Cul nu

Cul nu

Elle s’appelait Ysabel. Nous avions conversé longtemps par le truchement du clavier et je lui avais confié mon penchant… très penché, pour la fessée. Elle m’avait à son tour laissé entendre que la recevoir ne lui déplaisait pas. Bref, les feux semblaient au vert pour une rencontre plus concrète, plus claquante, plus torride.

Je ne suis pas homme à me précipiter. La pratique de la fessée nécessite une forte complicité qui ne peut se former qu’avec des marques de respect que l’homme doit à sa partenaire. La punir, même (voire surtout) sévèrement, l’oblige par ailleurs à lui montrer qu’il la tient en estime… Sinon, à quoi bon ?

Aussi, afin de faire progresser cette complicité supposée et de dépasser le stade virtuel de la communication numérique, un rendez-vous fut convenu dans le cadre feutré du bar d’un grand hôtel parisien. Un verre à partager, qui constituait le seul objectif de cette rencontre, chacun devant retourner ensuite devant son clavier pour faire connaître ses désirs pour la suite.

Je vis arriver une femme vive, élégante, dynamique, pimpante. Des yeux qui respiraient la vie, l’envie, le plaisir. Des propos sans détours. Oui, elle aimait les jeux, les rapports virils, la fessée. Non, elle ne craignait pas de s’abandonner à un homme qui entendait la trousser, la déculotter, la fesser, même sévèrement, tant qu’il s’agissait d’un jeu auquel, manifestement, elle consentait. Notre conversation fut légère, légère comme l’humeur gaie et vive que dégageait cette jeune femme prête à offrir son derrière aux fantasmes d’un homme qui était, il y a peu, un parfait inconnu. Nos voisins de table ne perdirent probablement pas une miette de cette conversation franche mais peu banale ou il fut question, sans chuchoter, de fessées, de martinet, de plaisir et d’orgasmes. Elle assumait parfaitement, naturellement. Pour un peu, je l’aurais fessée, là, sur le tabouret du bar ! Mais nous en avions décidé autrement. Chacun rentra vers nos pénates, moi surexcité…

Je ne voulais pourtant pas le laisser paraître. Juste un petit SMS discret, du type « Merci pour cette heure passée avec vous. Vous ne perdez rien pour attendre ». Mais l’attente fait partie du supplice. Je laissai passer une semaine, faisant ainsi monter la pression, pour elle comme pour moi. Puis nous fixâmes un jour, une heure et un lieu, un hôtel charmant et confortable.

En fin de matinée, un premier ordre :

« Vous arriverez en jupe, mais sans culotte. Je veux pouvoir vous fesser dès votre arrivée sans avoir à perdre de temps. Soyez là à 16h00 précises. Je vous déconseille d’être en retard. »

Cinq minutes avant l’heure, elle m’informa qu’elle était en bas. Je lui intimai l’ordre de monter et d’entrer sans frapper afin de ne pas me déranger, puis d’attendre mes consignes. La porte était entrouverte.

J’étais confortablement installé dans un fauteuil, près de la table basse sur laquelle j’avais fait déposer une bouteille de champagne et mis en évidence un martinet, une cravache et une canne en rotin. Le décor était planté. Par-dessus mon journal, que je faisais semblant de lire avec indifférence, je vis arriver cette élégante silhouette cintrée dans un long imperméable à ceinture qui lui dessinait joliment la taille. J’avais déjà envie de me jeter sur elle, mais je crois avoir quelques vieux restes de bonne éducation. Je la laissai donc là, immobile, debout à m’attendre. Une mise en condition.

Les minutes d’attente parurent longues, en silence. Puis, lentement, toujours sans un mot, je me levai, pliant avec minutie mon journal. Je défis doucement la ceinture pour enlever son imperméable… et découvrir que, conformément à mes consignes, elle n’avait pas mis de culotte…mais pas de jupe non plus. Rompant le silence, ses yeux dans les miens, elle me dit :

« Vous avez dit que vous ne vouliez pas perdre de temps pour me fesser. J’ai pris l’initiative de…

– Taisez-vous ! Vous êtes une dévergondée, et pour cela vous allez être punie immédiatement.

– Oui Monsieur. »

Je ne pouvais plus attendre. Je la basculai en travers de mes genoux et la fessai d’importance, progressivement, en répartissant bien mes claques sur toute la surface de ce joli postérieur qui s’offrait enfin à moi. Je ne connaissais pas ses limites, il fallait que j’apprenne. La fessée fut longue, sans qu’elle cherche jamais à s’y soustraire. Sur mes genoux, je sentais son corps s’abandonner petit à petit, se relâcher. Son souffle s’accélérait. J’entendais de petits gémissements, sans que je sache s’ils trahissaient une douleur ou du plaisir. Les deux, sans doute.

Je ne sais combien de temps dura la correction. Un quart d’heure peut-être. Son joli derrière était enfin cramoisi. Suffisamment pour que je décide d’une pause. Son séjour au coin fut de courte durée : le temps de faire sauter le bouchon de champagne, de faire rouler la bouteille glacée sur ses fesses…

« Allez, venez, je vous offre un verre le temps que vos fesses retrouvent des dispositions plus sereines pour goûter les instruments que vous voyez là. »

Le champagne était frais. Mes sens étaient en ébullition. Le martinet me démangeait. Mais il fallait prendre son temps. Quelques minutes encore, Monsieur le bourreau. Quelques minutes pour placer les oreillers sur le lit, sous son bassin, afin que les fesses soient offertes au martinet. Les lanières caressantes d’abord, puis cinglantes. Elle était résistante, elle gloussait joyeusement. Manifestement, elle s’amusait. C’est sans remords ni retenue que je pus donc utiliser ensuite la cravache, lui assénant des coups vifs, secs, rapprochés. Puis, en la courbant sur le bureau de la chambre, ce fut avec la canne que je lui laissai de magnifiques lignes parallèles. Avant de l’y placer, je l’avais complètement déshabillée. Elle était vraiment belle. Je n’en fut pas moins sévère.

C’est elle qui me fit comprendre qu’elle avait atteint ses limites pour cette première punition. Elle s’allongea sur le dos sur le lit, frottant ses fesses en grimaçant. Nous avions convenu qu’une fessée était une fessée et pas un simple préliminaire pour mieux faire l’amour. Nous ne fîmes donc pas l’amour à proprement parler… même si je fis le nécessaire pour lui montrer que mes mains n’étaient pas que d’impitoyables battoirs et qu’elle me le rendit bien… Mais je deviens là hors sujet…

La voyant remettre son imperméable, je l’imaginai repartir ainsi dans la rue, au milieu des badauds ignorant qu’ils côtoyaient là une femme au cul nu et d’un joli rouge vermillon.

13 commentaires

  1. Très joli récit, merci 🙂

  2. Merci Héléa. C’est une histoire vécue. Donc sincère 🙂

  3. Magnifique récit mon cher @paulparisfr.
    J envie cette jeune femme.

  4. Joli récit et fort bien écrit, bravo.

  5. Une bien jolie histoire qui laisse rêveur…
    Bravo PaulParis

  6. joli récit, merci 🙂

  7. Oh là là j’adore ce récit tellement bien écrit. Comment je l’envie……
    Merci @paulparisfr

  8. Très joli récit, d’autant plus agréable qu’il sonne vrai

  9. Délicieux recit
    On imagine tellement bien la dame, elegante, distinguée, pétillante et… Brutalement déterminée à etre plus que déluree!!!

  10. Très joli récit, quel chance vous avez eu Paulparis

  11. Oui cher Paulparis vous faites des envieux! Surtout que pour certaines persones en ce moment c’est plutôt le temps des vaches maigres!

  12. Superbe expérience !

  13. “Je vis arriver une femme vive, élégante, dynamique, pimpante. Des yeux qui respiraient la vie, l’envie, le plaisir. Des propos sans détours. Oui, elle aimait les jeux, les rapports virils, la fessée. Non, elle ne craignait pas de s’abandonner à un homme qui entendait la trousser, la déculotter, la fesser, même sévèrement, tant qu’il s’agissait d’un jeu auquel, manifestement, elle consentait.” C’est dans ces moments là que la vie est belle.
    la dernière phrase de votre récit est ne porte ouverte au rêves. Je ne verrai plus les femmes en imperméable de la même façon.

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