Avant (3e partie)

Avant (3e partie)

Hélène attend dans une chambre d’hôtel le « Monsieur » qui va lui faire découvrir la fessée. La porte s’ouvre, et il entre.

« Nous sommes prêts »

Instinctivement, Hélène s’est levée à l’entrée de "Monsieur". Il découvre la chambre du regard, et lui demande simplement :

« Vous voulez boire quelque chose avant ? »

Il n’a pas besoin de préciser "avant" quoi mais il installe ainsi ce qu’elle sait inéluctable sans même avoir besoin d’utiliser le mot. Elle décline :

« Non, merci, monsieur.

- Vous … vous êtes passée à la salle de bain ? »

Elle remarque que, pour la première fois depuis qu’ils se sont rencontrés, c’est lui qui a hésité. Qui, peut-être, n’a pas osé poser directement la question qu’il a en tête. Alors, consciente d’être ainsi presque provocatrice, mais aussi d’entrer ainsi encore plus dans la relation qui convient entre un "monsieur" et une "demoiselle" qui va être fessée elle répond, sans que sa voix ne tremble :

« Oui, monsieur, j’ai fait pipi »

Affirmation, ou aveu, d’une petite fille. Infantilisant. Mais aussi faisant reculer les conventions du monde réel. Celui dans lequel une femme qui s’absente pour cette raison indique qu’elle va "se repoudrer le nez". Ils ne sont plus dans ce monde là. Ils sont dans le monde où une jeune dame, adulte, raisonnable, indépendante et moderne, va être déculottée et fessée par un homme un peu plus âgé, sain d’esprit et respectueux. Il approuve d’un mouvement de tête :

« Dans ce cas, nous sommes prêts, n’est-ce pas ?

- Oui, monsieur, je suis prête.

- Allons-y. »


Allons-y

Il retire sa veste qu’il pose sur la chaise, s’assoit sur le lit, près du coin, et, tranquillement, relève les manches de sa chemise, comme un homme qui s’apprête à un travail physique. Lors de leurs conversations, "Monsieur" lui a expliqué que, pour celles qu’il qualifiait de "débutantes", la fessée était progressive, commençant par dessus la robe ou la jupe (le pantalon est formellement déconseillé, il lui avait expliqué en précisant que baisser un pantalon était plus humiliant que retrousser une jupe, et beaucoup moins élégant) pour se poursuivre sur la culotte, avant, inéluctablement, de continuer sue les fesses nues. Les "demoiselles" plus habituées étaient parfois invitées à retrousser elles-mêmes ce qui protège leur derrière, montrant ainsi, par leur geste, l’acceptation que la fessée qu’elle vont recevoir.

Elle est d’évidence une débutante. La fessée qu’elle va prendre sera la première de sa vie, puisque jamais elle n’en a reçue, même enfant. En même temps, tout à l’heure, dans le square, elle s’est déjà troussée. Elle lui a déjà montré ses fesses moulées dans la petite culotte jaune. Mais relever sa jupe pour montrer sa culotte, c’est très différent de se trousser pour être fessée comme une gamine ou une soubrette. Aussi n’est-elle pas étonnée qu’il ne lui demande pas de le faire mais se contente de tapoter ses cuisses de la main. Il n’a pas besoin d’en dire ou d’en faire plus, l’ordre est clair. Elle s’approche, et sans barguigner elle se penche et s’allonge au travers des genoux du "Monsieur".

Le lit est assez haut pour qu’il y soit assis confortablement ; elle ne pourra donc pas poser les mains par terre. Mais, comme il est assis près du coin et qu’il a tourné légèrement le torse et les jambes vers la gauche, elle peut croiser les bras sur le lit, et y poser la tête. Ses jambes, elles, ont quitté le sol. Elle pense alors qu’elle a gardé ses chaussures, ses escarpins noirs à talons. L’image hautement érotique de ses jambes gainées par les bas "qui tiennent seuls" et ainsi chaussées s’impose à elle. "Monsieur" lui a longuement expliqué aussi son aversion pour les collants, mais n’a pas exigé qu’elle s’affuble d’un porte-jarretelles.

 

Sur la jupe

L’homme pose une main au creux de ses reins. Elle frémit à peine à ce contact. Elle ne moufte pas plus quand la main droite s’abat une première fois sur les fesses offertes. A vrai dire, si elle a bien sûr senti la main frapper son derrière, cela n’a rien eu de douloureux. Peut-être "Monsieur" a-t-il retenu sa frappe, peut-être aussi le tissu de la jupe est-il suffisant pour l’amortir. Les claques suivantes ne lui font pas non plus vraiment mal. Elle reste d’ailleurs totalement silencieuse et totalement immobile. Si une fessée c’est cela, et seulement cela, à coup sûr, cela ne mériterait ni la crainte, ni l’attrait qu’elle exerce sur tant de femmes et d’hommes...

Pourtant, elle est déjà fessée. Même si elle ne ressent pas de véritable douleur, elle reçoit bel et bien une fessée. Elle est bel et bien allongée au travers des genoux de cet homme dont elle ne sait presque rien. Presque rien, sauf l’essentiel. Il veut la fesser, et elle veut être fessée par lui. Mais Hélène sait bien que ces tapes presque insignifiantes ne sont qu’une entrée en matière, un prélude.

 

En culotte

Et quand celui-ci s’achève, quand la main cesse de frapper, elle n’a pas une seule seconde l’illusion que c’est une fin. Comme elle s’y attendait, "Monsieur" s’en prend à sa jupe, et la relève posément, découvrant ainsi ses cuisses. Même si, depuis la courte exhibition dans le jardin, ce n’est pas vraiment une découverte pour lui, il émet une sorte de grognement approbatif en découvrant les bas qui enveloppent les jambes de la "demoiselle". Comme elle sent que la jupe est coincée à hauteur de ses hanches, spontanément, elle les soulève légèrement pour faciliter le troussage. Par ce mouvement, presque instinctif, elle facilite la tâche de celui qui est en train de lui retrousser la jupe, mais aussi elle manifeste physiquement son acceptation de la chose. Elle doit être fessée, et pour l’être, il faut bien qu’elle soit troussée. Et, en effet, "Monsieur" fait remonter le vêtement au dessus de la taille.

Maintenant, il peut de nouveau apprécier la jolie culotte jaune paille qu’elle a choisi avec tant de soin. Une culotte plus sage que coquine, mais pourtant pas une culotte d’enfant, ni de grand-mère. Un slip, plus exactement. Pas un string ("Monsieur" l’a fait rire un jour en disant qu’il préférait écarter la culotte pour voir les fesses qu’écarter celles-ci pour voir la culotte) mais pas non plus un sous-vêtement vraiment enveloppant. Il couvre les fesses, mais en laissant visibles deux larges croissant de peau blanche. Et la taille est suffisamment basse pour laisser aussi apparaître, juste en dessous de deux charmantes fossettes au bas des reins, la naissance de la vallée qui sépare les fesses.

Presque précautionneusement, "Monsieur" retend le fin tissu, qui s’est froissé au passage de la jupe, sur les rondeurs de la demoiselle. Celle-ci n’est pas vraiment ronde, mais, et cela le ravit bien entendu, son derrière l’est. Il semble même contraster entre des cuisses plutôt longues, et une taille marquée. Il n’en est ainsi que mieux mis en valeur. Une fois la culotte bien remise en place, et moulant parfaitement les fesses, "Monsieur" a presque du mal à ne pas passer encore la main sur elle pour la lisser mieux encore. Mais il a bien conscience que cela serait presque une lâcheté. Presque une malhonnêteté. Ce derrière, si joliment enveloppé de ce slip satiné ne lui est présenté que pour être fessé. Toute autre action, en cet instant, ne serait que manœuvre dilatoire, diversion, faux semblant.

Entre le haut des bas, la jarretière en dentelles, et la culotte, la peau d’Hélène est claire, presque diaphane. Une peau blanche, satinée, avec quelque minuscules grains de beauté qui la parsème. Hélène respire aussi calmement qu’elle le peut. Elle sait que la fessée va recommencer. Après le préambule des quelques claques sur la jupe, il n’y aura plus que le très fin tissu de la culotte pour protéger ses fesses. Elle pressent, bien sûr, que la morsure des claques sera plus vive, la douleur plus prégnante. Elle s’y prépare, elle anticipe.

« Aille ! »

Alors que, jusque là, pas un son n’était sorti de sa bouche, cette fois Hélène a lancé un cri, bref mais sans retenu. Un cri de douleur, certes, mais pas seulement. La claque a été, en effet, plus douloureuse que les précédentes. Mais ce n’est pas tant la douleur, encore très supportable, que la surprise qui a amené Hélène à crier ainsi. En effet, alors qu’elle s’attendait à une frappe sur sa culotte, "Monsieur", perversement, a frappé le croissant de chair laissée nue par l’échancrure du slip. Il a donc choisi de la déstabiliser, l’empêchant de se préparer à l’impact.

En même temps qu’elle laissait échapper ce bref jappement, Hélène s’est aussi raidie. Alors qu’elle était restée impassible lors de la première série de claque, elle a cette fois sursauté, et ses jambes se sont agitées, se repliant avant de se tendre à nouveau. Patient, "Monsieur" lui laisse le temps de se reprendre, et de reprendre sa position. Il n’a pas besoin de lui en donner l’instruction. Hélène a compris d’elle-même ce qu’il attendait d’elle. Elle s’est laissée surprendre par l’attaque détournée lors de la première claque, elle saura se maîtriser pour recevoir sans broncher les autres. Plus de cri, plus de jambes qui s’agitent. La main peut recommencer à s’abattre sur un derrière impassible.

Pourtant, les autres claques ne frappent pas non plus sur la culotte. Précautionneusement, "Monsieur" s’attache au contraire à l’éviter. Les gifles frappent systématiquement sur les côtés. En quelque sorte sur la périphérie du derrière, presque sur les hanches. Très vite, la peau presque opalescente rosit. Après cinq ou six claques, elle est même rouge vif. Hélène n’est pas – pas encore – fessée "cul nu", mais c’est bien sa peau nue qui reçoit les coups. Elle tente de rester aussi impassible que possible, mais ne peut s’empêcher de serrer les fesses, presque convulsivement. Et quand, la main prend le derrière "par en dessous", et surtout quand, par trois fois, elle s’égare sur le haut des cuisses, Hélène ne peut refréner de courtes plaintes étouffées.

La culotte jaune paille est maintenant bordée par deux bandes cramoisies. Qui, bientôt, il le sait, il l’anticipe, vont trancher avec le blanc laiteux de la partie du derrière encore protégée.

 

Cul nu

Vue

Une nouvelle fois, la série de claque s’interrompt. Ça y est, les préliminaires sont terminés. La "vraie" fessée, la fessée cul nu, va commencer. Hélène le sait, elle ne fera rien pour l’empêcher. Elle va être déculottée. A-t-elle peur ? Pas vraiment. Elle s’est assez préparée à cette nécessité pour ne pas vraiment la redouter. Mais elle ressent pourtant une sorte de creux à l’estomac. Une sorte de vertige. Son cul va être dénudé, c’est inéluctable. "Monsieur" va voir son derrière. Il va voir son cul nu. Elle va lui montrer la lune. Elle ne va pas seulement être partiellement nue. Elle va être déculottée. Il va lui baisser la culotte. C’est très différent. Hélène sait combien cette étape est, aux yeux de "Monsieur" le moment le plus "émouvant" (c’est le mot qu’il a employé) d’une fessée.
Il prend son temps. Pour profiter de la vue de ce derrière encore caché, mais déjà en partie rougi. Mais aussi pour laisser à Hélène le temps de reprendre son souffle après la tannée qu’elle a subi.

Déculottée

Deux doigts se sont glissés sous l’élastique du slip. Délicatement, ils l’écartent. La culotte descend.
Lentement. Centimètre après centimètre. Le haut du derrière apparaît. Une nouvelle fois, sans qu’il ait besoin de le lui demander, Hélène soulève légèrement les hanches. La culotte peut ainsi plus facilement glisser vers le bas. "Monsieur" se repaît de cette lune qui émerge. Il baisse cette culotte comme on retire le papier soie d’un cadeau. Quand le slip arrive à la limite entre les les cuisses et les fesses, il peut aussi enfin se réjouir de l’apparition de cette sphère presque parfaite. Un derrière rond, ferme. Dont, comme "Monsieur" s’y attendait, la blancheur immaculée contraste avec le rouge de la partie qui a déjà été fustigée.
Avec soin, "Monsieur" roule le sous-vêtement sous les fesses blanches. Il n’est plus qu’une mince bande de tissus, séparant le derrière du bandeau de peau blanche elle aussi au dessus des bas.

Couleur

La main de "Monsieur" frappe maintenant directement le postérieur nu. Une fois sur la fesse droite, une fois sur la fesse gauche. Mécaniquement, régulièrement, comme une sorte de métronome. Autant, auparavant, les claques tombaient sur les côtés, autant, maintenant, au contraire, elles frappent le plus possible au centre. Faisant apparaître une sorte de calotte rouge qui s’étend à mesure que "Monsieur" continue. Frappant consciencieusement sur toute la surface offerte, comme s’il lui importait plus que tout d’obtenir une coloration uniforme.

Douleur

Maintenant, Hélène se sait vraiment fessée. Fessée cul nu. Fessée à pleine paumes, à la volée. Maintenant, elle sait ce que c’est qu’une fessée. Une vraie fessée. Et elle sait que ça fait mal. Vraiment mal. Elle ne lutte plus. Elle lâche la bride. Son derrière est ravagé. Brûlant. Bien sûr, elle n’avait jamais douté du fait qu’une fessée serait douloureuse. Mais elle découvre que, même si la fessée n’en est qu’à ses débuts, la douleur atteint très vite une sorte d’acmé. Les coups pleuvent toujours aussi réguliers. Hélène ne hurle pas, mais elle ponctue chaque claque d’un bref cri de souris. Elle ne se débat pas, mais elle ne peut éviter que ses jambes n’entament une sorte de dans presque frénétique. Elles s’agitent, elles gigotent, elles s’écartent. Découvrant ainsi inévitablement l’intimité la plus secrète d’Hélène. Mais elle n’en a cure. Elle est bien au-delà des règles de la pudeur. Elle est surtout bien loin de se demander si, en s’agitant ainsi, elle montre son abricot. Hélène ne pense plus à rien d’autre qu’à l’avalanche de claques qui lui laboure le derrière. Qu’il puisse voir son puits d’amour luisant ne la concerne pas. Et si, par instant, il peut même deviner son petit trou, finalement, ce n’est plus son affaire. Elle n’est plus Hélène, jeune femme libre et indépendante, bien dans sa peau. Elle est une "demoiselle" qui reçoit une cuisante fessée. Qui lui fait un mal de chien. A tel point qu’elle ne peut plus s’empêcher de crier, sans même se soucier si d’éventuels voisins peuvent l’entendre. Cette fessée, elle l’a voulue. Elle la reçoit. Son corps l’accepte, la demande, l’exige. Hélène ne serre même plus les fesses. Son derrière est devenu une sorte de boule de pâte molle qui tressaute sous les coups. Et quand, enfin, la fessée se termine, Hélène n’a qu’une pensée :

« Ça y est, je l’ai reçue ! J’ai pris ma fessée ! »

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