Bambou

Bambou

Elle a joué la rebelle, fière, provocante. 

J'ai dû la maîtriser, la culbuter, la maintenir.

Elle a senti ma poigne, mon intransigeance.

Je n'ai pas ôté sa culotte, je l'ai presque arrachée.

Je n'ai pas laissé ses jambes battre librement, je les ai maintenues avec l'une des miennes par-dessus.

J'ai fessé sèchement.

Maintenant, elle est face au mur, les mains à plat pour mieux s'y appuyer. Sa tête est baissée, ses fesses, déjà en feu, offertes.

J'exige de la voix plus de cambrure...

Je fais siffler l'instrument dans l'air. Le bambou a un son particulier, qui la fait tressaillir et crisper instinctivement sa délicieuse croupe. J'aime presque autant cette crainte que ses gémissements.

J'effleure du bout de l'objet l'intérieur des chevilles et je remonte lentement. Passé le genou, j'imprime un léger mouvement à droite, qui l'oblige à s'ouvrir un peu plus... Je sens ses frissons qui suivent la ligne que j'indique et qui se propagent bientôt dans tout son corps...

Des gouttelettes de sueur perlent sur sa peau. Elle a fermé les yeux. Elle tremble, mais c'est à peine perceptible...

Je cingle au hasard... en l'air ou au travers du fessier, gauche ou droite, sans régularité dans les choix.

Le bambou laisse de fines striures qui zèbrent sa peau. Elle mord ses lèvres, geint, souffle mais ne crie pas, ne réclame pas grâce.

Elle a du cran...

J'observe son visage, ses lèvres, sa douleur qui me fascine... Je la vois monter, se tendre en équilibre sur ses bras qui amortissent l'onde avec grâce.

Je cingle encore un peu plus vif...

Elle est limite douleur, sommet plaisir... Un souffle rauque sort du fond de sa gorge. Ses bras faiblissent, sa poitrine rejoint le mur, puis son visage et puis encore sa joue, qui vont imprimer comme une caresse le long de la paroi...

Ses jambes mollissent... Elle glisse, épaule en appui, et termine au sol en position de sirène, mi-à genoux, mi-sur le coté. Sa chevelure coule sur son visage...

Ma main se fait douceur, effleure ses cheveux, les écarte. Je saisis son menton et sa joue... Elle relève vers moi son visage, où coulent les lourdes larmes...

Elle me regarde... et je reçois en plein cœur l'incroyable gratitude qu'elle me renvoie en ondes...

7 Comments

  1. Quelle fête….!!! C’est ce qui s’appelle faire la bambou …là….
    A part cette plaisanterie idiote, c’est plutôt bien troussé, autant que la jupe puis la culotte l’ont été et et j’avoue mon inexpérience en matière de bambou. J’ai utilisé des tonnes de matériels différents mais jamais de bambou….On en trouve chez Jardiland ou chez Truffaut?

  2. j’ ai toujours coupé mes bambous dans mon jardin …je garde les tiges hautes avec quelques feuilles ou pas …

    merci pour votre passage au rayon botanique Anatole 🙂

  3. J’aime beaucoup le style d’écriture sobre et qui m’a fait suivre la scène avec
    une sorte de fascination . Concernant le bambou , j’avoue qu’il me fait frémir mais qu’il ne me donne pas envie du tout .
    La fin de l’histoire : “Elle me regarde… et je reçois en plein cœur l’incroyable gratitude qu’elle me renvoie en ondes…” concentre toute une idée que je trouve d’une certaine façon magique .

  4. Merci pour votre retour , Lucette … je suis flatté … 🙂

    Je comprends parfaitement votre refus de bambou … ce n’est après tout qu’une “façon” qui doit avant tout convenir à notre partenaire … il me semble que le désir transparaît ici chez l’héroïne …. enfin j’espère …

    Inso

  5. Concernant les désirs de A l’héroïne de votre récit ( et pas ceux de mon séant si fragile) , vous espérez parfaitement Monsieur l’Insolite .

    🙂

  6. En fait, à force de parler d’héroïne, on peut se demander si ce fantasme, avéré, et parfois réalisé ne serait pas une sorte de drogue!

  7. merci pour vos retours lucette et anatole

    Il faudra peut être lancer un sujet fessée et addiction… qui sait… 😉

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