cet état pour une petite fessée... Oui, mais justement : et si c'était une grosse fessée ? J'ai été particulièrement... désobéissante... (La chanson me revient en tête... zut...)

19 h... Il doit être en train de débaucher... J'ose un SMS :

« Je me prépare à une petite fessée ou... ? »

Mon coeur bat de plus en plus vite... Et si je me cachais à son arrivée ? Ou alors si je lui sortais le grand jeu ? Non, ça ne marchera pas... Jouer la pénitente. Oui, je vais lui montrer que j'ai compris, que je sais que je mérite cette fessée, et il va être clément... Voilà, tout va bien... Il va avoir pitié de mes petites fesses, la gauche étant uniformément d'une couleur que je n'ai pas naturellement... et ce n'est pas très joli.

Je regarde la pendule... 19h10... Seulement dix minutes de passées... Mon esprit part en live, s'imagine mille possibilités... Pourvu qu il n aille pas chercher un vime... Nous habitons une région où les vignes ne manquent pas... J ai follement envie d’entendre la porte d’entrée s’ouvrir... Cette attente est un vrai supplice, mais je sais que, quand je l’entendrai, j’aurai la sensation que mes jambes sont en coton et envie de faire pipi (alors que j’y serai allée cinq minutes avant).

Un autre SMS :

« Prépare Waldo, le paddle, une cuillère et la raquette. »

Bon, promis : c’est la dernière fois que j’agis sur un coup de tête, la dernière fois que je m’emporte pour un rien... Promis...

Je mets la télé et zappe sans même regarder. Il ne vas plus tarder, il me faut me préparer : pipi, brossage de dent et dodo… Ah non, pardon… Un petit tour à la salle de bain et je vais l’attendre dans notre chambre, Waldo, cuillère, raquette et le paddle sortis (on le baptise ce soir à mon avis... avec mes fesses et sans champagne).

Le portail grince. J’ai l’impression de me liquéfier sur place.

La porte d’entrée s’ouvre. Je danse déjà d’un pied sur l’autre, les bras autour du ventre, morte de trouille.

Ses pas résonnent dans l escalier. Je sens ma culotte s’humidifier. Peur et envie se rejoignent. Une farandole d’émotions me submergent.

Je me force à sourire. Même pas peur, même pas p... Il est là, devant moi. J’ai involontairement fait un pas en arrière. Pour le côté « peur de rien », je repasserai. Il a aperçu mon mouvement ; il se marre intérieurement et ça se voit.

« Tu jouis là ? T’es content de toi ? Ducon ! »

(J’avoue que, parfois, mon vocabulaire peut paraître peu distingué.)

« Mais oui, profite bien. Râle, gueule... Tout à l’heure je t’assure que tu n’auras plus du tout envie de faire la fière. »

Je me tais, d autant qu’il vient de m’agripper le poignet tout en s’asseyant. Il me bascule d’un coup.

« Voilà, là c’est mieux. Plus un mot. »

Et c’est parti pour le concert. À la batterie : mon homme. Au chant : moi-même.

La fessée commence fort, mais sur le pantalon, que je trouve soudainement bien trop léger... Je pousse des grognement à chaque claque. Je mets un point d’honneur à ne pas pousser un cri, mais il frappe sur les anciennes marques, et j’ai mal.

Je pourrais chouiner, crier, et peut-être écourter ma punition, mais non : j’attrape au contraire le premier linge qui traîne par terre (je ne suis pas très ménage...) et me l’enfonce dans la bouche. Il n’entendra pas un son !

Quand il me baisse enfin le pantalon, c’est presque un soulagement. Allez, courage... C’est bientôt fini. (C’est beau de rêver.) Ma position est particulièrement inconfortable : je suis allongée sur ses genoux, mes mains touchant à peine le sol, et il m’oblige à garder les genoux pliés, si bien que je suis en équilibre sur ses genoux.

La fessée reprend de plus belle. Il prend un élan formidable à chaque claque et j’ai l’impression de recevoir une planche de bois dure sur mes fesses. Je mord le linge au point de le déchirer. Après une dizaine de claques il s’aperçoit que ma résistance, habituellement déjà très haute, n’est pas normale. Un mouvement vers moi lui fait découvrir le subterfuge. Il tend la main et j’enlève le bâillon improvisé.

« Tu essayes de tricher en plus ? »

Cette question n’appelle visiblement pas de réponse : il m’administre une volée de claques qui, cette fois, m’arrachent cris et gémissements. Il prend ma culotte, la baisse violemment. Un bruit de déchirement se fait entendre ; celle là, je doute de pouvoir la remettre. L’air frais de la chambre me fait du bien : mes fesses sont en feu. Mais cette douceur ne dure qu’un très court moment. Les coups pleuvent à nouveau, d’une force incroyable, et je commence à pousser des chouinements...

« Alors ? Tu pleures ?

- Va te faire f… ! Connard ! Jamais ! »

(À l’aide ! Rassurez-moi : je n’ai pas osé lui dire ça alors que j’avais déjà le cul marqué de son empreinte… pour plusieurs jours… Non… Je n ai pas pu faire ça…)

Visiblement, il me faut vraiment apprendre à filtrer mon discours (de la méthode ?... Hum…) Je le sens prendre un objet sur le lit… Mon futur bourreau… Le fameux paddle. L'instrument est petit, et visiblement pas très efficace : il frappe plusieurs fois, prend tout son élan... et lance le jouet loin derrière lui. Mes nerfs lâchent et je me mets à rire de façon convulsive. Pas longtemps...

Il tend à nouveau sa main vers le lit. Je reconnais l’instrument dès le premier coup... La cuillère… Elle cingle, pique, mord… Je siffle, pleurniche, maudit. Après une bonne dizaines de frappes, il repose la méchante et continue à la main... Cette fessée n’en finira donc jamais ?

« Alors ? Dis-moi que tu t’excuses ! Pleure ! Je veux te voir pleurer, tu entends ? »

Je me découvre un vocabulaire indigne d’une dame. Je le sens tendre à nouveau la main ; je sais qu’il attrape la cuillère… et mon vocabulaire s’améliore instantanément. Il me faut vous avouer que toutes ces bravades ne sont que poudre aux yeux : j’ai vraiment très mal, je veux que ça s’arrête, je veux pleurer... Je n’y arrive pas alors, n’en pouvant plus, je me mets à l implorer.

« Non, non, non... Pas elle, non, non, non... »

Il continue à abattre cette maudite cuillère et j’égraine les « non, non, non », comme un mantra. Je suis en nage, mes fesses ne sont qu’un brasier de douleur et il continue, encore et encore. J’essaye de me débattre, mais il a emprisonné mon poignet. Je remue jambes et fesses mais il me replace aussitôt. Je sens l’humidité que j ai moi-même laissée sur son pantalon. Mes « non » se sont transformés en un son continu, un bruit de petite souris prise au piège. J’ai peur, j’ai mal et je me mets a chouiner de plus en plus fort ; mes yeux s’embuent.

« C’est bon, c’est bon ! Arrête s’il te plaît ! Arrête ! Je pleure là, c’est bon !

- Plus de désobéissances ? Plus de crises de colère ? Plus de messages sur le site ? »

Je promets tout ce qu il veut : fini ! plus de récit, plus de message ! promis, promis ! Il m’aide à me relever, me place sur le lit, couchée sur le ventre, et je l'entends défaire sa ceinture.

« J’ai promis ! Je ne le referai plus ! »

Un coup… Deux coups… Il replace la ceinture dans sa main. Je tremble de tout mon corps. Le troisième coup tombe mal, la ceinture s’est enroulée, pour atterrir à l’intérieur de mes fesses. Je hurle et me mets en boule de l’autre côté du lit. Mon homme vient à moi, m’embrasse, me replace sur le ventre… mais cette fois pour un jeu très différent.

Promis... Fini les bêtises, fini le site, fini les récits... Promis...

14 Comments

  1. Très bien ce nouvel épisode de Waldo la Classe!
    Si j’ai bien compris, à la fin vous faites un Scrabble??? 😉

  2. Non pas un scrabble voyons ! Une partie d échec.
    Mon cher @duval heureuse de vous compter parmi mes lecteurs.
    Le dernier post que j ai lancé n a pas semblé du goût de monsieur….je vais donc avoir droit à une belle séance demain soir (il aime me faire mariner)…..à la ceinture…..
    En attendant j ai envoyé un 6eme texte…qui devrait vous plaire…..
    Faut vraiment que j arrête les bêtises moi….mes fesses n ont même plus le temps de s en remettre entre deux.

  3. Magnifique ! Quelle conclusion délicieuse !!

    • Merci Fraise Des Bois….le prochain récit vous réserve une petite nouveauté….Monsieur s essaye sur les «positions»….les miennes, il s entend.

  4. Superbe on s’y croirait 🙂

  5. Fini, les récits? Vaudrait mieux pas! Sinon, c’est tout le site “Déculottées” au grand complet qui risque d’envisager, en représailles, de vous rougir les fesses…

    • Voyons mon cher, vous me connaissez mieux que ça….
      La preuve….ce récit n aurait jamais dû paraître si j étais sage et obeissante.
      Quand à me faire fesser par tout le site….va falloir s inscrire et prendre un numéro….je pense que vous ne seriez pas le dernier a noter votre nom….je me trompe ?

  6. Merci infiniment lunapower.
    Je confirme….j y étais, j ai tout vu….enfin, non, tout senti, tout ressenti 😜

  7. Continuez les récits, continuez les bêtises, les dépenses imprévues, continuez de prendre tous les prétextes pour que Monsieur vous donnent de retentissantes fessées à faire pâlir de jalousie vos voisins (qui n’en ratent pas une miette, j’en suis sur).

    • Merci cher @bertrand
      Je continue les bêtises….sans même le faire exprès….
      Et les récits donc….
      L avant dernier est en attente d accord et le dernier en écriture….Il portera le nom d un post que j ai écrit un jour d inconscience….pas prête de recommencer ceci dit.
      Au plaisir de vous lire.
      Cordialement.

  8. Voilà ce qui s’appelle jouer avec le feu !

  9. Cher @olivier
    Fort heureusement, mon homme veille.
    Mais toutes ces bêtises je ne les fait que pour vous, lecteurs….sans bêtises, pas de fessées, pas fessée pas de récit…
    Vous devriez donc me remercier.
    Je me dévoue.

  10. Quelle abnégation ! Vous êtes une ange. 😉

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