Le prix de l’insolence

Le prix de l’insolence

Ils arrivèrent chez leur couple d’amis vers 20h. Après les salutations d’usage, elle lança une pique acérée qui fit rire les demoiselles, mais qui crispa le visage des messieurs. L’insolence était caractérisée et donnait le ton.

« Veuillez nous excuser, j’ai une petite chose à régler avec cette jeune fille. Où pouvons nous nous isoler un instant ? »

Il la saisit par le poignet et la conduisit dans la pièce qu’on venait de lui désigner d’un geste.

Il la sermonna sèchement, en lui indiquant qu’il ne tolérerait pas une seconde incartade, que si cette fois-ci, il lui épargnait la honte de la fessée devant tout le monde, il ne lui ferait pas deux fois ce cadeau, que la prochaine fois, elle aurait droit à cet humiliant traitement. Il la pencha sur ses genoux, remonta sa robe, descendit sa culotte et lui administra une fessée sonore, qu’à travers la porte qu’il avait volontairement laissée entrebâillée, leurs hôtes pouvaient entendre très distinctement. Elle retenait ses exclamations, transie de honte qu’on la devine punie. Il la releva et l’envoya dans le coin de la pièce. Il ramassa la culotte du sol où elle avait chu, et la glissa dans son veston, à la manière d’une pochette.

« Vos mains, sur la tête. »

Il passa derrière elle, remonta sa jupe qui était tombée et la coinça dans l’élastique.

« Je vais aller finir mon verre avec nos amis. Vous allez rester ainsi jusqu’à ce que vous soyez fatiguée de cette infamante position. Je ne veux pas vous voir avant au moins dix minutes. Quand vous serez prête, et seulement à ce moment là, vous reviendrez dans le séjour. Vous ferez vos excuses à nos hôtes d’avoir dû vous faire punir à peine arrivée. Puis vous me demanderez pardon pour votre insolence inqualifiable. Selon les modalités habituelles.»

Elle allait répondre, protester, refuser, mais d’un geste il la coupa net.

« Je verrai alors si je vous autorise à rester parmi nous, ou si je vous renvoie en pénitence. Ce que j’attends de vous est-il bien clair ? » 

Dans un murmure, désemparée, elle acquiesça, avait-elle le choix ?

« Oui monsieur ».

Il sortit en laissant la porte ouverte et sans éteindre la lumière.

Après un long moment, un peu parce qu’elle ne voulait pas risquer de rentrer avant la fin des dix premières minutes, un peu parce qu’elle redoutait les instants qui allaient suivre, un peu lasse de ne pas pouvoir se joindre à ses amis, elle baissa les bras et se dirigea vers le salon. Elle y entra, tête baissée, les mains jointes devant elle, la jupe toujours relevée dans son dos, dévoilant un derrière rubicond. Sans lever les yeux, elle s’adressa à ses hôtes qui la toisaient, un léger sourire au coin des lèvres :

« Je suis désolée d’avoir dû m’absenter un long moment. »

Il lui lança un regard réprobateur pour lui signifier que cette petite phrase lui semblait bien insuffisante. Elle se reprit :

« Je vous présente mes excuses, pour avoir dû être punie et mise à l’écart dès notre arrivée chez vous. Je ferai en sorte que cela ne se reproduise pas ».

Elle jeta vers lui un regard furtif, et voyant qu’il ne montrait aucun signe d’insatisfaction, elle s’approcha selon une procédure qu’elle semblait avoir mille fois répétée, et s’agenouilla devant lui. Elle leva les yeux vers lui et lui saisit la main.

« Je vous demande pardon de m’être montrée insolente. Je ne recommencerai pas. Ai-je l’autorisation de revenir m’asseoir parmi vous ? »

De son autre main, il releva son menton et la força à le regarder dans les yeux.

« Au prochain écart, vous recevrez une fessée devant tout le monde. Je ne vous passerai rien. En attendant, levez-vous et asseyez-vous ici ». 

Avant de s’exécuter elle baisa la main qu’elle tenait étroitement dans la sienne, en signe de reconnaissance, et d’un geste leste, déroula sa jupe avant de s’asseoir, cul nu, sur le canapé en cuir froid.

« Puis-je ravoir ma culotte ? » osa-t-elle demander.

Un rire sonore et collectif se fit entendre.

« Non, mademoiselle. Vous n’en aurez plus besoin pour ce soir ».

Empourprée, elle plongea son visage dans son verre de whisky et tâcha de se faire oublier en faisant rouler le morceau de glace le long des parois du verre en cristal.

26 Comments

  1. Après relecture, je confirme : j’adore. 🙂

  2. Very nice ce petit récit Mademoiselle ! 😉

  3. J’adore ?

  4. Très joli récit.

  5. Très jolie histoire

  6. Merci 😉

  7. Génial!!!

  8. Jolie texte , quel est l’âge de la demoiselle qui reçoit la fessée ?

  9. Heu peu importe tant qu’elle est majeure est consentante !

  10. Heu peu importe tant qu’elle est majeure et consentante !

  11. Superbe, j’ai adoré, bravo Fraise

  12. J’aime beaucoup 🙂

  13. Votre comportement est inadmissible, mademoiselle Fraise
    Vous le reconnaissez et c’est heureux 🙂

  14. un délice 🙂

  15. merci à tous 🙂

  16. J’aime beaucoup ce texte, Fraise des Bois. 🙂

    Nous pouvons librement imaginer les différentes réactions du “couple d’amis”, et c’est très plaisant. Je les perçois complices, voire un brin moqueurs.

    Les répliques de l’homme sont… Particulièrement excitantes. Joli récit !

  17. Excellent texte du début à la conclusion !
    « Non, mademoiselle. Vous n’en aurez plus besoin pour ce soir ». Haha !

    Une question Fraise des Bois, est-ce un texte autobiographique ? :-p
    En attendant, vous avez une bien belle plume, c’est toujours un plaisir de vous lire. Vivement le prochain écart de la demoiselle et la suite…
    PFX

    • Héhé, non, je n’ai pas vécu exactement cette scène. Une approchante une fois mais c’était il y a longtemps. Celle-ci m’a été inspirée par ma copine Minus alias @misty 😉

      Merci pour vos remarques en tous cas 🙂

  18. J’adore ! merci Mademoiselle Fraise ! A vous lire vous avez la plume aisée !!

  19. C’est charmant. Une bonne education, au besoin rappelée, c’est ce dont toues les jeunes femmes ont besoin.

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