Une noce alsacienne

Une noce alsacienne

La noce s’est passée somme toute comme tous les mariages.

L’énervement des préparatifs dès le matin, la future épouse habillée par ses tantes tandis que le jeune marié se préparait chez lui. Puis le départ pour la mairie, la cérémonie, la traversée de la place en cortège et la célébration religieuse. Et ensuite toute la noce est remontée en voiture pour retourner à la maison de la fille où sont organisés le lunch et le repas. Comme il est de tradition, le repas ne commence que vers quinze heures. Avant, les invités se pressent autour du buffet, picorent les toasts et, bien sûr, trinquent à la santé des jeunes mariés. Mais peu à peu les invités au lunch prennent congé, et il ne reste dans la salle que celles et ceux qui sont invités au repas, ce qui fait quand même une bonne cinquantaine de personnes. Mais chacun sait qu’on ne passera pas à table avant "le" moment.

Tous savent en effet que dans la famille on est très attaché aux traditions. Et comme une bonne partie des invités fait partie de la famille ou sont des amis proches, la plupart des femmes présentes ont sacrifié à cette tradition et ne comprendraient pas que la jeune mariée en soit dispensée. Dire que celle-ci se réjouit du moment qu’elle sait inéluctable serait mentir, mais en même temps elle n’a jamais vraiment pensé qu’elle pourrait y échapper. Elle ne doute pas un instant de ce que veut son mari quand celui-ci la rejoint alors qu’elle parle avec quelques copines, l’embrasse dans le cou, tendrement, et lui souffle : « On y va ma chérie ? »

Elle n’hésite pas un instant (même si, malgré elle, ses joues se colorent en rose vif) et prend la main de son mari pour lui emboîter le pas. Délicatement les invités font mine de ne pas remarquer que les jeunes mariés se dirigent vers le fond de la pièce et s’éclipsent. Ils passent dans la pièce voisine, seulement séparée par un petit couloir dont les portes restent entrouvertes. Le jeune homme enlace sa femme et dépose un baiser sur ses lèvres. Puis il prend une chaise et s’y assoit en tendant les mains à sa femme. Un instant il hésite, malheureux de voir le visage inquiet de son épouse, et de constater qu’elle respire plus vite, visiblement angoissée. Mais il sait qu’il ne renoncera pas. Et, surtout, il sait qu’elle n’a pas même l’espoir qu’il y renonce. Il est d’ailleurs inutile de parler : ils savent l’un et l’autre ce qui va se passer, presque ce qui doit se passer.

Le jeune homme demande juste en souriant : « Aide moi ma chérie, avec cette robe de mariée je n’y arriverai jamais tout seul ». Malgré son angoisse réelle, la réflexion la fait sourire. Elle se retourne, comme si le fait de ne pas le voir l’aidait, et entreprend de relever l’ample corolle blanche de sa jupe. Comme elle reste là, sans bouger, il doit lui demander encore : « Viens t’allonger ma chérie ». Elle le fait, cherchant à trouver une position la moins inconfortable possible, en posant les mains sur la table basse qui est à coté de la chaise pour ne pas basculer. Son mari l’aide à rester en place en la maintenant de la main gauche, tandis que de la droite il s’attaque au jupon qu’il fait remonter au dessus des reins. Soigneusement, il dégage ainsi les cuisses gainées dans les bas blancs, puis le derrière qu’il dégage de sa gangue de tissus soyeux, comme s’il ouvrait un cadeau. Il sent sur ses propres cuisses le frémissement de sa femme, et sa respiration plus rapide, presque saccadée. Son cœur à lui bat aussi la chamade devant l’image de ce derrière rond et ferme, enveloppé dans une petite culotte ivoire bordée de dentelles. Il ne peut s’empêcher de passer délicatement la main ouverte sur ce triangle de tissu satiné. Mais sa main ne s’attarde pas : il serait presque malhonnête de lui laisser croire autre chose que ce qu’elle sait devoir arriver. Alors les doigts se glissent sous l’élastique et il fait glisser la culotte, d’où les fesses semblent presque jaillir alors qu’il réduit le slip à un petit ramassis de tissus juste sous les fesses.

Depuis qu’ils sont sortis de la salle du lunch le silence s’est fait. Les conversations se sont tues, le cliquetis des verres s’est arrêté. Les femmes échangent des regards entendus, les hommes font mine de regarder les murs. Et soudain le silence devenu presque pesant se déchire.

Nul ne peut douter de l’origine de ce bruit. Il semble emplir la pièce, aussi net et aussi clair que si le claquement provenait de la pièce même. Inconsciemment toutes les femmes ont crispé un bref instant le visage. Celles qui ont déjà connu cette épreuve ressentent presque physiquement la claque qui vient de s’abattre comme si c’était sur leur propre derrière. Mais déjà d’autres claquements secs viennent se superposer au premier. Le rythme est tel que les uns retentissent avant même que les précédents aient fini de résonner. Cette avalanche bruyante a brusquement fait baisser la tension, qui était devenue presque palpable. Une sorte de soupir de soulagement s’exhale de l’assemblée. Sans se l’avouer peut-être, chaque homme présent imagine par brefs flashs ce postérieur dénudé qui doit déjà rosir. Beaucoup d’entre eux glissent vers leurs épouses un regard brusquement attendri. Mais celles-ci, même si elles répondent par un sourire à peine esquissé, comprennent immédiatement que leur époux pense déjà qu’il ne leur sera pas difficile de trouver un prétexte pour retrouver ce soir les émotions lointaines du jour de leurs propres noces. Personne ne doute que, ce soir, d’autres derrières rosiront.

Celui de la mariée est déjà au-delà du rose vif. Après une dizaine de claques, il est orné d’une calotte rouge. Les claques sont alors distribuées sur l’intégralité des hémisphères présentées, et la couleur pourpre s’étend régulièrement jusqu’à les transformer en un globe presque luminescent. Malgré ses efforts, la jeune mariée ne peut réprimer quelques brefs cris, qu’elle tente d’étouffer en pressant sa main contre sa bouche. Pourtant les invités n’ont pas pu ne pas entendre ces petits cris de souris prise au piège. Ils indiquent aussi au marié qu’il est temps de mettre fin à l’épreuve. Mais pas tout de suite : il ne serait pas bon qu’un cri, même s’il ne doute pas un instant qu’il n’est pas simulé, suffise à imposer la fin de la fessée. Au contraire, sachant la fin de la séance proche, il accélère un peu le rythme des claques, comme pour une apothéose, ou le bouquet d’un feu d’artifices. Il sent alors le corps de son épouse se crisper un instant, se tendre comme un arc, puis, brusquement, se relâcher complètement. Il doit même affermir sa pression sur les reins pour éviter que sa femme ne glisse hors de ses genoux. Et si le bruit de la rafale de tapes couvre celui du sanglot de sa femme, il en ressent la secousse. Et quand il cesse de frapper ce derrière maintenant rouge vif, le corps tout entier de sa femme reste un instant agité par de brefs sanglots qui la font sursauter. Il lui laisse le temps de se reprendre, puis il rabat le jupon, indiquant explicitement ainsi que la fessée est terminée.

La jeune mariée se relève alors, elle s’essuie les yeux du revers de la main, puis elle passe les mains sous le jupon et se frotte doucement les fesses en reniflant. Alors seulement elle saisit sa culotte et la remonte doucement, esquissant une grimace de douleur quand elle vient frotter sur les fesses endolories. Elle fait retomber sa robe, et rectifie soigneusement les plis. Une fois qu’elle a repris sa tenue de jeune mariée, elle revient vers son mari, et dit seulement : « Je t’aime ». Il se lève, l’embrasse tendrement, mais lui dit aussi : « C’était ta première, ce ne sera peut-être pas la dernière ». Et elle répond en baissant les yeux : « Je le sais ». Il l’embrasse de nouveau, la prend par la main, et ils rejoignent leurs amis. Dés qu’ils pénètrent dans la pièce les applaudissements crépitent. Ils ne voient autour d’eux que des regards amicaux, rieurs, chaleureux. Des femmes s’approchent d’elle et l’embrassent sur les deux joues. Elle rit aux éclats, malgré la sensation de brûlure qui persiste sur ses fesses. Elle sait que toutes les femmes présentes ou presque ont connu avant elle ces moments de douleur et de joie mêlées. On lui avance une coupe. Un cri retentit : « Vive la mariée ».

Quand elle rejoint sa place à table, elle ne peut s’empêche de grimacer. Et comme son mari semble s’inquiéter elle lui glisse tout bas : « Tu m’a fait bien mal tu sais ! ». Il lui répond seulement avec juste un petit sourire : « Je le sais, et tu sais que c’était nécessaire hein ? ». Elle ne juge pas utile de répondre. Ce n’est que bien plus tard, quand ils dansent enlacés pour ouvrir le bal qu’elle lui dira toujours à l’oreille : « J’ai encore le derrière tout chaud tu sais, je ne peux pas rester assise ». Cet aveu le remplit d’une sorte de fierté. « Si tu es bien sage ça n’arrivera pas trop souvent », souffle-t-il. Alors elle lève les yeux vers lui, et incapable de renoncer à une petite provocation elle répond : « Ho! tu sais, ce n’est pas une petite fessée qui me fait peur, j’ai été habituée ». Qu’elle qualifie cette séance de « petite fessée » n’est pas loin de le vexer. Il glisse les mains sur les fesses de sa cavalière et ajoute : « La prochaine fois je serai plus sévère ».

Mais il sait bien qu’en effet, si la derrière de sa femme a reçu sa première fessée d’épouse, il n’a pas découvert la fessée ce jour là. Dés le début de leur fiançailles, et même de leur flirt, il a compris que celle qui allait devenir sa femme était élevée selon la tradition de beaucoup de familles de cette région. Bien entendu il n’a jamais assisté à une punition, mais la mère de celle qui allait devenir son épouse n’a jamais hésité menacer sa fille, même devant son fiancé. Il se souvient encore d’un soir, au début de leur relation, où la maman a lancé à sa fille, au moment où ils quittaient la maison : « Pas après deux heures hein ? Sinon gare à tes fesses ». Et d’autres fois où, au contraire, la maman a fait allusion à « celle d’hier », faisant immédiatement rougir sa fille jusqu’aux oreilles. Si sa fiancée ne lui a jamais fait d’aveux sur les fessées qu’elle avait reçues dans sa jeunesse, et qu’elle recevait encore à l’occasion alors qu’ils sortaient déjà ensemble, il n’a pas pu ignorer que sa petite sœur, quinze ans à l’époque, n’y échappait pas pour la moindre incartade. Un soir qu’ils dînaient chez ses futurs beaux parents, la jeune fille avait eu un mouvement d’humeur alors que sa maman lui demandait de l’aider à servir à table. Celle-ci n’avait rien dit sur le moment, mais dès la fin du repas, alors qu’ils allaient passer au salon pour prendre le café, la maman avait brusquement dit à sa fille : « Toi tu montes dans ta chambre et tu m’attends. Prépare-toi, on gagnera du temps ». Et comme la jeune fille s’apprêtait à protester elle avait ajouté : « À moins que tu ne préfères qu’on règle ça ici tout de suite ? ». Cela avait suffit pour que la petite sœur se dépêche de disparaître. La maman avait alors apporté le café, puis avait quitté la pièce sans explication. Quelques instants plus tard tous avaient entendu le bruit caractéristique des claques. Et sa fiancé lui avait raconté le lendemain que sa sœur « en avait reçu une bonne » la veille au soir.

D’ailleurs lors d’un repas quelques semaines plus tard il avait remarqué que la jeune fille n’attendait pas les demandes de sa mère pour apporter son aide. Et quand le moment de préparer le mariage était venu, c’est encore la maman qui avait dit un jour, comme sans y apporter plus d’importance : « En tout cas j’espère que se sera un vrai mariage de chez nous, avec tout ce qu’il faut ». Quand, plus tard, il lui avait demandé ce qu’elle voulait dire, elle n’avait eu aucun scrupule à lui expliquer : « Vous voyez, chez nous, la coutume veut que le jour de ses noces la mariée reçoive une bonne fessée. Pour qu’elle sache désormais ce qui arrivera si elle le mérite ». Elle avait ajouté, fort sérieusement, que ce n’était pas seulement une coutume symbolique. « Je suis vraiment persuadée qu’un couple qui tient c’est d’abord un couple où l’homme sait parfois faire preuve de son autorité ». Comme son futur beau fils avait l’air étonné de cette déclaration de la part d’une femme qui n’avait certes pas la réputation d’être timide et encore moins soumise, elle avait ajouté : « Bien sûr que je n’ai pas toujours été à attendre les ordre de mon mari. Vous le connaissez, il n’a pas le tempérament à ordonner, et je n’ai pas une nature vraiment obéissante. Et pourtant il m’est arrivé d’en prendre de bonnes vous savez. Je n’en suis pas morte, et je pense que cela nous a évité bien des disputes inutiles. »

Un tel aveu, venant d’une femme qu’il respectait et qui même l’impressionnait, avait vraiment mis le jeune homme mal à l’aise. Sa belle mère avait alors éclaté de rire en disant : « Mais enfin, mon petit, ça n’a rien de si terrible vous savez. Il y a des couples où les disputes et les discussions s’éternisent, et même parfois où les insultes se croisent. Chez nous rien de tous cela. Il m’arrive comme à tout le monde d’être énervée, injuste, acariâtre. En un mot pas à prendre avec des pincettes. Dans ces cas là mon mari sait bien ce qu’il me faut. Et quand j’ai les fesses bien en feu on oublie tout. »

Cet aveu avait vraiment troublé le jeune homme, et il n’avait pas résisté à interroger discrètement sa future épouse. Elle n’avait pas répondu tout à fait directement, mais il avait bien compris qu’elle n’ignorait pas qu’il arrivait à sa maman de connaître le même sort que ses filles. Visiblement elle ne tenait pas à en dire plus, mais il avait compris que cela lui semblait somme toute assez banal. D’ailleurs quand il avait fait une allusion à « la tradition » elle ne s’était pas récriée, disant juste qu’elle savait que sa mère « voulait une cérémonie comme celle qu’elle même avait connue en son temps ». Simplement elle avait ajouté : « Mais je veux que nous soyons seuls ». Sur l’instant il avait juste répondu un « Bien sûr » un peu évasif, n’ayant à vrai dire jamais imaginé qu’il puisse en être autrement. Mais en bavardant çà et là avec des habitants de la région il avait entendu dire que, naguère, la fessée inaugurale d’une vie conjugale était donnée en présence de la mère de la mariée, et souvent de ses sœurs ou de ses tantes plus âgées ou déjà mariées.

« Vous comprenez, lui avait dit sa future belle mère, les jeunes filles de ce temps là ne sortaient presque jamais seules, même quand elles fréquentaient un garçon. L’habitude était que les mamans les accompagnent au bal par exemple. Et bien de la même manière, le jour des noces, la maman de la mariée accompagnait le jeune couple. Et je vous assure que les filles n’auraient sûrement pas compris qu’il en soit autrement. Bien au contraire cela les rassurait en quelque sorte. De toutes façons, après tout, toutes les mamans avaient été les premières à chauffer le derrière de leur fille n’est ce pas ? Franchement je ne pense pas que les filles d’alors aient eu honte. Peut-être même que c’était alors moins difficile que maintenant. Vous savez, c’est étonnant, mais quand j’étais jeune, les critères de pudeur étaient bien plus stricts qu’aujourd’hui, où toutes les jeunes filles montrent leurs cuisses quand ce n’est pas plus dès qu’il y a un rayon de soleil. Et en même temps personne ne s’étonnait qu’une petite fille - et même pas si petite que cela - ait le derrière mis à l’air pratiquement en public. Je veux dire bien sûr entre femmes, il n’a jamais été question qu’un homme autre que le père quand la fille était jeune, ou bien sur le mari, soit présent. Par contre je me souviens très bien d’avoir vu une de mes cousines qui avait presque vingt ans recevoir un jour une fessée mémorable de sa maman alors que la mienne et moi étions en visite chez elle. Ma cousine a été troussée devant nous sans que ma mère ait eu l’air de trouver cela anormal, bien qu’une autre sœur de la maman et une vieille voisine aient aussi été dans la cuisine. Il faut dire que ma cousine en question avait la réputation d’être une sacrée gamine. Je me souviens même que la maman nous a dit après en riant qu’il se passait rarement quinze jours sans qu’elle doive lui en flanquer une bonne. Et elle ajoutait qu’elle avait hâte qu’elle trouve un mari pour qu’il s’en charge lui même. Et pourtant je pense qu’en étant mariée elle en a plutôt reçu moins. Son mari était un garçon plutôt doux et calme, et qui en plus a été cocu il me semble. Alors que la mère, elle, n’y allait pas de main morte, je vous assure. Elle était plus sévère que ma propre mère, et j’étais aussi peut-être plus sage que ma cousine. En tout cas, moi, jusqu’à mon mariage, je n’ai connu le martinet que quatre ou cinq fois, alors que chez ma tante la ceinture était toujours prête à servir, pendue à côté de la cheminée dans la grande cuisine où les femmes passaient presque toute la journée. Je la vois encore, c’était une vieille ceinture du père, large d’au moins trois centimètres, suspendue par la boucle. Ce jour là ma tante l'a décrochée et, directement, elle a cinglé les mollets de ma cousine. Celle-ci s’est mise à piailler et, tout de suite, a relevé son tablier noir jusqu’à sa taille. A cette époque, je vous parle là des années d’avant guerre, les filles comme nous ne portaient pas de collants ou je ne sais quoi. Nous avions toutes des bons bas épais retenus par des portes jarretelles. Mais pas de ces trucs en dentelles que portent les cocottes, hein ! Et pareils pour le reste, à cet âge là je n’avais jamais vu un slip. Nous mettions toutes des grandes culottes de toile blanche qui couvraient bien les reins. Mais ça n’a pas empêché ma cousine de la baisser prestement, sans même que sa mère le lui demande. Elle est restée là, au milieu de la cuisine, le tablier retenu sous ses bras et la culotte tombée à ses pieds. Ma tante a plié la ceinture en deux et s’est mise à frapper à la volée, un coup à droite, un coup à gauche. Je me souviens d’avoir été étonnée d’entendre ma cousine crier à tue tête, comme un cochon qu’on égorge, mais rester immobile comme une statue, bien qu’en deux minutes son derrière ait été couvert de traces violettes. Et en plus elle n’a pas eu une larme. Quand sa maman a eu fini, elle a remonté sa culotte sans un mot et elle est sortie de la cuisine les yeux toujours secs. Vous comprenez que cette cousine n’a pas du tout trouvé drôle que ma mère l’accompagne le jour de son mariage. Je sais que je vais vous faire rire, mais refuser aurait été presque une incorrection ! Surtout qu’avec l’habitude qu’elle avait, la cousine a du prendre la fessée de mariage pour une plaisanterie. Quand, moi je me suis mariée, les habitudes avaient déjà évoluées. Le plus souvent le mari se chargeait déjà de la chose seul, mais toujours dans la pièce à coté. Moi-même je n’ai assisté qu’à une fessée de mariage, celle qu’a reçue une de mes copines d’enfance. Elle n’avait plus sa maman et c’est elle-même qui m’a demandé de ne pas la laisser toute seule. Et sa grande sœur et moi, qui étions mariées toutes les deux depuis peu, nous sommes passées dans la chambre des futurs époux avec le mari. Et je vous jure qu’après ma copine m’a embrassée et m’a remerciée. Et pourtant sa sœur, que je voyais encore il y a quelques années, m’a dit qu’avec son mari elle en avait reçu bien d’autres. Et, peut être à cause de cette fessée initiale reçue en sa présence, il lui arrivait de venir pleurnicher après une bonne fessée dans le giron de sa grande sœur, et même, il paraît, de lui faire constater de visu les effets de celle-ci ! Mais tout cela c’est le passé, on ne vivait pas comme aujourd’hui. Très souvent les familles partageaient la même maison pour plusieurs couples. Et quand une des femmes de la maison la prenait, il était difficile aux autres occupants de la maison de ne pas l’entendre. De nos jours tout est différent, bien sûr. Il ne serait plus question qu’une maman accompagne sa fille comme chaperon, et encore moins pour ce que vous savez... »

Et il était passé dans ses yeux comme une sorte de nostalgie.

5 Comments

  1. J’avais par erreur attribué ce texte à @alain alors qu’il est l’oeuvre de @alaineloge. L’erreur est désormais corrigée. Que tous deux veuillent bien me pardonner. 🙂

  2. cela mériterait @monsieurno :p muahahahaha

  3. bon récit merci même si je trouve cela cavalier de fesser son épouse mais je ne suis plus étonnée de rien avec les anciennes traditions lol

  4. Ah les bonnes vieilles traditions de nos belles provinces….Je ne connaissais pas celle ci. Si un jour je divorce, je me remarie avec une alsacienne promis!

  5. Un coté vieux jeu totalement assumé, et très drôle!
    Ces traditions sont vraiment idéales pour les fesseurs timides puisque le jeune marié est quasiment obligé de fesser son épouse.
    La mariée semblent accepter de bonne grâce ces étranges coutumes, certes la belle-mère n’y assiste plus mais il y a quand même une cinquantaines d’invités qui entendent tout. Faut quand même assumer!

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