Le carnet de punitions

Le carnet de punitions

"Apporte-moi ton carnet de punitions" : ces simples mots suffisent à faire naître des nuées de papillons dans le ventre de bon nombre de demoiselles. Outil précieux pour l'homme chargé de veiller sur la conduite d'une jeune femme, ce carnet peut prendre différentes formes et occuper diverses fonctions. Examinons cela de plus près.

Qu'est-ce qu'un carnet de punitions ?

On appelle "carnet de punitions" un journal dans lequel une demoiselle consigne l'ensemble de ses manquements et méconduites. Elle doit présenter ce carnet à l'homme qui veille sur elle chaque fois que ce dernier le lui demande, et est alors punie pour les fautes qui y sont inscrites. 

La forme du carnet lui-même peut varier, du simple cahier d'écolier au journal intime, en passant par le carnet Moleskine. C'est bien souvent la demoiselle elle-même qui le choisit, ce qui est plutôt naturel : c'est son carnet de punition, et elle doit se l'approprier. On évitera naturellement les couvertures trop fantaisistes (la discipline est une affaire sérieuse) et les carnets trop petits (les carnets de punition ont tendance à se remplir très vite).

Certains messieurs exigent que leur compagne ait en permanence son carnet sur elle, afin d'être toujours en mesure de consigner une nouvelle faute ; d'autres préfèrent qu'il ne quitte pas le domicile. L'essentiel est que la jeune femme soit en mesure de présenter un carnet à jour chaque fois que son conjoint / tuteur demande à le voir.

Extrait du carnet de punitions de Liberty

Pourquoi utiliser un carnet de punition ?

Les bénéfices du carnet de punition dans une relation disciplinaire sont multiples.

Cela permet de s'assurer que la demoiselle soit punie pour toutes ses fautes.

Toute personne impliquée dans une relation de discipline domestique le sait : gérer la discipline au quotidien est très difficile. Le travail, les tâches ménagères, les enfants... tout cela prend du temps. Lorsque les deux partenaires se retrouvent finalement, au terme d'une journée harassante, ils n'ont pas toujours la disponibilité d'esprit nécessaire pour se pencher sur les fautes de madame.

Pour remédier à ce problème, de nombreux couples réservent un moment spécifique de la semaine à ces entrevues disciplinaires : un soir donné, une partie du week-end... C'est une solution pertinente mais, malheureusement, cela signifie que plusieurs jours peuvent s'écouler entre la faute et le châtiment ; il y a donc un risque que certaines des fautes commises durant la semaine soient oubliées et demeurent impunies. Le carnet de punition permet d'éviter cela : rempli au fil de la semaine, il permet de s'assurer que la jeune femme sera châtiée pour l'ensemble de ses fautes, de la plus sérieuse à la plus minime. 

Ce qui est vrai dans le cadre conjugal l'est encore davantage lorsque la demoiselle et l'homme chargé de veiller sur son comportement ne sont en mesure de se voir qu'occasionnellement (relations à distance, etc.). Si le temps qui s'écoule entre deux rencontres dépasse trois ou quatre semaines, le carnet devient un must.

Cela implique la demoiselle dans le processus disciplinaire.

L'objectif d'une fessée punitive est d'éduquer une demoiselle, et il est donc souhaitable de l'impliquer autant que faire se peut dans le processus disciplinaire, afin de la responsabiliser. 

En consignant elle-même ses fautes dans son carnet (tout en sachant parfaitement qu'elles lui vaudront une punition) la jeune femme montre qu'elle reconnaît pleinement l'autorité de son compagnon. Elle n'attend pas passivement la punition : elle en devient actrice.

Cela permet d'évaluer les progrès de la demoiselle.

S'il permet de connaître les fautes récentes d'une jeune femme, le carnet de punitions permet également de poser un regard rétrospectif sur son comportement, et ainsi de jauger ses progrès. 

Les fautes qui lui valaient de sévère fessées un ou deux ans plus tôt appartiennent-elles au passé ou la conduisent-elles encore régulièrement en travers des genoux de celui qui veille sur elle ? Dans le premier cas, l'homme pourra féliciter sa partenaire pour les progrès accomplis et se réjouir de l'efficacité de ses méthodes disciplinaires. Dans le second cas, il devra envisager de se montrer plus sévère, ou de recourir à de nouvelles mesures punitives.

 

C'est humiliant.

Tout comme la mise au coin, le carnet de punitions fait partie des mesures qui rendent plus humiliantes encore la punition. Être contrainte de remplir ce carnet puis de le présenter à un homme ayant autorité sur elle a de quoi faire rougir la plus insolente des chipies. C'est également très infantilisant : difficile pour une jeune femme placée dans cette situation de ne pas se sentir comme une petite fille présentant un mauvais bulletin scolaire à l'autorité parentale... 

Il s'agit là de l'effet recherché : si la demoiselle a honte des fautes inscrites dans son carnet, on est en droit d'espérer qu'elle fera tout pour qu'elles soient moins nombreuses la prochaine fois que l'homme qui veille sur elle consultera ledit carnet.

Extraits du carnet de punition de Pestouille

Qu'inscrire dans le carnet de punition ?

On l'a dit : le but premier du carnet de punition est de lister les fautes commises par la demoiselle. Ce n'est cependant pas sa seule fonction : il peut servir à consigner bien d'autres informations...

Les punitions reçues.

Suite à la séance disciplinaire, on peut demander à la demoiselle de noter quelle punition chacune de ses fautes lui a value. Par exemple...

Retards répétés : J'ai reçu une longue fessée déculottée.

Insolence envers mon tuteur : J'ai reçu 30 coups de ceinture et ai passé 15 minutes à genoux au coin. Je copierai cent fois "Je dois me montrer respectueuse envers mon tuteur, car il veille sur moi et m'aide à devenir meilleure."

Non-respect du couvre feu : J'ai reçu quarante coups de martinet. J'irai au lit à 21h pendant une semaine.

Cette liste pourra servir de repère lors des futures punitions de la jeune femme : en cas de récidive, monsieur pourra regarder quelle punition la faute lui avait valu la première fois et ajuster la sanction en conséquence. Elle servira également d'avertissement à la demoiselle : si elle était tentée de récidiver, elle trouverait dans ces pages de bonnes raisons de n'en rien faire, et de se montrer obéissante...

Les objectifs / engagements / tâches à accomplir.

À l'issue de la correction, on peut également exiger que la jeune femme prenne de bonnes résolutions et les consigne par écrit. Quelque chose comme...

Je m'engage à ne plus arriver en retard au travail et à ne pas me chercher d'excuses si jamais cela se produisait. Je dois partir suffisamment en avance pour être certaine d'arriver à l'heure, quelles que soient les circonstances.

Je m'engage également à me coucher à une heure décente, spécialement lorsque je dois me lever tôt le lendemain. Ne dormir que cinq ou six heures par nuit n'est pas raisonnable.

On s'assurera bien sûr lors des rencontres suivantes que les promesses ont été tenues, faute de quoi la demoiselle méritera de sévères remontrances, suivies d'une cuisante correction.

Les lignes de punition ou tout autre exercice d'écriture.

Si l'homme ayant autorité sur la jeune femme estime que son comportement infantile appelle un châtiment tout aussi infantile, comme les lignes de punition, le carnet de la demoiselle peut tout à fait les accueillir. Il en va de même pour les autres types d'exercices d'écriture que l'on peut exiger d'une demoiselle : lettre d'excuse pour son comportement, lettre de remerciement à son tuteur pour le soin qu'il prend de la corriger, dissertation sur les vertus des châtiments corporels, etc.

Effectuer ces travaux d'écriture dans le carnet et non sur des feuilles volantes permet de s'assurer qu'ils ne disparaîtront pas dans la nature. Ils constitueront ainsi un vibrant témoignage des errances passées des la jeune fille, et des solutions mises en place pour l'éduquer.

La présentation du carnet

Le moment où la jeune femme présente son carnet à l'homme qui veille sur elle est extrêmement important : de bien des manières, il symbolise la relation existant entre les deux partenaires, raison pour laquelle il convient de lui prêter une attention toute particulière.

Le cérémonial exact dépend bien évidemment des désirs de monsieur. Il existe cependant certaines règles sur lesquelles on ne saurait transiger...

L'homme ne doit jamais aller chercher lui-même le carnet.

Il doit toujours demander à la demoiselle de le lui apporter. Par ce premier acte d'obéissance, la jeune femme se place sous l'autorité de son compagnon. Elle montre qu'elle sollicite sa supervision et accepte par avance le châtiment qu'il décidera de lui administrer.

Le carnet devra naturellement être présenté sans délai : rechigner à aller le chercher ou le faire en traînant les pieds serait une marque d'irrespect, passible d'une sanction supplémentaire. Pour éviter cela, l'homme peut tout à fait informer la jeune femme du délai dont elle dispose, disant par exemple : "Tu as trente secondes pour aller chercher ton carnet de punition et me le présenter. 29... 28...

Le carnet doit toujours être présenté avec respect et humilité. 

L'homme ne devrait jamais accepter que sa compagne lui tende le carnet d'une manière désinvolte. En le présentant respectueusement, elle montre qu'elle a conscience de sa position subordonnée et de l'obéissance dont elle doit faire preuve à l'égard de son compagnon.

L'homme peut exiger que la demoiselle se tienne à genoux devant lui au moment de lui présenter son carnet. Il peut lui demander de le présenter bras tendus, demeurant immobile jusqu'à ce qu'il décide de s'en saisir ; elle placera ensuite ses mains sur sa tête, où elles demeureront durant la lecture du carnet.


Faute non notée : punition doublée.

Il est de la responsabilité de la demoiselle de maintenir son carnet de punition à jour. En contrevenant à cette règle, que ce soit volontairement ou par négligence, elle trahit le contrat moral qui la lie à l'homme chargé de veiller sur elle. Cette transgression ne saurait demeurer impunie.

La force du principe "faute non notée : punition doublée" réside dans sa simplicité. Il n'exige pas de longues explications et est applicable à tous types de sanctions : coups de martinets, lignes de punition, journées sans forums... 

Conclusion

On l'aura compris, le carnet de punitions est un véritable atout dans le cadre d'une relation disciplinaire. S'adaptant à toutes les pratiques, à tous les modes de relation, il aide l'homme à offrir à sa compagne le cadre disciplinaire strict dont elle a besoin et renforce les liens entre les deux partenaires. Bien qu'il soit tout à fait possible de s'en passer, cet outil mérite assurément qu'on lui laisse sa chance. L'essayer c'est bien souvent l'adopter !

8 Comments

  1. [img]https://www.surlatoile.com/smileys/repository/Surpris/surprise-19302.gif[/img] Dites-moi qu’il y a une bonne dose de second degré là-dedans… ou alors je ne suis décidément pas raccord avec la philosophie générale qui règne…

  2. Vous me rassurez ! Parce que le côté “mode d’emploi” du fantasme est assez glaçant…

  3. Vous pouvez jeune homme ! Vous noterez ça dans votre carnet ;D

  4. Quand je tenais un carnet de punitions, j’aimais beaucoup l’instant où, ayant poussé le monsieur à bout, il m’intimait l’ordre d’aller chercher mon carnet pour y consigner la faute et la promesse de la sanction s’y rapportant. Parfois j’étais obligée de formuler moi même les termes que j’y inscrivais. Parfois, il me dictait les mots qu’il voulait voir paraître. Je préférais cette option d’ailleurs, car plus interactive. Si possible, je calligraphiais à la plume de ronde. Sinon au stylo encre. Et évidemment, la punition reçue était également notée dans la marge de ce cahier d’écolière.

    Aujourd’hui bois avons un peu abandonné cette pratique tout de même assez contraignante. Je relis de temps en temps les pages noircies avec un plaisir profond et un rien de nostalgie.

    • Je n’ai jamais dicté à une demoiselle ce qu’elle devait inscrire dans son carnet. L’idée est, je dois l’admettre, assez séduisante. On sait à quel point le choix des mots est essentiel dans le cadre de notre fantasme… 🙂

  5. Il est capital, Monsieur No. Dire “fessée” n’a pas toujours le même effet que “raclée”, “correction”, ou “punition”. Jeter les termes de sa faute sur papier de façon concise, directe, ou élusive n’a pas le même impact que de devoir la raconter par le menu en termes choisis.

    Une fois, j’ai commencé à écrire une version qui n’a pas plu au Monsieur. J’ai dû recommencer une seconde fois, en choisissant mieux les mots, en développant davantage, en appelant un chat (à neuf queues) un chat (à neuf queues). Il a fini par me dicter les mots que je n’osais pas écrire et qui étaient bien ceux qui nous faisaient décoller tous les deux (il va sans dire que j’ai été punie pour n’avoir pas trouvé moi-même ces formules).

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