Le libraire

Le libraire

Il commençait à se faire tard ; il était plus que temps de fermer boutique. Il vérifia les rayons devant la caisse puis se dirigea vers la porte d'entrée, appuyant sur le bouton déclenchant la fermeture du rideau de fer, qui glissa sans bruit le long des rails. La journée avait été morne, sans beaucoup de clients acheteurs... rien que des voyeurs, passant de longs moments à feuilleter les livres. Cela l'agaçait, mais il était bien obligé d'accepter ce fait.

Après avoir fermé la caisse, il se dirigea lentement vers l'arrière-boutique de la librairie pour sortir par la porte de derrière. Quelle ne fut pas sa surprise, en passant devant le tout dernier rayon, celui réservé aux bandes dessinées érotiques (bien cachées au fond de sa librairie pour ne pas choquer les âmes bien pensantes de cette ville de province) de découvrir une jeune femme assise par terre, lisant tranquillement une BD. Il n'avait pas fait de bruit et elle ne l'avait pas entendu, absorbée par sa lecture.

Il resta un long moment à l'observer. Elle lisait calmement, tournant les pages du bout d'un doigt. Assise à même le sol, sa petite jupette remontée assez haut sur ses cuisses, elle caressait doucement de son autre main la chair du haut de sa jambe. Par instants, cependant, la main s'insinuait sous la jupette, remontant doucement sur le flanc interne de la cuisse... La fille repoussait alors pendant quelques secondes sa tête en arrière, l'appuyant contre le mur, abandonnant quelques instants la lecture de la bande dessinée, et pendant ces quelques secondes il pouvait observer son chemisier se soulever au niveau du torse, sous le coup d'une respiration un peu plus profonde... Très vite il imagina ce qui devait se passer sous cette jupette, le pourquoi de l'intensité de cette respiration un peu plus forte, les seins ronds qui se cachaient sous le chemisier...

Il avait tout de suite repéré la couverture de la BD... Un bon vieux Manara, rempli de beaux dessins de filles plus ou moins nues et soumises aux désirs pervers de messieurs leur faisant subir les pires outrages... Les bulles de ces petites images étaient souvent remplies d'onomatopées d'extase, proférées par les pénitentes, qui semblaient donc apprécier ce genre de traitements...

Au jugé, à travers la vitre le séparant de la jeune fille, il lui donnait une vingtaine d'années. Son cerveau fonctionna vite... Il pouvait tirer parti de la situation, avec un peu de chance, voire... de doigté. Il se décida, poussant assez violemment la porte qui le séparait de la lectrice, arrachant à cette dernière un cri de surprise. La main qui caressait le haut de sa cuisse fit un geste vif, et elle lâcha le livre par terre, se relevant d'un bond.

« Qu'est ce que vous fichez là ? Le magasin est fermé.

- Mais... mais...

- Y a pas de mais ! »

Il s'approcha d'elle, ramassant le livre jeté à terre... Apeurée, un peu hagarde, elle se recula, collant son dos au mur. Il referma le livre, faisant semblant de l'examiner sous toutes les coutures...

« Bravo ! En le jetant par terre, vous avez abimé la couverture... Mais quel âge avez vous d'abord ? »

La jeune fille ouvrit de grands yeux apeurés et commença à bégayer...

« Mais... mais je ne fais rien de mal... J'ai pas entendu que vous aviez fermé...

- Fermez la ! Vous n'avez pas vu l'affichette à l'entrée du rayon ? Interdit aux mineurs... Je suis sûr que vous êtes mineure !

- Mais... euh... non... j'ai 22 ans...

- Donnez moi vous papiers, vite, que je vérifie !

- Je... je n'ai rien sur moi... mais je vous assure que... »

Le silence se fit pendant quelques instants. Alors qu'il la reluquait ostensiblement, de bas en haut, il pensa « Elle n'a rien sur elle... Si, bien sûr, cette petite jupette et ce mini corsage qui voilent à peine ses seins... A-t-elle seulement une culotte en dessous ? »

Rompant ce long et lourd silence, c'est elle qui reprit :

« Je suis désolée. Je... je vais partir... Désolée de...

- Chut ! Taisez vous ! »

Il recula de quelques pas, se dirigeant vers la porte, l'enjoignant de le suivre, ce qu'elle fit lentement, un peu circonspecte. Il s'effaça devant la porte et lui dit...

« Avancez, je vais vous faire sortir par la remise... Avancez tout droit et prenez la porte de gauche. »

Elle obéit prudemment, ouvrant ladite porte, qui donnait sur la remise dans laquelle des dizaines de cartons de livres étaient entassés... Au fond, elle aperçut une porte métallique et blindée, la voie de la sortie... Elle poussa in petto un petit ouf de soulagement. Il passa devant elle, la bousculant un peu, et lui mit le livre sous le nez.

« Vous avez écorné quelques pages... et je ne parle même pas des traces d'humidité que l'on voit sur certaines...

- Mais... non, elles étaient déjà...

-La paix ! Vous n'avez rien sur vous m'avez vous dit... et pourtant il va falloir payer...

- Mais je vous l'ai dit, je n'ai pas d'argent !

- Dommage... »

Un petit sourire aux lèvres, il commença à feuilleter le livre...

« Il y a longtemps que je ne l'avais pas lue, cette BD... Intéressant... Je vous ai observée un peu tout à l'heure, pendant que vous la lisiez... Vous aviez l'air d'apprécier... »

La fille rougit jusqu'aux oreilles, se trémoussant d'un pied à l'autre, tirant machinalement sur le bas de sa courte jupette, comme si elle avait deviné... Le silence s'installa de nouveau, pendant qu'il feuilletait les pages, cherchant l'illustration dont il se souvenait très bien... Il trouva... et colla la page ouverte sous le nez de la jeune fille...

L'image représentait une jolie fille à la jupe retroussée sur les reins, la culotte rabaissée à mi-cuisses, alors qu'un homme en rut la fessait. La fille étouffa un petit cri, plaçant ses mains en travers de sa bouche, écarquillant les yeux et se reculant contre le mur...

« Je vous ai observée tout à l'heure... Je vous ai vue vous caresser en regardant ces images.

- Mais... euh... non... jamais de la vie. Je... je jetais juste un œil pour voir ce dont...

- Ca suffit, ne racontez pas n'importe quoi ! »

La fille écrasa son dos contre le mur, tirant de nouveau sur le bas de sa jupe et envoyant valser le livre à terre d'un revers de l'autre main...
Calmement, le libraire ramassa le livre qui, cette fois, avait subi une grosse dégradation.

« Bon, ben maintenant il va falloir payer ces dommages... Avez vous déjà été fessée ?

- Non mais ça va pas la tête ? Vous croyez que...

- Je vous ai posé une question... Êtes-vous fessée régulièrement ?

- Non... jamais... Enfin si, mais quand j'étais petite... Enfin comme tous les enfants quoi... »

Il recula d'un pas, lorgnant sur sa petite jupe courte...

« Je crois que vous n'avez pas le choix... Avancez et allez vous allonger sur cette pile de cartons.

- Non, c'est hors de question.

- Je ne vous demande pas votre avis... Vous avez abîmé ce livre et vous n'avez rien pour le payer. Et en plus je suis sûr que vous êtes mineure... Si j'appelle la police, vos parents vont être bien surpris...

- Non, je suis majeure, j'ai 22 ans je vous dis, et...

- Ça suffit ! Venez ici que je vous fasse profiter de ce qui vous excite tant quand vous le lisez... »

Il se saisit de son poignet et, sans ménagement, l'obligea à s'affaler à plat ventre sur une haute pile de cartons. Il vint se placer tout près de son visage.

« Alors, écoutez moi bien jeune fille... Je pense que vous méritez une petite correction... »

Leurs regards se croisèrent. Dans celui du libraire, il y avait une détermination certaine, et dans celui de la fille qui allait être punie, une nuance de trouble... voire d'acquiescement... une résignation.

« Non... je vous en prie... ne faites pas ça... »

La voix était cependant douce, et déjà soumise... Elle savait bien qu'elle n'y échapperait pas...

« Je vais vous punir comme vous le méritez... En êtes vous d'accord ?

- Oui... mais pas trop fort s'il vous plaît, je n'ai pas l'habitude... »

Ces derniers mots avaient été prononcés dans un quasi souffle. Elle était déjà prête à recevoir... à endurer... Il fit le tour du corps étendu sur les cartons et, du bout des doigts, remontant de quelques centimètres la jupe courte, profitant du joli spectacle de ces jambes et de ces cuisses dénudées, il posa ses deux mains sur le creux des genoux.

« Allez, je ne vais pas vous faire mal... juste vous faire comprendre qu'il y a des choses qui ne se font pas... »

Il ressentit au bout de ses doigts un léger tressaillement, la fille contractant ses muscles... Déjà de plaisir ? d'appréhension ? de désir ? Il ne s'appesantit pas trop sur cette question, remontant un peu plus la jupette pour regarder la petite culotte blanche en coton qui masquait le cul de la future pénitente... De bien jolies rondeurs qu'il se ferait un plaisir de découvrir un peu plus tard, après lui avoir infligé les premières claques.

Ces premières claques retentirent dans ce local haut de plafond, meublé de tous ces cartons de livres, dont un grand nombre n'étaient pas à mettre entre toutes les mains, car il adorait la littérature érotique... Il le lui fit remarquer, fessant gentiment et tout doucettement ses fesses à travers la culotte de coton...

« Savez vous que je n'ai pas choisi cette pile de carton au hasard ? C'est celle des livres érotiques, ceux qui parlent des vilaines filles comme vous qui se caressent en rêvant de ce genre de jeux... »

Les claques résonnaient doucement dans ce local brut de béton, et la fille se trémoussait lentement au rythme des petits coups assénés sur ses fesses, pas violents pour deux ronds. Elle semblait apprécier ce traitement, ponctuant par instant une frappe un tout petit peu plus appuyée d'un gloussement qui évoquait plus le plaisir que la douleur...
Lorsqu'il lui parla de ces livres érotiques sur lesquels reposait son ventre, elle se cambra, comme prise d'une onde de plaisir, et il la frappa un peu plus fort...

« Alors, je crois que vous acceptez bien cette punition...

- Hum... oui c'est bon... mais pas plus fort s'il vous plaît...

- Pas plus fort ? En êtes vous sûre ? »

Ce disant, il abaissa violemment la petite culotte blanche en coton sur le milieu des cuisses et asséna une forte claque sur la fesse droite...

« Aïe... non, s'il vous plaît, pas sur mes fesses... aïe...

- Tu veux dire pas sur mon cul ? Petite garce... Je sens bien que tu aimes ça. Avoue ! »

Recevant les claques bien plus fortes qu'il donnait sur ses fesses maintenant nues et qui commençaient à rougir sérieusement, elle commença à geindre et à replier ses genoux, avant de mettre ses deux mains en arrière en guise de tentative de parade.

« Ah non, tu vas te tenir tranquille et me laisser finir cette correction que tu as bien méritée, petite dévergondée...

- Nooonnn... s'il vous plaît... Noooonnnn... »

Il enserra fermement les deux mains de la demoiselle, repliant ses bras en arrière de son dos et commença à s'en donner à cœur joie, frappant les deux globes charnus qui se trémoussaient sous les coups.

« Alors... avoue que tu aimes bien ça...

- Ouiiii... mais noonnn... pas si fort... aïe...

- Tu as dit oui... Oui à quoi ? Dis moi que tu aimes ce que je te fais !

- Ouiiii... j'aime... aïe... que vous me fessiez... »

Les gifles tombaient comme à Gravelotte sur ce cul totalement rouge et le libraire commençait à avoir un peu de mal à immobiliser les bras de la jeune pénitente et ses jambes qui se pliaient à chaque claque assénée. Il n'écouta plus ses jérémiades et finit la correction par une salve de claques données de toutes ses forces, frappant de droite et de gauche alors que la tête de la jeune fille se secouait dans tous les sens, avant de l'abandonner, à bout de souffle, les mains brûlantes. Il recula de quelques pas, matant ce superbe cul rouge cramoisi, appréciant l'empreinte d'une de ses mains déposée sur le haut d'une cuisse, par inadvertance... ses cinq doigts bien marqués...

Le corps de la fille se détendit instantanément, et il fallut quelques instants pour qu'elle retrouve le réflexe de masser ses fesses brûlantes de ses deux mains. Il vint se placer devant son visage, soulevant sa tête doucement, se plantant dans ses yeux...

« Alors ? C'est bon ? Nous sommes quittes ? »

Elle prit quelques instants pour reprendre son souffle et posa sur lui le regard le plus pervers qui soit pour lui asséner cette phrase torride, perverse et perfide...

« Non... c'était très bon... C'est pas pareil... »

Un peu décontenancé, le libraire s'écarta...

« Je peux revenir quand ? Vous fermez à quelle heure d'habitude ? »

La fille s'était remise debout, câlinant du bout des doigts la pile de carton sur laquelle elle venait de recevoir sa toute première trempe de femme...

« J'ai hâte de savoir ce qu'il y a comme beaux livres dans ces cartons... Vous me les montrerez la prochaine fois ? »

Totalement dépité, un peu dépassé par la perversité de sa cliente, le libraire avança vers la porte blindée, qu'il ouvrit à grand fracas...

« Sortez d'ici et que je ne vous revois plus ! »

Ayant remonté sa culotte et réajusté sa jupette, la jeune fille passa devant lui, lui plaquant un bisou sur la joue.

« Merci... et à bientôt. »

Il claqua bruyamment la porte derrière elle, jetant un regard en arrière sur la pauvre BD de Monsieur Manara, gisant au sol, en bien mauvais état... se demandant encore si ce qui venait de se passer était bien réel... La boursouflure sur le haut de son pantalon lui enjoignait de penser que oui...

2 Comments

  1. Avec Manara en ligne de mire… L’histoire commence fort bien ! Qu’il est doux d’imaginer ces fesses rougies dans l’autre d’un lettré redoutable. Il me tarde de revoir cette péronnelle réclamer d’autres ouvrages… Et sentir son impatience coupable ! Bravo Anatole pour ce superbe récit…

  2. Dans l’antre… Evidemment ?

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